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Mengão

[story] Marcelinho Carioca, Il Diamante


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17 Novembre 1993

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- Dépeche toi, on va être en retard !
- Je te répète que c'est insensé d'y aller vu ton état
- Et moi je te dis que je préfère qu'on m'enfile une fourchette dans le bide plutot que de rater ce match

Ribeiro Luiz Alves était un homme influent dans la favela de Rocinha, peuplé de 150 000 à 300 000 habitants, l'estimation est large, personne s'était risqué à aller y faire un recensement. Mais il ne pouvait rien refuser à sa femme Roberta Ave Maria. Elle disposait d'un sacré caractère et était une fan inconditionelle de Flamengo. Bien qu'enceinte de 8 mois, personne n'avait pu la raisonner et l'empêcher d'aller assister à ce match. Il faut dire que ce match était bien particulier. Flamengo fêtait jour pour jour ses 98 ans d'existence en accueillant São Paulo pour la finale de la Supercopa Libertadores 1993. Pour l'occasion, le club avait mis en place des tarifs réduits et on attendait plus de 80 000 personnes pour une grande fête. Les deux amoureux quittèrent la favela de Rocinha, laissant l'aîné de la famille, Ribeiro Jr, 7 ans, s'occuper de son petit frère, Adriano, qui venait d'avoir 4 ans. Ribeiro fit un bisous sur le ventre de Roberta et ils partirent en direction du Maracana

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30 minutes plus tard

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Roberta avait du mal à marcher vu sa grossesse avancée et Ribeiro s'emportait en disant qu'aller à ce match était une chose stupide. Mais lui aussi vibrait pour Flamengo et admirait les supporters qui dansaient et chantaient avant même le début du match. Les joueurs des deux équipes étaient prêts et le match allait pouvoir commencer après la photo d'équipe pour la postérité

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Le match commençait sur un rythme élevé et au grand désespoir de Roberta, São Paulo FC ouvrit le score par l'intermédiaire de Leonardo à la 15e minute. Mais vingt minutes plus tard, après un travail remarquable de Marcelinho Carioca, Marquinhos égalisait. Roberta se leva de son siège en même temps que la foule, et Ribeiro remarqua que sa femme venait de perdre les eaux et fit pour tout premier commentaire

- Je le savais, putain je le savais !

Un spectateur s'approcha de la jeune femme en assurant qu'il était médecin. Il examina très rapidement Roberta et d'une voix qui encourageait à la panique, il dit

- Je vois la tête du bébé, il faut accoucher d'urgence !

Ribeiro et quelques supporters de Flamengo aidèrent Roberta à quitter sa place. Ribeiro était furieux et demanda à sa femme

- T'as pas senti de contractions ?
- Si mais je voulais voir le match en entier

Sa réponse n'eut pas pour effet de calmer la colère de Ribeiro. Désormais, il n'était plus question d'accoucher à l'hôpital, l'accouchement devait se faire dans le stade même. On allongea la femme sur un brancard entre deux étages du Maracana, en attendant meilleur confort. La jeune femme se mit à crier et le médecin lui demanda si elle avait mal, ce à quoi elle répondit

- C'est pas ça, sombre abruti, mettez moi face au match, je veux voir la fin de la première mi-temps !

Le docteur tenta de protester mais devant le regard appuyé de Ribeiro, il répondit rapidement à la demande de Roberta. La jeune femme poussait pour que le bébé puisse sortir. Elle redoublait d'effort depuis une vingtaine de minutes. Le match venait de reprendre. Au bout de ses efforts, Roberta vit de loin, Marcelinho Carioca éliminer trois joueurs avant de servir idéalement Marquinho, qui permis à Flamengo de prendre l'avantage. Le bruit de la foule couvrit les premiers cris du nouveau né. Le docteur dit

- C'est un magnifique petit garçon ! Félicitations ! Comment voulez-vous l'appeler ?
- MARCELINHO CARIOCA ! MARCELINHO CARIOCA !

La jeune femme répétait ce nom inlassablement. On n'a jamais su si elle répondait à la question du docteur ou si elle fêtait le but de Flamengo. Qu'importe, Marcelo Ribeiro de Maria dit Marcelinho Carioca venait de naître
Modifié par Mengão

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Excellent! :laughing:

Le coup de la mère qui accouche en plein match, il fallait y penser!

Un début très original, c'est bien ! :top:

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Je viens de lire et c'est tout simplement ... :wub:

Tu nous avais déja habitué à ces petites MaJs très prenantes (notamment avec Serge Moro), un belle narration, une petite pointe d'humour, tout y est pour que nous soyons vraiment captivés .

Espérense que notre héros fera comme son homonime ... :happy:

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Un bon début, très court mais très original, j'avoue :D !

J'espère que tu sais où tu vas cette story vu que tes deux dernières (Serge Moro et Un homme une vie) ont été rapidement abandonnées.

J'attends de voir la suite pour me prononcer mieux :)

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Eh ben comme début c'est singulier, une femme qui accouche pendant une finale, en plein dans le stade. En tout cas on connaît les circonstances particulières dans lesquelles notre héros en devenir est né, prions pour qu'il connaissent un avenir radieux dans le foot.

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Finale du championnat carioca 2011
Botafogo x Flamengo

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- On joue la 88e minute, Flamengo mène 3-2 mais ils ont besoin d'ajouter un but pour être champion. Thiago Neves lance en profondeur Ronaldinho, qui élimine un joueur, il va pouvoir centrer. La balle file au deuxième poteau, Marcelinho Carioca à la lutte avec Rodrigo...

Je saute dans les airs, pour un duel en très haute altitude avec mon vis-à-vis. Il semble avoir un temps d'avance mais je suis persuadé que je peux reprendre la balle de la tête. Dans les airs, je vois ma vie défilé. Petit retour en arrière....

12 juillet 1998

A cette époque, je n'avais pas encore 5 ans mais je me souviens parfaitement de ce jour. Je suivais l'ensemble de la coupe du monde avec mon père et Ronaldo m'avait vraiment impressionné. Il était devenu mon joueur fétiche. Dans la journée, il était annoncé que Ronaldo était incertain pour le match à cause d'un malaise, et j'étais vraiment paniqué. Pour la grande finale de la Coupe du Monde, on avait invité nos voisins et amis, car nous disposions d'un grand salon avec un belle télé. Ce luxe était assez rare dans la favela. On était une vingtaine de personnes pour assister au début du match, avec heureusement, Ronaldo comme titulaire. Dans mon salon, les gens avaient mis des maillots du Brésil et emmenés leurs drapeaux, à l'exception de ma mère qui ne lachait son maillot de Flamengo pour rien au monde. L'ambiance était festive et les gens dansaient et chantaient. Mais à la 27e minute, d'un coup de tête, Zidane refroidit l'atmosphère.

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Rapidement on repris nos chants, toujours persuadés qu'on allait gagner. La victoire ne pouvait pas nous échapper. Juste avant la mi-temps, d'un nouveau coup de tête, Zidane aggrava la marque.



A la mi-temps mon père était stressé et il fuma trois clopes en 15 minutes. Jamais je ne l'avais vu fumer autant. Le Brésil dominait la deuxième mi-temps mais ne parvenait pas à marquer. A l'annonce du temps additionnel, les gens quittèrent mon salon en remerciant ma mère, et c'est à ce moment que je compris qu'on ne gagnerait pas. Pour mon père, les yeux rivés sur le poste de télé, ce fut un tout petit peu plus tard...



A 3-0, je me retournai en direction de mon père, et je vis des larmes coulés sur son visage. Ca m'a fait un choc. Jamais je ne l'avais vu pleurer, et plus jamais je ne le reverrai pleurer. Je me suis alors approché de lui pour lui dire


- T'inquiète pas Papa, je la gagnerais pour toi la coupe du monde



12 avril 2000

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A cette époque, je ne quittais le terrain de la favela pour rien au monde. Je jouais tout le temps au foot et ma mère était obligé de venir me chercher pour que je vienne manger. Et dès le repas fini, j'y retournais. Ce que j'aimais au terrain vague, c'est que j'étais le seul petit à pouvoir jouer. J'étais beaucoup plus fort que les autres et je mettais la misère aux grands. J'étais un peu la coqueluche de la favela, tout le monde connaissait mes prouesses techniques. Mais ce jour-là, j'étais rentré plus tôt. C'était la finale de la Coupe d'Italie et le grand retour d'Il Fenomeno Ronaldo après 6 mois d'absence. Il rentra en jeu, à la 57e minute sous mes applaudissements et celui de mon père.

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Mon père était un grand fan de Ronaldo, même s'il préférait Romario qui était un « vrai carioca », parce qu'il avait décidé de rester au Brésil plutôt que de partir pour les millions de l'Europe. Mon père me disait souvent, qu'il ne fallait jamais oublier nos racines, et qu'il fallait être fier de l'endroit d'où l'on venait. Avec Romario, son idole était Garrincha. Mon grand père l'avait vu jouer, et il avait un tas d'anecdotes sur Garrincha. Garrincha avait une jambe plus longue de 6 cm que l'autre. Mais cela ne l'empêchait pas d'être un dribbleur de génie et d'humilier ses adversaires. Mais Garrincha était une légende pour sa joie de vivre. Comme les gens des favelas, il aimait l'alcool et les femmes, ce qui lui valut le surnom d'Alegria de Povo (joie du peuple). Mon père était fier de sa favela. Il l'a dirigeait comme il voulait, puisqu'il était un narcotrafiquant. Il justifiait ses activités en disant que lorsqu'on venait de la favela, c'était le seul moyen de gagner de l'argent. Mais revenons au match, Ronaldo rentre à la 57e minute et 7 minutes plus tard, il se blesse tout seul. Ses larmes et sa douleur m'ont fait pleuré. Quand les commentateurs ont dit que la carrière de Ronaldo était vraisemblablement terminée, j'ai regardé mon père le regard inquiet. Il me rassura


- Il reviendra. Il ne peut pas s'arrêter comme ça. Il a le mental pour revenir. Les légendes ne meurent jamais


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Avant la fin du match, alors que toute ma famille était dans le salon, on entendu un bruit sourt puis la porte céder. Je n'ai pas compris sur le coup, mais mon père oui, il sauta par la fenêtre. Les policiers avaient envahis notre maison, armés jusqu'aux dents. Je me précipitai vers la fenêtre pour voir mon père tomber sous les balles des policiers. L'image de son corps sans vie, étendu sur le sol, est à jamais gravé dans ma mémoire. Désormais, plus rien ne sera comme avant.

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3 Mars 2006

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Depuis la mort de mon père, la vie a été beaucoup plus difficile pour nous. Avant, on habitait dans le haut de la favela, on était protégé par les dealers et mon père ramenait beaucoup d'argent. Depuis, on est redescendu dans la favela, au milieu des ordures, entassés tous ensemble, où chacun a ses propres problèmes. La vie est très dure, il fallait parfois se coucher avec la faim au ventre, et le lendemain matin, il n'y avait pas plus à manger. On subissait les moqueries des autres, car nos habits étaient troués. Mon frère Ribeiro Jr a voulu prendre la relève quand mon père est mort. Il avait 15 ans et se promenait avec ses flingues dans la favela. Mais il s'est fait arrêter et a pris 5 ans de prison pour trafic de drogue. Les policiers avaient retourné notre maison et avaient emmenés un lourd arsenal d'armes. Je connaissais la cachette favorite de mon frère et j'avais pu récupérer un flingue que les flics n'avaient pas trouvé. C'était un magnifique magnum 357 que je cachais précieusement

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La vie était difficile pour ma mère. Elle avait perdu le sourire qui la caractérisait. Avant, elle me parlait toujours de Flamengo, et de son idole Zico. Elle comparait la fidélité de Zico envers Flamengo à l'amour d'une femme envers son mari. Désormais, elle ne regardait plus les matchs de Flamengo par manque de temps. Elle avait du trouver un deuxième job en plus de son travail de femme de ménage. Le soir, quand elle avait fini sa journée, elle allait directement dans le centre ville pour livrer des pizzas et ne rentrait que tard dans la nuit. A la maison, ma petite soeur Isabella qui avait 12 ans à l'époque s'occupait de mon frère de 4 ans Rodrigo. Moi, quand je rentrais de l'école, au lieu de faire mes devoirs, je rejoignais Michael et les autres enfants sur le terrain de la favela. On jouait jusqu'à ce que la nuit tombe, et même après. Quand les mères des autres enfants les appelait pour le dîner ou pour aller se coucher, moi je restais sur le terrain pour faire des coup-francs. Sur le terrain, j'étais le meilleur et je voulais être sur de rester le meilleur. Je jouais en plus au futsal, dans un club extérieur de la favela. Mon entraîneur me trouvait très bon et avait des projets pour moi. Mais ce soir de Mars 2006 fit tout basculer. Ce soir là, ma mère était rentré plus tôt et avait convoqué toute la famille dans le salon. Elle pris la parole

- Les enfants, j'ai rencontré quelqu'un. Il s'appelle Souza et je fais le ménage chez lui. Nous sommes tombés amoureux l'un de l'autre et même si je n'oublie pas votre père, la vie continue et je dois en profiter. J'ai travaillé très dur ces dernières années et Souza veut que j'emménage avec lui. Il veut d'abord vous rencontrer et on en reparlera après

Je ne savais pas quoi en penser, ça a été un véritable choc quand elle nous a dit ça. Deux jours plus tard on alla voir Souza dans sa sublime villa. Il avait une magnifique télé, de jolis meubles en bois dans sa maison et même des peintures accrochées au mur. Il avait une piscine immense, ce qui semblait ravir mes frères et soeurs. Moi je me sentais pas à l'aise, je n'aimais pas la tête de Souza, et il avait un horrible drapeau de Fluminense dans le salon. C'était un riche homme d'affaires, qui ne pensait qu'à l'argent. Du haut de ma favela, on voyait très bien les villas et les plages. Mais tout ceci nous étaient interdit, nous avions les pires difficultés pour manger correctement, et on nous collait des villas sous la vue.

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J'avais fait part de mes doutes à ma mère, mais ça ne changea rien, deux semaines plus tard, on quittait ces 13 ans d'existence pour moi dans la favela et on emménageait chez Souza. J'étais triste de quitter mes amis, mon terrain de foot, mais heureux de quitter cette violence et cette saleté générale. Je commençais une nouvelle vie. Au bout de quelques semaines, ça se passait mal à l'école. Les autres enfants se moquaient de moi, car je n'étais pas "comme eux". Eux, étaient riches et pour eux, quelqu'un de pauvre était quelqu'un de mauvais, qui ne voulait pas travailler. Pour eux, dans les favelas, il n'y avait que des dealers et des camés, des chômeurs et des alcooliques, des voleurs et des violeurs. Au foot, j'avais rejoins un nouveau club. Certains joueurs étaient de mon école, ils se moquaient de moi car je ne pouvais pas m'acheter de belles chaussures et des maillots comme eux. Je me sentais aussi mal sur le terrain de foot que dans la cour de récré. Mais le pire, c'était à la maison

Souza ne supportait pas le désordre et était très sévère. Un jour, alors que j'étais tout seul à la maison, il entra dans le salon et il me dit
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- Tu as encore fait renverser du coca dans la cuisine. Ca poisse partout, c'est déguelasse, va vite nettoyer ça
- Cest pas moi qui a renversé ça
- Petit con de menteur, tu te lèves de mon canapé et tu fais ce que je te dis
- Vous êtes pas mon père, vous avez pas à me parler comme ça

Il 'apprécia pas mes paroles et me colla une gifle monumentale. Je tentai de répliquer en le poussant. Il m'agrippai puis il se mit à m'étrangler. Il serrai si fort que je ne pouvais plus respirer. Je l'insultai à mon tour et devant sa colère, je partis me réfugier dans ma chambre au premier étage. Je sentais ses pas derrière moi. Je rentrai dans ma chambre et je pus saisir mon magnum 357 que je lui collai au visage. Cette action le fit stopper net. Il n'y avait plus de colère dans ses yeux, seulement de la peur. Il chercha à me calmer en me rassurant mais j'étais très calme. Je contrôlais la situation. Je lui dis très calmement que j'allas quitter sa maison et que si il me frappait ou s'il frappait un membre de famille, je reviendrai pour le tuer. Je quittai ensuite calmement sa maison devant son air inquiet. J'avais aimé le pouvoir que m'avait procuré mon flingue et je le collai à ma poitrine. Je rejoignis ensuite le seul endroit où je me sentais bien, ma favela de Rocinha. Mon frère Adriano, qui avait 4 ans de plus que moi était resté la-bas et j'allai vivre avec lui. Quand il me revit, il dit
- Te revoila Marcelinho. Alors c'était pas bien chez les petits blancs ?
- Non, je crois pas que ça soit pour moi ce genre de vie. Ces gens s'achètent tout un tas de trucs pour oublier qu'ils sont malheureux. Ils ont oublié les plaisirs simples de la vie? Ils sont prêts à se niquer les uns les autres pour un peu d'argent
- Sur ce point, c'est pas très différent d'ici
- Ouais mais ici, c'est chez moi. Plus jamais je quitterais la favela
- Ouais tu sais ce qu'on dit. On peut retirer un gamin de la favela, mais on peut pas retirer la favela du gamin. Bienvenue chez toi frérot

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Une très bonne maj avec un bon résumé des jeunes années relativement troublés de Marcelinho !

Le cuisant souvenir point de vue brésilien de la Coupe du Monde 98, la mort du père, la mère qui refait sa vie, Marcelinho à qui la vie de riche ne convient pas... Du coup il suit la philosophie de son père en n'oubliant pas ses racines et en retournant dans les favelas.

Bref j'aime beaucoup ton style, on accroche très facilement. Essaye peut-être d'aérer certains paragraphes ce sera plus sympa à lire mais au niveau du contenu rien à dire :) Keep going on !

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Bonne Maj de ta part avec un très bon résumé du passé du perso et sa vie dans les favelas qu'il ne semble pas prêt de quitter pour tout l'argent du monde, en témoigne l'altercation avec son beau père qui aurait pu finir en meurtre sanglant. Maintenant reste à savoir comment Marcelinho percera dans le monde du foot pour se trouver dans ce stade en finale de championnat. La suite vite. :bien:

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Franchement c'est super bien raconté, on s'y croirait!

Je t'encourage à continuer parce qu'au vu des dates, on sent que tu as un plan bien élaboré pour Marcelinho et ça donne envie de voir la suite.

Excellent début, continue! :top:

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Je viens de lire les deux premières MAJ, c'est assez assez plaisant et facile à lire. On rentre directement dans l'histoire et la vie de notre héros est bien détaillée, surtout dans la seconde MAJ. J'avoue que donner naissance à un enfant dans un stade n'est pas habituel. :laughing:

Voilà donc Marcelinho de retour dans sa favela. Que va-t-il se passer ? Va-t-il se tourner vers l'ancien "commerce" de son père et rentrer dans le monde des dealers, tout en faisant sa place dans le monde du football ? C'est vraiment pas mal, j'aime bien et j'attends la suite avec impatience. :bien:

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Finale du championnat carioca 2011
Botafogo x Flamengo

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- On joue la 88e minute, Flamengo mène 3-2 mais ils ont besoin d'ajouter un but pour être champion. Thiago Neves lance en profondeur Ronaldinho, qui élimine un joueur, il va pouvoir centrer. La balle file au deuxième poteau, Marcelinho Carioca à la lutte avec Rodrigo. Tête de Marcelinho... GOOOOOOOOOOOL DO FLAMENGO ! Ô MARCELINHO CARIOCAAAA

Encore cinq minutes à tenir et nous serons les rois de Rio

5 minutes plus tard

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On l'a fait. Nous sommes les vainqueurs du championnat Carioca. J'ai pas encore 18 ans mais j'ai déjà gagné un trophée avec mon équipe de coeur, le CR Flamengo. Je cours partout sur le terrain, je félicite Ronaldinho et toute l'équipe. Quel tournoi magnifique. J'en ai la chair de poule et je suis carrément à deux doigts de chialer tellement je suis heureux. Un journaliste m'intercepte et en profite pour m'interviewer

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- Marcelinho Carioca, 17 ans et vous donner la victoire à Flamengo dans les derniers instants. Comment vous sentez vous ?
- C'est trop bon, c'est un rêve qui se réalise. Il n'y a pas de mots pour décrire ce que je ressens aujourd'hui
- Vous êtes la révélation de ce tournoi avec 19 buts inscrits, un total qui n'avait plus été atteint depuis 2000, avec Romario
- C'est un honneur d'inscrire mon nom à ses côtés. Avec Flamengo, Romario m'a fait rêver. Mon but s'est de dépasser son record de titres de meilleur buteur du Carioca, qui est de 7
- Les grosses écuries veulent déjà vous arracher. Comment voyez-vous votre avenir ?
- Je me suis tout de suite bien senti dans l'équipe. Je veux rester à Flamengo pour vivre des moments comme ceux que je suis entrain de vivre. Une fois Flamengo, Flamengo à la mort

Le journaliste me laisse ensuite profiter de mon bonheur. On remercie longuement les supporters avant de poser pour la photo souvenir

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Ce tournoi a été incroyable. J'ai marqué 19 buts à 17 ans. J'en ai mis 5 en un unique match, contre Duque de Caxias. On a joué des matchs épiques contre Fluminense, Vasco et Botafogo. Avec notamment Ronaldinho, Thiago Neves, on a de quoi gagné le Brasileirão. Mais le plus dur va commencer pour moi. Confirmer. En faisant face au retour de Deivid, bléssé pendant 3 mois. En attendant, je vais fêter le titre en boîte avec mes coéquipiers.

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On se laisse un peu aller et on consomme quelques verres. Puis je vais danser sur la piste avec Ronaldinho, qui est vraiment un excellent défenseur. Les filles du club nous admiraient avec un regard intéressé.

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Je décidai d'aller lui parler et après quelques échanges, on alla s'isoler pour une partie de jambes en l'air. Une fois la chose faite, elle me demanda mon numéro mais je lui dis qu'elle n'en aurait pas besoin. Je retournai ensuite à la table pour constater que une bonne partie des joueurs avaient disparu. Seul Ronaldinho était encore sur la piste de danse et il me rejoignit à la table

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Ronaldinho... Ca fait parfois bizarre de me dire que c'est mon coéquipier. Mais le courant est très bien passé entre nous et je le considère maintenant comme mon grand frère. Je suis impressionné par le plaisir qu'il prend à jouer au football, malgré le stress du haut niveau. Sur le terrain, il s'éclate et ça devient facile de jouer avec lui. C'est un fêtard mais j'ai découvert en lui un énorme bosseur. Il est le premier à arriver aux entraînements et le dernier à repartir. J'ai pris l'habitude de venir avant les entraînements également. On se faisait des jongles en réalisant les gestes techniques qu'on travaillait. Il me disait que c'était à ça qu'il devait son aisance technique. Après l'entraînement, je bossais les coup-francs avec lui, et j'ai vraiment progresser dans ce domaine, jusqu'à mettre un coup-franc en demie contre Fluminense. Il m'interrompit dans mes pensées

- J'espère que tu profites de ce premier titre. Ca a été un honneur de jouer avec toi
- Venant de toi, ça me touche mec
- Tu as tout pour faire une grande carrière. Tu feras partie des plus grands, aucun doute la dessus. Mais souviens-toi que le plus dur, n'est pas d'arriver au sommet mais d'y rester. Tu devras faire des choix et des sacrifices pour le bien de ta carrière. Fais toujours face à tes responsabilités, et tu pourras jouer dans les plus grands clubs d'Europe
- Ouais, mais pour l'instant, je ne pense qu'à gagner le championnat brésilien avec Flamengo. Je me vois pas du tout partir en Europe

Le lendemain

Pour fêter ce titre, j'organisai une petite fête chez moi. J'habitais toujours chez mon frère mais j'avais choisi de rester à Rocinha. Je me faisais construire une maison dans les hauteurs de la favela, entourés des dealers. Je me sentais en sécurité, mais aussi apprecié quand je traversais la favela. Je suis encore un gamin et les gens m'arrêtaient toujours pour me féliciter ou avoir un autographe. J'avais pris l'habitude d'offrir mon maillot aux gamins qui traînaient dehors. Pour ma fête, j'avais invité pas mal de monde de la favela, et tout le monde voulait me féliciter. Le premier à venir me parler fut mon petit frère, Marcinho

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Mon frère Marcinho avait un an de moins que moi. Il vivait otujours chez Sousa, avec ma mère, sa soeur jumelle Isabella et le petit dernier, Rodrigo, qui avait 9 ans. Le fait de quitter la maison familiale, m'a rendu beaucoup plus mature et débrouillard. Mon frère étudie encore dans un quartie riche de la ville. Il s'est fait à sa nouvelle vie et rêve de devenir footballeur professionnel. Je pense qu'il a le talent pour, et il joue dans les équipes jeunes de Fluminense. Je le vanne souvent sur ça

- Félicitations mon frère
- Hey Marcinho ! Ca me fait plaisir que tu sois la. Ca se passe bien à la maison ? Souza est pas trop chiant ?
- C'est pas facile tous les jours mais on s'y fait
- Tu peux venir ici si tu veux, je construis ma maison. On jouerait ensemble à Flamengo
- Je préfère reste la bas. Pour protéger Isabella et Rodrigo
- Qu'est-ce que tu veux dire par là ?
- Non rien. Laisse tomber

Michael me tapa ensuite sur l'épaule

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Michael était mon meilleur ami dans la favela depuis toujours. Quand on était petit, on était les seuls à être autorisés à jouer avec les plus grands. Mais ils ne nous laissaient jamais jouer ensemble, car sinon on gagnait à tous les coups. Alors on jouait l'un contre l'autre, en duel, en étant prêt à laisser notre vie sur le terrain. Je m'entendais toujours bien avec lui, sauf après un match, car nous étions nous les deux des compétiteurs nés. Il avait beaucoup de talent, peut être plus que moi, je dois l'avouer. J'en parle au passé car l'an dernier, une balle perdue dans la favela a brisé son genou et sa future carrière. Désormais, il boîte étrangement. Avec de la réeducation, ça va un peu mieux, mais il marchera bizarrement jusqu'à la fin de sa vie. Je me sens désolé pour lui, car je vois bien qu'il va mal mais je ne sais pas quoi faire pour l'aider.

- Félicitation mon pote, tu as fait un super match
- Merci mec

Un moment de silence commençait à me mettre mal à l'aise. Heureusement, mon ex entraîneur, qui avait également entraîné Michael, se joignit à notre discussion silencieuse

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Magrão nous avaient entraîné à partir de nos 13 ans. C'est lui qui m'a transmis toutes les valeurs du football. Avant j'étais un pur avant centre. En observant mon jeu, il m'a dit que je serais encorep lus à l'aise si je participais plus au jeu, en jouant 9 et demi. Il m'accordait une totale confiance et il m'encourageais à tenter des frappes ou des gestes techniques car il savait que j'étais capable de réaliser de grandes choses. Je savais que je pouvais échouer et je réussisais.

Magrão commença à me parler mais Michael préféra partir

- Félicitations fils. Je suis fier de toi. Je me rappelle quand tu étais petit, tu disais toujours que tu serais champion avec Flamengo
- Ca pouvait pas se passer autrement
- Ca je sais. Je me rappelle encore quand tu avais 15 ans. Je m'étais démené dans tous les sens pour que des types de Fluminense viennent te voir jouer. L'entraîneur de l'équipe jeunes et un responsable de l'équipe première t'avaient fait la cour pour que tu signes chez eux. Ils étaient prêts à te faire signer tout de suite, mais tu les a regardés droit dans les yeux et tu as dit simplement "Je ne jouerais pas pour Fluminense". Ils sont devenus tout rouge et j'ai cru que j'allais te tuer après ça
- (en souriant) J'allais quand même pas jouer pour eux
- Oui tu as certainement bien fait. Deux mois plus tard, des types de Flamengo venaient et te faisait signer. Tu as même pas lu le contrat avant de signer. D'ailleurs, à la base, ils étaient venus pour Michael. Michael... Il a pas l'air d'aller bien.
- Non, c'est le contre-coup de sa blessure. Sa mère m'a dit qu'il ne voulait pas reprendre l'école et qu'il restait dans sa chambre à rien faire.

C'est ensuite Hector qui voulait échanger quelques mots avec moi

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Hector était le responsable de l'association de la favela. Il avait connu la misère et la tristesse des favelas. Petit, Hector voulait devenir un grand explorateur et il avait souffert d'être bloqué dans sa favela. Aujourd'hui, il faisait beaucoup de choses pour améliorer le quotidien des habitants de la favela, en particulier celui des enfants. Il était heureux que je sois toujours là et que j'investisse dans ses projets. Car malgré toute la volonté du monde, sans argent, on ne vas pas loin dans ce monde. Hector m'interpella

- Félicitations Marcelinho. Il paraît que vous restez dans le quartier ?
- Oui je fais construire en haut de la favela, c'est chez moi ici
- Content de vous l'entendre dire. J'espère qu'on aura l'occasion de travailler ensemble
- Oui d'ailleurs pour le match d'ouverture du Brasileirão, je pourrais obtenir une centaine de places que vous pourriez redistribuer aux gamins. Si il y a des problèmes financiers pour le transport ou autre, n'hésitez pas à me demander. Vous demandez, et vous obtenez
- Merci Marcelinho. Au nom de ces enfants, je vous remercie du fond du coeur
- C'est vous que les gamins devraient remercier

- Alors c'est qui le roi de Rio maintenant !

Je me retournai et je vis

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Zé était mon ami d'enfance. Quand, à 13 ans, je me suis retrouvé à vivre avec mon frère, je traînais avec Zé, Béné et Dilano. Dilano est mort depuis, mais je suis toujours ami avec Zé et Béné. Quand on était gamins, on restait en haut, ils faisaient les guetteurs et géraient les allers et venues. A 13 ans, ils se balladaient avec leurs flingues. Moi, mon frère faisait en sorte que je n'y touche pas. Zé et Béné faisaient partit de ma bande, c'était la bonne époque

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- Félicitations mon frère ! Le roi de Rio
- Merci mon frère. Alors comment ça se passe pour toi ?
- Bien bien, je gère les affaires avec ton frère, ça marche bien. Je serais bientôt le roi dans cette putain de favela, tu m'entends ?
- Ouais j'en doute pas
- Dis moi, c'est qui les deux ploucs en costard qui nous mattent depuis tout à l'heure ?
- Ce sont mes agents. Bouge pas, je reviens

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Il y a quelques semaines, j'ai signé un contrat avec deux agents pour qu'ils gèrent ma carirère. Il y avait une tonne de papiers à signer et j'avais du mal avec certains termes du contrat. Ils sont là pour que je touche un maximum de pognon, parce que plus je gagne, plus ils gagnent.

- Messieurs
- Félicitations pour votre titre. Mais nous sommes inquiets de vos déclarations d'amour pour Flamengo. Les fans risquent d'être déçu une fois que vous serez partit
- J'ai aucune envie de quitter Flamengo
- Ecoute mon garçon, le foot c'est un business. Il y a des grands clubs qui s'intéressent à toi, alors fais un bon Brasileirão et on s'arrangera pour que tu touches le jackpot en Europe
- Non mais vous écoutez pas...
- Non c'est toi qui écoute pas. Dans le contrat que tu as signé avec nous, il est stipulé que si il y a une offre importante, tous sera fait pour qu'il y ait transfert. Et il y aura transfert. C'est dans le contrat, que tu as signé de tes mains

J'avais pas vu le contrat comme ça, et je pensais que mes agents étaient la pour que je sois le plus épanoui dans ma carrière. Je me suis fait avoir par ces deux agents, qui veulent juste m'extorquer. Mon visage s'était fermé, et je ne participais plus à la fête. Mon grand frère, Adriano, vint me voir

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Mon frère était le boss dans la cité. Personne osait le contredire. Il gérait parfaitement son business de drogue dans la favela. Les gens de la favela savaient l'apprécier car il ne tombait pas dans la violence excessive. Il était toujours prêt à aider financièrement l'association d'Hector pour les enfants mais paradoxalement, il employait des gamins comme guetteur. C'est lui qui m'a logé depuis mes 13 ans. Il a été d'une grande aide pour moi et a joué le rôle du père. En un peu plus cool et compréhensif. Il me dit

- Ca va ? T'as l'air bizarre ?
- Ces mes deux agents. Je crois qu'il vont me casser les couilles pour le reste de ma carrière
- Ouais, je les ai jamais aimé ceux-là. Tu veux que je m'en occupe ?

D'un regard, je compris comment il comptait "s'en occuper". C'était une décision importante à prendre. Je respirai un bon coup et je répondis

- Ouais vas-y
- Je vais mettre Zé sur le coup. Ton pote prend de l'importance dans l'équipe, ça sera bientôt un caïd

Après avoir discuter avec encore pas mal de monde, avoir répondu au téléphone à des personnes qui voulaient me féliciter ou obtenir un entretien avec moi, j'allai me coucher, complètement épuiser par ces deux jours de folie. C'est pas de repos d'être le roi de Rio.

3 jours plus tard

Ca fait du bien de reprendre l'entraînement. On s'est laissé un peu aller en profitant du titre, mais on est désormais tous lancés vers un unique objectif avec la conquête du championnat du Brésil. Après l'entraînement, deux flics attendaient près de ma voiture. Les flics je les aime pas trop depuis mon enfance, c'est eux qui ont tué mon père. Dans la favela, ils sont plus une menace qu'une sécurité.

- Bonjour
- Bonjour. Il n'est pas facile de se déplacer jusqu'à votre domicile, Monsieur Marcelinho, alors nous sommes venus ici. Nous avons appris la regrettable disparition de Luiz et de Soares, qui étaient vos agents. Nous aimerions vous poser quelques questions. Quand les avez vous vu pour la dernière fois ?
- Lundi soir chez moi, je faisais une petit fête, ils sont passé
- Vous ont-il parler de quelque chose de suspect ? Est-ce qu'ils avaient des ennemis à votre connaissance ?
- Non pas que je sache. Mais dans cette ville, tout va très vite
- Merci pour vos réponses
- Merci à vous
- Oh Marcelinho. Vous pourriez me faire un autographe s'il vous plait ?
- Oui bien sûr

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Vraiment 2 très bonne MàJ ! :)

Continue c'est vraiment excellent sinon la Cité de Dieu ! :wub: Zé Pequeno et Béné ! :wub:

Modifié par CR.Style.

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Une très bonne MAJ ! :top:

Un gros bond en avant pour attérir en 2011 où tu joues avec Roni :wub:

On sent que t'es bien encrer dans les favelas et que tout tes potes te veulent du bien.

Disparition "mystérieuse" des 2 agents et les flics qui te demandent un autographes en plus de ne rien comprendre :lol:

La story commence à prendre forme, c'est très bon!

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Toujours aussi bien, avec pas mal de nouveaux persos qui permettent de planter le décor de la vie actuelle de Marcelinho :)

J'ai beaucoup aimé comment ça s'enchaîne, un premier titre dans la jeune carrière de Marcelinho, la fiesta avec Ronnie qui est de très bon conseil puis le retour aux sources dans les favelas. Marcelinho sait d'où il vient et il est fier de ses origines et surtout, chose rare, il a de l'amour pour son club :top:

J'adore, comment se débarrasser de deux agents véreux en une leçon lol !

Bref, la suite ! :hi:

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POWAAA C'TE STORY !! :feu: :feu:

Elle part sur d'excellentes bases ! L'intro est très original et j'ai direct accroché. Lieu de naissance : Le Maracana. La classe :wub:

Après, on a une MAJ avec les principaux souvenir de Marcelinho. La Coupe du Monde 98, la rechute brutale de Ronaldo sans oublier ce qu'il y a certainement eu de plus tragique, la mort de son père. Beaucoup de mauvais souvenirs ont défilé au moment d'exécuter sa tête propulsant Flamengo vers le titre !

Puis on a une nouvelle MAJ qui présente les personnes qui ont une grande importance dans la vie de Marcelinho. Parfois, y a des gros paquets de texte, mais c'est tellement bien rédigé que c'est super agréable à lire.

On a donc un jeune héros brésilien issu des favelas et dont la vie n'a vraiment pas été facile qui n'a que le football pour s'en sortir. La présentation est au top. Très très bon début de story. Bonne chance. En espérant qu'elle aille loin car elle est déjà d'une bonne qualité ;)

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