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twb22

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Tout ce qui a été posté par twb22

  1. 'In my time at Anfield we always said we had the best two teams on Merseyside, Liverpool and Liverpool Reserves.' (Bill Shankly) ANCIEN TOPIC Liverpool fin des années 1800 était une ville à la hauteur de sa puissance industrielle. Des bateaux de navigation du monde entier passèrent devant le Mersey Bar et descendirent la rivière et le port. La reine Victoria, alors proche de la soixantaine et de la quatrième décennie de son règne, domina la nation et son empire en pleine expansion. Les quais ont tous été nommés d'après les grandes figures de l'époque, Huskisson, Albert, Victoria, Canning, Stanley et Coburg. Les jours de la traite des esclaves étaient peut-être révolus depuis longtemps, mais le port prospérait encore plus alors que les goélettes à quatre mâts, les tondeuses Baltimore, le cap Homers et les écorces indiennes, les céréales et la laine d'Australie, le coton des Amériques et le sucre des Caraïbes. En échange, Liverpool exportait de l’équipement industriel et de la machinerie vers l’Empire florissant à l’étranger. De l'autre côté de la rivière Mersey, à Birkenhead, le chantier naval de Cammell Laird construisait non seulement des navires à voile mais des navires en fer pour transporter cette richesse de marchandises dans le monde entier. Les passagers affluèrent dans la ville à destination des navires et 315 passages de Guinée qui les transportaient en Amérique, en Australie ou en Inde, tandis que les paquebots Cunard et White Star s'affrontaient dans la course pour capturer le Blue Ribond tant convoité pour la traversée la plus rapide du Atlantique. Dans la ville, il y avait du travail pour des milliers de personnes, la population augmentant chaque semaine pour répondre à la demande de travailleurs. De nouvelles maisons ont été construites pour abriter le nombre croissant de la ville, des routes ont été construites, des boutiques prestigieuses ont été ouvertes et des parcs bien aménagés ont été cultivés. L'Angleterre victorienne était à son apogée. Les hommes et les femmes travaillaient des heures longues et pénibles pour de maigres récompenses. Mais il y avait du temps pour le plaisir. Les théâtres et les music-hall deviennent les centres de divertissement de masse. Tous les soirs, vous pouvez vous promener dans Lime Street et voir Sarah Bernhardt, Ellen Terry, Sir Henry Irving ou Grimaldi dans une douzaine de théâtres. Pour la première fois dans l'histoire britannique, cette prospérité retrouvée parmi les masses avait rendu la nation consciente des loisirs. Tout le monde ne pouvait pas se permettre le luxe d’une place à un cent au Prince de Galles ou au New Star Music Hall, mais il fallait se consoler en concevant son propre divertissement. Et ainsi, en Angleterre victorienne, le sport est devenu un passe-temps populaire pour les jeunes et les moins riches. L'ère victorienne a entraîné un flot de nouveaux sports sur la scène publique. Le rugby, le golf, le cricket, le hockey et le football associatif sont soudainement apparus pour satisfaire un pays affamé. À Liverpool, le rugby était le jeu d’équipe le plus important et le plus socialement acceptable, avec des clubs tels que Waterloo, Wavertree, Liverpool et New Brighton. Le baseball était également populaire, même si, à terme, le cricket le rattraperait, tandis que le baseball connaîtrait un succès sans précédent outre-Atlantique. C'est dans cette athmosphère que fut créé non pas le Liverpool Fc mais.....Everton en 1870 qui evolua à partir de 1884 sur un terrain nommé Anfield situé entre Goodison Park et les quartiers d'Everton dont le representant au conseil municipal de Liverpool, john Houlding, était le propriétaire. Everton FC prospéra à Anfield, des tribunes ont été érigés, les chiffres de fréquentation atteint 8 000 par match, et Everton est devenu l'un des membres fondateurs de la Football League en 1888. Toutefois, Houlding dérange et en 1892 à la suite de la décision d'Houlding d'augmenter le loyer de son terrain, les dirigeants du club d'Everton délaissent Anfield pour le Goodison Park. Houlding crée alors le Liverpool Football Club pour l'installer sur son terrain. La nouvelle équipe, habillée en bleu et blanc (les couleurs des maillots qu'Everton avait laissé) effectue ses débuts dans le championnat du Lancashire. Le premier manager, John McKenna, forme une équipe composée presque exclusivement de joueurs écossais, une tradition qui restera longtemps. L'équipe est appelée « The team of the Macs » parce que huit des treize noms écossais comportent le préfixe « Mac... Deux ans plus tard en 1894 c'est la montée en premiere division. Plutôt éphémère puisque le club reprend un charter coast to coast direct way back vers la seconde division. L'ascenseur est en marche avec une remontée en 1896 où les couleurs de la ville rouge et blanc sont enfin adoptées, délaissant enfin le bleu du futur "rival" s'il en est encore un... Le premier titre national est obtenu en 1901 où le Liver bird, un oiseau mythique, mi-cormoran et mi-aigle hommage à notre Anglo-Belge supporter des trois "lions", @Liverbird, devenu le symbole de la ville de Liverpool, est adopté comme insigne du club., somme toute assez rapidement treize ans après la création du club, tout aussi rapidement qu'une nouvelle virée en division inférieure deux petites années plus tard avec devinez quoi un nouveau titre de champion du Royaume de Sa Majesté après une immédiate remontée toujours un an plus tard. Enchainement assez spécial dirons nous mais c'est Liverpool après tout et comme dirait @Dandelion "c'est le football il faut savoir l'accepter".. Une première finale de Cup perdue en 1914 puis deux titres de champion en 1922 et 1923 avec une certaine stabilité en première division ponctuée par un nouveau titre bien des années plus tard en 1947. Pas de quoi pavoiser comme le ferait enerz pour si peu d'autant plus qu'en 1952 le club sombre de nouveau en deuxième et semble dans une impasse. Depuis sa création se sont succésés au poste d'entraîneur Tom Watson (1896-1915), David Ashworth (1920-1923), Matt McQueen (1923-1928), George Patterson (1928-1936), George Kay (1936-1951), Don Welsh (1951-1956), Phil Taylor (1956-1959). Des noms peu glorieux jusque là... L'un des plus grands joueurs de Liverpool, Billy Liddell, évolua au club de 1938 à 1961. Pas le palmarès le plus prestigieux mais une fidelité absolue et fait partie du Scottish Hall of Fame depuis 2008. Son influence et sa popularité a fait que le club a acquis le surnom de "Liddellpool" durant une période. Une plaque posthume a été posée en 2004 à Anfield et une sixième place dans un sondage des fans de Liverpool, menée en 2006 sous le titre "100 joueurs qui ont secoué le kop". Roger Hunt, l'homme aux 245 buts pour 404 avec les reds arriva en 1958 En 1959, Liverpool est redevenu un club ordinaire de Deuxième Division, mais Bill Shankly décèle en lui un vrai potentiel, y renifle une terre de promesses et découvre vite la ferveur incomparable de son public. Thompson, toujours : « Les Beatles n'allaient pas tarder à conquérir le monde, la musique avait envahi les rues, le port et les docks étaient prospères, et cette ville, dure, ouvrière, à la mauvaise réputation, était devenue soudainement un endroit qui dégageait une énergie et une créativité incroyables. La révolution était en route...» Pour créer le monstre qu'il a déjà en tête, construire ce bloc indestructible, et lui dessiner un avenir qu'il veut européen, Shankly bouscule les habitudes. Il commence par faire ravaler Melwood, le centre d'entraînement tombé en lambeaux, et offrir à ses joueurs un outil de travail moderne. Il invente le concept d'«équipe derrière l'équipe» et s'appuie dorénavant sur un staff technique, sorte de garde rapprochée, avec lequel il échafaude ses stratégies dans la boot room. Il invente chaque jour des jeux différents et de nouveaux exercices, même s'il ne jure que par les 5-5. Il bannit les tableaux noirs, les schémas qu'on y dessine, et leur préfère le parler vrai et les causeries où l'adversaire est systématiquement dénigré ou balayé en quelques mots. Surtout, il inculque aux Reds un style résolument collectif et novateur en Angleterre, dont les trois fondamentaux sont: « Pass, move, receive the Bail ». Traduction donner, se déplacer, libérer l'espace, en créer un autre, donner en permanence du mouvement, offrir une nouvelle solution de passe et recevoir à nouveau la balle. Un an plus tard, Liverpool remonte, en 1964, il est champion, en 1965, il découvre la Coupe d'Europe et remporte sa première Cup. L'équipe joue tout en rouge, le Kop a adopté pour hymne You'll never walk alone, les adversaires tremblent en passant sous le panneau «This is Anfield» qui orne le bas des marches débouchant sur la pelouse.... Liverpool gagne son premier trophée européen en 1973 en Coupe de l'UEFA, et aussi le titre de champion d'Angleterre. La finale de la Coupe de l'UEFA commence très bien pour Liverpool qui gagne 3-0 à l'aller avec deux buts de Kevin Keegan un but de Larry Lloyd. Cependant, son adversaire, l'équipe allemande du Borussia Mönchengladbach, résiste au match retour que cette dernière gagne 2-0, mais au total, Liverpool l'emporte 3-2. Liverpool vainc de nouveau en Coupe d'Angleterre une année plus tard avec une écrasante victoire 3-0 en finale contre Newcastle United. Shankly abasourdi le monde de football peu après en annonçant sa retraite. Les joueurs du club et les supporters essaient de le persuader de continuer et une usine locale menace même de se mettre en grève. Shankly ignore ces réclamations et rejoint les supporters du club dans le Kop comme simple spectateur, tandis qu'il remet ses fonctions à Bob Paisley. Sur sa statue, à l'ombre du Kop d'Anfield, aucune date, pas la moindre trace de palmarès, juste ces quelques mots : « Bill Shankly. He made the people happy.» Si Shankly a rendu heureux le peuple de Liverpool et si, trente ans après sa mort, son mythe n'a pas pris une ride, c'est qu'il a changé à jamais la vie des Reds. Autrement dit, bouleversé leur destin, décuplé leur ambition, transformé leur mentalité, chamboulé leurs méthodes de travail et surtout métamorphosé leur rapport aux gens. C'est Bob Paisley son assistant qui lui succède en 1974 pour une flopée de titres avec Championnat d'Angleterre de football (1976 1977 1979 1980 1982 1983), Coupe de l'UEFA (1976), Coupe des Champions d'europe (1977 1978 1982) et une finale perdue, Coupe de la ligue (1981 1982 1983), et bizarre ment aucune Cup, Paisley ayant probablement voulu ne pas trop traumatiser Manchester United apparemment... Hughes, Callaghan, Clemence, Heighway, Smith, Case, le geant Gallois Toshack et Keegan sont déjà au club depuis Shankly. Viennent renforcer les rangs McDermott, Neal, Hansen, le super sub Fairclough bien connu par les Stephanois du forum Sebjix et cano, Kennedy pour la serie victorieuse en Europe. La megastar du moment Kevin Keegan futur ballon d'or cher à Darwa avec Hambourg est brillamment remplacée par Kenny Dalglish alors qu'une autre légende du club Graham Souness arrive la saison suivante celle de son compatriote Ecossais. L'année 1978-79 est une année de records pour le club, le club remporte le championnat avec 68 points avec seulement 16 buts concédés en 42 matchs alors que l'ovni Nottingham Forest du genie Brian Clough a prit le relais en europe avec une élimination au premier tour face à celui ci, la seule équipe que Paisley ne voulait pas rencontrer. La saison suivante se conclut par une autre victoire en championnat. La troisième et dernière victoire de Paisley en coupe européenne se passe en 1981, après une ultime victoire 1-0 sur le Real Madrid. Le marqueur inattendu du but victorieux est le défenseur Alan Kennedy. Le seul trophée anglais qui échappe encore est la coupe de la Ligue, gagnée cette saison-là. Bill Shankly s'éteint le 29 Septembre 1981. Sa statue est désormais devant le musee du club.... Un nouveau titre à Anfield en 1982 et 1983 pour Paisley avec l'arrivée entretemps de Ian Rush en 1980 un autre buteur Gallois. Bob Paisley cependant n'est plus tout jeune. Né en 1919 il a 64 ans en 1983 et décide de prendre sa retraite après avoir remporté gagné pendant sa période comme entraîneur du club un total de vingt-et-un trophées, comprenant trois coupes européennes, une coupe de l'UEFA, six championnats et trois Coupes de la Ligue consécutives. Un héritage difficile confié à Joe Fagan, héritage plutôt bien géré avec en deux ans une quatrième coupe de la Ligue consécutive et son troisième championnat successif ainsi qu'une nouvelle victoire en coupe européenne pour la quatrième fois en huit années. Le drame du Heysel avec une anecdotique défaite au vu des évenements de la soirée sonne la fin de cette période dorée avec un ban de cinq ans de toutes compétition Européenne pour les clubs Anglais. Fagan se retire après le drame du Heysel et laisse les reines du club à Dalglish à qui il donne le rôle d'entraîneur-joueur. Il fait une première saison comme entraîneur-joueur en 1985-1986, il est le premier entraîneur-joueur de l'histoire de Liverpool. Sa première saison est un succès. Le Liverpool FC remporte le championnat et la Coupe d'Angleterre devenant la troisième équipe à gagner la même année le championnat et la Coupe d'Angleterre au cours du vingtième siècle. Dalglish et Ian Rush font de Liverpool l'équipe la plus prolifique du championnat anglais. Ian Rush part à la Juventus pour revenir une année plus tard alors que John Barnes fait des malheurs aux défenses du royaume. Une nouvelle tragedie frappe de malheureux spectateurs, Hillsborough avec une centaine de morts et un millier de blessés. En 1991 Kenny Dalglish donne sa démission après avoir remporté trois championnats et deux cups. Graeme Souness puis Roy Evans lui succèdent avec à eux deux le maigre bilan d'une cup et d'une coupe de la ligue alors que Rush arrete sa carriere en 1996 et que les noms se nomment maintenant Robbie Fowler, Dominic Matteo, Steve McManaman, Jamie Redknapp, Nigel Clough, David James, Paul Stewart et pour ceux traumatisés par les experiences Andy caroll et autres N'gom et Voronin qu'auraient t'ils dit avec des vingtiemes couteaux comme Torben Piechnik, István Kozma, Neil Ruddock ou Don Hutchison? Bref une période que personellement je n'aimais pas du tout notamment Robbie Fowler qui n'était pas du tout un digne successeur à Keegan Dalglish et Rush malgré de nombreux buts. 1998 la France est championne du monde et Gerard Houiller quitte la DTN et prend les rênes de Liverpool comme manager général suivant l'exemple d'Arsene Wenger à Arsenal. Sous sa direction les Reds réalisent un incroyable grand chelem en 2001 en remportant cinq trophées dont une épique coupe UEFA contre Alavès avec un score fleuve de 4-3. Michael Owen formé au club obtient un ballon d'or avant de s'envoler plus tard en 2004 sans succes au Real Madrid avec Steve Mc Manaman. En froid avec les dirigeants et supporters, il est remplacé en 2004 par Rafa "Francois Hollande" Benitez après un bilan mitigé du à aucun titre de champion malgré deux coupes de la ligue, une Cup, une coupe UEFA et un community shield. Benitez. Encore un bilan mitigé avec d'un coté la victoire légendaire en Ligue des Champions à Istanbul puis une nouvelle finale perdue deux ans plus tard et de l'autre un faible bilan national avec des series de charter en Premier League et pour seul trophées une Cup et un Charity Shield. Question recrues du positif avec Torres, Mascherano, Xabi Alonso ou Kuyt et la prolongation de contrat de Gerrard et Carragher mais un grand nombres de tringles notoires comme Aquilani, Glen Johnson, Kyrgiakos, Baros, Benayoun, Antonio Nunez et autres Djimi Traoré idole de @Loverpool92.... Aucun titre de champions une fois encore avec une place de dauphin en 2009. Il est devenu le manager de Liverpool ayant disputé le plus de matchs européens sur le banc avec 66 matchs, dépassant ainsi Bill Shankly avant son départ en 2010 alors qu'entretemps en 2007, George N. Gillett Jr se porte acquéreur du club en compagnie du milliardaire Tom Hicks. Roy Hodgson le successeur de Benitez ne fait pas long feu alors que le Club est une nouvelle fois vendu au consortium américain New England Sports Ventures et King Kenny est de retour aux manettes avec une Britanisation de l'effectif dont il ne reste pas grand chose excepté Henderson et fort heureusement dirions nous car avec des cadors comme Andy Caroll (ne pas confondre avec Joe Caroll) ou des Stuart Downing la pente ne risquait pas d'etre remontée de sitot. C'est logiquement après une anecdotique League cup que Dalglish est débarqué au profit de celui qui restera une légende à jamais, Brendan Rogers. que @Rick considere tout simplement comme, je cite, "le Pat Riley du football". La premiere saison de Brendan est compliquée et voit les Reds terminer en septieme position. Mais lors de la saison 2013-2014, Liverpool crée la surprise et termine en seconde position à deux points du titre juste derrière Manchester City en pratiquant un football très offensif grâce aux attaquants Luis Suárez, Daniel Sturridge et Raheem Sterling. Une énorme déc eption tout de même avec la perte du titre dans des conditions ridicules lors des toutes dernieres journées. Ainsi Liverpool retrouve la Ligue des champions après quatre ans d'absence mais se sépare de Suarez en le vendant au FC Barcelone contre 85 millions d'euros. La saison 2014-2015 s'avère difficile pour les Reds à la suite du départ de leur meilleur buteur, Luis Suàrez. L'équipe termine la saison à la sixieme place. En Ligue des champions, Liverpool se classe troisieme de son groupe et est reversé en Ligue Europa. Le succès n'est toujours pas au rendez-vous et les Reds sont éliminés dès les seiziemes de finale par Besiktas. À la suite d'un début de saison 2015-2016 en dessous des attentes du club et d'un énième match nul, cette fois-ci face au Everton FC, les dirigeants décident de se séparer de Brendan pour le plus grand désespoir des membres du topic fans de ses fameux wingbacks au mois d'octobre et engagent l'Allemand Jürgen Klopp et son staff, libre après avoir quitté le Borussia Dortmund. Sept mois plus tard Klopp enmène Liverpool en finale de la Ligue Europa, la première finale Européenne depuis une dizaine d'années. Un parcours marqué par un match retour fantastique face à Dortmund avec une qualification pendant les arrêts de jeu grace à Lovren. La finale sera perdu face au spécialiste de la compétition le FC Seville de Unai Emery et du Phocéen Adil Rami. En fin de saison et après 2 finales perdues, les Reds terminent 8e de Premier League, hors de points qualifiant pour les coupes d’Europe. La saison suivante, la premiere de Klopp à Liverpool dans son integralité se traduit par une quatrieme place synonyme de qualification pour la ligue des champions. Une ligue des Champions qui sera une veritable réussite la saison suivante avec une nieme participation à la finale avec une defaite face au Real Madrid. Septembre 2018 l'optimisme est de mise avec la pole en premier league..... HALL OF FAME VIDEOS RETRO (fait par moi meme pas de virus Football greatest teams https://filejoker.net/ilpntmsxmlek Liverpool hall of fame https://filejoker.net/7e3hu30lhp8x Liverpool History Oldie https://filejoker.net/975covm6vlb3 When you walk through a storm Hold your head up high And don't be afraid of the dark At the end of the storm Is a golden sky And the sweet silver song of a lark Walk on through the wind Walk on through the rain Tho' your dreams be tossed and blown Walk on, walk on With hope in your heart And you'll never walk alone You'll never walk alone Petit cours de football à l'attention des stars de l'equipe des trois lions:
  2. twb22

    Manchester City

    Manchester City a vu le jour au début de la saison 1894-1895, bien qu’il ne s’agisse pas des réelles origine du club, tout ayant reellement commencé dix ans plus tôt.... 1865, banlieue ouvrière de Gorton... A quelques kilomètres du centre industriel de Manchester, l'église St Mark's fut construite sur la rue Clowes à West Gorton. L’église était un point essentiel pour la communauté de Manchester et son premier révérend était un homme du nom d’Arthur Connell. Le révérend avait une jeune fille, connue seulement sous le nom de Mlle G. Connell, qui eut en 1879 une idée qui influencerait la vie de millions de personnes au cours des 100 prochaines années. Son idée était de fournir une sorte de divertissement pour la moitié masculine de la paroisse. Elle suggéra un club d'hommes, un club qui «s'occupera de leur bien-être». De manière assez surprenante cette idée n’a pas été bien accueillie par ceux ci dont la principale activité sociale semblait être jusqu’alors se battre avec les quartiers voisins à la moindre provocation. Deux ans auparavant Mlle Connell avait déjà mis en place un lieu de rencontre pour les femmes qui s’avérait désormais très populaire et n’a pas laissé ce manque d’intérêt initial la décourager. Elle recruta les services de deux gardiens de St Mark, MM. Beastow et Goodyeare, pour l’aider dans sa tâche et Beastow suggéra d'abord l’idée de former une équipe de cricket, une idée que les hommes appréciaient immédiatement. La populaire de cette initiative était telle qu'une équipe de football allait étre fondée l'année suivante. Celle ci allait devenir plus tard Manchester City. Le 13 novembre 1880, l'équipe organisa son premier match contre l'église baptiste de Macclesfield. St Mark's et perdit 2-1 face à ses visiteurs du Cheshire. De nombreux historiens ont tenté, malheureusement sans preuves concluantes, de localiser exactement le premier terrain du club. Les rapports contemporains et les cartes de l’époque indiquent l’endroit le plus susceptible d’être cette "tribune" en imaginant que ca l'y ressemble une zone de terrain accidentée située du côté de l’Union Iron Works sur Thomas Street voisine. Parallèlement à Clowes Street, Thomas Street était le seul terrain disponible dans la région et comme les usines de fer employaient également Messieurs Beastow et Goodyeare, cela semble être une hypothèse juste. On croit que le club a disputé un total de sept matches en 1880-1881, le dernier étant contre une équipe de Stalybridge. Au le début de la saison 1881-1882, le club est passé à un niveau bien supérieur lorsqu’il a disputé ses matches à domicile au Kirkmanshulme Cricket Club. Ce nouveau terrain était situé sur Redgate Lane à Gorton, non loin des jardins zoologiques. Le club s’organise désormais de manière plus professionnelle et commence à attirer des joueurs extérieurs à la paroisse et l'église changea son nom en West Gorton au lieu de St Mark's. Une foule de 3 000 personnes aurait observé le premier match du nouveau club, une défaite malheureuse 3-0 contre Newton Heath, équipe qui a ensuite évolué pour devenir Manchester United. West Gorton a remporté le match retour plus tard cette année par une marge de 2-1. Ce fut la toute première confrontation entre les deux futurs rivaux Mancuniens. West Gortont devait de nouveau déménager à la fin de la saison 1881-1882. En voyant l’état lamentable dans lequel se trouvait leur terrain, les joueurs de cricket n’avaient d’autre choix que de demander aux footballeurs de trouver de nouveaux locaux. Restant à Gorton, ils s'installèrent sur un terrain à côté de Hyde Road près de Queen's Road. Le terrain était officiellement connu sous le nom de Clemington Park bien que plus connu localement sous le nom de «Donkey Common». Les rapports indiquent une série de quatre victoires successives et une foule de mille personnes qui aurait assisté à un match en particulier dont on ne sait pas quel était l'adversaire bien que des rapports nous amène à penser qu'il s'agirait en fait d'une équipe au nom douteux d'Enerz United. Si les choses fonctionnaient sur le terrain, elles marchaient beaucoup moins en dehors. En été 1884, deux West Gortonians, Walter Chew et Edward Kitchen, en eurent assez. Ils quitterent le club et formerent une nouvelle équipe le Gorton AFC. On ne sait pas ce qui est arrivé à Gorton Athletic. Une fois de plus, un nouveau terrain a été recherché et ils s'installèrent finalement à Pink Bank Lane pas très loin d'une ancienne maison du club de cricket de Kirkmanshulme. Le terrain a été repéré par un jeune avant-gardiste de Gorton, Lawrence Furniss, un homme destiné à être une figure majeure de l’histoire du club et arriere grand pere d'Exocitizen. Lorsque Manchester City remporta le championnat de division one en 1937 et qui en devint président. Comme pour les fois précédentes, le séjour à Pink Bank Lane serait de courte durée et ne durerait que la saison 1884-85, bien que ce soit une saison importante pour le club. Ils postulèrent et furent été acceptés par la Manchester & District FA reçurent un don d'un député local qui a remboursé 50% des coûts de fonctionnement pour l'année. Le gardien de l’église de St Mark, William Beastow, était également de retour à bord après une petite abbsence avec le directeur principal James Moores. Le premier kit apparaît également cette saison, Beastow lui-même faisant don de chemises noires avec une grande croix blanche. Un nouveau déménagement dans un emplacement appartenant au propriétaire du Bull's Head Hotel sur Reddish Lane suivit le début de la saison 1885-86. Le club était facturé 6 £ par an de loyer (le prix d'un paquet de clopes en 2018) et était autorisé à utiliser le pub comme vestiaire, ceci à grand risque vu les bouteilles alcoolisées trainant derriere le comptoir. Gorton commençait à grandir tres serieusement maintenant et une bonne base solide pour leurs matches à domicile était en place. avec une victoire dans la Coupe de Manchester à la clé. Fin 1886-87, le propriétaire du pub a révisé les loyers et Gorton n’a pas pu ou n'a pas voulu payer et pour la sixième fois en sept ans, le club chercha un nouveau terrain.... La question de savoir où jouer ensuite a été une fois de plus résolue par un joueur, cette fois par le capitaine de Gorton, un Écossais du nom de K. McKenzie qui travaillait à la boiserie de Bennett au large de Hyde Road. Pour se rendre au travail et en revenir chaque jour il traversait des terrains vagues près de chez lui Bennett Street et ceux ci appartenaient à la compagnie de chemin de fer de Manchester Sheffield et Lincolnshire, bordés d'un côté par des arches de chemin de fer et de l'autre par Iron Works de Galloway. Dire que c'était inapproprié pour le football était un euphémisme. Le sol était un terrain vague parsemé d'énormes flaques d'eau. En dépit d'être horrifié par ce qu'ils ont vu pour la première fois, le comité a approuvé l'idée de McKenzie quand ils réalisèrent le potentiel du terrain. Cela a donné au club une opportunité pour une base permanente à long terme et a également eu la possibilité de créer des tribunes pour le public de Manchester toujours amoureux du football. Des négociations ont eu lieu entre le club et la compagnie de chemin de fer et une somme de 10 livres sterling fut convenue pour une période de location de sept mois pour le terrain. Il y eut un vaste programme de nettoyage et, fin août 1887, un terrain était prêt pour accueillir le club. De toute évidence ce n'était pas la plus grande surface de jeu jamais vue mais au moins c'était chez soi.... Une fois le nouveau terrain trouvé, de nouvelles discussions ont été engagées concernant un nouveau nom pour le club. Cela était dû au fait que, même si le nouveau terrain se trouvait à moins d'un demi-mile de sa maison d'origine à l'église St Mark de Gorton, il était techniquement situé à Ardwick et ne pouvait donc plus utiliser Gorton. Au cours de l'été 1887, Ardwick AFC a vu le jour, officiellement déclarant son adresse comme Bennett Street à Hyde Road. Son siège se trouvait à l'hôtel Hyde Road, à proximité, qui fournissait également des vestiaires les jours de match. Il était maintenant temps d'attirer l'attention des entreprises et de l'industrie locales. Le plus grand bienfaiteur à l'époque était Stephen Chesters-Thompson, membre d'une famille locale de brasseurs. À l’époque, Chesters ale était servi dans l’hôtel Hyde Road et plus tard exclusivement dans des bars situés dans le sol. L'investissement de £ 400 de Chesters-Thompson serait une bonne affaire pour les deux parties. La société Galloway's Iron Works située à proximité fournissa le fer et l'acier nécessaires à la construction sur le terrain ainsi que des emplois pour certains des joueurs. Tout était prêt pour le début de la saison 1887-1888, mais les premiers adversaires d'Ardwick, Salford AFC ne purent se rendre à Manchester pour le match. La semaine suivante, Hooley Hill, qui se trouvait près de Denton battit Ardwick 4-2. Le club était désormais en mesure de payer son tout premier professionnel, l’honneur revenant à Jack Hodgetts qui fut payé cinq shillings par semaine. Malgré tout ça Ardwick termina la saison en affichant un déficit de 13 £ mais en dépit de ces problèmes et avec l’enthousiasme de Lawrence Furniss, maintenant secrétaire, le club allait dans la bonne direction. La saison suivante, de 1888 à 1889, une tribune ,grâce à l'aide financière de Chesters-Thompson, capable de contenir un millier de spectateurs et de générer un bénéfice annuel de près de 40 £ fut construite.... Un an plus tard le club décida de renforcer son équipe et Furniss se rendit en Écosse pour signer au moins cinq joueurs, dont le gardien de but Douglas de Dundee. Sur le chemin du retour, il a effectué un detour par Bolton pour recruter l'international anglais Davie Weir. La même année, le club a également dépensé plus de 600 livres sterling en améliorations du terrain et a persuadé Chesters-Thompson de permettre un accès supplémentaire par une voie latérale du pub. Une foule estimée à 5 000 personnes a assisté à un match contre Blackburn et même si Ardwick a perdu 5-1 il était évident que c’était un club qui allait se faire une place. L'étape suivante consistait à postuler à la récente Ligue de football et rejoindre les «grands garçons». En octobre 1891, Ardwick entra pour la première fois en FA Cup où ses adversaires étaient Liverpool Stanley. Davie Weir a inscrit un triplé alors qu'Ardwick s'est imposé facilement 12-0. À ce jour, il s’agit toujours du score record du club en FA Cup. Pour une raison inconnue le club n’a plus participé à la FA Cup cette année-là. Les matchs de la ligue cette saison furent au sein de la Football Alliance, championnat mis en place en 1889 sur les cendres de la Football Combination et aujourd'hui disparue. La Football Alliance ressemblait presque à la division deux, et l'opposition était composée par Sheffield Wednesday, Nottingham Forest et Small Heath, une équipe qui deviendrait plus tard Birmingham City. Ardwick a terminé septième sur douze à la fin de la saison mais a remporté la Coupe de Manchester en battant Bolton Wanderers 4-1 en finale. Ardwick, maintenant vêtu de ses chemises «Cambridge Blue» habituelles, batta Bootle 7-0 lors du premier match le 3 septembre 1892, un match joué dans la météo typique bien pourrie de Manchester avec de fortes pluies tombant presque toute la journée qui bien plus tard dissuadèrent un fêtard comme Ronaldinho de rejoindre l'autre club de la ville. La saison était bien entamée entamé mais une mauvaise forme après Noël fit que l'équipe ne termina qu'à la cinquième place. S'ils avaient terminé parmi les trois premiers, ils auraient eu l'occasion de participer aux test matchs de fin de saison, les précurseurs des barrages d'aujourd'hui. Dans l'ensemble, bien que la première saison ait été bonne dans la nouvelle ligue avec la présence régulière de 3500 spectateurs et confirma le fait qu'Ardwick était de loin le meilleur club de Manchester.... Billy Meredith le Welsh Wizard La saison suivante le cub remplaça Furniss par Joshua Parlby qui avait l'experience nécessaire pour concrétiser l'ambition de faire évoluer le club considérablement dont la ville toute entiere serait fiere et en lui donnant même le nom de Manchester City. Le 4 avril 1894, le Manchester City Football Club fût accepté comme membre du FA du Lancashire et une douzaine de jours plus tard devint une société enregistrée. Au dire de tous, la présentation de Parlby à la Ligue était une merveille. Il a réussi à persuader les autorités d’accepter un club qui n’avait ni argent ni joueurs mais qui possédait un terrain. Les Mancuniens reconnaissants parleraient de ce discours pendant des mois après... City termina sa première année à la huitième place, à 17 points du champion Bury. Au début de la saison eut lieu l'une des plus importantes signatures de l'histoire du club, Billy Meredith, le «Welsh Wizard», un Gallois de Chirk passé par Northwich Victoria (clubs super inconnus que seul un fan du onze de Sa Majesté comme Bluesisthecolor peut connaître) . Une moyenne de 470 spectateurs à Hyde Road est atteinte lors les matchs à domicile en 1896-1897 et Billy Gillespie est arrivé de Lincoln City, formant un duo offensif redoutable avec Meredith pendant huit ans. La saison 1898-99 vit l'apparition de la promotion automatique pour la première fois et City remporta le championnat de la division deux par six points d'avance contre ses rivaux les plus proches, Glossop North End. C'était le premier trophée du club. Manchester City découvrira donc la premiere division pour la première fois à l'aube du vingtieme sciecle. Au départ on se demandait si Hyde Road était capable ou non de tenir des foules plus importantes et on s’est tourné pendant un certain temps vers le terrain de Bellevue beaucoup plus grand. Une fois de plus, avec l’aide de Chesters-Thompson, des améliorations ont été apportées y compris la construction d’une nouvelle tribune et tout etait prêt pour la visite du comté de Derby le 9 septembre 1899, premier match de Manchester City dans l'elite. Une foule de 22 000 personnes était à Hyde Road pour le match face à Derby, finalistes de la Cup l’année précédente, avec deux buts de Meredith et un chacun pour Ross et Williams qui ont assuré une victoire 4-0. L'équipe ce jour là était composée de C. Williams, Read, Jones, Moffatt, Smith, B, Holmes, Meredith, Ross, Gillespie, F. Williams et Dougal. City termina la saison à la septième place avec une moyenne de 15 510 spectateurs à Hyde Road, la première fois que le club affichait une moyenne à deux chiffres. Pour l'anecdote lors de la défaite 3-1 à Sunderland en avril le but de City a été marqué par le gardien de but Charlie Williams lorsque son coup de pied de degagement fût propulsé par le vent dans les filet adverses. 1904 Malgré deux années de maintient dans la division 1, City perdit la moitié de ses 34 matches de championnat au cours de la saison 1901-02 et a fût relégué. Avec un nouveau manager, Tom Maley, ce fût un retour immediat en division d'elite. la saison 1903-04 était de loin la meilleure du club à cet instant. Pour leur retour en division one ils faillirent l'emporter avec seulement trois points de retard sur Sheffield Wednesday. Maley, soucieux d’améliorer les choses obtint les services de Herbert "Mighty Atom" Burgess, un joueur qui allait devenir le plus petit des défenseurs à avoir joué pour l'Angleterre. Mais c'est dans la FA Cup également connue alors sous le nom de «Little Tin Idol» que les Bleus ont remporté leur plus grand succès avec une victoire. Le doublé a été manqué mais la saison avait été bien au-delà des rêves les plus fous. Le club avait parcouru un long chemin dans un laps de temps relativement court et en 1905 commençait à avoir un impact considérable sur le football anglais. Il y a à peine 10 ans que le nom d'Ardwick a changé, mais depuis le début du siècle, City est devenue l'une des premières villes du pays. Cependant, la montée du club n’a pas été bien accueillie. La vieille garde de la FA se méfiait d'un nouveau professionnalisme qui commencait à pointer et City en était à l’avant-garde en intronisant cette nouvelle donne au football. Le monde du football a été choqué le 5 août quand il apprit que le capitaine Billy Meredith serait suspendu avec effet immédiat pour avoir tenté de corrompre un joueur adverse. Son intention était d'influencer le résultat du fameux match d'Aston Villa. Si City et Meredith semblaient avoir été durement traités aux yeux de la plupart des personnes neutres, la FA n’avait toujours pas terminé sa vendetta contre le club Hyde Road. Ils ont nommé un auditeur chargé de réexaminer les livres du club au cours des dernières années et Il a été statué que City était coupable de trop payer ses joueurs pendant des années avec des bonus supplémentaires illégaux. Tom Maley, le manager, fût suspendu du football à vie et City reçut une amende de 250 £. Dix-sept joueurs ont été condamnés à une amende et suspendus jusqu'en janvier 1907, alors que City a été forcée de vendre ses joueurs lors d'une vente aux enchères à l'hôtel Queen's à Manchester. Le manager de Manchester United Ernest Mangnall signa Billy Meredith pour seulement 500 £. Mangnall engagea également trois autres piliers de l'équipe de City, Herbert Burgess, Sandy Turnbull et Jimmy Bannister. Ceux ci devinrent le noyau du rival qui remporta le championnat la saison 1907–08. Peut on imaginer que ce soit le début de la haine entre les deux clubs? Le 21 août 1912 ce même Ernest Mangnalll quitte Manchester United pour City. Sans Ernest Mangnall Manchester United devra attendre 41 ans pour remporter de nouveau le championnat anglais. Mangnall remporte avec son nouveau club le championnat du Lancashire pendant l’interruption des compétitions due à la première Guerre mondiale, puis conduit son équipe à la 2e place en championnat en 1921. Sous l'œil vigilant de Mangnall, qui avait supervisé le déménagement de Manchester United à Old Trafford quelque 14 ans auparavant, les travaux de construction d'un nouveau stade commencerent le 24 avril 1923. Situé près de la rue Lloyd, dans une rue relativement petite connue sous le nom de Maine Road, le nouveau terrain serait idéalement situé à proximité des principales artères de la ville au sud ainsi que du réseau de tramway. Il en a coûté au club 5 500 £ pour le terrain qui a récemment été une décharge, tout en fournissant la matière première pour la fabrication de briques. Le plus grand architecte de Manchester, Charles Swain, est appointé et le contrat de construction a été remporté par Sir R. McAlpine & Sons. L’un des premiers travaux consistait à couvrir l’ensemble de l’aire de jeu proposée avec des cendres surmontées de 3 000 tonnes de terre provenant de la route Wilbraham voisine. La surface de jeu en elle-même était une pelouse de Poynton âgée de 100 ans et de deux pouces d'épaisseur. Le plan initial consistait à construire le terrain en deux étapes. La première étape consistait à construire une tribune couverte (la tribune principale) pouvant accueillir 15 000 personnes, avec d'énormes bancs pouvant accueillir quelque 55 000 personnes des trois autres côtés. La deuxième phase, qui n’a jamais été achevée, devait s’étendre et couvrir les trois autres côtés, portant la capacité à 120 000. L'énorme tribune, haute de 110 marches à certains endroits, était accessible par six tunnels , un dans chaque coin et deux dans le «côté populaire», connu sous le nom de Kippax. Les deux derniers étaient encore utilisés jusqu'à la fin de la saison 1993-1994, lorsque la tribune Kippax fut démolie. Ces tunnels faisaient partie des instructions données par le club à l’architecte à des fins d’évacuation. Une véritable armée d'ouvriers ne prend que quatre mois pour terminer le stade entier; il était prêt à temps pour le match d'ouverture de la saison 1923-24, le 25 août. Le club avait pris un peu de Hyde Road avec les poteaux de but et certains tourniquets, et on croit que certains des vieux stands ont été vendus à la ville d’Halifax, bien qu’il n’y ait pas de preuves solides pour le confirmer. Le nouveau terrain était à la fois plus large de cinq mètres et plus long que son prédécesseur Hyde Road. Le coût total de l'ensemble du projet a été légèrement supérieur à 100 000 £. En termes d'aujourd'hui, les chiffres sont étonnants. L'ancien terrain a été réaménagé par la société de tramway et, plus tard, il a servi de dépôt de marchandises et pour la formation des chauffeurs de bus. Dix ans après sa démolition, toutes les traces du terrain de football avaient disparu de Hyde Road.... L’équipe des années 1930 était composée de noms célèbres tels que Matt Busby qui allait plus tard entrainer Manchester United, Frank Swift avec les mains de douze pouces et toujours considéré comme l’un des meilleurs gardiens de tous les temps, l’attaquant insaisissable Fred Tilson et son influent capitaine Sam Cowan qui a présenté Tilson au Roi lors d'une finale tel quel: «Tilson, votre Majesté. Il joue aujourd'hui avec deux jambes cassées ». City acquit une réputation de spécialiste de la Cup ces dernières années et lors de la finale 1934 Cowan est devenu le premier et le seul joueur de Manchester City à représenter le club lors de trois finales. En tant que capitaine de l'équipe Cowan était le principal responsable des tactiques de match . C'était typique pour un capitaine de son époque car les directeurs de cette période étaient principalement des administrateurs qui s'occupaient peu de l'entraînement et de la tactique. City a finalement remporté son premier titre de première division en 1937 après avoir été deux fois dauphin en 1903–04 et en 1920–21 trois fois troisième en 1904–05, 1907–08 et 1929–30. City a remporté le titre en marquant plus de 100 buts et invaincue depuis 22 matches en championnat. Lorsque le jeu a reprit après la guerre, Sam Cowan est devenu manager de Manchester City en novembre 1946, succédant à Wilf Wild qui a assumé pendant ces quatre ans un rôle purement administratif. Cowan était connu pour ses capacités à motivation en tant que joueur et faisait partie d’une nouvelle génération de managers qui prenait la responsabilité de s'occuper de la tactique et de la sélection de léquipe. En dépit d'un titre de Division Deux à sa première saison alors que City était depuis descendu, Cowan a démissionné en juin 1947. Le club suscita la controverse en 1949 en engageant le gardien allemand Bert Trautmann en remplacement de l'international anglais Frank Swift qui avait pris sa retraite. Bert Trautmann a grandi dans l’Allemagne hitlérienne et a combattu pour les nazis contre l’Angleterre. La guerre terminée, il a choisi de rester vivre chez l’ennemi, d’y pratiquer le sport national et d’en devenir l’une des plus grandes vedettes. L’accueil est pour le moins glacial. Les supporters de City font part de leur mécontentement de voir un "ennemi" dans leur équipe. Le club reçoit de nombreuses lettres d’indignation et des menaces de boycott. Dans les tribunes fleurissent des banderoles qui réclament le départ de "l’Allemand". Quelques années plus tard, Bert Trautmann est devenu un pilier de City. Il va atteindre la gloire en 1956. Un an après leur finale de FA Cup perdue face à Newcastle, les Citizens se qualifient à nouveau pour Wembley et affrontent Birmingham City le 5 mai. Tout se passe idéalement ou presque. Il reste un quart d’heure à jouer et City mène 2-1. L’équipe de Birmingham tente le tout pour le tout mais Trautmann fait bonne garde. En plongeant dans les pieds de l’attaquant Peter Murphy, le gardien allemand ressent une douleur au cou, mais comme aucun remplacement n’est alors possible, il garde sa place. City l’emporte 3-1 et Trautmann gagne sa place dans l’histoire. Mais Trautmann a toujours mal au cou, au point de devoir pencher la tête sur le coté pour soulager la douleur. Même le prince Philip, venu saluer le héros du jour, exprime son inquiétude quand à son état de santé. L’examen qui suivra livrera son verdict: Trautmann a joué un quart d’heure avec une fracture des vertèbres cervicales! Trautmann garda toujours son amour pour City et l'Angleterre en 2010: «Je regarde tous les matchs de City à la télévision, ils sont toujours mon club. J'aime l’Angleterre aussi et je crie toujours pour eux même s’ils jouent contre l'Allemagne ». Il est décedé en juillet 2013.... Bert Trautmann et Don Revie 1956 Dans les années 1950, inspiré par un système tactique connu sous le nom de Plan Revie, City atteint le finales de la Cup pour la deuxième fois de son histoire. Le Revie Plan était un système tactique de football associatif utilisé dans les années 1950. Le système a été nommé en l'honneur du joueur de Manchester City, Don Revie, qui y a joué le rôle le plus important et entraina plus tard le grand Leeds et la selection des trois Lionnes. En 1953, le football anglais était sous le charme de l’équipe hongroise qui dècalqua l’Angleterre 6–3 a Wembley. Le plan Revie était une variante de la tactique utilisée par les Hongrois consistant à attaquer en se concentrant au centre du terrain pour recevoir le ballon entraînant le demi-centre adverse hors de sa position. Le système fut mis en place pour la première fois par l’équipe de réserve de Manchester City, qui utilisa le système invaincu pour les 26 derniers matchs de la saison 1953-1954. Au début de la saison 1954-1955, le manager de City Les McDowall avait convoqué son équipe deux semaines avant l’entraînement pour tester la nouvelle tactique. Manchester City a perdu son premier match en utilisant ce système 5–0 mais au fur et à mesure que les joueurs se sont habitués il a commencé à bien marcher. En utilisant celui ci, Manchester City a atteint la finale de la Cup en 1955, perdue 3-1 contre Newcastle United. L'année suivante, City a de nouveau atteint la finale face à Birmingham City qui est l’une des finales les plus célèbres de tous les temps, celle où Bert Trautmann, continue de jouer après s’être cassé le cou comme cité précedemment, Manchester City l'emportant 3-1. Le 15 mars 1960 Les McDowall obtient finalement les services d'un attaquant qu'il suit depuis des mois. Il s'appelle Denis Law avec un transfert de 55 000 £. Mais en juin il quitte Maine Road pour le Torino pour110 000 £, avant de rentrer un an plus tard à Manchester pour passer les meilleures années de sa carrière à . Old Trafford pour United sous les ordres de Matt Busby. La saison 1964-65 fut marquée par une médiocrité alarmante. Les fréquentations avaient baissé régulièrement et dès janvier 1965, les fans étaient au bout du rouleau. City a subi une défaite au troisieme tour de la Cup face à Shrewsbury Town club de Division trois et seulement 8 015 spectateurs étaient présents pour un match de championnat contre Swindon Town. Il s’agit de la plus faible affluence à un match de championnat à Maine Road. City a même réussi à perdre le match 2-1 avec un certain Mike Summerbee marquant pour les visiteurs. Une autre équipe de division inférieure, Mansfield Town élimina City de la Coupe de la Ligue 5-3. Le manager George Poyser recruta l’international irlandais Johnny Crossan et Mike Doyle pour essayer d’améliorer les choses mais tout cela n’a servi à rien. À la suite d'un match contre Swindon, des supporters en colère ont lancé des briques sur les vitres de la tribune principale pour montrer leur frustration. À Old Trafford, Matt Busby avait réussi à reconstruire son équipe après Munich et leur stade avait été rénové pour la prochaine Coupe du monde. Les fans de la ville avaient toutes les raisons d'être en colère. À Pâques, Poyser démissionna, laissant le club sans entraineur pour les derniers matchs de la saison. Plusieurs personnes dont l’entraîneur Johnny Hart ont assuré l'interim jusqu’à ce que le président Albert Alexander ait choisi le bon remplaçant. Les fans de la ville devraient attendre juillet pour l’annonce, mais l’attente en vaudrait certainement la peine. Joe Mercer et Malcolm Allison Joe Mercer fût l’homme choisi comme nouveau manager de l' équipe alors en difficulté en division deux. Très respecté dans le jeu, Mercer avait été un joueur à succès a Arsenal et Everton et avait joué plus de trente fois pour l’Angleterre. Il avait déjà dirigé Sheffield United et Aston Villa, remportant deux demi finales en FA Cup et devenant les premiers vainqueurs de la Coupe de la Ligue. Sa nomination à Maine Road a été perçue néanmoins par certains comme un pari. La première signature de Mercer était un jeune entraîneur extraverti, Malcolm Allison. Mercer l'avait vu mettre les joueurs à l'épreuve à Lilleshall et s'était rendu compte qu'il pouvait faire le même travail pour City. C'était le début d'un partenariat parfait, sur lequel Allison aurait dit plus tard: «Entre nous deux, nous n'avons jamais manqué un tour». La première chose qu'Allison a faite a été de se passer des services du meilleur buteur actuel du club, Derek Kevan. Cela a provoqué des froncements de sourcils parmi les supporters mais Allison était catégorique il ne voulait personne dans le club qui glande à l'entraînement et Mercer a fait appel à l’attaquant international écossais Ralph Brand des Rangers. Malheureusement celui ci n'a pu conserver cette forme avec City quitta le club deux ans plus tard. La deuxième signature fût par contre une vraie reussite avec Mike Summerbee qui signa contre un cheque de 35 000 £ pour Swindon. Summerbee a joué dans tous les matches de la league dans ce qui serait sa première des 10 saisons extraordinaires avec le club. En mars Mercer et Allison voulaient absolument deux joueurs, mais n’avaient que les moyens financiers pour un seul d'entre eux. Le choix était entre Wyn Davies de Bolton et Colin Bell de Bury. Finalement, ils ont opté pour le Bell 45 000 £. City avait acheté un joueur que beaucoup considèrent comme un des meilleurs joueurs de City de tous les temps. Bell a marqué à ses débuts dans une victoire 2-1 à Derby et lorsque les Blues se sont imposés 3-2 à Charlton dans l'avant-dernier match de la saison, le championnat de division deux était à eux. Le dernier match de la saison, mercredi 18 mai, était contre Southampton et bien que le match se soit terminé sans but, il a offert une soirée de célébration aux fans. Mercer et Allison avaient rétabli le club en D1 après une seule saison. Comme toutes les équipes promues, la principale priorité de la saison 1966-67 était le maintient et Mercer et Allison avaient le sentiment que l’équipe devait encore se renforcer, en particulier à droite. Après avoir évalué toutes les opportunités, City a choisi Tony Book, un jeune homme de 30 ans qui avait travaillé avec Allison à Bath. Comme pour Summerbee et Bell, cela s'est avéré être l'une des meilleures signatures de l'histoire du club.... City termina 15e pour son retour dans l'elite.Lorsque le champion en titre, le meilleur club Anglais de tous les temps, le futur multiple vainqueur de la coupe des champions Liverpool joua Maine Road, plus de 50 000 personnes ont vu Colin Bell et Jimmy Murray trouver les filets dans un match que les Blues ont remporté 2-1. City était à premiere vue au niveau mais les resultats furent en dent de scie pendant la majeure partie de la saison et Mercer et Allison cherchaient toujours à se renforcer avant d'attaquer la saison suivante. L'ailier Tony Coleman est arrivé Mercer et Allison réflechissaient encore à des moyens de s'améliorer. Johnny Crossan est parti au début de la saison 1967-68 avec Tony Book nommé au poste de capitaine, les jeunes Paul Hince et Stan Bowles s'affirmaient. Au 12e match Francis Lee fit ses débuts lors une victoire de 2-0 contre les Wolves après un record de 60 000 £ signé à Bolton. Décrit par Joe Mercer comme la pièce finale du puzzle, l'arrivée de Lee a coïncidé avec une série de 11 matchs sans défaite dont le tres connu match en décembre contre les Spurs surnommé « Ballet on Ice » dans un Maine Road completement enneigé. City termina 15e pour son retour dans l'elite.Lorsque le champion en titre, le meilleur club Anglais de tous les temps, le futur multiple vainqueur de la coupe des champions Liverpool joua Maine Road, plus de 50 000 personnes ont vu Colin Bell et Jimmy Murray trouver les filets dans un match que les Blues ont remporté 2-1. City était à premiere vue au niveau mais les resultats furent en dent de scie pendant la majeure partie de la saison et Mercer et Allison cherchaient toujours à se renforcer avant d'attaquer la saison suivante. L'ailier Tony Coleman est arrivé Mercer et Allison réflechissaient encore à des moyens de s'améliorer. Johnny Crossan est parti au début de la saison 1967-68 avec Tony Book nommé au poste de capitaine, les jeunes Paul Hince et Stan Bowles s'affirmaient. Au 12e match Francis Lee fit ses débuts lors une victoire de 2-0 contre les Wolves après un record de 60 000 £ signé à Bolton. Décrit par Joe Mercer comme la pièce finale du puzzle, l'arrivée de Lee a coïncidé avec une série de 11 matchs sans défaite dont le tres connu match en décembre contre les Spurs surnommé « Ballet on Ice » dans un Maine Road completement enneigé. Dans le dernier match, City était à égalité de points avec ses voisins United. Liverpool était à trois points de retard mais avait un match en moins et pourrait donc encore remporter le titre si City et United échouaient. City jouait le Newcastle United de DJ Krieger à St James Park, Enerz United à la maison contre Sunderland. Les bookmakers sous la houlete de l'oncle à Smith donnaient United favori dans ce duel à distance. Mike Summerbee a ouvert le score à 13 minutes, mais Newcastle a rapidement égalisé. Neil Young a fait 2-1, mais Newcastle égalisa de nouveau et le score était à la mi-temps de 2–2. Après le repos Neil Young (ne pas confondre avec le chanteur préféré de Nati') scora encore et Francis Lee marqua le quatrième but . City a tenu bon pour gagner 4–3 et être champion. Malcolm Allison, ravi, a déclaré que City serait "la première équipe à jouer sur Mars" et qu'ils "terrifieraient l'Europe", un enthousiasme digne d'une enflammade Marseillaise vu un mega charter au premier tour de la coupe des champions l'année suivante face à un Fenerbahce pas vraiment au sommet de l'Europe... Malcolm Allison 1969 City entama la saison 1968-69 par un 6-1 contre West Bromwich Albion 6-1 dans le Charity Shield . Malgré cette formidable performance ce fut un début de saison assez laborieux avec une seule victoire dans les neuf premiers matchs et le 8 septembre, les champions de Turquie Fenerbahce éliminent City au premier tour de la coupe des clubs champions. La saison a été un mélange de victoires convaincantes et de défaites peu glorieuses. Un classement final à la treizième aurait aurait pu etre synonyme de saison décevante sans la Cup où Joe Mercer à devenir le premier joueur à remporter la Coupe d'Angleterre en tant que joueur et manager. Joe Corrigan commenca comme gardien titulaire la saison 1969-1970 avec Ian Bowyer en tant que seul autre nouveau visage de l'équipe. Parallèlement aux deux compétitions de la coupe nationale, City eut à jouer la Coupe des vainqueurs de coupe européenne. Retenant la leçon de l'elimination par Fenerbahce 12 mois plus tôt, City commenca sa quête contre l'Athletico Bilbao et les Belges du SK Lierse avec un total de 8-0 sur les deux manches. En Coupe de la Ligue City a atteint la demi-finale pour affronter ses rivaux de United. Mike Summerbee Dans le match retour à Old Trafford envoya City à Wembley. Cette recente domination de City sur ses illustres voisins s'est également poursuivie en championnat avec City remportant les deux matchs, la victoire 4-0 à Maine Road étant citée dans les journaux de l'époque comme «le derby le plus unilatéral de l'histoire». De retour en Europe, City se rendit au Portugal pour les quarts de finale contre l'Académica Coimbra avec un match difficile sur un score de 0-0. Le match retour avec s’est avéré tout aussi difficile et il a fallu une frappe de Tony Towers dans les prolongations pour finalement obtenir la qualification. Avec toutes ces coupes à jouer il était inévitable que les Blues auraient du mal physiquement en championnat et finirent à la 10ème place, trois de mieux que l’année précédente. Le succès en finale de la Coupe de la Ligue à Wembley apporta un autre trophée et un autre saison du football européen garantie. Cependant, le parcours européen de cette année n'était pas encore terminé. Les adversaires de City en demi-finale étaient le club allemand FC Schalke 04. Lors du match aller en Allemagne City avait perdu 1-0. Malgré ce revers, ils sont restés confiants pour le retour à Maine Road deux semaines plus tard. Le gardien Joe Corrigan joua tout le match à domicile avec un nez cassé et les Blues ont offert une superbe démonstration de football offensif pour finalement gagner 5-1. Pour la finale contre les vainqueurs de la Coupe de Pologne Gornik Zabrze au Stade Prater à Vienne en Autriche, le match n’était pas exactement au centre de l’attention de la presse sportive alors que Chelsea et Leeds devaient rejouer la finale de la FA Cup la même nuit. Les Blues étaient confiants après leur carton contre Schalke en demi-finale et remporta la coupe deux buts à un devant seulement onze mille spectateurs. Quatre mille d’entre eux étaient des fans de City, trempés mais heureux, qui sont rapidement rentrés à Manchester pour fêter une nuit qu’ils n’oublieraient pas pour le restant de leurs jours. La victoire de City a marqué l’histoire en devenant la première équipe anglaise à remporter un trophée national et européen au cours de la même saison. City Gornik Zabrze En fin de compte, il s’agirait d’événements hors du terrain plutôt que de ceux sur le terrain qui ont fait la une des journaux pour la saison 1970-1971. En 1971, la nature du partenariat à la direction du club avait changé et le 24 novembre un nouveau consortium allait prendre le contrôle de City avec pour effet Mercer prenant le titre de manager général et Allison, responsable des médias, promu au poste de chef d'équipe. Au cours de la saison 1971 72, City était en tête du championnat avec 4 points d'avance à la mi-mars mais s’est effondré avec une série de résultats médiocres en fin de saison et une quatrième place à la clé que beaucoup attribuent à la signature du sympathique Rodney Marsh qui, malgré son talent etait considéré comme un élément perturbateur pour l’équilibre. de l'équipe. Allison avait refusé une offre de la Juventus à condition que Mercer s'écarte et le laisse devenir directeur à temps plein de Manchester City mais Mercer refusa fermement de se retirer. Leur relation se désintégra et Allison gagna finalement la lutte pour le pouvoir. Mercer fut écarté et quitta le club en juin 1972 pour rejoindre Coventry. Ne ressentant néanmoins aucune animosité envers Allison, Mercer avait l'impression que sa contribution au succes du club avait été injustement reconnue par le nouveau conseil d'administration, et son nouveau contrat avec une réduction de salaire le sentiment d'être indésirable. Pire encore, sa fierté était blessée. C'était la fin d'un grand partenariat managérial, un partenariat qui a été couronné de succès. Les fans de City se sont demandés pendant de longues années à ce qui se serait passé si tout avait été mieux traité. Rodney Marsh Malcolm Allison démissionna en milieu de la saison 1972 73 et l'homme d'affaires Peter Swales prit le contrôle du club qu'il garda jusqu'en 1993. Johnny Hart prit la suivi par le manager de Norwich City Ron Saunders qui mena le club en finale de la Coupe de la Ligue en 1974 perdue de peu. L’ancien capitaine du club Tony Book fut le suivant et rétablit une certaine stabilité à City. Book était un fidèle du club qui occupait toujours une variété de rôles au club avant et après son passage en tant que manager et, plus important encore, Book avait le respect de ses joueurs et sa nomination était un choix populaire . Le dernier match de la saison 1973 74 était contre Manchester United qui avait besoin de gagner pour éviter la relégation avec un City qui avait encore une chance mathématique de se reléguer lui aussi tout en n'ayant besoin que d'un match nul pour se maintenir. L'ancien joueur de United Denis Law marqua et donna à City une victoire 1-0 et confirma la relégation de ses rivaux. On se souvient du match pour la non-célébration de Denis Law qui a condamna son ancienne équipe au charter en direction de la deuxieme division alors que son coéquipier Mancunien à City Mike Doyle ne pouvait contenir sa joie de courir dans tous les sens, ravi d'envoyer enerz à l'aeroport. En 1973 City était une équipe en transition alors que les légendes Mike Summerbee et Francis Lee quittaient Manchester et que Denis Law se prenait sa retraite. Les années Tony Book furent satisfaisantes avec une Coupe de la Ligue en 1976 en battant Newcastle United 2–1 en finale et terminant deuxième du championnat en 1977, Liverpool ayant battu City pour le titre d'un seul point. Dans les années suivantes Book atteint les quarts de finale de la Coupe de la Ligue à deux reprises et les quarts de finale de la Coupe UEFA en 1979. Une longue période de déclin s'ensuivit et Malcolm Allison revint au club comme manager pour la seconde fois en 1979 mais gaspilla de grosses sommes d’argent pour des signatures infructueuses, L'une d'elle étant la signature de Steve Daley qui a battu le record de transfert britannique, tout en vendant des stars telles que Asa Hartford, Gary Owen et Peter Barnes qui fera le bonheur de Liverpool fin 80s . Allison ne fit pas long feu et une succession d'erreurs et managers (sept au total dans les 80s) mena City à la relégation en 1986... Bell, Summerbee; lee et Marsh City réapparut en premiere division en 1989 avec une honorable cinquième place en 1991 et 1992 sous la direction de Peter Reid mais ce n'était qu'un éphémère répit dans sa descente aux enfers. Après avoir été l'un des co-fondateur de la Premier League à sa création en 1992 et terminé neuvième à la première saison de celle ci, City finira par être relégué en 1996. City dû entretemps faire ses adieux à la tribune Kippax en 1994 qui a dû être démolie pour répondre aux exigences du rapport Taylor.Une tribune à trois niveaux a été construit à sa place, abritant près de 14000 spectateurs, et à son achèvement en octobre 1995 elle était l'une des plus hautes du pays. Ce n'était pas bon marché non plus avec un coût de 16 millions de livres sterling soit quatre fois le chiffre d'affaires du club. La refonte du Kippax était la deuxième phase d'un plan de développement en cinq parties qui coûterait 40 millions de livres sterling et porterait la capacité du stade à 45024. mais qui fut abandonné par la suite. Après deux saisons dans la Division One, l'ex seconde division, City est tombé au plus bas et deviendra le second vainqueur d'un trophée européen à être relégué au troisième rang de son pays après Magdeburg en Allemagne.Après cette relégation le club a connu de profonds bouleversements avec un nouveau président David Bernstein remplacant Francis Lee, alors passé dirigeant en lieu et place de Patrick Swales. Sous la direction de Joe Royle City fut immédiatement promu lors de la première année et une deuxième promotion successive permit à City de revenir en premier league mais cela s’est avéré un peu prématuré pour club en convalescence et en 2001 malgré les signatures de George Weah et de Paolo Wanchope City fut relégué une fois de plus. Kevin Keegan remplaca Royle en tant que manager et le club remporta le championnat de division one 2001-2002 en battant les records de club pour le nombre de points gagnés et les buts marqués en une saison. Le club ne sera plus jamais relégué et avec David Bernstein des bases financières solides sont posées pour l’avenir du Manchester City Football Club. La saison 2002-2003 était la dernière à Maine Road avec une victoire 3-1 contre le Manchester United mettant ainsi fin à 13 années sans victoire dans le derby et une qualification pour une compétition européenne pour la première fois en 25 ans. Un nouveau stade voit le jour dans la région d’Eastlands, le City of Manchester Stadium, pièce maîtresse des Jeux du Commonwealth de 2002. Sa capacité sera portée à 61000 places en 2015 et City s'y installera en aout 2003 après quatre vingt années à Maine Road... En juillet 2007 Manchester City est racheté par Thaksin Shinawatra via sa société UK Sports Investments pour une somme évaluée à 122 millions d'euros. Shinawatra avait déjà essayé d'acheter le Liverpool en 2004 sans succès et avoir longtemps résisté à ses offres les dirigeants City acceptèrent finalement de vendre à l'ancien Premier ministre thaïlandai dont 60 millions étaient consacrés au rachat de la dette du club. City devient ainsi le huitième club de la première division de football anglaise a être racheté par un investisseur étranger. Cette nouvelle transaction faisait suite aux nombreux rachats qui ont marqué le football professionnel britannique depuis l'arrivée fracassante du milliardaire russe Roman Abramovich à Chelsea en juillet 2003. Le club de Manchester United, le plus riche du monde, a ainsi été racheté par l'Américain Malcom Glazer pour plus d'un milliard d'euros, Liverpool est tombé dans les mains des investisseurs américains Tom Hicks et George Gillett alors qu'Aston Villa, West Ham et Portsmouth ont également été vendus à des investisseurs étrangers. L’ancien Premier ministre thaïlandais était un personnage controversé pour beaucoup en raison de sa politique dans son pays natal, et un coup d'État militaire en 2006 contraint Shinawatra à s'exiler à Londres alors que les nouveaux dirigeants thaïlandais portaient atteinte à un certain nombre d'accusations. Le gel de ses avoirs ne l’a pas empêché d’acheter City, n’ayant jamais réussi à prendre le contrôle de Liverpool et de Fulham. Shinawatra signa trois joueurs thaïlandais Suree Sukha, Kiatprawut Saiwaeo et Teerasil Dangda et il va sans dire qu'aucun d'entre eux n'a joué un match de compétition pour le club et ont tous été prêtés car aucun n’était qualifié pour un permis de travail en raison du statut de leur pays dans le football mondial et de toute façon ca devait être des tringles destinées à couper les citrons en équipe réserve. Eriksson Sven-Göran Eriksson fut nommé manager en juillet 2007 un an après avoir démissionné de son poste de sélectionneur de l’équipe d’Angleterre et devient ainsi le premier entraîneur étranger de City. Depuis son arrivée Sven Goran Eriksson avait fait d'une équipe moyenne un groupe qui pouvait prétendre jouer les premiers rôles cette saison en remontant l'équipe de toutes pièces. Pourtant rien ne lui avait été épargné depuis son arrivée sur le banc des Citizens. Dès le jour de sa nomination, les supporters locaux ont manifesté devant le siège du club pour faire connaître leur mécontentement sur la nomination de l'ancien sélectionneur des trois lionnes. Si son bilan à la tête du onze de Sa Majesté n'a pas été couronné par une victoire finale son bilan n'est pas des plus catastrophiques avec deux places en quart de finale de Coupe du Monde et une à l'Euro en comparaison de ses successeurs et prédécesseurs toujours charterisés prématurément. Il mit en place ses méthodes de travail qui lui avaient permis de remporter des titres avec ses anciens clubs et arrivé très tard pendant l'été il a du reconstruire une équipe à toute vitesse. Beaucoup de gens prévoyaient une saison galère pour le club Mancunien. La presse lui a reproché d'avoir recruté pas mal de ses joueurs sur DVD un peu comme le Stade Rennais mais c'etait oublier que pendant son année sabbatique il avait beaucoup voyagé et regardé beaucoup de matchs. Cinq mois plus tard les plus sceptiques se sont tus et sa qualité fût reconnue avec au bilan l'un des records du club à l'époque avec sept victoires en sept matches à domicile dès le début de saison. Eriksson s'etait définitivement mis les supporters locaux dans la poche en battant le rival local Manchester United mais la seconde partie de la saison ne s'avéra pas du même niveau et Shinawatra évinca Eriksson malgré les protestations des associations de supporters et de "Save our Sven (SOS)" slogan destiné à faire changer d'avis Shinawatra. La saison s'était terminée en désastre avec un coast to coast mémorable 8-1 face à Middlesbrough. Malgré ce dernier résultat pour le moins burlesque le club se qualifiait honorablement pour la Coupe UEFA mais Shinawatra, le propriétaire mena City vers la débâcle financière en même pas un an de temps. Le besoin désespéré de Shinawatra de vendre suscita l’intérêt d'un groupement d'investisseurs des Émirats Arabes Unis l'Abu Dhabi United Group qui mit sur le tapis 200 millions de livres sterling pour racheter City. Malgré tout le mandat de Shinawatra avait donné au club la base sur laquelle il pouvait s’appuyer faisant de City un club ambitieux qui lui permettra de progresser sur la scène mondiale. Avec sa fortune estimée à quinze milliards d'euros le président russe de Chelsea faisait figure de manant devant l'enveloppe amassée en quelques mois sur le marché de l'immobilier par le nouveau boss de Manchester City un certain Suleiman AI-Fahim. Le contenu de la tirelire du nouveau patron des Citizens frôlait les 600 milliards d'euros, certains parlant même de 700 milliards. Dans la nuit du 31 août au 1" septembre 2008, le divin mécène s'est porté acquéreur des Sky Blues pour une valeur estimée à 258 M€. Une paille pour cet homme d'affaires ambitieux : « L'objectif est de permettre à Manchester City de remporter la Champions League. Cela prendra peut-être dix ans, mais nous y arriverons ! », avait-t-il déclaré à son arrivée. Il avait également l'ambition de recrtuter des joueurs comme Lionel Messi, Sergio Ramos, Javier Mascherano, Philipp Lahm, Fabio Cannavaro et Kaka avec une offre de l'ordre de 120 150 millions qui fut finalement sera rejeté par Kaká, beaucoup trop attaché à l'AC Milan. Dans les heures qui ont suivi l'arrivée au club d'AI-Fahim, Robinho est arraché au Real Madrid au nez et à la barbe de Chelsea. Depuis, une ribambelle de stars n'a cessé de venir grossir la liste des recrues potentielles, Villa, Buffon, Henry, Kakà, Fabregas, van Nistelrooy, Messi, Torres, sans oublier Cristiano Ronaldo,tous annoncés à City par des tabloids à qui il n'en fallait pas tant. Du côté d'Old Trafford on apprécie moyennement à l'image d'Alex Ferguson ulcéré par le coup de force de ce voisin devenu encombrant. « C'est très bien d'avoir tout cet argent, lâche, amer, le technicien écossais des Red Devils, mais ils ne pourront pas acheter tout le monde. C'est absurde d'évoquer un possible recrutement de Cristiano Ronaldo. De toute façon, vous pouvez acheter onze Robinho, cela ne formera jamais une équipe ! » message pour le moins peu suivi par ses dépensiers successeurs à United... Manchester City etait devenu l'attraction de la Premier League au point de faire de l'ombre non seulement à United mais aussi à Chelsea, Arsenal et Liverpool. De plus, les Citizens, dont la manne financière provient du Moyen-Orient, paraissaient moins menacés par la crise économique mondiale qui a secoué les places fortes du foot anglais soutenues pour la plupart par des propriétaires britanniques ou américains ébranlés par le krach boursier. Sur le terrain l'équipe était dirigée par son nouveau manager Mark Hughes. Malgré toute cette agitation et un excellent début de saison l'équipe peine en championnat et Hugues paie les résultats décevants du club le 19 décembre 2009 en étant limogé de son poste et remplacé par Roberto Mancini... Mancini amène le club à son premier trophée depuis 35 ans avec la FA Cup 2011. Une année plus tard, les skyblues arrachent le titre de champion d'Angleterre dans les dernières secondes de jeu face à Queens Park Rangers grâce aux buts d'Edin Džeko et Sergio Aguero, Argentin et non pas Mexicolombien comme Mister.A. Le club ne quitte dès lors plus les hauts du classement et devient un régulier en Ligue des champions sans pour autant réussir à s'y imposer, son meilleur résultat étant une élimination en demi-finale face au Real Madrid de Jein en 2016. En 2014, City, cette fois sous les ordres de Manuel Pellegrini, réalise un doublé avec le championnat et la League Cup. Pep Guardiola devient entraîneur du club à l'été 2016, et brise un grand nombre de records du championnat durant sa deuxième saison en l'emportant avec 100 points de gagnés, 19 de plus que le second... Nous sommes en 2018 et City ambitionne toujours de gagner la Ligue des Champions après plusieurs échecs successif alors que la providence en ce mois de Septembre a placé le Sorcier Lyonnais Pep Genesio sur son chemin. Gageons que Guardiola apprendra beaucoup des leçons tactiques du Professeur Rhodannien... The 50 Greatest Players CHRONOLOGIE ORIGINES -> 2000 LA RIVALITE CITY / UNITED SIGNATURES MAJEURES 2010 -2018 (en cours par @ExoCitizen) READINGS RETRO ARCHIVES ANCIEN TOPIC
  3. L'ombre. Et la folie. Deux constantes pour un seul club : le Club Atlético Madrid, fondé le 26 mars 1903 par des dissidents du « maître de la ville », le Real Madrid. Ces dissidents, étudiants inspirés par le club basque de l'Athletic Bilbao, dont ils reprennent les couleurs le rouge et le blanc et même le nom Athletic Madrid, veulent un football inventif qui soit aussi école de vie. Pourtant, rien n'y fait. Le nouveau venu est condamné très vite à évoluer dans l'ombre du géant. Pendant la guerre civile qui va écarteler le pays, il est même contraint de s'associer en 1939 avec le club de l'armée de l'air espagnole, Aviaciôn Nacional Madrid, pour survivre. Heureusement, l'équipe est entraînée par un ancien gardien de but phénoménal, Ricardo Zamora, et remporte le titre national en 1940 et 1941. Cette année là le club est renommé Atlético Aviación puis Club Atlético de Madrid en 1946. Une autre ancienne star, Helenio Herrera, emmène le club vers deux nouveaux titres en 1950 et 1951. Pourtant, le régime du général Franco déteste cette équipe soutenue par les ouvriers de la ville, lui préférant son royal voisin au maillot blanc immaculé, le Real Madrid. En Espagne, aucun club n'aura autant vécu dans l'ombre d'un rival que l'Atlético vis-à-vis du Real. Même quand les rouge et blanc remportent leur première Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe, en 1962, contre les Italiens de la Fiorentina, ils ne parviennent pas à gommer la formidable série réussie entre 1956 et 1960 par le Real en Coupe d'Europe des clubs champions. Rien toutefois ne semble pouvoir donner de la grâce, du prestige, de l'allégresse à ce club réputé pour le soutien que lui prodiguent les classes populaires. Quand il quitte le vieux stade Metropolitano pour rejoindre, dans le quartier de Manzanares, le stade Vicente Calderôn dont le nom constitue un hommage à un ancien président particulièrement actif et ses 62 000 places, l'Atlético fait encore figure de parent pauvre, le Real disposant, lui, du stade Santiago Bernabeu, avec ses 106 500 places. Alors, quand, au cours des années 1970, un homme d'affaires s'empare de la présidence de l'Atlético Madrid, le public espère des jours meilleurs. Des jours où l'Atlético dominera enfin, et régulièrement, l'ennemi héréditaire qu'est le Real. Cet homme s'appelle Jésus Gil y Gil. D'emblée, il convoque la presse espagnole et déclare : « Dans moins de dix ans, l'Atlético Madrid sera devenu le meilleur club du pays. ». À cette époque, seul l'Atlético offrait un sérieux défi à Real, remportant les titres de la Liga en 1966, 1970, 1973 et 1977 et finissant deuxième en 1961, 1963 et 1965. Le club remporta de nouveau la Copa del Rey à trois reprises. 1965, 1972 et 1976. En 1965, après avoir terminé deuxième du classement de la Liga après une lutte acharnée pour le titre, l’Atlético est devenue la première équipe à battre Real au Bernabéu en huit ans. Parmi les joueurs importants de cette époque, citons le vétéran Adelardo et les buteurs réguliers Luis Aragonés, Javier Irureta et José Eulogio Gárate, ce dernier remportant le Pichichi à trois reprises en 1969, 1970 et 1971. Dans les années 1970, l'Atlético a également recruté plusieurs Rubén Ayala, Panadero Díaz et Ramón "Cacho" Heredia ainsi que l’entraîneur Juan Carlos Lorenzo. Lorenzo croyait en la discipline, la prudence et la perturbation du jeu des adversaires, et bien que controversé, ses méthodes se sont avérées fructueuses. Après avoir remporté la Liga en 1973, le club a atteint la finale de la Coupe d'Europe en 1974 éliminant Galatasaray, le Dinamo Bucureşt, l'étoile rouge de Belgrade et le Celtic. Dans la finale au stade Heysel face à une équipe du Bayern Munich composée de Franz Beckenbauer, Sepp Maier, Paul Breitner, Uli Hoeneß et Gerd Müller, l'Atlético s'est surpassé. Aragonés a marqué ce qui ressemblait au but vainqueur mais à la dernière minute du match, le défenseur du Bayern Georg Schwarzenbeck a égalisé. Dans le match de soutien (pas de penalties à l'époque) deux jours plus tard, le Bayern s’est imposé 4-0 avec deux buts chacun de Hoeneß et Müller. Peu après la défaite en Coupe d’Europe, l’Atlético a nommé son vétéran joueur Luis Aragonés comme entraîneur. Celui ci a été nommé à quatre reprises, de 1974 à 1980, de 1982 à 1987, de 1991 à 1993 et enfin de 2002 à 2003. Son premier succès est venu rapidement avec une victoire en Coupe Intercontinentale en remplacement du Bayern face à Independiente. Aragonés a ensuite conduit le club à de nouveaux succès à la Copa del Rey en 1976 et à La Liga en 1977. Lors de son second passage en 1985 en tant qu'entraineur, il a mené le club à la deuxième place en Liga avec l'apport de Hugo Sánchez auteur de 19 buts et Pichichi. Sánchez a également marqué deux fois dans la finale de la Coupe alors que l'Atlético a battu l'Athletic Bilbao 2–1. Sánchez n'est cependant resté au club que pour une saison avant son transfert au Real. Malgré le départ de son buteur Mexicain, Aragonés a mené le club à la victoire en Supercopa de España en 1985 et les a ensuite conduits à la finale de la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1986, perdue face au Dynamo de Kiev II faudra attendre vingt ans pour que le club remporte à nouveau un titre de champion d'Espagne et fasse même mieux, puisqu'en 1996 il réussit le doublé championnat-coupe emmené par des joueurs comme Toni, Roberto Solozábal, Delfí Geli, Juan Vizcaíno, José Luis Caminero, Diego Simeone, Milinko Pantić, Luboslav Penev, Santi Denia, José Francisco Molina et l'idole Kiko. Pourtant, et même si l'Atlético Madrid présente le troisième budget du pays 631 millions de francs pour la saison 1999-2000, derrière ceux du Real Madrid et du FC Barcelone, ce doublé n'est qu'une illusion. La saison suivante, 1996-1997, a vu le club prendre part à la Ligue des champions pour la première fois avec des attentes et des ambitions élevées. Ils ont finalement été éliminés par l'Ajax en quarts de finale. Avant la saison 1997-1998, des dépenses importantes ont lieu signatures de Christian Vieri Pichichi en 1998 et Juninho. Bien qu’Antić ait survécu à trois saisons consécutives avec Gil, il est remplacé au cours de l’été 1998 par Arrigo Sacchi qui t lui-même ne reste que moins de six mois. Antić est ensuite revenu brièvement au début de 1999 avant d'être remplacé par Claudio Ranieri à la fin de la saison. La saison 1999-2000 a été désastreuse pour l'Atlético. Jésus Gil y Gil homme politique est maire de la station balnéaire très mondaine de Marbella, a usé vingt-neuf entraineurs en vingt-quatre années de présidence...Il a cru que le club lui appartenait. La justice espagnole l'a rattrapé le destituant pour appropriation illégale du club à son profit personnel, faux en documents et d'autres délits encore. Une estimation fait état d'une fraude totale de 360 millions de francs. Au début de janvier 2000, sur les murs du stade Vicente-Calderôn, des slogans apparaissent : « Président, nous lutterons avec toi », « Avec Gil, pour toujours ». L'administrateur nommé par le gouvernement, José Manuel Rubí, dirigeait les opérations quotidiennes de l'Atlético. Avec la destitution du président du club, Jesús Gil, et de son conseil d'administration, le club n'a pas les resultas escomptés. Ranieri a donné sa démission avec le club 17ème sur 20 et se dirigeant vers la relégation. Antić, de retour pour son troisième relais, n’a pas réussi à empêcher l’inévitable. Malgré la finale de la Copa del Rey, l'Atlético a été relégué malgré un effectif composé de nombreux internationaux ou futurs internationaux Molina, Celso Ayala, Gamarra, Bejbl, Ruben Baraja, Juan Carlos Valerón, Pablo García, Solari, ou encore Jimmy Floyd Hasselbaink, pourtant deuxième meilleur buteur de la Liga... Le club passera deux ans en Segunda Division, qu'ils remporteront en 2001-2002, emmenés par la jeune génération incarnée par Fernando Torres. C'est à nouveau Luis Aragonés, à son quatrième et dernier passage en tant qu'entraineur de l'Atlético, qui les a ramenés à la Primera División... En 2006, l'Atlético signe Costinha, Maniche, Simao, José Antonio Reyes ainsi que l'attaquant argentin Sergio Agüero. En juillet 2007, Fernando Torres a quitté le club pour Liverpool pour 26,5 millions de livres sterling, tandis que Luis García prenait la direction opposée. La saison 2007-2008 s'est avérée la saison la plus réussie pour le club au cours de la dernière décennie. L’équipe a atteint les huitièmes de finale de la Coupe UEFA et a terminé la saison de la Liga en quatrième position, se qualifiant pour la Ligue des champions pour la première fois depuis la saison 1996-1997. Diego Forlán a été couronné avec le trophée Pichichi et a également remporté le Soulier d'Or européen après avoir marqué 32 buts pour l'Atlético cette saison. L'Atlético a vu ce succès national comme une opportunité de renforcer son équipe pour la prochaine saison de la Champions League et remplacent le gardien vétéran Leo Franco par David de Gea. Le 3 février 2009, Javier Aguirre a été démis de ses fonctions de manager après un début de saison difficile, sans victoire en six matches, remplacé par Abel Resino. En dépit des pressions des grands clubs pour vendre les joueurs vedettes Agüero et Forlán, Atlético est resté déterminé à garder ses armes offensives. La saison 2009-2011 de l'Atlético a toutefois mal débuté avec de nombreuses défaites et buts encaissés. Le 21 octobre, l'Atlético a été martelé 4-0 par le club anglais de Chelsea en phase de groupes de la Ligue des champions. Cette défaite sonne le glas d'Abel Resino. Après avoir échoué à signer Michael Laudrup, l'Atlético Madrid a déclaré officiellement que le nouveau manager pour le reste de la saison serait Quique Sánchez Flores. Avec l'arrivée de celuici en octobre 2009, l'Atlético a réussi à remporter l'Europa League,en battant les équipes anglaises de Liverpool en demi-finale et finalement Fulham en finale à la HSH Nordbank Arena à Hambourg le 12 mai 2010 avec deux buts de Diego Forlán.C'était la première fois depuis la Coupe des vainqueurs de coupe 1961-62 que l'Atlético remporte un titre européen. Ils ont également gagné la Super Coupe contre l'Inter. L'Atlético a connu une saison 2010-11 relativement décevante, terminant seulement septième de la Ligue et éliminé en quarts de finale de la Copa del Rey et en phase de groupes de la Ligue Europa. Cela a finalement conduit au départ du manager Sánchez Flores avant la fin de la saison, qui a été remplacé par l’ancien manager de Sevilla Gregorio Manzano, et qui a décroché la dernière place de l’Atlético en Europa League. Manzano lui-même a été remplacé par Diego Simeone en décembre 2011 après de mauvaises prestations en Liga. Avec l'arrivée de Simeone l'Atlético prend une autre dimension. Deuxième victoire en Europa League en trois ans depuis sa création le 9 mai 2012. La saison 2012-2013 a vu le club terminer avec trois trophées en un peu plus d'un an. Le 17 mai 2014, un match nul 1–1 au Camp Nou contre Barcelone a permis à l'Atlético de remporter le titre de la Liga, sa première depuis 1996, et le premier titre depuis 2003 2004 non remporté par Barcelone ou le Real Madrid. Une semaine plus tard, l'Atlético affrontait le Real Madrid lors de sa première finale en Ligue des champions depuis 1974, et la première entre deux équipes de la même ville. Le Real de Jein23 a finalement gagné 4-1. Cette période est marquée par l’explosion de certains joueurs tels que Diego Costa ou Koke, pendant que certains cadres sont au sommet de leur art tels que Gabi, Filipe Luis, Diego Godin, Juanfran, Arda Turan, João Miranda, ou Thibaut Courtois. Malgré le départ de certains de ses meilleurs joueurs (Diego Costa, Thibaut Courtois et Filipe Luis vers Chelsea, Toby Alderweireld vers Southampton...), le club parvient en revanche à conserver la majorité de ses meilleurs joueurs convoités tels que Juanfran, Tiago, ou son grand espoir Koke. Ensuite, l'Atlético réalise un mercato ambitieux, symbole de ses ambitions nouvelles. C'est ainsi qu'en remplacement de son meilleur buteur Diego Costa, le club parvient à faire signer l'international croate Mario Mandžukić en provenance du Bayern Munich. Puis dans la continuité du succès de Thibaut Courtois dans les buts, le club réalise un autre gros coup en signant le grand espoir slovène Jan Oblak en provenance du Benfica Lisbonne. Le club réalise l'un des plus gros coups du mercato estival en signant Antoine Griezmann, international français en provenance de la Real Sociedad. Deuxième finale de ligue des Champions en 2015-2016, à nouveau face à l'ennnemi, et nouvelle cruelle defaite aux tirs au but après un match nul 1 à 1. En 2018, ils ont remporté leur troisième coupe de l'UEFA en battant Marseille 3-0. Ils ont également remporté la Super Coupe de l'UEFA après avoir battu le Real 4-2 la même année.... Annoncé sur le départ avant le Mondial avec son fameux nanar "#SEqueda", le Français a finalement décidé de rester à l'Atlético, un choix salué par son entraîneur Simeone: "Je pense que le club a franchi un cap en parvenant à convaincre Griezmann de rester peu importe la saison qu’il réalisera. Car ça démontre que les joueurs n’ont plus envie de quitter le club. Ça vaut pour l’entraîneur, pour Diego Costa qui voulait y revenir, d’autres joueurs qui souhaitent rejoindre le club… C’est un symbole de la progression du club : on travaille la main dans la main avec des gars qui veulent continuer à écrire l’Histoire. Avant, les favoris étaient toujours des clubs comme le Real Madrid, le Barça, le Bayern Munich, etc. On veut intégrer cette liste. Le club grandit et rend tout cela possible. La présence d’Antoine et le retour de Costa représentent un joli coup pour l’équipe et le club pour notre statut en Europe..." Championnat d'Espagne 1940, 1941, 1950, 1951, 1966, 1970, 1973, 1977, 1996 et 2014 Vice-champion 1944, 1958, 1961, 1963, 1965, 1974, 1985 et 1991 et 2018 Troisième 1942, 1945, 1947, 1948, 1962, 1971, 1976, 1979, 1981, 1983, 1988, 1992, 2013, 2015, 2016, 2017 Ligue des champions de l'UEFA Finaliste 1974, 2014 et 2016 Ligue Europa 2010, 2012 et 2018 Supercoupe de l'UEFA 2010, 2012 et 2018 Coupe intercontinentale 1974 Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe 1962 Finaliste 1963 et 1986 Coupe d'Espagne 1960, 1961, 1965, 1972, 1976, 1985, 1991, 1992, 1996 et 2013 Finaliste 1921, 1926, 1956, 1964, 1975, 1987, 1999, 2000 et 2010 Supercoupe d'Espagne 1985 et 2014 Finaliste 1991, 1992, 1996 et 2013 Coupe Mohammed-V 1965, 1970, 1980 Coupe Ibérica de fútbol 1991 Copa de Campeones 1940 Coupe Eva Duarte 1951 Finaliste 1950 Coupe Presidente FEF 1947 Leyendas Adelardo Rodríguez 1959–1976 551 apparitions 113 buts Equipes 1960 - 1980 Equipes 2018
  4. En janvier 2104, la chaîne câblée américaine HBO lance True Detective, ce polar produit et interprété par Matthew McConaughey et Woody Harrelson, très bons amis dans la vraie vie et régulièrement partenaires au cinéma On y suit la traque, sur 17 ans, d’un tueur en série par deux détectives, en Louisiane. Huit épisodes . Ceci est un avantage pour la série et pour l'intrigue qui est condensée. Il n'y a pas de fioritures. Nous savons déjà que Matthew McConaughey et Woody Harrelson ne seront pas là l'année prochaine. Il y aura donc deux nouveaux enquêteurs si la série est reconduite pour une deuxième saison. Cette deuxieme saison sera composé de Colin Farrell et de Rachel McAdams. Le premier incarnera Ray Velcoro, détective partagé entre sa vie de flic et la mafia de la ville avec laquelle il a des comptes à régler. La deuxième jouera la plus jeune Ana Bezzerides, elle aussi détective. Autres acteurs importants : Vince Vaughn (Frank Semyon, entrepreneur et criminel à la fois), Kelly Reilly (Jordan Semyon, femme de ce dernier) et Taylor Kitsch (jeune détective, partenaire et collègue de Ray Velcoro). Changement de lieux aussi. Car si dans la saison 1, l'action se déroule en Louisiane, vous partirez en Californie dans cette suite. Si pour le moment, le pitch officiel n'a pas encore été dévoilé, on sait cependant que la production a recruté des stars du X afin de tourner des scènes "d'orgies colossales". Hbo Webpage Gallerie Generique Ouverture Details Creation du Generique Si True Detective va puiser loin dans la tradition fictionnelle américaine,ce titre était aussi celui d’une série de romans “pulp” née en 1925 , les sériephiles d’aujourd’hui pensent d’abord à la Scandinavie des années 2010. Sans le rythme étiré et la noirceur atmosphérique des fictions nordiques comme The Killing, True Detective ne serait peut-être jamais sortie de terre. L’Amérique regarde désormais ailleurs, sans forcément passer par la case remake, et c’est une bonne nouvelle. Ici, tout se passe en Louisiane, au cœur de ce Sud profond des Etats-Unis qui colle à l’écran dès le générique. Dans ce décor d’éternelle moiteur surgit le corps d’une prostituée, probablement victime d’un tueur en série. On comprend pourtant très vite que True Detective n’a pas grand chose à voir avec la litanie d’études de criminels plus ou moins géniaux qui polluent la télé. Petit spoiler sans conséquences néfastes : l’enquête sur la mort de cette femme ne sera pas résolue par un éclair de génie à la fin du premier épisode. Le sera-t- elle un jour ? Voici une série à infusion lente, très lente, puisqu’elle couvre plusieurs décennies à la fois. Au moins trois. Le premier épisode installe un mode de narration navigant tranquillement entre 2012 et 1995. Deux détectives autrefois associés, Rust Cohle (Matthew McConaughey) et Martin Hart (Woody Harrelson), sont interrogés séparément par la police à propos de ce meurtre de prostituée qui a eu lieu dix-sept ans auparavant, car un crime d’apparence similaire vient d’être commis. Ils n’ont évidemment plus rien à voir avec les hommes qu’ils étaient. Le premier a maintenant les cheveux longs et consacre trois jours par semaine à se mettre minable à la bière. On apprend assez vite le drame de sa vie, la perte d’une petite fille, survenu il y a une vingtaine d’années. En 1995, il l’apercevait lui faisant un signe de la main sur le bord de la route, comme si de rien n’était. Il semble que la puissance des fantômes ne soit jamais à prendre à la légère dans une série aussi mystérieuse que True Detective. La douleur, en tous cas, ne s’arrête pas sur commande. C’est peut-être pour cette raison que Cohle se permet la remarque suivante en rejoignant sa voiture avec son collègue : « On dirait que cet endroit représente la mémoire qu’un homme a d’une ville. Mais cette mémoire disparaît progressivement, comme s’il n’y avait rien eu d’autre ici que la jungle ». Voilà le style de fulgurance intello et pas très optimiste dont est capable ce personnage hors-norme, dont on n’imagine pas encore tout à fait aujourd’hui vers quelles extrémités de l’expérience humaine il pourra nous entraîner. Ce rôle profond et inquiétant donne l’occasion à Matthew McConaughey de montrer l’étendue toujours plus considérable de son talent. En deux ans, ce dernier vient de relancer sa carrière de manière spectaculaire, avec Steven Soderberg (Magic Mike), Jeff Nichols (Mud), William Friedkin (Killer Joe) et même Martin Scorsese (Le loup de Wall Street). Par contraste, Woody Harrelson apparaît pour l’instant un peu plus falot, mais son personnage de père de famille croyant et « normal » l’oblige à une certaine réserve. Il devrait exploser très vite, comme toutes les particules fictionnelles de cette série défiant la notion de genre pour proposer une expérience sensorielle et narrative pénétrante. True Detective se montre en cela totalement contemporaine, consciente d’arriver à un moment crucial dans l’histoire des séries télé. L’âge d’or semble révolu il y a peut-être moins de chefs d’œuvres qu’il y a cinq ou dix ans mais un art en pleine possession de ses moyens a été réinventé. Il reste à en profiter pleinement. Plus que toute autre série actuelle, y compris House of Cards, True Detective réfléchit d’emblée à la meilleure manière de raconter une histoire dans un monde de mensonge et de violence. C’est dire à quel point elle se prend au sérieux. Avec raison, jusqu’à preuve du contraire. Pour le spectateur, le plaisir puisque plaisir il y a, malgré l’atmosphère très sombre consiste à décoller une à une les couches toujours plus prenantes du récit, de rentrer dans la tête de deux êtres ambigus et profonds. Au risque de se perdre avec eux. Après la fin de Breaking Bad, on imaginait que la figure de l’anti-héros né avec Les Soprano allait disparaître ou se transformer. True Detective commence à apporter une réponse : les anti-héros sont parfois plusieurs, il avancent dans la vie très fatigués, voire épuisés. Ce ne sont peut-être que des spectres, des rêveurs angoissés qui ne savent plus très bien ce qu’ils disent. Faut-il écouter ce qu’ils ont à raconter ? Que ce soit en enquêtant sur un meurtre rituel ou en essayant de se remémorer le passé, ces deux hommes décryptent un récit et des symboles, tout comme nous décryptons un récit et des symboles devant True Detective. Nous voilà donc installés dans le même bateau qui tangue. S’il y avait un seul conseil à donner avant de partir à l’abordage, ce serait d’attendre la fin de la diffusion. On ne conçoit rien de plus excitant pour apprécier cette histoire qui se déplie si minutieusement que la perspective de la regarder dans un temps ramassé. Mais qui arrivera à patienter aussi longtemps ? (LesInrocks) Création : Nic Pizzolatto Scénario : Nic Pizzolatto Saison 1 Matthew McConaughey as Rust Cohle Woody Harrelson as Martin Hart Kevin Dunn as Ken Quesada Michelle Monaghan as Maggie Hart Alexandra Daddario as Lisa Tragnetti Tory Kittles as Thomas Papania Michael Potts as Maynard Gilbough Elizabeth Reaser as Laurie Perkins Brad Carter as Charlie Lange Lili Simmons as Beth Jay O. Sanders as Billy Lee Tuttle Shea Whigham as Joel Theriot Christopher Berry as Danny Fontenot / Guy Francis Charles Halford as Reggie Ledoux Joseph Sikora as Ginger Erin Moriarty as Audrey Hart Brighton Sharbino as Macie Hart Clarcke Peters as minister Saison 2 Colin Farrell : Ray Velcoro Vince Vaughn : Frank Semyon Rachel McAdams : shérif Ani Bezzerides Taylor Kitsch : Paul Woodrugh Kelly Reilly : Jordan Semyon L'une des influences majeures du scénariste et créateur de la série Nic Pizzolatto est le recueil de nouvelles fantastiques Le Roi en jaune (The King in Yellow) écrit par Robert W. Chambers en 1895. L'information a été pour la première fois rapportée par The Wall Street Journal, suivi par de nombreux médias qui tentent de décrypter sur Internet les clins d’œil des différents épisodes après leur diffusion. Pizzolatto a également dit s'être inspiré des œuvres de Stephen King et Raymond Chandler, eux-mêmes influencés par les travaux de Chambers. Certains éléments visuels font directement référence à ce passage, intégralement recopié dans le journal de Dora Lange : les tatouages et les dessins d'astres noirs ; les « soleils jumeaux » sont représentés par la réverbération d'un soleil couchant sur un lac de Louisiane, etc6. Un autre passage du narrateur de la nouvelle reprend également les références ci-dessus : « C’est ce qui me trouble, le fait de ne pouvoir oublier Carcosa où les astres noirs sont suspendus aux cieux ; où les ombres des pensées des hommes se prolongent dans l’après-midi, quand les soleils jumeaux disparaissent dans le lac de Hali ; et mon esprit ne peut supporter la réminiscence du Masque Livide » Livre Le Roi en Jaune De Paris à New York, de jeunes artistes voient leur vie bouleversée par un étrange livre interdit, Le Roi en jaune. À travers celui-ci, c'est un univers de folie et de cauchemar qui fait irruption dans notre monde : celui de Hastur et de Carcosa, celui sur lequel règne le terrifiant Roi en jaune. Publié pour la première fois en 1895, Le Roi en jaune est un chef-d'œuvre du fantastique décadent, salué par les plus grands critiques, et qui a exercé une profonde influence sur des auteurs aussi importants que H. P. Lovecraft et Marion Zimmer Bradley. The King in Yellow Liens 720p Liens Hdtv
  5. Championnat de France de Division 1/Ligue 1 (10) Champion en 1957, 1964, 1967, 1968, 1969, 1970, 1974, 1975, 1976 et 1981 Vice-champion en 1946, 1971 et 1982 Coupe de France (6) Vainqueur en 1962, 1968, 1970, 1974, 1975 et 1977 Finaliste en 1960, 1981 et 1982 Challenge des champions (5) Vainqueur en 1957, 1962, 1967, 1968 et 1969 Doublé Championnat de France-Coupe de France (4): 1968, 1970, 1974, 1975 Coupe de la Ligue (1) Vainqueur en 2013 Demi-finaliste en 2004 et 2005 Championnat de France de Division 2/Ligue 2 (3) Champion en 1963, 1999 et 2004 Vice-champion en 1938 et 1986 Coupe Charles Drago (2) Vainqueur en 1955 et 1958 Coupe des clubs champions européens Finaliste en 1976 Demi-finale en 1975 Quart-de-finaliste en 1977 Coupe UEFA Quart de finale en 1980 et 1981
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    Juventus Turin

    Tout commence sur un banc, il y cent ans, dans un des plus beaux endroits du centre de Turin, corso Re Umberto : les élèves du lycée D'Azeglio, informés du succès du football qui s'étend dans d'autres villes, Gênes est la pre­mière, avec la naissance du Genoa Cricket and Football Club, en 1893, décident de passer à l'action et font ainsi entrer leurs noms dans l'histoire : Forlano, Donna, Malvano, Armano, Botto, Gibezzi, Ferrerò, Ghiron, Molinatti, Sa­voia, Rolandi, Varetti, Favali. Le premier bal­lon coûte soixante lires, une somme considé­rable à la fin du siècle dernier. Quelques se­maines plus tard, la Juventus fonde son premier siège dans l'arrière-boutique de l'atelier des frères Canfari, ajusteurs de bicyclettes. Un des deux, Eugenio, est élu président par acclama­tion. Il reste à choisir le nom de la société et de l'équipe : après d'interminables discussions et des propositions en tous genres de Vigor et Robur à Augusta Taurinorum ils choisissent Juventus. Le maillot rose est choisi par les pères du club car le blanc est trop banal et les fonds manquent pour acheter des maillots plus coûteux. Maillot rose et short noir. Une fois le stock épuisé, on décide d'écrire à une entreprise anglaise, dont le siège est à Nottingham, pour passer une commande. Il se passe alors un fait curieux. Deux clubs existent déjà à Nottin­gham : le Forest, qui utilise un maillot entiè­rement rouge, et le County, qui a un maillot noir et blanc. C'est l'erreur fatale : le paquet qui arrive d'Angleterre contient des maillots noir et blanc au lieu des roses. Il faut donc prendre une décision : renvoyer le tout à l'expéditeur et re­faire une commande, ou bien changer les cou­leurs de la Juve. Nouvelles discussions : on prend le noir et blanc. Depuis, la Juve est aus­si connue dans le monde pour sa tenue carac­téristique noire et blanche à rayures verticales. Huit saisons ont passé depuis la naissance du Sport Club Juventus. C'est l'heure du premier championnat d'Italie. Nous sommes en 1905. Au tour final, il ne reste que trois équipes ins­crites : la Juventus, le Genoa et la Milanese. C'est le football des pionniers, et la Juve comp­te aussi parmi ses joueurs un Allemand, Walty, et un Écossais, Diment. Les autres sont des étudiants universitaires, des assureurs, des em­ployés, des ouvriers, tous unis par la même passion pour ce sport qui commence à tou­cher différentes classes sociales. Ce sont des jeunes, joyeux et déterminés, qui achètent les ballons avec leurs économies et endurent des déplacements difficiles dans les trains de l'époque, payant de leur poche les billets de troisième classe. D'authentiques héros. La Ju­ve gagne deux fois contre la Milanese dans le tour final et fait match nul à deux reprises avec le Genoa, l'équipe à battre, déjà décorée plu­sieurs fois. Pour remettre le titre, on a recours, selon le règlement, à un critère importé d'An­gleterre, maîtresse du sport et surtout du foot­ball : le nombre de buts, qui récompense les bianconeri. La Stampa consacre quelques lignes à l'événement. Les noms des vainqueurs étaient : Barberis, Varetti, Merio, Forlano, Don­na, Walty, Goccione, Diment, Armano, Mazzia et Durante. Les joueurs de réserve ne man­quent pas : Collino, Colombo, Borel, Nay, Frey, Mazzonis, Longo, Servetto, Corbelli, les frères Aymone, Nizza et Bertinetti. Il reste peu de témoignages de ce football mais il est certain que la Juventus s'impose avec beaucoup de caractère ; son envie de vaincre surprend ses ad­versaires, et avec le temps, ce sera une des ca­ractéristiques qui la distingueront de ses ri­vales. Jusqu'à l'avènement de la famille Agnelli, en 1923, la Juventus connaît des crises répétées : les présidents se succèdent et, surtout, l'équipe a du mal à suivre le rythme de rivales redou­tables (outre la Genoa et les deux milanaises, apparaissent le Casale, l'Alessandria, la Pro Vercelli). Ce sont des années sombres, le risque de relégation est là, et de nombreux jeunes n'arrivent pas à concilier leurs intérêts entre sport et carrière. Pendant ce temps, le Torino, fondé par un groupe d'ex-Juventins, fait fureur et inflige une mémorable humiliation à la Juve (8-0) lors d'un des premiers derby. Lorsque, en 1913, l'équipe est reléguée, de nombreux dirigeants proposent carrément la dissolution du club. Mais la Fédération vient ai­der la Juve en l'intégrant dans le tournoi lom­bard qui n'a pas d'équipe, et lui permet de res­ter en série A. Mais le scudetto est encore loin. C'est le Casale qui le gagne avant que l'Italie n'entre en guerre. Au début de la décennie suivante, la Juve change tout : son siège, son ter­rain (corso Marsiglia), et surtout son prési­dent. En juillet 1923, Fiat, c'est-à-dire la famille Agnelli, entre en scène. Eduardo est un sportif et se laisse entraîner dans l'entreprise ; le foot­ball est désormais entré dans les mœurs du pays. L'équipe est renforcée avec l'arrivée de Combi, le gardien légendaire, Munerati, Monticone, Grabbi et Pastore. On décide d'engager un technicien professionnel, le Hongrois Karoly, et c'est lui qui fait prendre un tournant si­gnificatif au jeu : de l'individuel, on n'en veut plus, on parle maintenant de collectif. Pendant ce temps, la société part à la chasse des meilleurs talents et inaugure dans un certain sens le « Foot-Business », en arrachant un champion à la Pro Vercelli, le défenseur Ro­setta, pour 40 000 lires, plus un emploi de comptable, le logement et les repas à la charge de la Juve. Mais que représente la Juventus pour les Agnel­li ? Agnelli l'a expliqué plusieurs fois : « Ur plaisir auquel on ne peut renoncer, et avec les années, un engagement important ». Aucun autre club n'a derrière lui la même dynastie depuis autant de decenies. Depuis toujours, les Agnelli représentent la Juve, même si la gestion a été confiée à des managers de confiance comme Catella, Boniperti - qui est comme le définit le président de Fiat « sans au­cun doute, le plus grand Juventin de tous les temps » -, Montezemolo ou Giraudo. En 1926, c'est le deuxième scudetto avec les Agnelli, vingt et un ans après le premier. C'est une autre Juve, modelée par Karoly, renforcée par des éléments d'une grande valeur, comme le Hongrois Hirzer, décrit comme un blond à la rapidité impressionnante et au tir fulgurant, et surnommé « la gazelle ». Les finales du tournoi Nord contre Bologne sont incroyables : 2-2 chez les Émiliens avec une double remontée bianconera, 0-0 à Turin sous le soleil de la fin juillet. Il faut un troisième match fixé le 1er août à Milan pour les départager. Karoly voit les choses en noir, il s'égosille aux entraîne­ments et meurt subitement d'un infarctus la veille du match le plus important de la saison. L'équipe est très secouée par ce deuil et devant la famille de Karoly, elle écrase Bologne. C'est un pas vers la double finale contre l'Alba Roma, vainqueur du tournoi Centre-Sud. Étant donné la modestie de ses adversaires, la Juve se sent déjà championne : elle flanque onze buts (contre un) à l'Alba et conquiert la sympathie des supporters. C'est à ce moment-là que la re­vue Hurrà, née pour glorifier les succès de la Juve, peut lancer son leitmotiv : « la victoire ap­partient à celui qui est fort et qui a la foi ». Raimundo Orsi 1930 Une fois oublié le cas Allemandi - le défenseur de la Juve accusé d'avoir vendu le derby au To­rino - et la nouvelle formule du championnat à tournoi unique adoptée (la série A comprend vingt équipes, sans plus aucune division), la Ju­ve se prépare à cinq années de gloire, cinq victoires consécutives en championnat, de 1930 à 35 : un exploit égalisé par le Torino entre 1943 et 1949, puis jamais plus réussi par personne. exceptée par la Vieille Dame elle même avec serie en cours de 2011 à 2018. Aux côtés d'Edoardo Agnelli apparaît le baron Mazzonis, un des « pion­niers » qui avait gagné le premier scudetto. C'est lui qui suggérera les renforts, orientera les actions de la société et se posera comme point de repère. Il complète l'équipe avec l'ac­quisition de Caligaris ; c'est comme ça que la Juve se lie au trio Combi-Rosetta-Caligaris, dont l'entente avait enthousiasmé les obser­vateurs lors des Jeux Olympiques d'Amster­dam. Caligaris est le symbole de l'impétuosi­té et de la loyauté. Avec Rosetta, ils se com­plètent, pendant que Combi veille derrière eux. Après avoir essayé de renforcer l'équipe, la Juve mise sur l'Amérique du Sud où elle dé­couvre un grand nombre de joueurs d'origine italienne et qu'on peut donc, selon le règlement, inscrire sans problème. Ainsi arrivent Monti (champion olympique Argentin futur champion du monde avec la Squadra) an centre, Orsi l'attaquant, et Renato Cesarini le milieu of­fensif. Des champions qui sont à l'origine des exceptionnelles séries de victoires, auxquelles contribue également Vecchina, un jeune avant-centre déniché au Padova. L'offre d'engage­ment faite à Raimundo Orsi, un des étrangers qui ont fait l'histoire de la Juve, est colossale ; on lui propose huit mille lires par mois, une maison et une Fiat modèle 509. C'est un record et Orsi accepte sans hésitation. Les polémiques éclatent, mais en 1930, une Juve plus grande prend forme : Agnelli à la présidence, Mazzonis à l'organisation du club, Carcano à l'en­traînement. Ce dernier est un bon joueur qui se révèle également un technicien très préparé. C'est un passionné. En un clin d'œil il sent les grandes possibilités de l'équipe, à laquelle il donne un jeu pétillant : le spectacle est assuré. Le futur Avvocato Agnelli, en culottes courtes à côté de son grand-père, est toujours au stade de corso Marsiglia ; cette Juve-là est un exemple de grand football, mais aussi de style. Dans la société règne une atmosphère que tous qualifient de « très particulière » : les diri­geants soignent chaque détail, le reste est du ressort des joueurs, même de Cesarini, génial mais un peu dépravé, qui décide un beau jour d'ouvrir une boîte de nuit en plein centre ville. Ils l'appellent « Cè », c'est un meneur de jeu, mais loin du terrain, c'est un danger public, un personnage dont tous tombent amoureux, ses coéquipiers, les tifosi et les femmes. Le premier championnat de Carcano, le troisième pour la Juve, vient à maturité après un long bras de fer avec la Roma de Bernardini, qui deviendra par la suite un entraîneur à succès, et de Volk, avant-centre infaillible. L'équipe composée de Combi, Rosetta, Caligaris, Barale, Varglien, Rier, Munerati, Cesarini, Vecchina, Ferrari et Orsi est une véritable machine, puissante et équilibrée. Le deuxième championnat d'affilée est lié à l'arrivée de Monti et Bertolini, choisis pour renforcer la défense et le milieu de terrain. Ils sont à quatre points de Bologne, et c'est du­rant cette période que l'Italie se laisse éblouir par le charme de la Juventus. Sans raisons claires, de nombreuses villes fêtent la victoire des bianconeri ; c'est une passion sincère, partout, sauf dans le chef-lieu piémontais où la majorité des sympathies reviennent au Torino. En effet, dans les années de l'industrialisa­tion, la Juve symbolise l'équipe des patrons. Il est naturel que les ouvriers préfèrent le Toro (Torino). Juventus 1932 1933 Les premières compétitions internationales voient le jour, mais la Coupe d'Europe ne sou­rit pas à la Juve, qui est de toutes façons au pre­mier rang du championnat comme au cours des deux saisons précédentes, et qui a été renforcée par l'arrivée de Sernagiotto, un autre joueur d'origine italienne (avec un passeport brésilien) qui remplace un des noms les plus célèbres, Munerati. C'est un triomphe : huit points de plus que l'Ambrosiana-Inter, douze de plus que Bologne et Naples. Un grand bal au théâtre Regio scelle la victoire. La prime du scudetto, versée en plus de l'engagement, s'élève à dix mille lires. Durant le tournoi émerge le talent d'un des joueurs les plus brillants de toutes les époques, Felice Placido Borel. Découvert par le baron Mazzonis alors qu'il joue avec les très jeunes du Torino, fils du Borel qui a déjà gagné le premier championnat, il est prédesti­né. Son football, c'est de l'art, on le surnomme « Farfallino » (petit papillon ) à cause de la grâce de ses mouvements c'est un avant-centre élégant et très solide, presque parfait, d'après ce que racontent ceux qui l'ont vu jouer. La Juve semble n'avoir aucun rival ; en­richie par l'arrivée de Baldo Depetrini, elle conquiert son quatrième titre consécutif, mais elle a une idée fixe en tête, le mondial d'Italie et de l'Italie, en 1934. Vittorio Pozzo prépare avec un soin méticuleux ce rendez-vous, par­ticulièrement important pour le régime en pla­ce qui vit de propagande même à travers le sport. Pozzo, journaliste à La Stampa, est un observateur attentif du football et même quand l'équipe nationale joue, il parvient à conserver l'objectivité du critique. Mais, la veille de chaque rendez-vous de l'équipe nationale, il tient les journalistes à distance : la tranquillité avant tout. L'équipe d'Italie, construite sur un noyau juventino, affronte en finale la Tchéco­slovaquie. A sept minutes de la fin, ce sont les adversaires qui mènent. Orsi égalise, prolongations : c'est Schiavo le Bolognais qui décide de la partie. Le mondial appartient aussi à la Juve, et la popularité du football est désormais un fait acquis. Les cinq années de gloire de la Juve prennent fin en 1935. L'équipe est fatiguée, la moyenne d'âge élevée, et le mondial a de toute éviden­ce laissé des traces. Personne ne croit que les bianconeri puissent réitérer l'exploit pour la cinquième fois. C'est le championnat des contradictions : Carcano est remercié lors du match retour pour des raisons personnelles. Gola, le dirigeant-accompagnateur, lui succè­de. Nombre de champions les plus célèbres, de Cesarini à Orsi, sont proches des adieux, mais l'obstination de l'Ambrosiana-Inter maintien en vie le duel pour le titre. Finalement, c'est en core la Juve qui en vient à bout, régulière et constante, même si elle ne suscite pas une grande admiration. Par une coïncidence tragique, et non moins singulière, le cycle extra ordinaire des victoires prend fin l'été où Edoardo Agnelli, le président qui a voulu et mené cette Juve si victorieuse, meurt dans un accident d'avion. La fête programmée pour le scudetti à Villar Perosa, dans le fief de la famille, est annulée. Une phase transitoire débute, le scudet­to change de ville, mais la Juve conserve sa di­gnité ; elle possède toujours une défense efficace, même si elle n'a pas une attaque à la hauteur : on regrette inévitablement les fu­nambules du quinquennat. De grands joueurs comme Foni, Rava, Parola, Meazza (désor­mais en fin de carrière) ou l'Albanais Lustha ar rivent à la Juve, mais cela ne suffit pas pour vaincre. À Turin surgit la super équipe de Valentino Mazzola et on constate avec les deux derby de 1943, en pleine guerre, que le Toro (« Taureau », surnom de l'équipe turinoise) est plus fort, plus compact et plus solide. La domination du Torino s'annonce à laquelle la Juve est condamnée à assister, comme toutes les autres équipes. Ce Toro là n'a pa son pareil, mais une tragédie le brise dans un accident d'avion à Superga, le 4 mai 1949 Entre-temps, Giampiero Boniperti, un jeune homme plein de courage, à la technique très fine et d'une détermination hors du commun, apparaît à la Juve. Debut 50s L'Italie toute entière pleure le grand Torino. La fable prend fin et la Juve réapparaît. L'angois­se de reconquérir le scudetto, quinze ans après le dernier, pousse l'équipe à faire un tri parmi les meilleures propositions du marché et à se renouveler en profondeur sous la direction de Giovanni Agnelli, propulsé à la présidence à seulement vingt-six ans. C'est une Juve au top niveau et le début de l'aventure de Boniperti, amené dans l'équipe par un médecin, le docteur Voglino, qui a une vocation de dénicheur de ta­lents. Il remorque le jeune attaquant et lui fait passer des tests que Boniperti réussit sans au­cune difficulté. Mais la disparition de la gran­de équipe du Torino, qui incarne l'équipe na­tionale, modifie la réalité du championnat : la Juve, enrichie par des joueurs étrangers d'un ni­veau exceptionnel, comme les Danois John Hansen et Praest, ou l'Argentin Martino, un vir­tuose du ballon, dont le jeune Agnelli est com­plètement fou, gagne le championnat 1949-50 avec un jeu spectaculaire et un vrai déluge de buts. Cinq points d'avance sur le Milan de Gren, Nordhal et Liedholm, entre autres vain­queur à Turin avec un 7-1 (contre 0-1) gravé dans la mémoire du peuple bianconero. Malgré cette débâcle, qui reste la plus lourde de l'his­toire du club, la Juve l'emporte grâce aux buts de Hansen, Boniperti et Martino et avec l'habileté de ses défenseurs, dont le premier d'entre tous le mythique arrière central Parola. L'Anglais Carver est un entraîneur in­transigeant mais très préparé. On croit à un autre cycle gagnant de la Juve mais le départ de Martino, qui a la nostalgie de Buenos Aires, a des conséquences néfastes sur l'équipe malgré l'ardeur de son successeur, Karl Hansen. La troisième place en 1951, derrière les Milanais, ne satisfait personne. John Charles 1958 On prépare la revanche. Carver est destitué après une interview, sensationnelle à l'époque, au cours de laquelle il se plaint de ses diri­geants. Arrive le Hongrois Sarosi, et avec lui le neuvième scudetto : sept points de plus que le Milan, pour lequel les buts en rafale de Nordhal ne suffirent pas. Avec peu d'ajustements, la Juve revient au premier plan. Mais que cela puisse durer n'est qu'une illusion. Outre la va­leur des équipes concurrentes, on remarque une baisse de motivation des joueurs, et la malchance ajoutée à quelques épisodes hou­leux font le reste. Sarosi laisse tomber puis vient le tour de Olivieri, choisi pour ce qu'il a accompli avec l'Udinese qui est passée en deux saisons de la série C à la série A. En 1954, Giovanni Agnelli, qui est devenu vice-président de Fiat, quitte la Juventus. Débute alors une période décevante, au cours de la­quelle l'équipe, confiée à Puppo, chute en mi­lieu de tableau, très loin des meilleurs. Boni­perti est perplexe, il confie à ses amis qu'il est tenté d'arrêter, qu'il ne s'amuse plus et que la présence de Muccinelli et Preast ne suffit plus à former une équipe. Septième en 1955, la Ju­ve vit une de ses pires années en 1956. La première victoire est célébrée le huitième jour et l'équipe menace même de faire grève pour n'avoir pas reçu en temps voulu la prime convenue. A la fin, les bianconeri sont ali­gnés dans le classement au Genoa, au Torino, au Spai et à Vicenza. On craint la relégation en 1956-57 quand un autre Agnelli prend la bar­re, Umberto, le frère de Giovanni. Puppo est remplacé par Depetrini, qui obtient le salut. Mais il est clair que ce ne peut être là la dimension de la Juve. Umberto s'en remet à Boniperti et se lance dans la chasse aux grands champions. Printemps 1957. Umberto Agnelli mobilise les meilleurs éléments du groupe et convoque ses amis de confiance, dont Gigi Peronace, grand connaisseur du football anglais. C'est lui qui recommande un géant qui fait fureur à Leeds, John Charles, un Gallois de Swansea. D'Ar­gentine, Cesarini signale qu'en Enrique Omar Sivori se trouve l'homme de la providence : c'est un joueur fantastique de River Plate, petit mais génial, évoluant à gauche. Associer deux per­sonnes aussi différentes, tant du point de vue de leurs cultures que de leurs caractéristiques, peut paraître risqué. Brocic, le Slave qui parle français avec les Agnelli, est an poste d'entraîneur. In­terrogé après le désastreux match amical contre Bologne, où la Juve fut humiliée (6-1), Brocic se révèle d'une confiance désarmante : « Pas de problème, on va gagner le championnat ». La prophétie va se concrétiser huit mois plus tard, après vingt-trois victoires, cinq matches nuls et six défaites. La Fiorentina est deuxième, le Pa­dova est surprenant et finit troisième. Derrière les chiffres, une grande équipe : la force de Charles, rebaptisé « King John », un exemple de correc­tion, unie au talent de Sivori, « el Cabezón », le têtu, un athlète à fort tempérament, souvent contraint à payer pour son caractère si particu­lier. Sivori est un des joueurs les plus vénérés du public. Né d'un père originaire de Ligurie et d'une mère des Abruzzes, il est depuis sa plus tendre enfance un véritable phénomène ; le Real Madrid et l'Inter le tiennent à l'œil, mais à Ri­ver Plate il y a Cesarini, les histoires du vieux maître ainsi que l'engagement promis par la Juve. Aux côtés des deux champions, qui à eux seuls revitalisent l'équipe, s'impose Boniperti, qui devient le maître à jouer, l'inspira­teur de l'attaque. Mais les gens sont fous de Charles et Sivori, le dixième titre de cham­pionnat leur appartient. C'est un scudetto his­torique puisqu'il leur vaut la conquête de l'écus-son qui sera cousu sur leur maillot pour l'éter­nité. La Juve est la première équipe à être dé­corée de ce symbole. Omar Sivori On n'a même pas commencé à penser aux prochaines victoires que la Juve plonge dans une saison décevante. Sivori ne s'entend pas avec Brocic et l'équipe subit la plus cuisante humiliation européenne de son histoire, face au Wiener (0-7) et dit adieu à la Coupe des Cham­pions. Après la défaite contre le Milan AC (4-5), Brocic perd son poste d'entraîneur. La Ju­ve arrache à l'Inter la Coupe d'Italie, maigre consolation vu que le scudetto revient au Mi­lan AC qui voit émerger dans ses rangs le Bré­silien Altafini. Pour la ville de Turin, le cham­pionnat 1958-59 est celui des grandes amer­tumes : le Toro est relégué pour la première fois en série B. Mais il est clair qu'avec Charles et Sivori, la Juve peut se refaire. Cesarini dé­barque d'Argentine accompagné de Parola. C'est un jeu d'enfant : ensemble pour le on­zième scudetto, avec aussi la Coupe d'Italie. Sivori est le buteur premier au classement de­vant Charles. Ce sont des moments irrésis­tibles, d'une grande beauté et d'une terrible ef­ficacité. C'est la Juve de Sivori, qui aime fai­re et défaire à volonté. C'est la Juve qui re­nouvelle son titre de championne d'Italie en 1961, l'année de l'abandon de Boniperti qui, à trente-trois ans, sans attendre de décliner, se re-tire du football après avoir formulé un vœu qu'il n'a jamais dévoilé. En quinze saisons pas­sées à la Juve, son palmarès impressionnant : 444 matches, 178 buts en championnat, 5 scu­detti, 3 Coupes d'Italie. Mais ce fut surtout un joueur d'une grande fidélité et de grande bra­voure. Le scudetto de 1961 fut l'objet, avant comme après, d'interminables polémiques : en avril, au cours du match contre l'Inter, à 0-0, l'arbitre interrompt le jeu à cause d'une in­vasion pacifique des supporters de la Juve. La Ligue inflige les pénalités prévues dans ce cas de figure et considère le match perdu par la Juve sur tapis vert par 0-2 ; mais la Fédération, dont Umberto Agnelli est le président - tout en étant celui de la Juve - ordonne que le match soit rejoué. C'est la fin du monde. En juin, deux mois plus tard, avec les juventini déjà champions, l'Inter aligne l'équipe « junior » où joue Sandro Mazzola, le fils de Valentino. Le score final est de 9-1 avec six buts de Sivori, mais c'est une victoire sans gloire. Les accu­sations en tous genres pleuvent sur la Juve à cause des trop nombreuses protections dont el­le semble jouir. L'ère de l'extraordinaire Juve prend fin avec celle de Boniperti. Son leader perdu, l'équipe s'étiole sous le poids des années et des vic­toires : 1961-62 est l'année du championnat le plus décevant. Parola est promu entraîneur après un bref passage de Gren, l'ex-mi lieu of­fensif du Milan AC, qui s'est lui aussi heurté à Sivori. L'Argentin a le défaut d'être trop indi­viduel. Souvent intraitable, il se dispute avec tout le monde. La Juve termine douzième : résultat d'une gestion désastreuse ; Umberto Agnelli s'en va (de hautes fonctions l'attendent chez Fiat) et Vittore Catella, député libéral et grand supporter, est appelé à la présidence. Son premier travail est d'engager un technicien brésilien qui prêche un football basé sur le collectif : c'est Paulo Amaral, le préparateur athlétique de l'équipe nationale brésilienne qui a triomphé lors du mondial en 1958 en Suède et en 1962 au Chili. Avec Amaral, c'est la révolution au sein du groupe et de l'organi­sation : Charles, Mora et Burgnich sont rem­placés par Salvadore, Miranda et Del Sol. L'équipe fait du bon football, mais sa « zone » défensive lui coûte des points précieux. Sivori n'est pas satisfait et, en pleine lutte pour le titre, la Juve perd à Turin contre Catania (0-1) et laisse ainsi la voie libre à l'inter de Helenio Herrera. Pour le Milan AC c'est une saison splendide : les Milanais sont la première équipe italienne à soulever la Coupe des champions grâce au 2-1 infligé au Benfica à Wembley. 1963-64 : Bologne et l'Inter se disputent le titre du championnat ; c'est Bologne qui le rempor­te. La Juve flotte et après avoir remercié Amaral, dont la vision du football ne concorde pas avec celle des dirigeants et de leurs conseillers, el­le engage Monzeglio. Mais l'équipe n'est pas compétitive ; malgré l'intégration de joueurs comme Nenè et Menichelli, elle n'a que de rares coups d'éclat dans une grisaille désolante. Gio­vanni Agnelli la suit distraitement, mais il est fa­vorable à l'arrivée d'un technicien à la poigne de fer, Heriberto Herrera, un Paraguayen passionné de gymnastique et grand amateur de movimien­to à ne pas confondre avec Helenio Herrera. Il se heurte de suite à Sivori qui, à près de trente ans, n'entend pas se sacrifier pour quoi ou qui que ce soit. Aucune considération envers l'Argentin, ni même envers Combin, l'avant-centre acheté par l'Olympique Lyonnais, sur­nommé « la foudre » à cause de ses buts fulgu­rants. C'est une déception : à la Juve, Combin marque peu, l'équipe ne décolle pas, et l'Inter gagne le scudetto et le remportera à nouveau en 1966. Trop fort, comme en témoignent égale­ment les deux Coupes des champions rempor­tées dans la foulée. La Coupe d'Italie arrachée à l'Inter lors de la finale de l'Olimpico (1-0), avec un but de Menichelli, n'est qu'une mo­deste consolation pour la Juve. Pendant ce temps, Sivori est transféré au Napoli avec la bénédiction de Agnelli, et se venge avec un 2-1 bien mérité au grand dam de la Juve de Heriberto, qui déclare un jour aux journalistes : « Pour moi, Coramini vaut autant que Sivori ». C'est une offense pour le champion et cela signe la fin de son histoire avec la Juve. In­flexible sur le plan technique et disciplinaire, Heriberto constmit son équipe, illuminée par le jeu de Cinesinho, qui hérite du numéro dix de Si­vori. C'est une Juve qui ne plaît guère car elle semble soumise au pouvoir de l'Inter, néan­moins « HH2 », surnommé ainsi pour être dif­férencié de Helenio, ne se rend pas. Heriberto Herrera Premier juin 1967 : la Juventus est champion­ne d'Italie au terme d'une remontée incroyable. L'Inter qui a un point d'avance avant la dernière journée, tombe à Mantoue (0-1) sur une er­reur du gardien Sarti. La Juve, qui a déjà battu l'Inter à Turin (1-0), liquide la Lazio (2-1) et la condamne à la série B. « Le scudetto de la foi » est le titre de la une du Corriere dello Sport. C'est une équipe solide, spartiate, qui conteste le moindre faux-pas des arbitres. La solidarité entre les joueurs est un des secrets de ce scudetto inattendu. Au moment de remettre le prix, Agnelli ne peut retenir une de ses phrases les plus célèbres, adressée au prési­dent Catella : « Ils sont très forts, mais es­sayez de voir un peu si on ne pourrait pas amé­liorer cette équipe si sociale-démocrate ». Il veut une Juve qui gagne et qui divertisse, com­me celle des années cinquante, mais les fron­tières sont fermées et le marché semble bloqué. À part Cinesinho et Del Sol, Salvadore et Bercellino, Menichelli et Anzolin, l'élément le plus important n'est pas De Paoli, l'avant-centre mais Zigoni, un homme plein de fantaisie. Renouveler un scudetto aussi insolite est impossible : la Juve est écrasée au cours du derby 0-4. Le scudetto revient au Milan AC, la Juve est troisième, précédée par le Napoli. En compensation, elle fait route pour la pre­mière fois vers la Coupe des champions. Son parcours prend fin en demi-finale face au Benfica d'Eusebio, un des colosses de ces années là, battue 0-2 à Lisbonne et 0-1 à Turin. Cette défaite est pleine de dignité, mais les paroles d'Agnelli qui rêve d'une autre Juve revien­nent en mémoire, alors qu'un nom complète­ment nouveau apparaît dans le championnat : le Cagliari de Gigi Riva. Roberto Bettega L'été 1968 montre les premiers signes de la re­naissance imminente de la Juventus. Agnelli prépare un coup qui aura un grand effet d'un point de vue pratique et psychologique : il s'approprie Pietro Anastasi, une des « étoiles » naissantes du Calcio, l'avant-centre du futur, déjà promis à l'Inter par le Varese, c'est-à-di­re par Borghi à Moratti. Pas même un accord entre grands industriels ne peut résister à l'as­saut du groupe Fiat. Anastasi, après avoir mis trois buts aux bianconeri écrasés à Varese (0-5) et après avoir endossé en match amical le maillot noir et blanc, finit à la Juve, qui conso­lide ses ambitions en acquérant d'abord l'Al­lemand Haller puis Benetti, un joueur promet­teur. Anastasi devient le petit favori de mil­liers d'immigrés qui ont quitté le Sud de l'Ita­lie pour Turin. Troisième en 1968, la Juve finit cinquième en 1969. Le championnat 1969-70, qui a débuté avec l'entraîneur argentin Carniglia et s'est poursuivi avec Rabitti, réserve de grandes surprises : la Juve débute très mal, l'entraîneur ne cache jamais ce qu'il pense, énonce à haute voix les qualités et les défauts de ses joueurs, qui naturellement ne sont guè­re enchantés. De la Sampdoria arrivent le stoppeur Morini et Roberto Vieri le fantaisiste, Benetti s'en va. La Juve de Rabitti poursuit magnifiquement mais s'interrompt contre Cagliari en mars 1970 à Turin : avec 2-2, les Sardes restent aux commandes, lancés vers leur premier scudetto. La Juve termine troisième, distancée même par l'Inter. Il faut refaire l'équipe de toute urgence c'en est assez des champions peu fiables. C'est ainsi que les joueurs les plus représentatifs qui avaient été prêtés à d'autres clubs reviennent à la Juve et sont confiés à Armando Picchi, le défenseur de l'inter qui est en train de se bâtir un avenir d'entraîneur. Furino, Causio, Bettega, c'est la naissance de la Juve des années soixante-dix. Joueur confirmé, Cuccureddu est promu titulaire. La première saison de la nouvelle Juve, avec Boniperti en coulisses mais prêt à se hisser jus­qu'à la présidence, est riche en événements : le directeur général Allodi obtient de la Roma trois joyaux : Capello, Spinosi et Landini, ce qui entraîne un soulèvement des supporters romains. C'est une belle équipe, le travail de Picchi est efficace, mais l'expérience de Salvadore et de Haller ne compense pas les fré­quentes maladresses. On entrevoit pourtant dé­jà une nouvelle Juve destinée à vaincre. En 1971, elle se place quatrième, pendant que l'inter arrache au Milan AC un titre de cham­pionnat qui semblait déjà destiné aux Mila­nais. C'est la Juve yé-yé qui, lors du match contre les champions d'Italie (1-1), prouve que le changement n'est plus très loin. Picchi tombe malade et meurt en quelques mois ; le drame secoue l'équipe qui ne s'aperçoit de sa valeur que lors de la finale du championnat Nous sommes en 1971-72 : Boniperti est le nouveau président, Cestmir Vycpalek, qui après la guerre a joué avec la Juve, est catapulté di­rectement de l'équipe «junior » au poste d'en­traîneur. La Juve est l'équipe à battre : fraîche, vigoureuse, complète. Elle prend le large pen­dant que l'Inter décline et que le Milan AC de Rocco s'essouffle. Son parcours est si linéaire, avec des moments d'une incroyable beauté (à l'image du 4-1 infligé au Milan AC chez eux avec un but du talon de Bettega) que personne n'a de doute quant à l'issue du tournoi, qui va pourtant connaître de nouvelles agitations. Le Torino de Giagnoni est irréductible, mais un autre malheur s'abat sur la Juve alors en tête : la maladie pulmonaire de Bettega, qui impose la supériorité de l'équipe grâce à ses buts. L'abandon du champion, un coup très dur éga­lement pour la Nazionale qui ne se qualifie pas pour le championnat d'Europe de 1972, risque de compromettre le trophée juventin. Les matches retour ne sont qu'une suite d'éga­lisations conquises avec acharnement, alors que le Torino les suit de près et finit par les dé­passer. Alors que la finale promet d'être fé­brile, le fils de Vycpalek meurt dans la catas­trophe aérienne de Punta Raisi. La Juve lui dédiera son trophée. Après le macht nul concé­dé après un but contre son camp à Florence, le 2-0 contre le Vicenza marque la fin d'un cau­chemar. Pour Vycpalek, il y a un autre championnat dif­ficile : il faut défendre le scudetto et honorer la Coupe des champions. Un double enjeu que l'entraîneur affronte avec son habituel sourire, dédramatisant quand il le faut et affichant une confiance inébranlable en ses joueurs dès qu'il les sent hésitants. Une fois le quatorzième titre remporté et Carmignani remplacé par Zoff (car il n'était plus assez sûr), Boniperti en­gage Altafini, qui le lui rendra bien en mar­quant de nombreux buts aux moments les plus délicats. Altafini, qui a joué au Milan AC puis à Naples, affiche un enthousiasme contagieux et rêve d'ajouter d'autres victoires à son livre d'or personnel. C'est une Juve très sûre d'elle, qui ne commet presque aucune erreur en Cou­pe, qui se présente à la finale de Belgrade fa­ce à l'Ajax, seigneur incontesté du Vieux Continent. La longue retraite de Novi Sad, la peur de se tromper, quelques erreurs au niveau de la formation de l'équipe, tout mène à la défaite, signée par Rep après quelques mi­nutes de jeu. Terrible déception pour les cin­quante mille supporters juventins. Mais un autre titre de championnat est conquis de jus­tesse, comme c'est déjà arrivé à Heriberto en 1967. Cette fois-ci, le Milan AC est en tête avec 44 points, et la Juve et la Lazio sont jus­te derrière avec 43 points. Le calendrier spéci­fie que les trois équipes joueront à l'extérieur. Vycpalek est le seul à être tranquille : « Du cal­me, on va gagner », dit-il quelques semaines plus tôt lorsque l'avantage du Milan AC est le plus grand. Le 20 mai, quatre jours après avoir gagné la Coupe des Coupes (1-0 contre Leeds), le Milan AC, fatigué et déséquilibré, s'écroule à Vérone (5-3). Et la Juve ? Menée à la mi-temps par la Roma, elle égalise avec Altafini et s'impose à la 87e minute grâce à Cuccureddu. La Lazio s'écroule à Naples, le scudetto est ac­quis, source d'émotions inoubliables. Čestmír Vycpálek Désormais, la Coupe est une obsession et Boniperti a l'intention de combler cette lacune au plus vite, vu que le Milan AC et l'Inter en comptent chacun deux. Mais la Juve est éli­minée dès le début de la compétition par le Dy­namo de Dresde. Le championnat 1973-74 est en dents de scie : grands élans et grandes chutes. C'est la Lazio de Maestrelli et Chinaglia qui l'emporte. La physionomie du football est en train de changer lentement : l'Ajax et les Pays-Bas sont les nouveaux modèles, mais Boniperti ne se laisse pas séduire. Pensant dé­jà à la Coupe des champions, la victoire du sei­zième scudetto, qui s'est terminé par un duel serré contre le Napoli de Vinicio, ne fit pas trop de remous : le 6-2 du San Paolo et surtout le 2-1 du Torino furent décisifs. C'est une Juve aus­si puissante que celle de 1975 ; Parola, un autre vieil ami de Boniperti, est entraîneur. Sa spé­cialité est de soustraire à d'autres les scudetti qui semblent déjà gagnés. Mais au printemps 1976, la Juve est victime du même sort : elle a cinq longueurs d'avance sur le Torino de Radice, dont le jeu explosif et l'agressivité sont sous-évalués. Soudain, la Juve se bloque : elle perd à Cesena, capitule au cours du derby, perd à Milan, contre l'Inter. En outre, Anastasi se re­belle contre Parola, le public menace l'entraineur et la Juve est contrainte d'envoyer l'équi­pe à Villar Perosa pour les entraînements. Le Toro gagne 27 ans après la catastrophe aérien­ne de Superga, la Juve est deuxième. Boniperti n'a pas besoin de trop de conseils mais d'un bistouri. Parola éliminé, il convoque à Turin Giovanni Trapattoni, déjà en tracta­tions avec l'Atalanta. Déchargé du Milan AC, Trapattoni qui a débuté en équipe nationale en même temps que la dernière apparition de Bo­niperti suggère d'européaniser le milieu de terrain : Tardelli jouera là, et non plus comme défenseur. Benetti revient après son exil huit ans auparavant, Boninsegna va se placer aux côtés de Bettega. Capello, qui est en baisse, et Anastasia à qui on ne pardonne pas sa guerre contre Parola, sont cédés. C'est une Juve im­pitoyable, qui gagne beaucoup mais sans faire de football spectaculaire, animée par une fureur incroyable : elle ne cède que neuf des soixan­te points disponibles, ainsi, avec un quota de cinquante et un, elle établit un record ne pré­cédant que d'un point le Torino, à son tour protagoniste d'un magnifique championnat. Le long derby enflamme la ville, mais la Juve réalise finalement l'exploit international tant at­tendu. C'est la Coupe de l'UEFA, et elle a lieu quatre jours avant le dix-septième scudetto. La lutte contre l'Athletic Bilbao, éliminé de jus­tesse à Turin, est féroce : pas même le but de Bettega ne parvient à calmer l'ardeur des Basques, qui égalisent puis prennent l'avanta­ge. A 2-1, le cœur de Boniperti bat très fort, et il craint une fois de plus que le sort ne soit contre eux. Mais la Juve est une équipe d'acier tout comme Zoff : elle tient le coup et revient avec sa première coupe. Puis on la retrouve au stade Marassi de Gênes, 2-0, avec la Sampdoria condamnée à la relégation et le Torino à une bonne distance. Trapattoni est consacré tech­nicien de qualité et ses innovations suscitent de grands intérêts mais également un peu de ja­lousie. Ils disent qu'il est complètement soumis à Boniperti. Il répond avec sagesse : « Si je dois donner raison à un président, il vaut mieux qu'il ait joué au football... ». Trapattoni appréhende le deuxième scudetto (le dix-huitième en tout) avec une apparente souplesse. Une seule défaite, et le Torino juste derrière avec le Vicenza de Paolo Rossi, l'avant-centre dans lequel Boniperti n'a pas suffisam­ment cru. La Coupe des champions réserve son habituel lot d'amertume : en demi-finale, après le 1-0 infligé au FC Bruges de Happel, la Juve est battue lors des prolongations au cours du match retour. On accuse l'arbitre, les polé­miques et les regrets fusent. En finale, Liver­pool, vainqueur en 1977 à l'Olimpico contre le Borussia Moenchengladbach, bat les Belges. Les joueurs de l'équipe nationale de Bearzot, qui part sous les sifflets pour Mar del Plata en Argentine, proviennent en grande partie de la Juve. Là-bas, poussée par les Juventins et for­te des buts de Rossi, elle donne l'impression de pouvoir carrément remporter le titre, qui pour­tant ira à l'Argentine. L'Italie s'incline en de­mi-finale contre les Pays-Bas puis contre le Brésil pour le match de la 3e place. Zoff est démoli par la critique qui le tient pour respon­sable des buts inscrits par Haan et Nelinho. Ce mondial est également le terminus de la Juve, qui en se renouvelant commet des er­reurs d'évaluation. De plus, tous les succès précédents ont un prix. Et la note est très salée. Ainsi en 1979, Liedholm ramène le scudetto à Milan, et pour les Milanais, c'est l'écusson à coudre sur les maillots. Derrière eux se place le Perugia de Castagner, capable de triompher au Comunale, le stade de Turin, la quatrième journée : cet après-midi-là, Trapattoni com­prend que ce n'est pas une année propice. Quant à la Coupe, les Rangers éliminent la Juve 1-0 et 0-2. C'est une année de transition en attendant que les frontières soient à nouveau ouvertes ; l'équipe gagne quand même la Coupe d'Italie à Naples contre le Palermo (2-1) grâce à un but de Causio pendant les prolongations. L'issue du championnat 1979-80 est analogue, un cham­pionnat caractérisé par un très mauvais départ de la Juve qui va jusqu'à chuter en zone de re­légation après la défaite à Florence (1-2), la troisième consécutive. Trapattoni veut démissionner, mais la vieille garde le pousse à rester ; le retour est étincelant, mais l'inter de Berseilini est irrattrapable. Pour la Juve c'est la deuxième place... Trappatoni fin 70 Les années 80 sont les plus glorieuses de la Ju­ve moderne. Le retour des joueurs étrangers constitue une nouveauté. Après avoir examiné des dizaines de candidatures, Boniperti mise sur Liam Brady, un Irlandais d'Arsenal possédant un sens inné de la tactique et une technique éblouis­sante. Ce n'est pas une Juve parfaite, elle n'a de grand buteur, mais c'est une équipe que Tra­pattoni modèle à sa manière après des débuts tourmentés et deux défaites (0-1 contre Bo­logne, 1-2 lors du derby associé au cas Agnolin, à cause du nom de l'arbitre accusé par les bianconeri d'avoir proféré des paroles obs­cènes, en plus d'avoir commis deux erreurs déterminantes. Petit à petit, avec Brady à la barre, la Juve retrouve sa crédibilité et récupè­re des points elle égalise au Stadio Olimpico contre la Roma de Liedholm, qui rêve du scu­detto. Le duel, dans lequel s'insère égalemeni le Napoli de Marchesi, devient difficile, jusqu'à la scène mémorable qui se déroule à Turin le 1er mai 1981 : l'arbitre Bergamo annule le but de Turone à seize minutes de la fin. Les Romains protesteront toujours plusieurs mois après, mais le match nul permet à la Juve de rester en tête. Terminé ? Oui et non : deux autres vic­toires à Naples (1-0, Guidetti marque contre son camp) et contre la Fiorentina (1-0), rendent des millions de supporters heureux. Pour Brady, c'est le triomphe immédiat : ses huit buts pèsent lourd dans la lutte avec la Roma. Le vingtième scudetto donne droit à un double écusson, une exclusivité bianconera. Saison 1981-82 l'équipe est identique à la précédente, mais après sept matches joués, elle perd Bettega qui se brise un genou dans un choc avec le gardien d'Anderlecht, Munaron. Éliminée de la coupe ensor­celée, la Juve continue de traquer régulièrement la Fiorentina ; les deux matches se terminent sur le score de 0-0. Ce fut un football exem­plaire d'un point de vue tactique, mais pauvre en émotions car personne ne voulait prendre de risques. En attendant le mondial espagnol, la Juve et la Fiorentina se retrouvent à égalité lors de la dernière journée avec 44 points. L'hypothèse des barrages pour les départager semble réaliste ; la Fiorentina fait match nul (0-0) à Cagliari ; Graziani marque mais le but est annulé par l'arbitre Mattei. Match nul aus­si à Catanzaro, où Celestini commet une faute de main pour éviter un but assuré sur un tir de Fanna. Penalty. Le suspense est grand : Brady tire, et c'est une leçon de talent. Il feinte le gar­dien Zaninelli et marque (1-0). C'est son ca­deau d'adieu. Brady est plein d'amertume : « Je ne pouvais pas me tromper ». Il se retire la tête haute. Il y a quelque chose de noble et d'immortel dans ce tir magistral. C'est le pro­fessionnalisme indiscutable du milieu de terrain de l'Eire, humilié par la décision prise par Agnelli (au moins à l'origine) qui lui préfère Michel Platini, plus élégant et plus enclin à marquer des buts. Agnelli s'entiche du phé­noménal Platini, neveu d'Italiens (Agrate Conturbia, dans la province de Novarra, est le village du grand-père de Michel), lors du mat­ch amical France-Italie (2-0) au Parc des Princes. Mais son intégration à la Juventus est compliquée pour deux raisons. La première est le succès de la Nazionale de Bearzot en Es­pagne, grâce au bloc bianconero, de Zoff à Sciera, de Tardelli à Gentile, de Cabrini à Rossi, que Boniperti ramène entre-temps à Turin. La seconde est la méfiance tenace des Italiens envers les Français, considérés (à tort, bien sûr ) comme incapables de jouer un football de haut niveau. Comme si cela ne suffisait pas, Platini se plaint d'une douleur au pubis qui le tenaille pendant les six premiers mois, au cours desquels il songe même à quitter la Juve. Mais il est trop orgueilleux pour renoncer aussi vi­te et une fois les problèmes initiaux résolus, son rôle et sa position dans l'équipe éclaircis, Platini commence à enchanter le public. Il est un des rares à ne pas être sifflé lorsque la Juve joue à l'extérieur. Lui et Zoff, personne d'autre. Buts et passes à répétition, il est l'hom­me qui fait toujours la différence et ne fait qu'un avec son ami Boniek. En Coupe des champions, son talent éblouit chacun de ses ad­versaires ; la Juve gagne à Birmingham contre Aston Villa, détenteur du trophée, élimine le Widzew Lodzed, puis parvient en finale dix ans après Belgrade. Le championnat est dominé par la Roma de Falcao et Conti qui s'impose finalement et s'ache­mine à son tour vers ses débuts en Coupe des champions. Paolo Rossi, Liam Brady C'est une Juve inquiète, pleine de petits bobos et d'incertitudes avance vers la finale de la Coupe des champions. Platini est préoccupé. Trapattoni vient d'aller voir jouer l'équipe de Hambourg, qui affiche une forme splendide et pratique un pressing très précis. Personne ne sait si c'est Trapattoni qui transmet ses an­goisses à ses hommes, mais la nuit précédant le match à Athènes, personne ne dort. Surtout pas Platini. De mauvais présages accompa­gnent les champions d'Italie sortants ; après quelques échanges et une tête de Bettega arrêtée par le gardien Stein, les soixante mille Italiens présents dans le stade Olympique comprennent que ce n'est pas une bonne soirée. En effet, à la 9e minute, Magath tire du pied gauche : 1-0. C'était rattrapable si la Juve n'avait pas été victime d'une sorte de black-out total qui les toucha tous, de Platini, Boniek à Rossi (rem­placé en milieu de deuxième mi-temps pat Marocchino). C'est la défaite. Anéantie, la Juve offre aux Allemands cette coupe pour­suivie en vain. Trapattoni et Platini finissent sur le banc des accusés : pour Platini, ils exhument un des nombreux lieux communs affirmant qu'il serait un perdant. Ce sont des banalités dignes de ceux qui les prononcent, et un mois plus tard les premiers signes de revanche sont là : la Juve arrache la Coupe d'Italie à Vérone (0-2 ; 3-0), les deux buts décisifs sont signés Platini. C'est peu, comparé aux habitudes des légions bianconere, mais au moins cela redore-t-il l'image de Platini. Ils l'encensent, le surnomment le roi (en français dans le texte) ce qui ne lui plaît pas : « En France, les rois ont fini sous la guillotine », rappelle-t-il. Platini, toujours Platini. Le phénomène. Trois fois premier buteur, trois fois « Ballon d'or », de 1983 à 1985. Sa meilleure année, qualités et résultats confondus, il la réalise en 1984. Pour un perdant, il gagne tout : le scudetto (le vingt-et-unième de la Juve), la Coupe des coupes et le titre de champion d'Europe des nations avec la France, à laquelle il offre neuf buts au cours des cinq matches de la phase finale. Avec la Juve, dont il est désormais le champion le plus aimé, ses qualités s'expriment à travers les victoires, ponctuées de buts d'une facture éblouissante. Ses prestations donnent matière à une encyclopédie du football et sa populari­té s'étend. Mais il ne rêve que de la Coupe des champions : « Au fond, c'est pour ça qu'ils m'ont voulu », répète-t-il. La Juve du cham­pionnat 1984-85 est trop distraite pour lutter : le Vérone de Bagnoli s'échappe ainsi que la jeune équipe de la Sampdoria, sans oublier le Torino de Radice et l'Inter de Castagner. Vé­rone part le premier à toute allure, alors que la Juve n'est que sixième et sera exclue de l'Eu­rope si elle ne gagne pas la Coupe des cham­pions. Les derniers matches sont navrants ; la Juve clôt le championnat au Stadio Olimpico contre la Lazio, déjà reléguée, par un match nul (3-3) et une crise de nerf de Trapattoni. C'est clair : l'avenir dépend de la finale de la Coupe des champions, que la Juve a atteint avec une grande désinvolture. La finale contre Liver­pool est prévue le 29 mai à Bruxelles. Les me­sures de sécurité adoptées par la police belge sont ridicules, le Heysel est inadapté et les ju­ventini sont sauvagement attaqués par les hooligans à l'intérieur du stade. Un des murs d'en­ceinte s'écroule. C'est une tragédie : trente-neuf morts. L'UEFA veut que la rencontre ait lieu, les équipes dont indécises. Tacconi, l'héritier de Zoff, arrête tout : la Juve l'emporte sur Liver­pool avec un penalty sifflé par l'arbitre. Plati­ni transforme, mais le retour à Turin ne se fait pas dans la joie : cette coupe conquise en plein deuil de nombreuses familles ne plaît à per­sonne, encore moins à Platini. Michel Platini Boniperti renouvelle la Juve : Tardelli, Rossi et Boniek sont remplacés par Manfredonia, Se­rena et Laudrup, un Danois introverti aux nom­breuses qualités, qui vient de vivre des événe­ments orageux avec la Lazio. La Juve est plei­ne de vitalité et d'enthousiasme et gagne ses huit premiers matches, hypothéquant le scu­detto. Mais, tandis que Platini est toujours troublé, la Roma d'Eriksson se rapproche dangereusement, entraînée par Boniek qui écu­me de rage chaque fois que quelqu'un pro­nonce le nom de son ancienne équipe. A deux matches de la fin du Calcio, la Roma est à égalité avec la Juve avec quarante et un points. L'incroyable chute des Romains contre Lecce à Rome (2-3) permet aux bianconeri, vain­queurs du Milan AC (1-0), de sauver ce titre -le vingt-deuxième et d'éviter de nombreuses critiques. Trapattoni, après une sublime dé­cennie, part à l'inter. Platini reste, mais après le mondial du Mexique il est vidé. Sa dernière saison turinoise est un calvaire, et l'incite à arrêter. Le 17 mai 1987. par un dimanche pluvieux et plein de larmes, il fait ses adieux : 3-2 contre Brescia, au revoir et merci. Il est impossible de remplacer un champion comme lui et de grandes déceptions sont à venir. La Juve ne peut faire mieux que deuxième derrière le Napoli de Maradona. Puis c'est la longue éclipse, avec le turnover forcé des étrangers comme Rush, Rui Barros et Zavarov, la sixième place en 88, la quatrième en 89, la troisième en 90, mais avec en plus une victoire en Coupe UEFA (la deuxième) et en Coupe d'Italie (la huitième). Des victoires dues à la ténacité de Dino Zoff, appelé pour succéder à Marchesi.... Dix-neuf ans après son élection, Boniperti dé­missionne en février 90. Agnelli souhaite em­baucher Luca Corderò di Montezemolo pour reconstruire la Juve sur le modèle du Milan AC victorieux, de Berlusconi. Montezemolo n'a pas de chance. L'entraîneur présélectionné ne cor­respond pas aux attentes ; il s'agit de Gigi Maifredi, un peu trop anticonformiste pour piloter une telle équipe « hors pair ». Les acquisitions sont nombreuses et importantes, comme Ro­berto Baggio, Haessler, Corini, Bonetti ou même De Marchi et Luppi, mais elles ne forment pas une équipe. Après quelques matches d'une beau­té indéniable, la Juve s'écroule lors des matches retour. Finalement, au bout de vingt-huit sai­sons, elle se retrouve tenue à l'écart des coupes avec des dommages évidents sur le plan finan­cier. C'est alors qu'Agnelli intervient : il rappelle d'urgence Boniperti et Trapattoni dans l'espoir qu'ils parviennent à réitérer les exploits du pas­sé. Mais les temps ont changé : on achète VialIi le joueur le plus payé dans l'histoire du club, 16 milliards nets pour lui (environ 45 mil­lions de francs) pendant 4 saisons, primes ex­clues et 30 milliards de lires à la Sampdoria (environ 85 millions de francs), les joueurs étrangers sont achetés même quand ils sont clai­rement incompatibles (comme Moeller et Platt). Le retour de Trapattoni après sa victoire du scu­detto et de la Coupe UEFA avec l'Inter ne suf­fit pas : la Juve est deuxième en 92 et 94, qua­trième en 93. Elle ajoute à son « palmarès » une autre Coupe UEFA, mais ce n'est pas assez. Entre-temps, Umberto Agnelli réclame et obtient la gestion de la société, avec pour objectif d'as­sainir le bilan et de monter une équipe gagnan­te. Le second des Agnelli confíe le mandat à un manager dont il est sûr, Antonio Giraudo, qui, dans sa jeunesse, était un supporter assidu du To­rino. En quelques semaines, la Juve, qui mise sur Marcello Lippi pour l'entraînement, subit de grands changements. Le style décidé des nou­veaux dirigeants s'impose, parmi lesquels se trouve aussi Bettega, nommé vice-président. Roberto Baggio, Vialli et Lippi L'apprentissage de Lippi dure deux mois. La Juve boite, Vialli est en crise le remède est dans le lancement d'une équipe agressive, qui se dépense beaucoup d'un point de vue athlé­tique (et c'est normal car elle possède deux attaquants imposants, Ravanelli et Vialli, jus­tement) et risque beaucoup en défense. C'est un nouveau football pour Turin ; la règle des trois points pour chaque victoire est un stimulant en plus, et la Juve commence à gagner jusqu'au jour où elle dépasse Parme qui a la première place. « Les gars, des occasions comme celle-là il n'y en aura pas deux » : c'est ainsi que Vialli bat le rappel de ses coéquipiers. Le Mi­lan AC est en retard, la Juve désormais croit en elle et les petites retouches apportées par Lip­pi sont bien choisies : Ferrara donne de l'as­surance à la défense, Paulo Sousa (puis Des­champs) est le maître de jeu, alors que Dino Baggio et Moeller ne sont plus là. C'est une Ju­ve famélique, qui part à la chasse de chaque trophée : elle prend possession du scudetto (le vingt-troisième, après neuf ans d'attente), gagne la Coupe d'Italie en écrasant Parme, à qui pourtant elle laisse la Coupe UEFA (avec des scores de 0-1 et 1-1) qui fut décisive grâce aux deux prouesses de Dino Baggio, qui se venge de son transfert. C'est un duel infini qui se prolonge entre Parme et la Juve jusqu'au moment d'assigner la Supercoupe de la Ligue : elle revient à la Juve grâce à une grande per­formance de Vialli. C'est la seule coupe qui manque au siège. Les trois années de Lippi sont constellées de grands défis, au cours des­quels la Juve démontre, comme toutes les grandes équipes qui l'ont précédée, qu'elle pos­sède les atouts fondamentaux pour vaincre : un caractère insoumis, des qualités techniques, un jeu organisé, une capacité de réaction à chaque adversité. C'est une équipe de course, de poursuite, qui donne tout ce qu'elle a. La plus grande victoire de Lippi est indénia­blement la Ligue des champions de 96, qui s'est faite sans Roberto Baggio, cédé au Milan AC qui réapparaît, alors que les bianconeri avouent ne penser qu'à la finale de l'Olimpico de Rome. Le 22 mai, après avoir éliminé non sans peine le Real Madrid et Nantes, la Juve rencontre l'Ajax. Vingt-trois ans se sont écou­lés depuis Belgrade, les Hollandais sont trop confiants alors que la Juve est plus humble, plus concentrée, plus agressive. Ravanelli marque, Litmanen égalise, puis Vialli et Del Piero manquent quelques balles de but. A la fin des prolongations le score de 1-1 reste in­changé ; pour les tirs au but, les juventini, plus toniques, ne commettent aucune erreur, contrairement à Scholten et au futur Milanais Davids. Ferrara, Pessotto, Padovano et Jugovic sont infaillibles : le score final, 5-3, est inou­bliable. Les supporters sont heureux mais la fê­te qui suit la victoire n'efface pas la tragédie du Heysel. A la Juve, le renouvellement de l'équi­pe est un moyen de se sentir jeune : donc So-sa, Vialli, Carrera, Vierchowod et Ravanelli sont remplacés par Zidane, Boksic, Vieri, Mon­terò, Amoruso et Iuliano. L'équipe change de peau mais ne perd pas son vernis : elle com­pense chaque petit incident par un dévoue­ment total, n'a pas de buteur (Vieri, Del Piero et Padovano marquent à eux trois 24 buts), profite de la meilleure saison de Peruzzi, bon­dit au sommet du classement après avoir conquis à Tokyo contre le River Plate la Cou­pe Intercontinentale (la deuxième, onze ans après celle de Platini) et n'arrête plus. Elle ob­tient la Supercoupe d'Europe (la deuxième) et, largement en tête, fête le scudetto avec un match d'avance (1-1 à Bergame) après avoir ré­sisté au dernier assaut de Parme. Elle arrive un peu fatiguée à la finale de Munich contre le Borussia Dortmund pour la finale de la Ligue des champions 97 et s'incline 3-1. La défaite ne provoque pas de drames et la Juve persiste dans sa stratégie : elle vend Vieri (à l'Atletico Madrid pour 34 milliards de lires) et le rem­place par Inzaghi. Après avoir choisi les jeunes les plus forts du Calcio, de Birindelli à Pecchia, elle mise sur le retour de Fonseca. Jugovic et Boksic sont cédés à la Lazio. Le changement semble défavorable et effectivement le début de saison n'est pas particulièrement exaltant. Les bianconeri peinent en Ligue des champions, où ils ne se qualifient que grâce aux repêchages, et ont du mal dans le championnat dominé par la star Ronaldo qui guide l'Inter en tête de clas­sement. Del Piero Mais la Juve prend des mesures urgentes. Comme le Milan AC veut se libérer du Hol­landais Edgard Davids, elle profite de l'occa­sion pour consolider son milieu de terrain et faire en sorte que son équipe soit plus forte mê­me moralement. En Ligue des champions, elle dépasse le Dy­namo de Kiev, puis Monaco, et se présente pour la quatrième année consécutive à une fi­nale européenne : un record pour l'Italie. Pen­dant ce temps, l'Inter cède la première place ; la Juve s'envole vers son 25e titre de cham­pionnat. Les bianconeri défendent la premiè­re place face à l'Inter et à la Lazio et arrivent à la rencontre directe avec l'Inter en tête de classement. Critiques violentes et polémiques font écho au but de Del Piero qui leur vaut le titre. Lippi veut aussi la Ligue des champions, mais à Amsterdam survient le mercredi 20 mai un événement inédit : la Juve est la pre­mière équipe dans l'histoire de la coupe la plus prestigieuse à perdre deux finales consé­cutives. Le but de Mijatovic à la 67e minute pour le Real Madrid est décisif. L'Italie non-juventine répand sa joie dans les rues, mais la légende de la Juve ne s'arrête pas là. Bien au contraire. Même si, à dire vrai, le championnat suivant devra être considéré com­me une saison de transition. D'autres équipes se sont renforcées sur le marché et se présen­tent sur la ligne de départ avec un potentiel plus élevé qu'avant. Parmi elles, on compte la La­zio, le Milan AC et l'Inter. L'équipe bianconera vivra une année étrange : pour Zidane, le héros du Mondial 98, il s'agira d'une période où il sera certes toujours le symbole de l'équipe, mais quand même un peu dérouté par ce mondial exal­tant. Dès le mois d'août on comprend que la saison s'annonce délicate. Le 29, à Turin, a lieu la finale de la Supercoupe d'Italie. La Lazio, qui a gagné la Coupe d'Italie, arrive au Stadio delle Alpi. C'est un match incroyable : la Lazio prend l'avantage à la 38e minute par un but de Nedved ; Del Piero égalise à la 90e minute sur penalty. Puis l'incroyable se produit et la Lazio gagne la coupe grâce à un but de Conceicao marqué à la 93e minute, juste avant que l'arbitre ne siffle la fin de la rencontre. Les nouvelles re­crues arrivent : ce sont les défenseurs Igor Tudor, Zoran Mirkovic et le milieu de terrain Jocelyn Blanchard. Torricelli, rempart défensif des der­nières saisons, est transféré à la Fiorentina. On pense que ça peut suffire ; après tout, même si elle a perdu deux finales, il s'agit toujours de l'équipe championne d'Italie en titre. Le cham­pionnat qui avait très bien commencé (avec des victoires contre Pérouse, 4 à 3 et 1 à 0 contre Cagliari) connaît des hauts et des bas. Les chan­gements en cours ne suffisent pas : Esnaider puis, dans un second temps, Kovacevic arri­vent du championnat espagnol. A cheval sur ces deux arrivées se greffe celle de Henry, avant-centre des champions du monde. Puis peu avant la moitié des matches retour, Lippi démission­ne (les mauvaises langues insinueront qu'il de­vait commencer à étudier le style... « interiste »). Carlo Ancelotti, assez controversé, le remplace: ses erreurs commises sous les couleurs de la Roma et du Milan AC pèsent dans les esprits des tifosi. Mais il suffit de quelques matches pour calmer les contestataires les plus viru­lents. Certes, ils n'aimeront jamais le technicien, mais au moins la situation sera-t-elle plus cal­me. L'équipe atteint la sixième place, exclue des coupes européennes, dans un champion­nat qui a vu de justesse la victoire finale du Mi­lan AC contre la Lazio et qui, surtout, n'a jamais vu l'équipe bianconera dans les hautes sphères du classement. Mais elle revient pourtant par la porte de service grâce à l'innovation de l'Intertoto. A la fin du tournoi, Deschamps s'en va (attiré par les Livres de Chelsea) ainsi que Di Livio (Fiorentina). Henry part à Arsenal, après avoir disputé une saison bien peu exaltante. Peruzzi salue également son équipe pour suivre Lippi à Milan. Donc on recommence : on est à la veille de la saison 1999/2000. Les arrivées sont le Hol­landais Van der Sar dans les buts, le Nigérien Oliseh, Zambrotta (ex-Bari) et Bachini. La saison débute plus tôt que d'habitude, Coupe Intertoto oblige. L'UEFA est atteinte facilement mais le début du championnat est équilibré : victoire à Cagliari, défaite à Lecce. La Juve semble refaire le même parcours que lors du tournoi précédent. Pourtant ce n'est pas le cas et l'équipe renaît de sa défaite en terre des Pouilles. La Juventus poursuit son chemin dans la compétition européenne mais, surtout, elle entreprend un tête à tête fascinant contre la Lazio en championnat. L'équipe bianconera est championne d'hiver. Ancelotti « tourne » à 36 points, tout comme Lippi l'année de ses débuts avec la Juve. Van der Sar, froidement accueilli à Turin, se révèle un des piliers de l'équipe : il n'encaisse que 7 buts et est le gardien le moins « perforé » des matches aller. Au classement, ils ont 12 points de plus que l'année précédente. Pour l'instant, ils ne sont que champions d'hi­ver. Mais quand on sait que sur 67 champion­nats disputés, l'équipe qui a gagné le titre d'hi­ver a gagné 45 fois le championnat, on ne peut avoir de meilleure motivation pour la conquê­te du premier scudetto de l'an 2000. Zidane, Di Livio Désormais, le championnat se présente sans obstacles pour l'équipe juventine, malgré l'é­galisation réalisée in extremis par l'équipe de Parme. Zidane et Davids entraînent leur équi­pe qui poursuit son chemin vers le triomphe, bien que sur les neuf buts inscrits par Del Piero, un seul d'entre eux soit un tir d'action. Le résultat (3-1) contre Milan au stade délie Alpi écarte les champions en titre de la course au scudetto. Ainsi, le score (2-1) contre l'Inter au stade Meazza (avec deux buts du nouvel homme du championnat, Kovacevic) élimine l'Inter de son ex-entraîneur Lippi, de la liste des prétendants au titre. Les jeux semblent faits ; la Juventus est parvenue à accumuler 9 points d'avance face à l'équipe concurrente, la Lazio. Le scudetto est désormais à portée de main. Et voilà que se produit l'irréparable. Les joueurs de la Juventus sont saisis par le syndrome le plus classique qui atteint les sportifs, à savoir la peur de gagner. C'est le début de la débâcle qui, plus encore qu'inattendue, est éclatante. Après la défaite à domicile contre la Lazio (0-1), l'é­quipe semble à bout de souffle, elle perd con­tre Vérone, à trois jours de la journée décisive, sur deux buts de Cammarata. A180 minutes de la fin du championnat, la Juventus a encore deux points d'avance sur l'équipe des Bleus et blancs, et gagne contre l'équipe de Parme (1-0) sur un but de Del Piero qui a enfin re­trouvé son brio. L'équipe s'apprête à disputer le dernier match du championnat au stade Curi de Pérouse, contre le Perugia, l'équipe de Mazzone, entraîneur connu pour sa pugna­cité. Dernière journée : après une semaine de con­testations qui agitent les bancs des Bleus et blancs en raison de l'annulation d'un but de l'équipe de Parme face à la Juventus, les joueurs s'apprêtent à disputer les 90 minutes décisives. La Lazio a sûrement une tâche moins ardue : bien qu'elle ait deux points de retard, elle doit en effet affronter la Reggina, l'équipe de Reggio Calabria, qui a déjà rempli son con­trat en parvenant à se maintenir en série A. Les deux matches débutent simultanément à plus d'une centaine de kilomètres de distance. Mais au cours du match qui oppose la Juventus au Perugia, un violent orage s'abat sur la pelou­se de Pérouse. L'arbitre Collina interrompt le match. Les joueurs regagnent les vestiaires pour une interruption d'une heure. A Rome, le match de la Lazio s'achève au bénéfice des Blancs et bleus (3-0), alors que l'arbitre siffle la reprise à Pérouse. Le terrain est lourd, perforé en raison des trous pratiqués dans le sol pour que l'eau s'écoule plus rapidement. Cinq mi­nutes plus tard, le Perugia porte un coup déci­sif : Calori marque pour les « griffons », sur­nom de l'équipe de Pérouse, et malgré les as­sauts à couteaux tirés qui rythment la seconde partie de la rencontre, le résultat n'évoluera pas : au final, la Lazio compte 72 points, la Juventus, 71. Cela paraît absurde, mais c'est ain­si. Avec soixante et onze points en poche, et surtout après un championnat exaltant, les Juventins perdent de peu le scudetto. Après une absence de deux saisons et demie, Lippi revient au club en 2001, après le remplacement de Carlo Ancelotti. Deux autres titres Scudetto pendant les saisons 2001-2002 et 2002-2003. À la fin de la saison suivante, Lippi a été nommé entraîneur de l'équipe nationale d'Italie, mettant ainsi définitivement fin à sa fructueuse collaboration à l'histoire de la Juventus. Fabio Capello a été nommé entraîneur de la Juventus en 2004 et a mené le club à deux autres titres consécutifs en Serie A. À la fin de l'année 2005, la Vieille Dame réalise la performance d'avoir 9 de ses joueurs nommés pour le titre du Ballon d'or 2005 parmi lesquels Buffon, Camoranesi, Cannavaro, Emerson, Ibrahimović, Nedvěd, Thuram, Vieira et Trezeguet, trophée finalement remporté par le brésilien du Barça Ronaldinho. Lors de la saison 2005-2006, la Juve inscrit un nouveau record en Serie A en remportant ses neuf premiers matchs d'ouverture. Lippi En mai 2006, la Juventus est devenue l’un des cinq clubs liés au scandale du football italien de 2006 qui abouti à la relégation du club en Serie B pour la première fois de son histoire. Le club a également été dépouillé des deux titres remportés sous Capello en 2005 et 2006. Luciano Moggi est devenu administrateur et directeur général de la Juventus en 1994 (la position la plus puissante dans le club italien après le président), aux côtés du directeur général et du patron de la FIAT, Antonio Giraudo, et de l’ancien joueur Roberto Bettega. Ensemble, ils sont devenus la triade - un terme sinistre qui n’a pas été conçu comme un compliment. Au cours des douze années suivantes, la triade a mené la Juventus à une série de succès en accord avec son histoire glorieuse, notamment sept championnats italiens et un trophée de la Champions League. Leur domination était telle qu'ils ont mené la Serie A pour un record de 76 matches consécutifs. En mars 2006, le conseil d'administration de la Juventus a félicité la triade pour avoir «façonné un modèle de gestion sobre et surtout gagnant». La Stampa (contrôlée par FIAT) a conclu que «dans une ère de catastrophe financière, la triade est un modèle de vertu». Moins de six semaines plus tard, la triade avait démissionné en disgrâce, ainsi que l’ensemble du conseil de la Juventus. Le scandale a porté sur le directeur sportif du club, et bon nombre des épithètes utilisées pour décrire ce qui s'est passé ont utilisé son nom: Moggiopoli, Moggigate, Il sistema Moggi. Bientôt, un système de corruption sordide devait être révélé, construit sur «une coupole de pouvoir marquée par des alliances entre les dirigeants de certains grands clubs, agents et arbitres», comme le disent les juges d'instruction napolitains. A la tête de ce parti se trouvait Moggi, qui avait atteint une position de domination absolue et de contrôle de tout le système du football professionnel grâce au chantage, à la violence psychologique et surtout aux cohabitations de toutes sortes. Selon La Gazzetta dello Sport, Moggiopoli a fonctionné ainsi: le championnat a été contrôlé pas à pas, du marché des transferts au but refusé à la dernière minute, des compensations manquées aux cartons rouges donnés ou non selon le niveau de protection chaque joueur a apprécié. Capello et Moggi Le 5 mai, quatre arbitres ont été suspendus. Le lendemain, Luciano Moggi et son fils Alessandro ont été informés qu’ils faisaient l’objet d’une enquête dans le cadre d’une enquête pénale pour la saison 2004-2005. Ils ont été rejoints par neuf arbitres, onze juges de lignes et vingt-et-un autres, la plupart d'entre eux des administrateurs de football de toutes sortes. On soupçonnait que plus de vingt jeux avaient été «ajustés». Franco Carraro, président de la Fédération de football, a démissionné le 8 mai. Deux jours plus tard, Innocenzo Mazzini, son vice-président, a également été suivi de Tullio Lanese, président de l’association des arbitres. Aldo Biscardi, présentateur du forum de discussion processo del lunedl, avait été contraint de démissionner après que Moggi eut l'impression que même les ralentis avaient été contrôlés. Malgré les révélations, lorsque la Juventus a décroché son vingt-neuvième championnat le 14 mai 2006, tout était en place pour les célébrations habituelles: le bus à toit ouvert a été réservé et son itinéraire à travers la ville a été tracé. Des milliers de fans ont fait le voyage jusqu'à Ban pour encourager leur équipe. Dans le stade, tout s'est passé comme prévu. La Juventus a gagné facilement, des bouchons de champagne ont sauté dans le vestiaire et les joueurs ont jeté leurs chemises dans la foule. Le titre de La Gazzetta dello Sport était pourtant inhabituel: «Ils jouent, en quelque sorte, ça a couru, et le lendemain était tout aussi étrange:" La Juve remporte son vingt-neuvième titre ... ou pas? " Sur la Piazza San Carlo à Turin, seuls quelques jeunes fans naïfs se sont réunis pour célébrer. La ville était étrangement calme. Aucun klaxon n'a été klaxonné, peu de drapeaux ont été agités et le bus à toit ouvert a été annulé. Ce même jour, un Moggi en pleurs a déclaré à la presse qu'il quittait le monde du football. Il était devenu évident que les clubs du vingt-neuvième millénaire, et peut-être même leur vingt-huitième (de la saison précédente), pourraient être enlevés. Les célébrations étaient un rituel macabre. Beaucoup de Juventini gardaient la tête baissée. La republication d'un article prémonitoire sur Moggi dans les années 1990 par le célèbre supporter de la Juve Beniamino Placido, qui avait écrit à l'époque que «les fans de la Juventus essaieraient de se froncer les sourcils mais ressentiraient une honte sans fin».... Le tribunal requerra une relégation en Serie C (troisième division) ainsi qu'une pénalité de 6 points, puis sera finalement rétrogradée en Serie B avec une pénalité de 17 points puis, finalement, de 9 points. Ses titres de champion des saisons 2004-05 et 2005-06 seront annulés, et le titre de la saison sera finalement attribué à l'Inter de Milan . La suite de l'enquête sur Calciopoli montre plusieurs appels de Massimo Moratti, l'ancien dirigeant interiste Giacinto Facchetti, d'Adriano Galliani et d'autres dirigeants italiens à des arbitres et membres de la fédération italienne. À la suite du départ de nombreux joueurs, notamment Gianluca Zambrotta qui fut révélé par la Juventus, Fabio Cannavaro, à qui la Juventus avait donné une chance de relancer sa carrière à la suite de son expérience désastreuse à l'Inter, Patrick Vieira, Lilian Thuram et Zlatan Ibrahimović, Deschamps donne une chance à des joueurs tels que Claudio Marchisio et Sebastian Giovinco qui représentent l'avenir de l'équipe mais aussi la qualité de son centre de formation. Le 19 mai 2007, en l'emportant sur le terrain de l'Arezzo (5 à 1), la Juventus remontera en Serie A et terminera championne de Serie B un an après les révélations qui déclenchèrent le scandale du Calciopoli. Le 26 mai Didier Deschamps démissionnera du poste d'entraîneur de la Juventus et sera remplacé le 4 juin par Claudio Ranieri. Buffon Le 25 août 2007, pour son grand retour en Serie A, la Juventus écrase Livourne sur le score de 5-1 (triplé de David Trezeguet, doublé de Vincenzo Iaquinta). Lors du championnat 2007-2008, l'équipe se battra avec les meilleurs. De nouveaux talents écloront comme Antonio Nocerino ou Raffaele Palladino. Les anciens sont restés et une grande équipe est alors construite, capable de battre l'Inter de Milan, l'AC Milan ou l'AS Roma. Alessandro Del Piero, emblème du club, devient le joueur ayant disputé le plus de matches avec la Juventus. La saison 2007-2008 voit la Juventus revenir définitivement vers le podium. David Trezeguet, manifestement très efficace, devient le plus grand buteur français de l'histoire de la Serie A, passant devant Michel Platini. Pavel Nedvěd reste un terrible milieu offensif, et Del Piero, 34 ans, est au sommet de sa forme. Del Piero et Trezeguet, 21 et 20 buts, sont les deux meilleurs buteurs de Serie A. La Juventus finit troisième du Championnat, derrière l'Inter et l'AS Roma, elle se qualifie donc pour le 3e tour préliminaire de la Ligue des champions. Durant le mercato estival, la Juventus montre son envie d'être compétitive : elle est très active sur le marché des transferts et renforce son effectif en vue de la Ligue des Champions. En plus de l'attaquant Amauri, du défenseur Mellberg et du rugueux milieu de terrain Poulsen, la Juve compte également faire confiance à ses jeunes joueurs et plus particulièrement Marchisio, Giovinco, ou encore De Ceglie. Ceux-ci auront tous un rôle important à jouer lors de la nouvelle saison. Tout comme le Suédois Albin Ekdal. Lors de leur retour en Ligue des Champions après deux ans d'absence, la Juventus montrera des difficultés à battre le Zénith Saint-Pétersbourg, mais finira par gagner ce match grâce à un coup franc botté par le capitaine Alessandro Del Piero qui, une fois de plus, montrera son importance pour l'équipe. Elle battra par la suite le Real Madrid par deux fois avec, encore une fois, trois buts du capitaine Del Piero qui recevra une standing ovation mémorable dans le stade du Real par les supporters du club espagnol. En ce mois de novembre 2008, malgré son âge, Del Piero était redevenu l'un des plus grands d'Europe. Elle se fera ensuite éliminer sur le fil contre Chelsea, finissant comme l'une des meilleures équipes européennes de cette année 2009. Finissant 2e du championnat malgré des victoires en cours de saison contre l'AS Roma et l'AC Milan, elle prépare la suite en remplaçant Ranieri par Ciro Ferrara sous la pression des tifosi juventini. En 2009-2010, malgré une équipe admirable sur le papier, (arrivée de Diego ou encore Felipe Melo), les blessures et une incapacité à se mettre dans une dynamique positive enlèvent tout espoir au club de réaliser les objectifs fixés. Ciro Ferrara en sera la première victime et se fera remplacer le 29 janvier 2010 par Zaccheroni. À la fin de cette saison catastrophique (le club sera l'une des équipes ayant eu le plus de joueurs blessés de toute l'Europe durant la saison), la Juve finira 7e, une place indigne pour un tel club mais méritée au vu des piètres performances de ses joueurs durant toute la saison. Seule une place pour le 3e tour de qualification de la Ligue Europa 2010-2011 sera la récompense d'une saison que les tifosi bianconeri préfèreront oublier. Fabio Paratici , Pavel Nedved and Andrea Agnelli La saison 2010-2011 marque un total renouveau pour la Juventus avec l'arrivée d'Andrea Agnelli aux commandes qui succède à Jean-Claude Blanc. Le 19 mai 2010, Giuseppe Marotta (qui avait permis à la Sampdoria d'accrocher la 4e place synonyme de Ligue des Champions) est nommé officiellement nouveau directeur sportif général et prend ses fonctions le 1er juin[112] avec Fabio Paratici comme bras droit. Il est accompagné de Luigi Del Neri (qui quitte également la Sampdoria) qui devient le nouvel entraîneur de la Vieille Dame. Malgré de bons résultats en première partie de championnat, la Juventus reste fébrile sur la scène européenne et quitte prématurément la Ligue Europa au stade de la phase de groupe, éliminée par Manchester City et les Polonais du Lech Poznań, deuxième. Le club enchaîne ensuite les mauvais résultats et décide de renforcer son attaque lors du mercato avec le prêt d'Alessandro Matri en provenance de Cagliari Calcio, mais elle ne réussira pas à se qualifier pour la ligue des champions en terminant septième, Luigi Del Neri est alors remercié pour faire place a Antonio Conte Avec la saison 2011-2012, la Juventus débute un cycle de 7 Scudetti consécutifs. La Juventus attaque en effet la saison 2011-2012 avec un nouvel entraîneur, Antonio Conte, et recrute Andrea Pirlo. La Juventus remporte le championnat sans perdre le moindre match mais échoue néanmoins en finale de la Coupe d'Italie, s'inclinant 2-0 contre Naples. Elle remporte le championnat avec 4 points d'avance sur le Milan AC et avec la meilleure défense (20 buts encaissés), réussissant ainsi un retour au sommet après les deux années consécutives à la septième place. Nous sommes en 2018, l'entraineur se nomme maintenant Massimo Allegri et la Juventus attaque un huitieme titre consecutif....... A SUIVRE........... Chiellini, Allegri PALMARES STADE Historique (en Italien) Juventus Stadium ARCHIVES SCANS BALLONS D'OR Plusieurs joueurs de la Juventus (officiellement 6 mais officieusement 7 si l'on compte Fabio Cannavaro en 2006) ont obtenu le Ballon d'or lorsqu'ils évoluaient au club. Jusqu'en 2007, Le club disposait du plus grand nombre de Ballons d'or (8), avant d'être égalé par l'AC Milan puis dépassé par le FC Barcelone en 2013: Omar Sívori en 1961 Paolo Rossi en 1982 Michel Platini en 1983, 1984 et 1985 Roberto Baggio en 1993 Zinédine Zidane en 1998 Pavel Nedvěd en 2003 À noter également que 5 joueurs ont également fini à la 2e place du classement (Dino Zoff en 1973, Salvatore Schillaci en 1990, Roberto Baggio en 1994, Zinédine Zidane en 2000, Gianluigi Buffon en 2006) et 3 à la 3e place (John Charles en 1959, Zbigniew Boniek en 1982 et Zinédine Zidane en 1997). Gaetano Scirea 1953/1989 VIDEOS La Grande Storia Della Juventus ANCIEN SUJET
  7. Né le 01/09/1966 à Lyon Pep Genesio entraîneur sulfureux et controversé de l'Olympique Lyonnais est né à Lyon, à "joué" à Lyon et entraine Lyon. Une fidélité et une maestria tactique à toute épreuve récompensée par son président Jean Michel Aulas qui lui garde une confiance de fer malgré la grogne des supporters du forum Lyonnais. Une énergie débordante qui le voit finir dans une embrouille de boite de nuit alors que le championnat commence mal avec une defaite à domicile. Dur donc de canaliser les frasques ce fin tacticien dont les formations surprennent tous les spécialistes du club Rhodannien qui réclament sa tête alors que le contrat de Pep mériterait d'être prolongé à vie tel un Wenger des années 2010. Meilleur ratio Lyonnais depuis longtemps et remplit son contrat chaque année derriere l'intouchable Psg et un Monaco qui d'exception. On peut pas faire mieux…. Analyse tactique du génie de Genesio
  8. twb22

    Gary Southgate

    Gary Southgate, nouveau Heros Britannique dans la tradition du Roi Arthur, sapé comme un Milord tel un George Lazenby bondifié, a conquis les cœurs des supporters Anglais plus habitués à lever le coude qu'à lever des trophées témoin l'alcoolisme profond dans lequel @Loverpool92 et @Blue is the color ont sombré après des series de retours prématurés dans des charters low cost de twb22 airlines international. La derniere élimination par les braves cadors Islandais à l'Euro 2014 ont poussé la Fédération Anglaise à faire un choix couillu avec Southgate, pourtant peu expérimenté avec une pige à Middelsborough et chez les Espoirs de sa précieuse Majesté. A la clé une quatrième place à la Coupe du monde après un parcours calculé qui rendrait jaloux la Compagnie des Indes. Au final trois défaites dont deux contre les Belges de premier league et une contre les finalistes Croates (evidemment car c'était en demies). Un retour au pays glorieux acclamé tel l'Amiral Nelson avec British airways depuis Moscow au grand désaroi de twb22 charters qui venait de perdre ses plus fidèles clients. Entraineur 2006-2009 Middlesbrough FC 45v 43n 63d 2013-2016 Angleterre espoirs 27v 03n 03d 2016- Angleterre 13v 07n 04d Palmares Joueur (super touffu) 57 sélections et 2 buts en équipe d'Angleterre entre 1995 et 2004 Première sélection le 12 décembre 1995 lors du match Angleterre - Portugal (1-1) Participation à l'Euro 1996, à la Coupe du monde 1998, à l'Euro 2000 et à la Coupe du monde 2002 Champion d'Angleterre D2 (League One) en 1994 avec Crystal Palace Finaliste de la Coupe d'Angleterre en 2000 avec Aston Villa Vainqueur de la League Cup en 2004 avec Middlesbrough Finaliste de la Coupe de l'UEFA en 2006 avec Middlesbrough Loverpool et Blue is the color at home
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    Arsenal FC

    Happy new year mother**kers
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    Boxing Day Cup

    Road to final victory
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    Boxing Day Cup

    Road to final
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    Championship

    Ok on y va que des adversaires contre qui il est hors de question de perdre
  13. twb22

    Manchester United

  14. twb22

    Modern Talking

  15. twb22

    Olympique de Marseille

    Je sais pas à quel jeu ils jouent vos joueurs mais c'est suspect… 3-1 au velodrome face à Limassol non…. ils veulent degager Garcia ou quoi?
  16. twb22

    Paris Saint-Germain

    Comment expliquer que Bocar soit incapable de repondre à une question? Comment se fait il que des envahisseurs soient sur le forum depuis deux ans? Soccers c'est le football
  17. twb22

    Olympique de Marseille

    c'est un huis clos? Il y a des travaux?
  18. twb22

    Survivor

    Nick Teymor?
  19. twb22

    Paris Saint-Germain

    Paris est magique c'est tout
  20. twb22

    Olympique de Marseille

    il est en depression
  21. twb22

    Arsenal FC

    Un peu pénible ce film guilty après 38 minutes
  22. twb22

    Arsenal FC

    Saka c'est Saka Tiene???
  23. twb22

    Manchester United

    Les reactions quand @eNerz monte dans le bus en chantant "glory glory mourinho, jose is marching innnnnn"
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