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indoskippy6720

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  1. indoskippy6720

    Ariel Arnaldo Ortega

    Merci Bocar pour ta réponse qui me va droit au cœur.
  2. indoskippy6720

    Ariel Arnaldo Ortega

    Très grand joueur, de la trempe d'un Maradona. Dont il était l'héritier naturel. Ariel Arnaldo Ortega était le seul à avoir succédé à Diego Armando Maradona en sélection lorsque ce dernier en a été exclu pour avoir été contrôlé positif à l'éphédrine lors de la World Cup 94 aux Etats-Unis qui le privera de la suite de la compétition. Ortega s'est révélé lors de cette World Cup qu'il a éclaboussé de son talent. En 8 èmes de finale, Ortega et les siens ont été héroïques face à l'équipe de Roumanie dirigée par Angel Iordanescu, mais son parcours s'est arrêté à ce stade de la compétition. Par la suite, Ariel Ortega a été sacré Champion Panaméricain avec l'équipe d'Argentine en 1995, a été Vice-Champion Olympique en 1996, toujours avec l'équipe d'Argentine. Un palmarès qui s'est étoffé par la suite. Jugez plutôt : 8 titres de Champion d'Argentine (7 avec le Club Atletico de River Plate, un avec Newell's Old Boys de Rosario), vainqueur de la Copa Libertadores avec River Plate en 1996, et vainqueur de la Supercoupe d'Italie avec le Parma AC en 2000. Faut-il forcément remporter la Coupe du Monde et s'imposer dans un grand club européen pour être considéré comme un grand joueur ? La réponse est : non. Et Ariel Ortega en est la preuve vivante. Ariel Ortega n'a gâché ni son talent ni sa carrière. Il a tout simplement été sous-estimé, pas apprécié à sa juste valeur et trop pris pour un con. Pour ce qui est de la Coupe du Monde 98, Ariel Ortega a vraiment brillé lors des matches de poule et en 8 èmes de finale. En quarts de finale, Ariel Ortega a commis une erreur en répondant à la provocation d'Erwin Van der Saar qui aurait mieux fait de rester près de sa cage. Ariel a reconnu avoir commis cette erreur. Mais Ortega a été, dans le même temps, piégé par le même Van der Saar. Cela a été une véritable injustice pour "El Chango", qui aura mis du temps à s'en remettre. Son expulsion a été une véritable injustice pour lui et a aussi été préjudiciable à l'équipe d'Argentine. D'ailleurs, Dennis Bergkamp n'aurait pas dû disputer ce match. Il aurait dû être expulsé en 8 ème pour avoir marché sur un joueur de l'équipe de Yougoslavie, ce que l'arbitre de la rencontre entre les Pays-Bas et la Yougoslavie. Dennis Berkamp aurait dû écoper d'un match de suspension et ne pas disputer le quart de finale face à l'équipe d'Argentine au Stade Vélodrome de Marseille. Ce jour-là, les Argentins étaient fatigués après leur match contre l'Angleterre. Ils avaient un jour de récupération en moins que les joueurs néerlandais. Ce qui explique que les Argentins n'avaient plus assez de jus, et que les Néerlandais étaient plus frais physiquement. Ariel Ortega n'avait plus la même vivacité qu'il avait lors des matches précédents. De plus, cette rencontre était programmée l'après-midi, et il faisait chaud à Marseille. Ce n'est pas uniquement l'expulsion d'Ariel Ortega qui a causé l'élimination de l'équipe d'Argentine. C'est aussi l'état de fatigue dans lequel se trouvaient les joueurs sud-américains. Mais il est vrai que son expulsion injuste à quelques minutes de la fin de la partie a abasourdi ses coéquipiers et les hinchas. Eux qui avaient fait le déplacement pour supporter leur équipe et auraient voulu la voir ramener la Coupe du Monde pour la troisième fois ont été sonnés. D'autant que l'économie argentine allait mal cette année-là, avant la grave crise qui allait frapper le pays de plein fouet. Avant la Coupe du Monde en France, Ortega a très peu joué au FC Valence, trop souvent laissé sur le banc par Claudio Ranieri, qui a succédé à Jorge Valdano à la tête du club espagnol. Claudio Ranieri a pris Ariel Ortega pour un con. Ortega n'a pas eu d'autre choix que de quitter le FC Valence. Après la Coupe du Monde, Ortega a fait le choix de signer à la Sampdoria de Gênes. Malheureusement, la Samp a été reléguée en Série B, et Ortega a signé au Parma AC pour sucéder à Juan Sebastian Veron, parti pour la Lazio. Mais Ortega ne s'est pas adapté à Parme, malgré des débuts prometteurs. Il a quitté Parme et l'Italie pour retourner en Argentine et au Club Atletico River Plate, où il était dans son élément. Malheureusement, Ariel Ortega a dû repartir sur le continent européen pour des raisons économiques, l'Argentine s'étant enfoncée dans l'une des crises les plus graves de son histoire. Direction la Turquie et Istanbul. Il a signé au club de Fenerbahçe. Mais son arrivée au Fener a signifié le début des emmerdes et fut un véritable calvaire pour lui. Difficultés d'adaptation, nourriture dégueulasse, différence de culture, barrière de la langues, bisbilles, dit-on, avec ses coéquipiers, etc, … c'en était trop pour lui. Sachant qu'un match amical entre l'Agentine et les Pays-Bas se profilait à l'horizon, Ariel Ortega est rentré à Buenos Aires est n'est plus revenu en Turquie. Le soi-disant non-respect contractuel n'a été qu'un prétexte pour les dirigeants du Fener pour saisir la FIFA qui a suspendu Ortega de toutes compétitions pendant un an. Ortega n'a plus eu le droit de signer dans quelque club que ce soit pendant cette période. Ortega s'est confié à Diego Korol à ce sujet. Il lui a dit qu'il a dépenser son argent pour payer des avocats car, pour lui, rien n'était clair. Il a aussi dit que Newell's s'est présenté et qu'il a pu jouer à nouveau. Ariel Ortega a vécu un véritable calvaire. Il a connu des hauts et des bas parce qu'il était malade, blessé et a dû être opéré de l'appendicite. Au cas où personne ne saurait ça, l'alcoolisme est une maladie. Mais Ariel Ortega était également dépressif. S'il arrivait en retard à des entraînements et s'il en séchait, c'est parce qu'il était démotivé. Il est bon à savoir qu'Ariel Ortega avait songé à arrêter le foot et à retourner à Jujuy parce qu'il en avait assez. Après avoir joué dans un petit club en Argentine, Ariel Ortega a pris la décision de mettre un terme à sa carrière de footballeur professionnel en 2012, à l'âge de 38 ans. Il a effectué une tournée d'adieu à travers toute l'Argentine. Le 13 Juillet 2013, Ariel Ortega a eu droit à son ultime match dans un Monumental plein à craquer. Un match de gala où les hinchas lui ont réservé une standing ovation. Aujourd'hui, Ariel Ortega est coordinateur auprès des jeunes joueurs de River Plate et il joue toujours au foot au sein de l'équipe sénior. Pour le plaisir, et sans pression aucune. Et la magie est toujours intacte. Ariel Arnaldo Ortega était un footballeur intuitif et instinctif. Ce n'était pas une star, et il ne se comportait pas comme tel. Il n'était pas capricieux, contrairement à ce que certain journalistes ont pu écrire à son sujet. C'est pour cela qu'Ariel Ortega était aimé. Et il l'est aujourd'hui encore en Argentine, notamment dans la province de Jujuy et à Libertador General San Martin, sa ville natale, où il est considéré comme un héros. Ariel Arnaldo Ortega est le plus Argentin de tous les footballeurs argentins. Plus Argentin que Maradona, que Messi et plus Argentin que le tango. Vous avez raison de souligner que la Province de Jujuy est une région très pauvre. Je rajouterai que les inégalités sociales y sont très criantes. Mais le paysage de cette province située à l'extrême-nord-ouest de l'Argentine et tout près de la frontière bolivienne est d'une beauté à couper le souffle ! A propos de cet article, il est très bien rédigé, et on apprend des tas de choses sur Ariel Ortega. Tout est véridique, à quelques détails près. Cependant, la vocation première d'Ortega n'était pas le foot, mais le rugby. C'est dans ce sport qu'il a commencé. Il aurait aimé faire carrière dans ce sport et, pourquoi pas, jouer avec les Pumas (le XV d'Argentine). En raison de sa petite taille, il s'est tourné vers la pratique du ballon rond. Ariel Ortega était vraiment à part dans le milieu du football. C'était un véritable artiste du ballon rond. Sur un terrain, il ne jouait pas, mais il dansait. Dernièrement, Ariel Ortega est revenu à ses premières amours et à sa passion première à l'occasion d'un match de bienfaisance : le rugby. Il faut dire qu'il est plutôt doué et qu'il se débrouille pas mal avec un ballon ovale. Ariel Ortega et Diego Maradona sont amis dans la vie. Cette amitié est née lors du Mondial 94. Outre Maradona, Ortega a cotoyé Batistuta, Chamot, Simeone, Ruggeri et bien d'autres encore au sein de la sélection argentine. Maradona a pris le jeune Ortega sous son aile. Il faut dire qu 'Ariel Ortega était le successeur désigné de "El Pibe De Oro" en Aregentine et au sein de l'Albiceleste. D'autres joueurs de la génération d'Ortega ont été désignés, souvent à tort ou à raison, comme étant les "nouveaux Maradona". Le premier surnom d'Ariel Ortega était "El Chango". "El Burrito" (Le Petit Âne") lui a été attribué plus tard. Les autres surnoms d'Ariel Ortega sont "Orteguita" et "Buschito". Ariel Arnaldo (et non l'inverse, à savoir Arnaldo Ariel) Ortega a vu le jour le Samedi 4 Mars 1974, sous le signe des Poissons. Son signe astrologique chinois est le Tigre, puisque son année de naissance est 1974. Il a pointé le bout de son nez dans la petite ville de Libertador General San Martin, situé dans le Département, appelé aussi subdivision (et non quartier) de Ledesma. Libertador General San Martin est située à une centaine de km de San Salvador de Jujuy, Capitale de la Province de Jujuy, qui compte seize Départements (ou subdivisions). Cette ville se trouve tout près de la frontière avec la Bolivie voisine, et de la Cordillère des Andes, si je ne me trompe pas. La province de Jujuy est l'une des provinces les plus extrêmes de l'Argentine, et est très éloignée de Buenos Aires, la Capitale fédérale. Lorsqu'Ariel Ortega est venu au monde, l'Argentine a sombré dans le chaos, et se trouvait dans un contexte de crise économique et au bord de la guerre civile. Comme tous les enfants de sa génération, Ariel Ortega a grandi à l'ombre des militaires, l'Argentine ayant basculé dans une dictature féroce et sanglante de 1976 à 1983. Cet épisode, l'un des pires, sinon le pire, qu'ait connu l'Argentine, a marqué Ariel Ortega comme il a marqué tous les Argentins. Cet épisode était nommé "Guerra Sucia" (Guerre Sale). C'était une répression étatique qui s'appliquait aux opposants au régime de la junte militaire. Dans un climat de paranoïa aiguë et ambiante, cette répression d'état était susceptible de s'appliquer à n'importe qui. Quiconque osait critiquer le régime des généraux était arrêté et sommairement et arbitrairement séquestré. La même chose se passait au Cambodge lorsque les Khmers Rouges ont pris le pouvoir. C'est dans ce contexte que s'est disputée la Coupe du Monde en 1978. Cette année-là, l'Argentine a été sacrée Championne du Monde pour la première fois. Les généraux étaient dans les tribunes. L'équipe des Pays-Bas était devenue Vice-Championne du Monde pour la deuxième fois consécutive, battue par l'équipe d'Argentine dont le capitaine était Daniel Alberto Passarella, alias "El Kaiser". Les joueurs néerlandais ont refusé de serrer la main du général Jorge Rafael Videla ce jour-là. Des années plus tard, Passarella a changé la vie d'Ariel Ortega. Les idoles d'enfance d'Ariel Ortega sont Diego Maradona et Ramon Diaz, l'un de ses entraîneurs à River Plate. En plus de ses activités au sein de River Plate, Ariel Ortega suit avec attention l'équipe nationale avec passion. Et lorsqu'il parle des joueurs argentins et des entraîneurs l'ayant marqué, il en parle avec tendresse. Ariel Ortega a été l'un de ceux ayant pris la défense de Lionel Messi lorsqu'il a été l'objet de critiques virulentes de la part de ses détracteurs. Ortega est souvent allé en Europe rendre visite à Messi. Entre Ortega et Messi se sont noués de véritables liens d'amitié. Ariel Ortega n'est pas capricieux. Ce n'est pas un mauvais gars. Au contraire, c'est un homme très humble, simple, généreux et bourré d'humour. Il suffit de bien le connaître pour s'en apercevoir. Ariel Ortega était apprécié par les hinchas de River et par ceux de Boca Juniors. Avec lui, le football était une fête et non une religion. Aucun Argentin ne voue de culte à Ortega comme ils vouent un culte à Maradona. Il n'y a pas d'église ortéguienne comme il existe une église maradonnienne depuis 20 ans. Mais Ariel Ortega est un grand joueur, qui n'a, certes pas, un palmarès aussi prestigieux que Maradona, mais dont l'aura est tout aussi grande que son illustre aîné et idole. Ariel Ortega est à jamais l'âme du Club Atletico River Plate, comme Diego Maradona est à jamais l'âme du Club Atletico Boca Juniors.
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