avram grant

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  1. Tindersticks

    The Waiting Room 2016 Toute l'ambivalence des Tindersticks est contenue dans la voix improbable de Stuart Staples. Cette voix qui charrie les échos d'un romantisme exacerbé, maniérée comme c'est pas permis, mais qui parait toujours à bout de souffle, à s'achever dans des trémolos asthmatiques, trop épuisée même pour se fatiguer à atteindre les bonnes notes. Les Tindersticks c'est un peu le tableau du Voyageur contemplant une mer de nuages revisité, où l'homme serait voûté face à un épais brouillard. Une musique de chambre intimiste qui se rêverait grandiose, symphonique.Mais dans cette petite chambre il s'en passent des choses.Dans cette chambre, Stuart Staples s'isole de tout, indifférent aux modes, insouciant du temps qui passe. Dans cette chambre c'est à se demander s'il daigner s'écouler d'ailleurs, le temps. Plus de 20 ans qu'il s'y prélasse, conforté dans son style à cœur ouvert et trémolos à cordes. Chaque album ressemble au précédent, pourtant ne se répète jamais. Dans cette chambre, Stuart n'est pas en stase, il se contente d'évoluer, de grandir, vieillir dans son petit coin. Dans sa chambre noire, on y rentre par le trou de la serrure : "Follow Me", une invitation sous la forme d'un modeste instrumental sorti du western que David Lynch n'a jamais tourné. Dans cette chambre de curieuses alchimies prennent forme entre deux plis de drap : comme une singularité temporelle, "Help Yourself!" surgit du néant, percée afrobeat retentissante, comme si Stuart avait invité le fantôme de Fela Kuti à boire une tasse de thé noir. Et les deux s'entendent comme cul et chemise. Dans cette chambre un pouvoir mystérieux est à l'œuvre, qui convoque des esprits disparus, celui de Lhasa De Sela. Hé Lucinda, hé Lucinda, es-tu là ? Si oui, tape trois fois et entame donc un duo à l'orchestration paradisiaque. On ne t'avait plus entendu chanter comme ça depuis ta mort en 2010. Dans cette chambre, pour tromper la solitude, Stuart se dandine sur des grooves imaginaires, au son de la basse chaloupée dont il habille "Were We Once Lovers?". Mais parfois dans cette chambre, il n'est plus possible de déjouer l'angoisse. Alors Stuart s'assombrit, son regard devient dur, sa guitare menaçante et son ton amer. Oui, peut-être qu'il ne peut pas faire grand chose, ainsi isolé dans ce cocon doux-amer qu'il s'est lui-même tissé, mais au moins il rêve. Et ce qu'on tient entre nos mains, cette Waiting Room, est un fragment de ce rêve.Dans cette chambre au fond, Stuart a le temps. Tout le temps du monde. Cette solitude le protège autant qu'elle le piège. Alors Stuart se regarde dans la glace, examine ses fêlures, recompose les pièces de puzzle d'un cœur mille fois brisé. Dans sa chambre, comme un véritable orfèvre qui sculpte puis déguise délicatement ses petites poupées en bois, Stuart lui aussi passe son temps à habiller avec élégance (et avec des doigts qu'on s'imagine longs et fins) ses petits trésors de chansons douces. C'est un peu triste certes, mais difficile de résister à l'envie d'endosser le costume du voyou voyeur qui, par le petit trou de la serrure, observe l'homme isolé faire son office. Car cette scène a la beauté du secret, la beauté d'une confidence intime destinée à ne rester qu'entre lui et toi.Il n'appartient qu'à nous désormais, de briser ou non le secret, de se faire du mal... "comme seuls en sont capables les amants".
  2. Chelsea FC

    morata est out pour ce sori ...
  3. Manchester City

    ca c 'est l argument du faible ... et puis un club qui a pour supporter ian curtis , les happy mondays , johnny marr et oasis ne peut etre que sympathique , l histoire de city existe , c'est un vieux club proche des milieux ouvriers er proletaire , ca fait partie de son histoire .... c' est aussi important que les titres ... quand au débat et oui ils sont favoris aujourd’hui hui pour le titre meme si Evidemment ils vont tenir ce rythme jusqu ' a la fin mais une victoire comme celle d hier est signe de leur force cette année
  4. Chelsea FC

    malheureusement , il va filer tout les pouvoir à MARINA
  5. SIouxsie and the Banshees

    THE SCREAM 1978 Formé durant l'année 1976 par la chanteuse charismatique rebaptisée Siouxsie Sioux et le bassiste Steven Severin, le groupe Siouxsie & The Banshees marque l'époque post-punk par un son résolument original. A noter, pour la petite histoire, les passages éclairs de musiciens comme John Simon Ritchie (à la batterie), alias Sid Vicious, ou bien de Robert Smith qui assure une tournée avec le groupe. C'est dire l'importance des Banshees à l'époque en Angleterre... Leur premier album, The Scream, paraît en octobre 1978 et se démarque de la production de l'époque: dépassant le punk (par la voix inimitable de Siouxsie Sioux et ses hoquètements incessants incroyables), annonçant les débuts de la coldwave (par l'utilisation de la basse et d'ambiances sombres à souhait), sans toutefois en faire partie, leur son est terriblement novateur. John Mackay, à la guitare, et Kenny Morris, à la batterie, viennent s'ajouter, durant l'année 1978, à Siouxsie et Severin pour former un quatuor homogène et créatif. L'album débute par des échos lancinants lancés par la voix aiguë et perdue de Siouxsie Sioux, tandis qu'au loin commence à se faire entendre une guitare au son clair mais aux riffs entêtants façon coldwave ("Pure"). Puis c'est l'explosion, les guitares sont fracassantes, l'énergie post-punk éclate dans la voix de la chanteuse, tandis que la basse et la batterie sont au diapason, irréprochables. L'auditeur est immédiatement enveloppé par cette matière sonore mi-éthérée, mi-furieuse. S'enchaînent ensuite des morceaux tous excellents ("Jigsaw Feeling", "Overground", "Carcass") oscillant entre spleen et accélération énergique où le désespoir et la révolte se côtoient, se marient, se rejettent. Ensuite, le groupe ose l'impensable, en reprenant le morceau des Beatles "Helter Skelter" (morceau intemporel du double blanc sorti en 1968, annonçant le hard rock, le métal ou encore le hardcore... en un mot la rage fusionnant avec la musique !!). Le massacre orchestré ici est jouissif ! Il ne faut pas oublier que l'époque du punk est à la rage, à la destruction des idoles, des icônes des générations précédentes: quelle meilleure cible que les Beatles ! Durant le reste de l'album les morceaux sont du même acabit: tout simplement géniaux ! La voix et les textes de Siouxsie Sioux nous traversent par leur rage et leur désespoir entremêlés, tandis que les musiciens, la guitare cristalline ou saturée de John Mackay en tête, nous transportent dans une ambiance indescriptible ! L'album se finit par le plus beau morceau du groupe "Switch", à l'intro de guitare magnifique et sur lequel la voix de Siouxsie se fait plus lyrique et mélancolique que jamais ! Un morceau est un riff que l'auditeur ne pourra jamais oublier ! C'est simple: cette chanson est tellement belle et mélancolique que j'ai toujours dit que que je le voudrais le jour de mes funérailles ! The Scream, premier album de Siouxsie & The Banshees, est un coup de maître, un album génial et intemporel ! Il devrait être dans toute discothèque idéale rock... pour l'éternité... join hands 1979 Cet album de Siouxsie And The Banshees n'est pas le meilleur, et même celui que j'aime le moins (avec Superstition, sorti en 1991), et sans doute le moins accessible. On aura rarement entendu musique aussi froide, sombre, décharnée. Faisant suite à l'excellent The Scream (1978), plus punk mais aussi plus mélodique, Join Hands garde le même line up. On y retrouve le chant hanté de Siouxsie Sioux, la guitare métallique, gorgée de distorsion et de flanger, de John McKay, la basse glaçante de Steven Severin et la batterie tribale de Kenny Morris (hé oui, déjà avant Budgie !). Mais on sent le groupe au bord de l'imposion, le guitariste et le batteur quittant d'ailleurs Siouxsie And The Banshees au cours de la tournée qui s'ensuivit.Le meilleur morceau de l'album est sans nul doute "Placebo Effect", chef-d'œuvre de cold wave. On retiendra aussi le single "Playground Twist", héritage de la période punk, la bizarrerie "Mother / Oh Mein Papa", hommage empoisonné de la chanteuse à ses parents, avec sa boîte à musique, et le très long et étrange, presque gothique "The Lords Prayer", que le groupe jouait, en version improvisée, lors de ses premiers concerts, avant le premier album. Join Hands eut une influence énorme sur les mouvements cold wave et gothique alors naissants, je pense notamment au premier album de Cocteau Twins, et au premier album de Dead Can Dance, où l'on retrouve ces sons de guitare, de basse et de batterie et cette atmosphère glaciale et pesante. Kaleidoscope 1980 Il est souvent de bon ton de réduire Siouxsie a une vulgaire égérie gothique, poupée ultra-maquillée et affublée de robes délirantes, au service de l'industrie du disque.Pourtant cette prêtresse incorruptible et indomptable était surtout une artiste incroyable, avant-gardiste et talentueuse. Elle était et restera aussi la gardienne d'un mouvement alors tout juste naissant : la cold-wave.Porté par deux singles historiques ("Happy House" et "Christine", joyaux pop cachés derrière une froideur époustouflante), le groupe, malgré les changements de line-up, se réinvente sur Kaleidoscope et livre un album éthéré, ténébreux et à l'ambiance angoissante. Loin des fulgurances des débuts, le son est épuré, soutenu par des guitares cristalines, des claviers travaillés et un rythme hyper-tendu, jusqu'à cotoyer une ambiance malsaine et brumeuse.Disque difficile d'accés, Kaleidoscope est en fait la succession de délires cauchemardesques, plus psychédélique que punk, baignant dans une atmosphère oppressante. Totalement obsédée par la schizophrénie, Siouxsie chante magnifiquement, en diva malade et fantômatique, des textes poétiques sans sens, ni logique, faisant de son univers celui d'un asile de fous. Des fous drogués et sous médocs évidemment.On ne revient jamais indifférent de ce voyage expérimental, traumatisé encore par cette rigidité et ce son sans chaleur. Mais la beauté véhiculée par ces pop-songs tordues, tendues et érudites, envoûte et enchante indéniablement.Ce n'est donc certainement pas un hasard si Kaleidoscope est encore pour nombre de gens une référence indélibile en matière de cold-wave. JUJU 1981 Juju tire son nom d'une musique nigériane basée sur les percussions : la pochette, où figure un masque africain, y fait d'ailleurs allusion. Paru en 1981, il constitue sans doute le meilleur album de cet immense groupe qu'est Siouxsie And The Banshees. Volet central d'une trilogie, dont le dénominateur commun est le prodigieux guitariste John McGeoch (récemment décédé), commencée avec le bien nommé Kaleidoscope (1980) et achevée avec A Kiss In The Dreamhouse(1982), il en constitue certainement l'apogée. Juju est moins expérimental et éclectique que ces deux albums, mais aussi plus homogène et, surtout, plus abouti. On y retrouve tous les ingrédients de l'âge d'or de Siouxsie and the Banshees : voix ensorcelante de Siouxsie Sioux, guitares sublimes de John McGeoch, l'un des guitaristes les plus doués et inventifs de sa génération, basse en apnée de Steven Severin, au son unique (peut-être parce qu'il ne joue qu'en retour), batterie délicieusement tribale du génial Budgie, compagnon de la chanteuse. Chaque titre est un pur bonheur, en particulier les deux singles, le virevoltant "Spellbound" et l'arabisant "Arabian Knights" (bon jeu de mots !), mais aussi "Halloween" et "Into The Light", sans oublier le terrifiant "Voodoo Dolly". En résumé, un véritable chef-d'œuvre, à déguster de toute urgence ! A Kiss In The Dreamhouse 1982 A Kiss In The Dreamhouse se situe dans la lignée d'un Kaleidoscope. Les velléités expérimentales du groupe y sont cependant encore plus importantes. Ce qui en fait un album certes, plus difficile d'accès, mais toujours passionnant. De plus, de l'aveu même des fans, Siouxsie n'a jamais aussi bien chanté que sur cet album.En témoigne l'ouverture de l'album, "Cascade" où la voix de Siouxsie oscille entre puissance et réserve, nous gratifiant de quelques géniaux hoquements (Oui... les 'hah hah'). S'ensuit "Green Fingers" et sa basse-batterie à la Joy Division et sa flûte entêtante. Le changement de rythme est violent avec le titre qui suit "Obsession" : sorte de chant funèbre post-punk martelé au carillonement des cloches de Noël (!). Les trois premières chansons de l'album nous obligent à congratuler un instant les miracles accomplis par John McGeoch à la guitare et aux claviers. Lui seul savait tisser comme cela des ambiances et des rythmiques aussi originales.Le reste de l'album est presque aussi bon, toujours dans une optique expérimentale. On peut ainsi citer "Painted Bird" qui commence comme un tube disco anodin mais se poursuit avec les guitares dissonantes du génial John McGeoch (désolé d'insister !). De même "Cocoon" qui ressemble à un jazz étrange et répétitif qu'aurait pu signer PIL.Ce qui frappe le plus aujourd'hui concernant Siouxsie & The Banshees, c'est l'extraordinaire diversité musicale à laquelle en fin de compte, peu de groupe pouvait s'en orgueillir. Constat d'autant plus fort, qu'ils furent souvent cantonnés en tant que symbole, à la scène gothique...Or, la richesse musicale de A Kiss In The Dreamhouse font de Siouxsie & The Banshees tout sauf un simple groupe gothique. Hormis expérimental, le seul adjectif qui pourrait les qualifier les plus justement, c'est 'grand'... Oui, Siouxsie & The Banshees était un grand groupe de rock expérimental dans cette décennie pas si maudite que ça, les années 80. Et A Kiss In The Dreamhouse constitue certainement leur apogée artistique Hyaena 1984 Après le départ du génial guitariste John McGeoch, Siouxsie And The Banshees s'est adjoint les services de Robert Smith, qui avait déjà joué avec eux lors de leur tournée de 1979 (The Cure assurant la première partie du groupe). Siouxsie a plus tard renié l'influence de Robert Smith dans la genèse de Hyaena. Pourtant, il est clair que le guitariste est pour beaucoup dans ce son, qui rappelle ce que fera juste après The Cure avec The Top. L'album est produit par les Banshees et par l'ingénieur du son Mike Hedges (The Cure, The Associates, The Undertones...), qui avait déjà produit le premier album des Creatures et le live Nocturne. Hyaena a la lourde tache de succéder à la magnifique trilogie avec McGeoch, et on ne peut pas dire que l'album soit à la hauteur. Certes, Hyaena est tout de même excellent, mais moins bon que les trois albums d'avant.Le single "Dazzle" s'ouvre par des cordes, c'est un magnifique morceau qui rappelle ce que les Banshees étaient capables de faire à leur apogée."We Hunger" rappelle également cette période, avec sa batterie tribale et ses montées/descentes. "Take Me Back" sonne presque reggae, avec un riff d'orgue mémorable. "Belladonna" sonne un peu comme de l'auto parodie. Un bon morceau, mais pas excellent. "Swimming Horses", second single, est en revanche grandiose, avec un chant bouleversant, une partie de piano stupéfiante et de très belles, quoique discrètes, guitares. "Bring Me The Head Of The Preacher Man" est un excellent morceau, orientalisant à souhait, avec une guitare acoustique qui tisse de complexes arabesques. "Running Town" est un très bon morceau, représentatif du reste de l'album, mais qui évoque aussi ce que The Cure fera par la suite. "Pointing Bone" est un bon morceau, mais là encore le groupe a tendance à tomber dans l'auto parodie. "Blow The House Down" est plus original, notamment de par sa construction.Le grand reproche que je ferais à cet album est que les guitares sont trop en retrait, et un peu trop maigrelettes (défaut qui sera corrigé en live). Est-ce la faute à la production ou à Robert Smith Tinderbox 1986 Robert Smith ayant quitté le groupe pour se consacrer à The Cure), Siouxsie And The Banshees revient avec Tinderbox. Et c'est une totale réussite. Après plusieurs changements de producteurs, le groupe finit par prendre lui-même les choses en main, et le résultat n'est pas décevant.Le groupe revient au son de son apogée, celui de l'album Juju (1981), tout en se renouvelant. On retrouve les ingrédients qui font la particularité : chant possédé, guitare tranchante (parfois doublée par une guitare acoustique 12 cordes), basse aquatique, batterie tribale, parfois martiale. Le tout baigne dans une atmosphère sombre et dense, la tension est palpable.L'album alterne entre morceaux énergiques ("Cannons", "Partys Falls") et compositions plus calmes ("92°", "Lands End"). Les deux singles, "Candyman" et "Cities In Dust" sont de petits chefs-d'œuvres, avec leurs mélodies imparables et leurs riffs uniques.Un album indispensable à tout amateur de post-punk et même de rock en général ! Peepshow 1988 e titre Peepshow est bien entendu à prendre comme une invitation à entrer dans l'univers riche et bariolé de Siouxsie And The Banshees.Depuis quelques années, le groupe se cherchait, n'arrivant pas à trouver une nouvelle direction. L'album Tinderbox (1986) était certes un chef-d'œuvre, mais il avait tendance à constituer un retour à leur période d'apogée, en particulier l'album Juju (1981). Et l'album précédent, Through The Looking Glass (1987), était une compilation de reprises, parfaitement réussie d'ailleurs, laissant entrevoir la diversité des influences de Siouxsie And The Banshees, et montrant, si besoin en était, leur capacité à se réapproprier d'anciennes compositions.L'album Peepshow a donc pour but d'explorer de nouveaux territoires. Et force est de constater que le groupe s'en sort d'excellente manière. On trouve bien quelques rares morceaux typiques du son Siouxsie And The Banshees, comme le single "The Killing Jar", avec sa guitare tranchante comme une lame de rasoir et sa batterie tribale. Mais la plupart des compositions de cet album entraînent le groupe vers des contrées inexplorées, du hip hop (le single "Peek A Boo" et son clip évoquant la Nouvelle Orléans) à la country ("Burn Up"), en passant par le flamenco ("Turn To Stone").Le tout est parfaitement maîtrisé, toutes ces nouvelles influences sont parfaitement digérées.L'album est marqué par l'arrivée d'un nouveau guitariste (une fois n'est pas coutume !), Jon Klein, ex Specimen (groupe batcave du début des années 80), et, pour la première fois, d'un clavieriste (qui joue également du violoncelle et de l'accordéon), Martin McCarrick, connu pour sa participation au projet 4AD This Mortal Coil, et qui est pour beaucoup dans le renouveau du son des Banshees.Un excellent album, qui n'est pas le meilleur de Siouxsie And The Banshees, et que j'ai mis beaucoup d'années à apprécier à sa juste valeur mais dont je ne me suis jamais lassé, tant il s'enrichit au fur et à mesure des écoutes. Superstition 1991 Avec Peepshow (1988), Siouxsie And The Banshees avaient profondément renouvelé et diversifié leur son. Dès lors, plusieurs directions musicales s'offraient à eux. Avec Superstition, c'est le chemin de la pop qu'ils prennent – mais une pop toujours sombre et assez expérimentale. La musique de cet album est à l'image des photos du groupe que l'on trouve au dos de la pochette : lamé jaune pour elle, costume british pour eux. Finis le cuir, les tenues SM et excentriques. Elle est également à l'image de la pochette de l'album : rose. Mais un rose empoisonné... Les compositions sont plus sucrées, moins torturées, et la voix de Siouxsie se révèle particulièrement sensuelle. La production de Stephen Hague (OMD, Pet Shop Boys, New Order...) n'est certainement pas étrangère à ce nouveau son, plus mainstream.On commence avec le single "Kiss Them For Me", morceau dance calibré pour les radios, mais avec des paroles sombres, racontant la fin tragique d'une actrice américaine. "Fear Of The Unknown" est assez funk (Siouxsie écoutait Prince à cette époque), et pas plus intéressante que la précédente."Cry" est nettement meilleure, elle fait penser à ce que le groupe produisait à son apogée, entre 1980 et 1982 –en moins bien cependant. Son riff de guitare et son refrain s'insinuent dans nos esprits. "Drifter" est une ballade assez sombre, dont le charme opère lentement. "Little Sister" est un joli morceau au tempo assez lent lui aussi. "Shadowtime", second single, rappelle un peu le Siouxsie And The Banshees de la grande époque, mais en beaucoup plus pop et nettement moins bien. "Silly Thing" est un très bon morceau, malgré son synthé un peu trop criard. "Got to Get Up" est également très bon, bien qu'atypique du son Banshees (sauf peut-être le refrain). "Silver Waterfalls" est d'assez belle facture. "Softly" est en revanche un morceau lent et insipide. "Ghost in You" est un morceau un peu trop fade lui aussi.Un album un peu trop pop, où les synthés ont tendance à dominer. A n'écouter qu'une fois épuisés les chef-d'œuvres de ce grand groupe. RAPTURE 1995 En 1995, il est clair que le passé glorieux des Banshees n'est plus suffisamment brûlant pour espérer que le groupe dure encore vingts ans de plus. L'album précédent, Superstition est un désastre artistique (malgré un certain succès aux Etats-Unis, le groupe étant reconnu par la nouvelle scène alternative rock 90's) et les tensions (l'alcoolisme de Budgie, la volonté de contrôle de Severin, Mc Carrick et Klein n'étant pas reconnus comme des membres à part entière du groupe et un management lui aussi désastreux) autrefois créatrices, si ce n'est nécessaires, à la puissance du groupe ne sont pas loin d'emmener celui-ci vers un final amer."L'ice queen" sent sûrement que The Rapture sera le dernier album du groupe. Elle sait aussi que celui-ci ne pourra avoir le même impact que Juju, A Kiss In The Dreamhouse et leurs prédécesseurs. Sachant cela, elle tente tout de même d'effectuer une sortie digne pour son groupe, à la manière des Beatles et de leur Abbey Road, que les Banshees ont tant affectionné. Pour cela, elle essaye d'enregistrer l'album à la maison (au fin fond du Gers!), de créer une ambiance à peu près correcte, mais chaque membre, à part elle et Budgie, vit dans un point éloigné du globe. Difficile de créer une dernière fois une belle cohésion... Elle invite même John Cale du Velvet à produire quelques titres (dont "O'Baby" et "Tearing Apart") et apporter une touche douce à l'album.Mais pour quel résultat ?Les 3 premiers titres sont ouvertement "pop" - on peut se méfier vu l'album précédent - mais "O'Baby", "Tearing Apart" et "Stargazer" restent néanmoins très sympathiques, la production est un peu froide (mais on parle bien de Siouxsie And The Banshees), la voix n'est plus celle d'antan mais c'est bien évidemment mieux que n'importe quel groupe "pop" justement... et cela reste digne aussi.Par la suite, Siouxsie and the Banshees optent pour un son hivernal et décharné ("Fall From Grace", "Falling Down" - le groupe sait justement qu'il se précipite vers sa chute...), il n' y a donc pas de grands effets de production mais c'est peut être là aussi ce qui fait son charme à The Rapture.Les paroles, plus que jamais, illustrent l'état d'esprit du groupe: si les tensions ont toujours été au cœur de la musique, une chanson comme "Forever" fait figure d'épitaphe, avec ces mots très simples mais qui ne peuvent être que justes: "we couldn't stay together, this couldn't last forever". Chantés autour de motifs rêveurs et mélancoliques, ce n'est peut être pas la chanson définitive qu'ils auraient souhaités, mais il était trop tard de toute façon...Cependant les Banshees étant ce qu'ils sont, ils ont aussi vu les choses en grand, comme pour le morceau titre "The Rapture". Si les Beatles avaient conclu Abbey Road avec différents bouts de chansons censés s'enchaîner, les Banshees signent leur chant du cygne par une quasi symphonie (merci Martin Mc Carrick) de 10 minutes décomposée en plusieurs temps, où s'alternent passages en deuil et phases de psychédélisme enneigé.Autre temps fort sur "Not Forgotten" où sur un final diabolique et grâce aux efforts conjugués de chacun (Jon Klein n'est peut être pas Mc Geoch mais il a ses mérites), le phénix semble renaître de ces cendres (paroles scandées par la chanteuse elle-même). Siouxsie a enfin réussi à faire entendre le bruit "de chevaux galopant au dessus d'une falaise"(disait-elle à Mc Geoch à une autre époque concernant ses souhaits sur le travail du son...). Après cette explosion, telle la lave éclatant du volcan, le morceau s'apaise et clôt sur le chant mystérieux et sensuel de Siouxsie. "Sick Child" est une rêverie sous influence Beatles (le violoncelle et les progressions harmoniques qui rappellent le groupe période "Revolver"), un titre doux au royaume de la pop."The Double Life" et "The Lonely One" ne sont pas par contre d'aussi belles réussites (au choix des morceaux récréatifs ou de remplissage), et le thème de la dualité était bien mieux exprimé sur "Face To Face" (la B.O. de Batman Returns). Elle n'est pas Gémeaux pour rien Siouxsie Sioux, enfin je veux dire Susan Ballion..."Love Out Me" (encore autobiographique) conclut, comme toujours dans un sommet d'urgence, au plus près de cette explosion volcanique, avec une violence qu'on n'attendait plus. Utilisant des éléments metal, gothiques, voire techno par moments, Siouxsie And The Banshees démontrent une dernière fois l'étendue de leur force, avec leur morceau le plus agressif depuis longtemps, toujours marchant sur un fil, au cœur du danger. Si ce n'est qu'ici, ils savent que c'est vraiment la fin et qu'ils y vont comme des Kamikazes. Que conclure ? The Rapture n'est pas parfait, certes. Mais je trouve qu'il est parfait pour ce qu'il est : une lettre d'adieu, la dernière tentative d'un groupe qui sait qu'il est perdu (avec l'amertume que ça représente, tant pour le groupe que pour l'auditeur). Il n'en est donc que plus touchant.
  6. Vous Ecoutez Quoi En Ce Moment ?

    un peu de tendresse
  7. big thief

    Big Thief – Masterpiece Attention, voici une des découvertes de l’année ! Voici Big Thief, un quatuor indie rock venu de Brooklyn et est composé d’Adrienne Lenker (chant, guitare) qui avait déjà sorti un album solo Hours Where The Birds, Buck Meek (guitare), Max Oleartchik (basse) et James Krivchenkia (batterie). Ils n’ont pas sorti d’EPs ou de 7″ et sont directement signés sur le label Saddle Creek qui était séduit par leur musique prenante et authentique. Le groupe vient casser la baraque avec un premier album nommé Masterpiece produit par Andrew Sharlo, mais l’est-il vraiment ? Ce qui vaut l’intérêt de ce premier opus, c’est tout simplement la voix pleine d’émotions et de sensations d’Adrienne Lenker sans compter ses textes traitant du « processus de domestication de la douleur, de la perte et l’amour, tout en se laissant simultanément aller, se regarder dans les yeux à travers ceux d’un autre, et être d’accord avec l’inéluctabilité de la mort » selon la principale intéressée. Et il n’y a pas à dire, on fait véritablement attention aux paroles de la chanteuse à cause de son interprétation plus que touchante. Passée l’introduction folk lo-fi nommée « Little Arrow » déboule les décharges soniques tonitruants et enragés que sont « Masterpiece » et « Real Love » qui traite de violence conjugale («Having a bad week ?/Let me touch your cheek/I will always love you/Having your face hit/Having your lip split/By the one who loves you.»). Attention, ça déménage fortement. Big Thief joue parfaitement avec les contrastes musicalement parlant, partageant entre compositions indie rock effrénées (le fuzzy « Interstate » ainsi que les distorsions de guitare bien stressants en plein milieu de « Humans ») et ballades indie folk paisibles teintées d’une forte mélancolie (« Lorraine », « Velvet Ring », « Randy ») parfois même poppy sans jamais tomber dans la niaiserie ou le putassier comme « Vegas » et « Paul ». Le quatuor semble avoir tout appris de leurs influences (Sharon van Etten en l’occurrence) pour nous offrir des moments de splendeur, à l’exception peut-être de « Animals » qui est un peu trop tiré par les cheveux mais ne pose pas réellement de problème. Alors Masterpiece un vrai masterpiece ? Ce qui est véridique, c’est que Big Thief a réussi à s’imposer dans le game avec un premier opus passionnant qui prend aux tripes grâce à son honnêteté et à sa sincérité émotionnelle grâce aux textes sombres mais réalistes d’Adrianne Lenker et aux arrangements toujours aussi bien ciselés. Ce premier album est à se mettre sous les oreilles impérativement pour tout amateur d’indie rock qui se respecte. Big Thief – Capacity Adrianne Lenker et sa clique nous ont épaté avec leur musique incisive et instinctive ainsi que les textes autobiographiques de la chanteuse et guitariste. Et ils ne comptent pas s’arrêter car ils dévoilent le deuxième volet de leurs aventures intitulé Capacity. Et quelque chose laisse à penser qu’ils se sont surpassés. Pour être plus clair, ce nouvel opus a été enregistré quelques mois après avoir mis en boîte leur Masterpiece, ce qui en résulte d’une suite logique. On continue à feuilleter les souvenirs réalistes et pas toujours gais d’Adrianne Lenker à travers des titres folk-rock somptueux comme « Pretty Things » qui ouvre le bal avec la voix poignante de la new-yorkaise soutenue par une guitare acoustique, sans oublier « Shark Smile » et son faux départ électrique ainsi que les ritournelles aériennes de « Watering », « Coma » et « Great White Shark ». Durant ces onze morceaux, Adrianne Lenker ressasse sa jeunesse et son adolescence, comme elle a pu le faire sur l’album précédent. Mais cette fois-ci, cette introspection est centrée sur sa mère (photographiée sur la pochette) qui fut maman adolescente et elle est clairement référencée sur l’excellent « Mythological Beauty » (« There is a child inside you who is trying to raise the child in me » […] “I was just five and you were twenty-seven Praying, ‘Don’t let my baby die' ») mais aussi sur sa meilleure amie à laquelle elle lui rend hommage sur la ballade au piano intitulée « Mary ». Sa plume est exercée comme un exutoire, une thérapie et elle en a fait un très bon usage pour nous offrir un sublime album comportant des œuvres folk taillés sur mesure comme « Haley » et d’autres plus indie rock avec « Objects » et « Black Diamonds » renfermant l’opus de façon grandiose. Vous l’aurez compris, le Capacity fonctionne un peu comme le calme après la tempête que fut Masterpiece. Plus assagi musicalement, la plume d’Adrianne Lenker est plus touchante et personnelle que jamais et c’est ce qui caractérise le style de Big Thief. Celui d’un groupe de Brooklyn bien parti pour enchaîner chef-d’oeuvre après chef-d’oeuvre et qui sait qui pourra les stopper. enjoy
  8. Chelsea FC

    coucou guss , un 3 émé tour ca te dit
  9. Chelsea FC

    bon bon 1 virer celui qui a eu la bonne idée de vendre Matic 2 si on perd contre MU ca sent le roussi pour Conte 3 coucou Carlo ...
  10. Chelsea FC

    c 'est vrai , jose ne se plaint jamais des blessures .... .....seulement des terrains, des arbitres,wenger,l argent,les medias,se qui parle de sa tactique de jeu , Pep , les tacles ,le calendrier , barcelone, les ramasseures de balles , uefa , les fans , les doctores du club
  11. The Horrors

    V 2017 V, comme la série ? À en croire la pochette réalisée par Erik Ferguson, on pourrait effectivement croire à un album hommage à quelque chose de malsain, voire d'extra terrestre. Mais ce serait plutôt V comme le cinquième album du groupe anglais, célébrant en même temps les dix ans de Strange House. Que de chemin parcouru ! Comparez "Sheena Is A Parasite" avec "Weighed Down", on a presque le sentiment d'avoir deux groupes distincts devant nous. Différents dans le forme, mais avec le recul, on distingue des accointances, même si évidemment c'est trop facile de faire ses rapprochements après cinq albums. Je ne suis même pas certain qu'eux imaginaient à l'époque prendre le virage Skying en 2011. Aujourd'hui les synthés copulent avec les guitares shoegaze, les machines en viendraient presque à prendre le dessus ("World Below") mais la poésie qui se dégage de la voix de Faris Badwan porte le tout vers le haut, on pourrait même dire à un niveau jamais atteint par le groupe. Sur des titres d'apparence mièvres comme "It's A Good Life" porté par un piano classique, le morceau arrive à s'étendre, à surprendre, à nous sortir un arpeggiator presque hommage aux Who en guise de clôture, en passant par des moments synthétiques de très haute tenue. même quand ils se la jouent 80's ("Something To Remember Me By") avec tous les clichés propres à l'époque, ils magnifient le titre en une sorte de danse mélancolique avec de grandes envolées instrumentales, résumant presque en un titre tout une décennie de dance synthétique (à l'instar de GFOTY avec les années 00's, on vous en reparlera plus tard de cette fille).Débutant l'album avec le soft indus de "Hologram" ou avec le premier extrait "Machine", on sent clairement que The Horrorscherche à explorer de nouveaux recoins, toujours avec ce volonté de ne pas tomber dans la redite, sans non plus chercher à approcher la création par son côté le plus abscons, ils restent dans une esthétique vraiment pop, comme sur l'immédiat "Press Enter To Exit", qui prend vraiment le temps de jouer sur les détails sonores sur presque six minutes. Le ressenti sur ce morceau est d'ailleurs valable pour l'intégralité de V, On sent que le groupe a vraiment voulu travailler les ambiances, chaque son de percussion, chaque beat sonne comme il faut, rien n'est laissé au hasard, même s'il intervient toujours dans la recherche sonore, ce coquin. Chacune des dix pistes revêt une identité propre, chacune prend son chemin mais ils mènent tous vers la même direction. Ils s'influencent presque eux même, puisant dans les albums précédents pour n'en sortir que le meilleur, sans pour autant pouvoir dire qu'un titre aurait eu sa place sur un autre disque, ce nouvel album marque presque une nouvel étape dans la carrière du groupe. Moins radicale que celle franchit par Skying, mais une vraie évolution est visible. Je vais pas vous sortir le cliché sur le fait que les précédents n'étaient que des tentatives pour arriver à ce V car ils méritent vraiment tous une attention particulière. Ici tout est assumé, que ce soit le chant de Faris qui a lui aussi évolué, plus question d'éructations comme sur "Jack The Ripper". Les solos de guitares ou de synthés, ils osent et assument. C'est sans doute pour ça que ce disque est tellement réussi.
  12. Vous Ecoutez Quoi En Ce Moment ?

    L album est incroyable
  13. Chelsea FC

    El destino me ha dado una oportunidad. Es verdad que he hecho algunos buenos partidos, he metido goles que han valido puntos y clasificaciones, pero no se puede esperar que un jugador meta goles importantes o haga partidos importantes de vez en cuando. El fútbol es regularidad. Y ahora me encuentro con un equipo que ha hecho un esfuerzo económico enorme por un suplente del Madrid. Esa, al fin y al cabo, es la realidad. Me han brindado todo. Conte está a muerte conmigo, la afición está a muerte conmigo y el club está a muerte conmigo. Por eso tengo que dar un golpe encima de la mesa. morata a EL PAIS , bon au moins un qui va se défoncer