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avram grant

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  1. avram grant

    Chelsea FC

    Ca senr bon laurentis viens d officialiser son départ
  2. avram grant

    Stephen Malkmus And The Jicks

    C'est en 2000, soit très rapidement après la séparation de Pavement(1999) que se forment les Jicks autour de Stephen Malkmus, le principal songwriter des seconds nommés, lesquels ont connu leurs heures de gloire dans les années 90.C'est sans surprise que l'on retrouve la patte de Malkmus, un Rock adolescent, gorgé de soleil sur une voix brinquebalante. 6 albums plus tard, une reformation brève de Pavement en 2011 et la décennie 2000 traversée en skateboard comme à la belle époque, Stephen Malkmus And The Jicks n'ont plus rien à prouver et diversifient au maximum leur musique, grâce à l'arrivée de nouveaux instruments pour des compositions à l'éternelle jeunesse. Stephen Malkmus 2001 C'est donc avec l'aide de ses Jicks que Malkmus effectue son retour. Le moins que l'on puisse dire c'est que ce dernier n'a pas renié son passé musical . Que ce soit de part ses écrits, toujours aussi étrange qu'envoutant, ou de son chant unique et décalé, on ne peut pas dire que Malkmus aie évolué, ni en bien ni en mal . Ce dernier gardant toujours sa fougue juvénile qui le charactérise tant . Et pourtant le son n'est plus vraiment pareil, il gagne en légèreté et simplicité par rapport à l'ère Pavement, ce qui donne lieu à des compositions plus psychédéliques et fuyantes que jamais. Alors certes, on ne retrouve pas le niveau d'excellence de l'ancien groupe de Malkmus, mais ce premier album solo a le mérite, en plus d'etre hyper agréable et très frais, de nous plonger complètement dans l'étrange délire d'un chanteur venu d'ailleurs ( qui a dit l' trottoir ??? ) . Totalement envoûtant !!! Pig Lib 2003 Il existe des albums qui, malgré leur imperfection évidente, offrent un peu de rêve et beaucoup de plaisir. Je ne saurais trop dire que Pig Lib fait partie de ceux-là.Pourtant ce dernier aura reçu beaucoup de critiques négatives : une musique un peu ennuyeuse, peu de titres convainquants, un manque de rigueur dans les compositions de monsieur Malkmus ... Critiques que je comprends aisément, puisque faisant partie des déçus (pas pour longtemps) à sa sortie.Force est de reconnaître que Pig Lib n'a rien d'un album chiant. Les chansons ne subissent certes pas le joug d'un tempo frénétique, elles sont au contraire calmes et relaxantes pour la plupart ; mais elles sont suffisament bien interprétées et jouées par Stephen Malkmus et ses Jicks pour enchanter nos petites oreilles. Le songwriting du plus cool des chanteur de l'univers tout entier et plus loin encore, fait irrésistiblement mouche à chaque titre, tant ceux-ci sont à l'image de ce dernier : frais, un peu fou et tellement vivant. J'aime cet album, il m'apaise autant qu'il me met de bonne humeur . Ecouter Pig Lib c'est comme écouter un conte, un conte moderne emprunt d'un brin de cynisme.Stephen Malkmus serait-il le Peter Pan du rock ? Face The Truth 2005 Stephen Malkmus, en solo ou presque ça donne ça, un album résolument joyeux mais très intéressant parce qu'assez novateur, inspiré etc., tout ce que l'on demande à un album pour qu'on le retienne. On pense tout de même très tôt à un album solo d'un certain Thurston Moore. L'album est assez produit, il ressemble un peu à un mélange entre pop, très samplée parfois limite jungle heureuse. C'est un peu comme une ode au bonheur que l'on pourrait presque faire avaler à n'importe quel maniaque, exigeant et tristounet. On reste dans un monde onirique, en somme mais finalement facile d'accès, direct, qui dit n'importe quoi, s'en foutant pas mal, à la structure faite et défaite mais toujours intéressante ( encore qu'assez classique en définitive ). Je crois qu'une description faite de qualificatifs sans fin ne serait que très lourde. Seule recommandation bien que subjective étant donnée l'étendue non bridée de cet album : à écouter quand on se sent le moral moyen voir moyen moins, pour se retrouver dans un état jubilatoire bêta, comme un con avec le sourire (ça marche aussi sur les dépressifs).Ne pas croire qu'il s'agit encore d'un album gentil, il y a un second degré qui permet de vraiment l'apprécier, et puis toujours une certaine classe du bonhomme de Pavement. Real Emotional Trash 2008 le chanteur nous propose son quatrième opus Real Emotional Trash toujours édité chez le fidèle label Matador.Dès le début de l'écoute un doute survient sur le groupe écouté. Y aurait-il une erreur de pressage? Stephen Malkmus se serait-il reconvertit au stoner? Les grosses guitares fuzzées et le son tonitruant envoyant des riffs costauds sur "The Dragonfly Pie" nous prennent au dépourvu ! C'est l'accordage des guitares et la voix débonnaire et unique qui lèvent le doute... La production est ample et précise comme depuis quelques disques. Et cet excès de propreté biaise toujours le charme de ses mélodies coutumières. A trop vouloir polir le son, gonfler la puissance et gommer les défauts, les compositions perdent en authenticité et en naïveté.Mais heureusement, l'essentiel est là. Ne pinaillons pas, Stephen Malkmus a toujours la capacité envieuse de pondre des mélodies et des arrangements à tomber. Des lignes de chant déconcertantes de simplicité et de logique, des petits bidouillages électroniques et décalés, des progressions instrumentales et émotionnelles vertigineuses. Tout ce qu'il faut pour rester accroché tout l'album durant. On notera cependant la tournure quelque peu sixties que prennent quelques plages. L'utilisation de choeurs féminins enjoués, de sons de claviers et de guitares bien spécifiques sans oublier la pochette, participent à ce retour en arrière artistique.Real Emotional Trash contient le lot de sucreries pops entêtantes habituelles telles "Cold Son", "Gardenia" ou "Hopscotch Wille". Les structures plus progressives qu'ont tendance à prendre les compositions de Stephen Malkmus depuis quelques temps s'affirment ici. C'est tantôt fort réussi tel ce "Out Of Reaches" qui enchaîne des passages planants de manière judicieuse ou encore le magnifique "Elmo Delmo" qui parvient à installer une atmosphère enchanteresse et planante malgré un aspect théâtral fort pompeux. Les choses se corsent par contre sur le morceau titre qui accuse tout de même les dix minutes et qui fini par devenir affreusement soporifique ou sur "Baltimore" qui enchaîne des parties grandiloquentes de manière scabreuse. Inutile d'ajouter que les mélodies charmeuses se retrouvent du fait noyées au milieu de ces plages trop longues. Espérons que Stephen Malkmus saura tempérer ses élans de mélomane à l'avenir. Mirror Traffic 2011 La discographie de Stephen Malkmus est cyclique. Le premier album éponyme restait dans la lignée des albums de Pavement : de fiers morceaux pop tout en pleins et déliés, aux mélodies claires et insoumises. Mais peu à peu, un psychédélisme latent a pointé le bout de son nez: les arrangements de certains morceaux s'ébouriffaient (Sur Pig Lib, "1% of One" annonçait ce tournant avec ses 9 minutes et 11 secondes de solos et cassures de rythme). Face The Truth et Real Emotional Trashtrépignaient également sous les glorieux assauts des claviers, parfois, et guitares saturés, souvent, sur des morceaux de bravoure tels que "No More Shoes", Dragonfly Pie" et "Real Emotional Trash". La circularité au sein de la discographie de Stephen Malkmus réside dans cette habileté à revenir aux sources sur ce cinquième album - ce qui ne veut absolument pas dire que le bonhomme tourne en rond. Les morceaux tendent vers une écriture essentielle que l'on a surtout entendu sur son premier effort solo, Stephen Malkmus. Car on le sait, les meilleurs atouts de Malkmus résident dans la concision. La présence de Beck à la production n'est pas étrangère à cette clarté, tout comme le fait que l'album ait été enregistré en seulement quelques jours. On sait très bien ce dont Beck est capable lorsqu'il s'agit d'illuminer (voire enluminer) des albums, ce que l'on a pu constater il y a quelques mois avec sa présence aux manettes sur Demolished Thoughts de Thurston Moore. Et de la lumière, il y en a sur cet album. "Tigers" et ses slides salutaires, "Senator" dont le fameux blowjob a été officiellement remplacé par corn job pour ne pas heurter les âmes sensibles, la merveilleuse ballade bondissante "Stick Figures In Love", l'éminent "Forever 28" (l'âge exact que paraît avoir Malkmus sur cet album), l'acoustique demi-frère de "We Dance" qu'est "No One Is (As I Are Be)"... ces morceaux ne dépareilleraient clairement pas un album de Pavement. Car force est de constater que Mirror Traffic est un album à l'écriture limpide et éclairée et est surtout à ce jour l'album le plus réussi de Stephen Malkmus. Wig Out the Jagbags2014 Pour un amateur de rock à la trentaine avancée, revoir Stephen Malkmus dans les bacs c’est comme retrouver un vieux pote. Lorsqu’il était le frontman de Pavement, groupe culte de la scène indé des années 90, sa voix d’adolescent pas toujours juste vous enlevait tout complexe avant d'aller brailler avec le groupe de votre lycée. Pavement c’était le groupe de puristes qui ne s’était pas compromis avec une major. Ils avaient bien essayé avec un titre de se frayer un chemin vers le grand public ("Cut Your Hair" sur Crooked Rain Crooked Rain) mais l’expérience n’avait pas eu de suite. Après la séparation du groupe en 2000, Stephen Malkmus continue de produire la musique qu’il veut, et peu importe si le public suit. 14 ans plus tard, son 6ème opus sort donc dans un anonymat relatif, et force est de constater que cet album mérite qu'on s'y attarde.Même s’il déclare en interview que la musique d'aujourd’hui est devenue beaucoup plus compliquée qu’il y a 20 ans, où quatres accords suffisaient selon lui à faire une titre, il faut reconnaître qu’il est devenu un compositeur de premier plan. "Lariat" est une merveille de structure pop rock en forme d’hommage à la liberté de la musique des seventies. Il prend à revers le côté introspectif d’une partie de la scène indé actuelle avec une musique joyeuse et débridée. Si on ne devait retenir qu’un qualificatif pour ce disque, cela serait son incontestable légèreté. Ne vous attendez pas à une profonde réflexion ou à des paroles vaguement poético-abstraites. Ne cherchez pas non plus des sons complexes ou des mélodies torturées. Stephen Malkmus propose du rock joyeux et des refrains qu’on chante sous la douche. Quelques cuivres viennent en soutien des chœurs afin d’épicer un son très vintage. Certaines pistes pourraient même être de solides hits FM si leur auteur se donnait la peine de les promouvoir. L’autodérision et l’humour imprègnent tout le disque comme aux plus belles heures de Pavement. "Chartjunk" est une perle d’efficacité qui moque la frénésie de partage sur les réseaux sociaux.Mais ce n’est pas parce que cet album est léger qu’il ne laisse pas de trace. L’ensemble est même terriblement attachant, limite collant. Stephen Malkmus joue avec ses influences et saupoudre une pluie de références qui donnent au disque un charme désuet. Sa guitare se fait hendrixienne pour sauver quelques titres, notamment "Janitor Revealed" qui serait bien indigeste sans ses riffs syncopés. "Cinnamon and Lesbians" est un modèle de chanson sous acide comme les héros des seventies pouvaient en faire. "Rumble at Rainbo" est une brillante parodie de punk rock. Certains titres se bonifient au fil des écoutes tel "Houston Hades" qui brouille les pistes en commençant par une intro noisy pour se terminer en pure pop rock à consommer sans modération. L’ensemble forme un tout accessible qui s’écoute facilement en boucle jusqu’à en devenir addictif. Il n’y a au final que peu de choses à jeter dans cet album bien ficelé qui s’élève gaiement au-dessus de la morosité ambiante. 2018 Sparkle Hard Après quatre années d’absence, le légendaire Stephen Malkmus fait enfin son retour pour notre plus grand bonheur. Le héros slacker n’a pas donné signe de vie depuis l’album Wig Out At Jagbags en 2014 et c’est dire que l’on s’inquiétait un peu de son absence. Et bien pas de soucis, l’ex-frontman de Pavement (dont une reformation serait prévue pour l’année prochaine selon certaines rumeurs) revient avec ses Jicks pour un nouvel opus du nom de Sparkle Hard. Lui qui est un peu le symbole des années 1990, Stephen Malkmus a beau avoir la cinquantaine et cela ne l’empêche pas de garder son côté cool pour autant et ce Sparkle Hard en est la preuve concrète. Il suffit d’écouter les morceaux indie rock que sont « Cast Off » avec son refrain plus flamboyant mais aussi « Future Suite » et la très Pavement »Shiggy » aux riffs bien fuzzy sans oublier la rythmique krautrock de « Bike Lane » qui fait référence à l’affaire de Freddie Gray qui a secoué les Etats-Unis il y a trois ans de cela. Et justement avec toujours cette désinvolture qui lui est remarquable, notre hôte qui vit désormais à Portland a décidé de mobiliser ses auditeurs en affichant son soutien aux mouvements Black Lives Matter et #MeToo notamment sur la ballade country-folk de « Middle America » qui aurait pu trouver sa place sur Wowee Zowee où il clame: « Men are scum, I won’t deny/May you be shitfaced the day you die ». Sparkle Hard sonne comme un mythique album indie rock des années 1990 avec un petit twist de 2018 comme seul Stephen Malkmus & The Jicks sait si bien les faire et avec un petit soupçon de nouveauté. On perçoit des arrangements de cordes très philly soul avec la ballade gracieuse qu’est « Solid Silk » ou encore d’autres radicalement tournés vers l’électronique où notre slacker aura recours à l’Auto-Tune ainsi que d’autres gadgets synthétiques sur le robotique « Rattler » ou le plus audacieux « Kite » avec un départ acoustique avant de virer vers des contrées glam-funk. Et puis l’autre surprise de ce Sparkle Hard est bien sûr le duo avec notre héroïne des années 1990 que j’ai nommé Kim Gordon sur la très country « Refute » où elle n’hésite pas à balancer quelques piques subliminales à son ex-mari Thurston Moore. Non, je déconne, elle raconte plutôt l’histoire d’un homme infidèle qui lui a causé du tort mais c’est tout comme mais qu’importe, le duo fut tant attendu et il ne nous déçoit pas du tout. Après le clou du spectacle qu’est « Difficulties/Let Them Eat Vowels » avec une première partie aérienne, douce et orchestrale et une seconde partie plus improvisée et limite jam session funky, c’est donc sans difficulté que Sparkle Hard se place parmi les meilleurs albums de Stephen Malkmus même si il n’atteint pas les sommets de son classique Face The Truth. Lui et The Jicks continuent sur la bonne voie en restant fidèle à leur image de marque sans pour autant tomber dans la redondance et en touchant nouveaux horizons musicaux. Bon maintenant concernant la supposée réunion de Pavement l’année prochaine, c’est comment du coup ?
  3. avram grant

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  4. avram grant

    Chelsea FC

    Enrique =AVB = interim Hiddink Je l'aime bien mais on a pas les joueurs pour
  5. avram grant

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    ce garçon ecris quand meme de formidables chansons
  7. avram grant

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    rip a lui , son eviction m a toujours semblé injuste
  10. avram grant

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  12. avram grant

    TV on the radio

    riginaire de Brooklyn, le trio TV On The Radio est encore une fois une découverte made in Touch&Go. Proposant un savant mélange de post-punk et d' electro, David Sitek, Tunde Adebimpe et Kyp Malone font preuve d'un sens créatif original et très remarqué, dés leur premier EP en 2003. Young Liars EP 2003 Quelle petite merveille que cet EP. Et quelle fabuleuse introduction à l'univers du groupe TV On The Radio, après un premier album distribué indépendamment, très long, expérimental, lo-fi et bordélique. Les maîtres mots sont ici concision et éclectisme, l'EP fait 25 minutes et chaque titre a son identité propre. Le morceau d'introduction "Satellite" peut faire fausse impression par son aspect sautillant et funky, le reste du disque étant nettement plus lent et mélancolique. Ce morceau réussit d'ailleurs l'exploit de ne pas m'énerver, alors que c'est plutôt le genre à me taper sur le système. Les choses sérieuses ne commencent cependant qu'avec le magnifique "Staring At The Sun", où la voix soulful de Tunde Adebimpe fait des merveilles et transporte, posée sur un accord shoegaze répétitif et des bidouillages électroniques étranges. Un morceau bizarre aux vocaux entraînants mais qui commence à diffuser une certaine langueur urbaine, semi-nocturne, paisible mais légèrement inquiétante, qu'on traverse toujours un peu à l'affût. Et le rythme se ralentit encore plus sur l'encore plus beau "Blind" à la rythmique electro lénifiante et aux atmosphères évoquant le post-rock. Un morceau hanté, entêtant, cotonneux. Le morceau-titre referme cette parenthèse quelque peu déprimante avec une espèce de groove résigné, évoluant toujours dans cet indie rock piochant dans le trip-hop et le post-rock. Et finalement, une étrange piste cachée nous présente une (très bonne) version a cappella/doo-wop du "Mr. Grieves" des Pixies. Ne cherchez pas à comprendre, et écoutez plutôt cet excellent EP. Desperate Youth, Blood Thirsty Babes 2004 TV On The Radio est une machine à remonter le temps, qui après ses pérégrinations au travers des dernières décennies musicales aurait decidé d'apparaître en 2004 pour débarquer un Desperate Youth, Blood Thirsty Babes sur lequel la contribution de Morphine, The Cure, PIL, Red Hot Chili Peppers, Femi Kuti, Père Ubu, Joseph Arthur, Joy Division, Chocolate Genius, My Bloody Valentine... serait de mise.C'est que la grande force de cet album d' une classe folle, est d'avoir déniché la formule de la fusion musicale. Entre rock, post punk, electro pop, soul et jazz, TV On The Radio a réussi la gageure de fagociter différents genres, pour régurgiter un plat d'une réelle consistance. Malgré la superposition de couches musicales et de voix tantôt chaudes tantôt feutrées, la simplicité pourtant feinte n' y perd en rien et fait de Desperate Youth, Blood Thirsty Babes une oeuvre accessible à la première écoute. La complexité et la richesse se révélant passage après passage.Un sacré tour de force. Return To Cookie Mountain 2006 Le nouvel album des new-yorkais de Tv On The Radio, Return To Cookie Mountain s'ouvre sur un rythme électronique à la fois martial et déconstruit, celle de "I Was A Lover", sur laquelle viennent s'ajouter le bruit blanc des guitares de David Sitek, héritées des grandes heures du shoegazing anglais (On pense souvent à Loveless), des cuivres répétitifs tout du long du morceau, et les deux voix de Tunde Adebimpe et Kyp Malone, s'entremêlant encore étrangement bien.Suit alors Hours, première aventure aux accents quasiment psychédéliques (sous le prisme TVOTR), avec inversions de bandes, et toujours ces voix, celle d'Adebimpe d'abord, chaude et réconfortante, et qui s'avère être de la trempe de n'importe quel grand bluesman, pour preuve n'importe laquelle de ses performances scéniques, ce chanteur est habité du début à la fin du concert, on en voit ses yeux qui tournent au laiteux, c'est une transe. Personne ne s'y trompe d'ailleurs avec les titres "Let The Devil In" et "Blues From Down Here". Et enfin celle de Kyp Malone, coiffure afro et Les Paul en bandoulière, et sa voix chevrotante, qui hésite encore à nous enjoliver ou nous terroriser, c'est la voix d'un angelot tremblant dont on ne sait d'où il est arrivé. Tv On The Radio, c'est une nouvelle vague, mais avec une eau brûlante et dont on ne voit pas le fond. "Province" confirme, tout comme "Dirty Little Whirdwind", cet album est déjà sans âge, et le choix des sonorités organiques (bien que souvent électroniques) feront qu'il ne prendra jamais une ride."Wolf Like Me", sûrement l'un des morceaux les plus réussis (encore qu'il va être difficile de les départager), il y a plus qu'une unité dans ce groupe, c'est une "union sacrée visant l'éternité" (un peu pompeux mais tellement vrai...) et "Wolf Like Me" l'a atteint, et toujours cette fureur des guitares... le bruit du ciel. Celui qu'on a entrevu sur The Texas Jerusalem Crossroads des géniaux Lift To Experience, ou sur le mythique Psychocandy... Return To Cookie Mountain est largement de cette trempe, et il noie d'un seul coup toute la production pop rock du moment...Rarement un groupe n'aura réussi à se créer un son propre à lui à ce point de perfection, Tv On The Radio ne souffre jusqu'à présent d'aucuns maux, leurs compositions deviennent plus ambitieuses que sur Desperate Youth, Blood Thirsty Babes sans perdre une once d'intégrité artistique, car c'est bien d'art qu'il s'agit. Dear Science 2008 Je ne sais pas vous, mais j'étais assez inquiet quant à la suite de la carrière de TV On The Radio. Comment pouvaient-ils égaler les sommets atteints avec Return To Cookie Mountain ? La collaboration de David Sitek avec Scarlett Johannson et la hype qui entoure la sortie de Dear Science n'ont pas non plus contribué à me rassurer... Et pourtant ! Le groupe m'a rassuré de la plus belle des manières, en livrant, lâchons-le d'entrée, un disque excellent digne des précédents disques du groupe.Par rapport à son prédécesseur, Dear Science semble possèder un tempo général plus rapide. De plus, le bruit blanc me paraît un peu moins présent en fond sonore, tandis que la production me semble plus propre, plus lumineuse permettant aux chansons de gagner en percussion et en caractère. Mais laissons de côté ces considérations fugaces concernant le son, la "couleur" de l'album et abordons ce qui mettra tout le monde d'accord : la qualité exceptionnelle des nouvelles compositions !Si Return To Cookie Mountain était plutôt homogène, Dear Science se permet de suivre des pistes plus variées. En particulier, le groupe explore plusieurs types de musiques noires, en y ajoutant sa touche expérimentale. Avec "Dancing Choose", c'est le hip-hop qui est invité à la fête, et force est de constater que Thund Adebimpe possède un flow excellent ! Les gimmicks de guitare l'accompagnant possèdent un haut pouvoir dansant. Avec "Red Dress", le groupe expérimente une instrumentation qui se rapproche du ska. Cela s'avère réussi, meme si ce sont surtout les modulations de la voix du chanteur qui donnent sa valeur au morceau. En revanche, les incursions du côté du funk font partie des plus belles réussites de Dear Science, avec un "Crying" au groove apaisé très subtil, et surtout un "Golden Age" aux superbes envolées baroques.On retrouve aussi des morceaux typiques du son de TV On The Radio. L'ouverture "Halfway Home" est déjà un classique. Elle distille une subtile tension pendant les couplets alors que les refrains emmènent le morceau très haut dans les cieux ! "Lover's Day" est aussi une véritable réussite, avec une instrumentation très riche, où l'association entre percussion rapides, cuivres et bruits blancs fonctionne mieux que jamais. Côté ballades, le groupe s'emmêle un peu les pinceaux. Si "Family Tree" et ses cordes est un très beau morceau, très tendre, on s'ennuie un peu sur "Stork and Owl". Enfin, comment ne pas évoquer le bijou "DLZ" ? Ce morceau m'évoque un groupe soudé comme jamais, une tension et une rage contenue vraiment impressionnante. On sent vraiment une sorte d'union sacrée entre tous les membres du groupe qui mène ce morceau vers des sommets digne de "Wolf Like Me".Alors, quid de la qualité de cet album ? Finalement, on se rend compte que ce disque est moins intense, habité que Return To Cookie Mountain. Mais le groupe brille par sa maîtrise technique, sa capacité à varier les genres, à les malaxer pour en obtenir un résultat unique. La diversité est le maître mot de cet album. Associé aux miracles de la voix de Thund Adebimpe, cela donne un excellent album d'un groupe toujours aussi original et qui n'hésite pas à laisser libre cours à son imagination. Toujours inclassable, TV On The Radio continue de tutoyer les sommets. Nine Types Of Light 2011 Nine Types Of Light est le quatrième album de TV On The Radio. Leur parcours discographique était jusque là un sans faute. Entre Desperate Youth, Blood Thirsty Babes (2004) et Dear Science(2008), ils ont suivi une évolution constante en transformant leur melting-pot arty entre post-punk, free-jazz, shoegaze et funk en un des plus beaux vaisseaux de la pop indépendante actuelle, au niveau d'Arcade Fire ou de Radiohead. D'ailleurs, avant la sortie de ce Nine Types Of Light, TV On The Radio était dans la même situation que les Oxfordiens après avoir sorti OK Computer. Leur musique avait atteint ce fragile point d'équilibre entre expérimentations et mélodies. Le choix qui leur était alors posé pour leur quatrième album était soit de se répéter, soit d'être plus mélodique au risque d'être plus commercial ou soit d'aller vers de nouveaux territoires. Avec Kid A, on sait que Radiohead avait emprunté cette dernière voie et en entamant l'écoute de ce dernier album de TV On The Radio, on se demande quel sera ici le parti pris des New-Yorkais.Les premières notes nous donnent à penser qu'on est en terrain connu. On retrouve cette espèce de post-funk qui fait la marque du groupe. Si le groupe n'a pas choisi d'emprunter la voie du virage à 180°, on ne peut pas dire non plus qu'ils ont choisi la facilité en allant vers un son plus accessible. Ils semblent avoir repris la formule de Dear Science mais avec une production plus froide presque glaciale.Beaucoup de comparaisons ont été faites entre Brian Eno et Dave Sitek, le gourou sonique de TV On The Radio. Et aux premiers abords, on se dit que ce rapprochement est encore opérant ici. Le metteur en son de Roxy Music ou de Talking Heads est connu, entre autres, pour avoir produit avec son compère Daniel Lanois nombre d'albums de U2. On retrouve dans ces synthés atmosphériques, ces guitares étouffées, le son d'albums comme The Joshua Tree des Irlandais. Cependant, TV On The radio n'est pas U2, leur écriture est beaucoup plus riche et complexe que celle de la bande à Bono. Ce son spatial, les New-Yorkais l'utilisent pour donner de nouvelles couleurs, de nouvelles sensations à leur musique. Ils laissent rentrer beaucoup plus d'air et de lumière dans leurs compositions et l'atmosphère des différentes chansons laissent transparaitre une grande sérénité. Cet album a été enregistré à Los Angeles et on ne peut que se douter que ce départ de New York a permis cette évolution.Même si le son est devenu plus froid et que la plupart des pistes reposent sur une base funk, la musique de ce Nine Types Of Light contient bon nombre de trouvailles nous permettant de dire que TV On The Radio ne fera jamais du sur place. A plusieurs reprises, les guitares laissent transparaitre leur amours pour les musiques africaines (depuis, TV On The Radio a collaboré avec Tinariwen et Amadou & Mariam). Sur "Killer Crane", on entend pour la première fois chez ce groupe une guitare folk pour une ballade de pure beauté.La pochette de ce quatrième album est du verre brisé sur fond d'une lumière rouge. Je ne sais pas pourquoi mais cette image, ajoutée à l'atmosphère de l'album me font penser au film Blade Runner. Peut-être dans ce mélange d'émotion fortes et d'images et de sons glaciaux, par leur volonté de partir d'un matériel accessible pour en faire une oeuvre ambitieuse.C'est peut-être aussi parce que Blade Runner fait parti des films symboles des années 1980 et la musique de cette époque transparait dans ce quatrième album de TV On The Radio. Sign 'O The Times de Prince, Remain In Light de Talking Heads, Power Corruption & Lies de New Order semblent être autant d'oeuvres à avoir influencé ce Nine Types Of Light. Même si objectivement, cet album n'atteint pas le niveau de ces glorieux ainés, on y retrouve ce mélange de musiques "chaudes" (funk, dance, musiques africaines) et de musiques "froides" (post-punk, cold wave), d'ambitions et de mélodies.On peut aussi le rapprocher d'un autre album marquant de cette époque : Scary Monsters (And Super Creeps) de David Bowie. Cet album avait permis au parrain de TV On The Radio de synthétiser ses expérimentations berlinoises en une oeuvre pop. C'est aussi pour beaucoup son dernier grand album avant que son oeuvre devienne beaucoup plus commerciale, puis insipide. Reste à espérer que la suite de la carrière de TV On The Radio ne suive pas la même voie Seeds 2014 Depuis 2011 et la sortie de Nine Types Of Light, on se demandait si l’on reverrait un jour la bande à Dave Sitek sur scène. En effet, ce groupe très soudé voyait l’un de ses membres rejoindre l’autre côté de la rive des suites d’un cancer des poumons. La disparition de Gerard Smith, bassiste historique a bien failli mettre un terme à l’aventure très réussie de Tv On The Radio. Les doutes étaient importants et c’est finalement en cette douce année 2014, après trois ans de silence, que les Américains ont refait leur apparition sous la forme d’un nouvel album dénommé Seeds. Une bien belle nouvelle qui permet à chacun d’aller de l’avant et de poursuivre ce pourquoi Smith vivait et se battait chaque jour. D’autant plus que l’histoire de Tv On The Radio continue à éblouir son monde avec une richesse musicale d’un quasi sans faute. Avec en prémices, un single qui est un tube aussi bien immédiat qu’évident, Happy Idiot annonçait la couleur : le cru 2014 sera de qualité. Tv on The Radio ne rate pour l’instant jamais sa cible. Certes en cinq albums, la qualité des compositions a varié, mais n’a cependant jamais été décevante. Depuis Desperate Youth, Blood Thirsty Babes sorti en 2004, que l’on peut considérer comme leur véritable premier album, les Américains ont réalisé une succession d’albums à la fois surprenants, déroutants et enthousiasmants. Car TVOTR, comme on les appelle maintenant, avait à l’époque fait une entrée fracassante dans le monde indie rock, avec un album très dépouillé, dont les traces d’un Staring At the Sun ne sont toujours pas parties au lavage du temps. Un coup d’éclat confirmé deux années plus tard par Return To Cookie Mountain que beaucoup considèrent comme étant le meilleur album du groupe. Tv On The Radio était alors un groupe incontournable, un essentiel de la scène new-yorkaise. Le groupe avait réussi le mélange parfait du rock, de la soul et de l’électro minimaliste. La série Breaking Bad n’hésitera pas à utiliser l’excellente chanson DLZ tiré de Dear Science, pour celui qu’on appellera bientôt Heisenberg. Malgré le succès de Golden Age et autre Halfway Home, ce troisième album reste un peu en-deça des premières productions, tout comme le restera aussi Nine Types Of Light, sans pour autant être très éloigné tous deux de la qualité intrinsèque des premiers. Il suffit dans ce dernier d’écouter les chansons Will Do ou encore You, pour savoir que ces Américains ont compris quelque chose que d’autres ont sans doute cherché toute leur vie. Alors, chaque fois on se demande si Dave Sitek et ses copains vont encore réussir à nous faire vibrer. Car plus le temps passe et plus le risque de la déception se fait présent. Happy idiot nous a donc rassurés d’entrée, voire excités davantage. Probablement l’un des tubes de l’année. Mais Careful You, deuxième single paru quelque temps avant l’album a, en revanche, un peu fait redescendre la pression : elle était moins réussie. Peut-être que le français était de trop. Mais Seeds est enfin arrivé ! Et il tient ses promesses premières. Lancé par l’excellente Quartz, on rentre de plain-pied dans cet album. La voix incomparable de Tunde Adebimpe nous invite dans une introduction minimaliste reconnaissable entre mille et bientôt portée par une batterie et une basse ronronnante donnant à l’ensemble un caractère indéniable. Bref, une entrée en matière réussie que prolongera Careful You, mais surtout le très bon enchaînement de Could You et Happy Idiot, toutes deux résolument dynamiques et énergiques, comme rarement vu chez Tv on The Radio. D’ailleurs, il faudra attendre Lazzeray, c’est à dire la dixième chanson de l’album, pour retrouver une énergie similaire. Une de plus prête à faire décoller le public en live. Entre temps nous aurons du Tv On The Radio pur jus. Test Pilot reprend les affaires là où Nine Types Of Light les avaient laissées, dans un style toujours épuré. Par moments, on a l’impression d’entendre Kélé Okereke de Bloc Party au chant. Le rythme se veut plus lancinant, mais sera bousculé sur Love Stained malgré une entrée en matière toujours suspendue dans le temps et accélérée comme à la vieille époque de Desperate Youth par ce qu’on pourrait décrire comme des détails, mais aux effets immenses. La vraie touche des Américains. C’est alors qu’intervient Ride. On se croirait dans la BO d’un film dramatique où l’on se laisse aller à l’imagerie habituelle pour finalement se faire surprendre par une rythmique tout de suite plus avenante et finalement assez traditionnelle. C’est donc assez à l’aise qu’on aborde Right Now, autre petite pépite de l’album à la mélodie entraînante et maîtrisée à la perfection. La progression tout en naturel de la chanson parvient à retranscrire parfaitement l’émotion et suffit à elle seule à démontrer aux encore septiques que TVOTR est placé très haut dans la hiérarchie. Difficile de ne pas la repasser une deuxième fois avant d’aller plus loin. D’autant plus que Winter casse un peu l’ambiance en se voulant plus agressive sans vraiment vouloir exploser. Elle se sacrifie certainement pour mieux introduire Lazerray qui elle ne fait pas dans le détail et tant mieux. Trouble se chargera avec Seeds de finir l’album en beauté, apportant la charge émotionnelle qui ne manquait pas vraiment et finira par achever les plus résistants. Trouble notamment qui fait on ne peut mieux le job, grâce à une construction intelligente et à une mélodie impeccable. Seeds sera elle bien servi par un piano magique qu’on entend peut-être malheureusement trop peu, mais qui fait monter l’ambiance générale et qui vient rendre hommage à un album qu’on ne peut qu’apprécier. Seeds est donc un excellent album tout en équilibre. Un peu plus engagé musicalement que d’habitude. La voix de Tunde Adebimpe est toujours bien présente et essentielle, mais ce n’est plus tellement l’élément majeur. On retrouve par contre la même production, pensée au détail près. L’album est propre, aucun élément ne vient perturber l’affaire. Dave Sitek est passé maître en la matière, n’a plus rien à prouver, mais le fait malgré tout. Tv On The Radio parvient encore une fois à insérer des chansons fortes et très directes à un album très travaillé qui permettent une écoute régulière et toujours renouvelée. Même si certaines compositions apparaissent comme étant plus faibles, elles s’intègrent parfaitement à l’univers franchement à part du groupe et au fond, c’est plutôt cela qui est important.
  13. avram grant

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