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Raoul Duke

Hollywood-sur-garonne


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La société américaine Raleigh Studios pourrait prochainement débarquer en France et s'installer du côté de Toulouse sur le site de l'ancienne base militaire de Francazal.

Faisant suite à la visite du site par une délégation américaine en septembre dernier, un dossier complet du projet, visant l'exploitation d'une partie de la base de Francazal, sera déposé en préfecture de Haute-Garonne (31) au cours du mois de novembre 2011.

Le plus grand studio de cinéma d'Europe, déjà surnommé Hollywood-sur-Garonne, pourrait ainsi voir le jour début 2013.

Le projet de studios de cinéma sur le site de Francazal se dessine. Une délégation américaine des studios Raleigh vient de passer six jours à Toulouse. Cette visite faisait suite à la signature, cet été, d'un protocole d'accord entre Raleigh et la future société d'exploitation des studios de Francazal.

Après deux mois d'un silence perçu quelquefois comme un signal de mauvais augure, Bruno Granja, porteur du projet d'implantation de studios de cinéma sur la base de Francazal, sort de la réserve dans laquelle il s'était lui-même retranché.

« La semaine dernière, révèle-t-il à « La Dépêche du Midi », une délégation conduite par Michael Moore, le patron des studios Raleigh, a passé six jours à Toulouse. Les Américains sont repartis ravis de leur séjour qui leur a permis de découvrir la base aérienne bien entendu, mais également la ville et l'agglomération de Toulouse et quelques-uns des plus beaux sites naturels et patrimoniaux de la région. Cette visite faisait suite à la signature, cet été, d'un protocole d'accord entre Raleigh et la future société d'exploitation des studios de Francazal dont je suis le patron », a indiqué Bruno Granja.

Le projet de grande ampleur révélé par « La Dépêche du Midi » début juin 2011 est donc lancé. « L'été a été ponctué par de nombreuses rencontres avec Raleigh à Los Angeles et de séances de travail avec les élus et les services de l'Etat », souligne M. Granja. « Après une posture de prudence qui se conçoit lorsque se présente pareil projet, le préfet Comet, Martin Malvy, président du conseil régional, Pierre Cohen, maire de Toulouse et président du Grand Toulouse et Philippe Guérin, maire de Cugnaux, sont aujourd'hui des interlocuteurs attentifs à l'évolution du dossier ».

Un dossier dont on connaît désormais les grandes orientations. Raleigh qui souhaite pouvoir disposer en Europe de structures de nature à accompagner son développement, apporte son savoir-faire aux studios de Francazal dont la major sera cliente. « Il faut bien comprendre que la société d'exploitation du site de Francazal qui s'étendra sur 45 hectares sera française », explique Bruno Granja, qui s'emploie désormais à la constitution du tour de table des actionnaires et à la finalisation du cahier des charges qu'il présentera au propriétaire de la base - l'Etat - cet automne. Si le projet est validé sous une forme qu'il reste à déterminer (vente, bail emphytéotique, convention…), le patron de la société d'exploitation et ses partenaires américains souhaitent pouvoir démarrer l'opération dès que possible. « Courant 2012 », espère Bruno Granja. De source extérieure au dossier, le projet pourrait mobiliser 100 millions d'euros d'investissement environ, dédiés notamment à la construction de structures et la réhabilitation de bâti existant. A l'horizon 2013, Toulouse pourrait alors devenir l'une des capitales mondiales du cinéma.
Projet de studios de cinéma : «Les Américains ont adoré Toulouse»

Une délégation conduite par le patron des studios Raleigh a passé six jours dans la région. Quel était le but de cette visite ?

Bruno Granja : La découverte, en premier lieu, du site de Francazal sur lequel nous envisageons d'implanter les studios. Il importait également aux Américains de connaître notre région.

Quelles ont été leurs impressions ?

Je crois pouvoir dire qu'ils sont repartis ravis. Le site, avec ses 45 hectares, les a naturellement satisfaits, mais ils sont également tombés sous le charme de Toulouse et de Midi-Pyrénées. Le cadre de vie, l'énergie et la jeunesse et les joyaux patrimoniaux qu'ils ont observés dans la Ville rose ont été perçus comme des atouts au service de l'activité industrielle qu'ils souhaitent accompagner ici. Nous leur avons également présenté quelques-uns des plus sites naturels et architecturaux de Midi-Pyrénées pouvant constituer autant de superbes décors naturels tout proches des studios.

Ils ont également rencontré les élus locaux ?

Nous avons naturellement organisé des rendez-vous avec les services de l'Etat, Martin Malvy, président du conseil régional, Pierre Cohen, maire de Toulouse et président du Grand Toulouse, Philippe Guérin et Thierry Suaud, maires de Cugnaux et de Portet-sur-Garonne. Les représentants des studios Raleigh savent qu'ils peuvent compter sur le soutien de la puissance publique et politique locale. De la même façon, Michael Moore a clairement confirmé à ses différents interlocuteurs l'intérêt que ses studios témoignent à notre projet.

Quel rôle joueront les Américains dans ce dossier ?

Les studios Raleigh comptent parmi les plus puissants d'Amérique du nord. Il s'agit d'une entreprise qui gère pas moins de 230 000 m2 de studios en Californie, en Louisiane, en Géorgie, dans le Michigan et à Budapest en Hongrie. Ils nous apporteront donc leur expérience et leur savoir-faire, du travail certainement, mais également leur image de marque. Car ce qui nous importe, c'est de nous installer rapidement dans le paysage cinématographique français, européen, puis mondial. L'an dernier, plus d'un milliard a été investi dans la production cinématographique en France, quand par ailleurs, le pays est en déficit de studios».
Le chiffre : 1,4milliard

> Investissement. En 2010, c'est la somme qui a été investie dans la production cinématographique en France.
Granja : «Je ne porte pas un projet bling-bling»

Bruno Granja le confesse. « Hollywood-sur-Garonne », cette appellation que l'on a donnée à mon projet, m'agace un peu. « Je comprends que la participation des studios Raleigh à cette belle aventure puisse renvoyer à l'imagerie bling-bling - paillettes, stars, champagne et grosses limousines - qui surgit spontanément à l'évocation de l'industrie cinématographique américaine, mais mon projet est avant tout une affaire économique et industrielle, avec des centaines d'emplois à la clé », précise le patron de la société d'exploitation des futurs studios de Francazal. Des emplois directs, dont la plupart peuvent revêtir un caractère social et contribuer à l'insertion d'hommes et de femmes jusque-là sans perspectives professionnelles. « Des studios de cinéma font appel à des compétences diverses, dans l'artisanat et les métiers manuels notamment. Dans la région, tout le monde ne peut pas obtenir un emploi dans l'aéronautique, la recherche, les technologies de pointe », déclare Bruno Granja, en ajoutant que « ce projet, c'est l'émergence, en Midi-Pyrénées, d'une nouvelle filière industrielle ».

Des emplois indirects également. En marge de l'activité cinématographique se grefferont d'autres projets. « Les Etats-Unis nous proposent un exemple dont nous pouvons nous inspirer, eux qui ont adossé à leurs studios des projets touristiques, hôteliers » qui irriguent également les régions où ils sont implantés. Enfin, conclut M. Granja, nous envisageons également de contribuer à l'enrichissement de l'offre de formation en Midi-Pyrénées en créant à proximité de nos studios une école du cinéma».
Publié le 17/09/2011



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Studios de cinéma : les dessous du projet Raleigh

Mais au fond, pourquoi Raleigh, le plus gros opérateur d'infrastructures de production cinématographique d'Amérique du Nord, a-t-il eu la drôle d'idée de vouloir s'implanter près de Toulouse ? Que cache ce projet qui, depuis plus de six mois, suscite tout à la fois l'euphorie, la prudence, voire la méfiance ou l'embarras des décideurs politiques, économiques et institutionnels de la région ? Comment réagir devant ces Américains aux mœurs industrielles méconnues qui viennent troubler le scénario plus classique de reconversion de l'ancienne base aérienne de Francazal en pôle dédié à la filière aéronautique ?

« Aujourd'hui, la France est un pays où l'on dépense chaque année entre deux et trois milliards d'euros pour produire des films de cinéma ou des séries pour la télévision. Voilà ce qui intéresse Raleigh », affirme Franck Priot, délégué général adjoint de Film France, cette société nationale destinée à promouvoir la production d'œuvres audiovisuelles sur le territoire hexagonal.

Un marché colossal que Raleigh ne serait pas le seul studio à convoiter. « Je vais vous faire une confidence », murmure Franck Priot. « D'autres grands opérateurs étrangers conçoivent en ce moment des projets d'implantation. Si ce n'est pas Raleigh ici, ce sera sans doute un autre nom prestigieux du cinéma international ailleurs en France… ».

Or, note ce professionnel, Toulouse jouit d'un formidable potentiel qui n'a d'ailleurs pas échappé aux stratèges de la diversification de Raleigh.

« Une agglomération de plus d'un million d'habitants, du soleil, car le cinéma, c'est avant tout une question de lumière, une ville de science et de high-tech, au moment où l'industrie du cinéma bascule de l'analogique vers le numérique. Et puis, il y a l'école supérieure d'audiovisuel et le fonds exceptionnel de la Cinémathèque. Raleigh est un poids lourd mondial dans sa spécialité. On ne peut pas soupçonner ses dirigeants d'agir inconsidérément. Exiger d'eux des garanties de crédibilité, c'est un peu comme demander à Boeing qui voudrait ouvrir une usine à Toulouse de prouver qu'ils ne sont pas des charlots… ».
Un formidable potentiel

Franck Priot convient que soutenir cette aventure, c'est faire un pari sur l'avenir. « Il existe dans ce dossier comme dans toute entreprise humaine une part de risque », admet le délégué général adjoint de Film France. « Mais dans un contexte général où la production de contenus audiovisuels est une industrie en développement, où l'émergence de nouveaux canaux de diffusion numérique s'annonce comme une promesse de croissance, un projet de cette ampleur, générateur de nombreux emplois, est une opportunité pour la région », considère Franck Priot.

Car il n'y a pas, selon lui, de fatalité. « La production audiovisuelle nationale n'a pas vocation à demeurer le privilège de la capitale. D'ailleurs, constate cet observateur attentif des mœurs cinématographiques, plus de la moitié des tournages est réalisée aujourd'hui hors d'Île de France ».

Dans ce marché en pleine mutation, comment se positionnera Toulouse si le projet de Raleigh s'accomplit ? « C'est la seule inconnue », conclut Franck Priot. Car ce qui se dessine dans la Ville rose est sans précédent. « En vérité, il n'existe encore rien de comparable en France et en Europe… ».
« Ce qui s'annonce est énorme »

Sylvie Duluc est présidente de Midi Films, association régionale de techniciens du cinéma créée en 2009 en Midi-Pyrénées.

Comment la profession a-t-elle accueilli le projet Raleigh ?

Au début, lorsque l'information a été diffusée, j'avoue que nous n'y avons pas cru. Il faut être du métier pour savoir ce que représente Raleigh dans l'industrie cinématographique mondiale. C'était trop gros pour être sérieux. Et puis nous avons été associés aux discussions, nous avons même rencontré Michael Moore, le patron des studios la semaine dernière. Je confirme à présent que nous sommes devant un énorme projet, sans équivalent en Europe.

C'est-à-dire ?

Raleigh veut créer un centre d'offre globale de production, implanter 16 plateaux, apporter chez nous son remarquable savoir-faire technique, notamment dans le domaine des séries TV où nous avons des progrès à accomplir. Ce n'est pas pour rien que la télévision française ne diffuse que des séries américaines. Il y a là un secteur à développer, un nouveau marché à conquérir pour la France. En revanche, nous sommes meilleurs qu'eux dans le cinéma d'animation. Nos talents les intéressent.

S'agit-il d'un projet économiquement viable ?

L'industrie du cinéma rapporte beaucoup d'argent. Un exemple : le chiffre d'affaires d'Avatar en salle pourrait payer deux A 380. Et c'est une industrie en pleine croissance. Aujourd'hui, tous les studios français et européens sont saturés, ceux que Raleigh a ouverts à Budapest tournent à plein régime. Pour la région toulousaine dont la situation au centre de l'Europe de l'ouest est un formidable atout, ce sont des centaines d'emplois à la clé. Ce que nous propose Raleigh est inespéré…


Studios de cinéma à Francazal : l'État dit OK
Examiné hier en comité interministériel, le projet de création de studios à Francazal a été jugé crédible et a reçu le soutien du gouvernement. Il s'est engagé à déclencher une procédure simplifiée et accélérée pour la vente de la parcelle de l'ancienne base militaire convoitée par l'industrie cinématographique.

Un nouvel obstacle est levé. À l'issue du comité interministériel spécial qui s'est tenu ce jeudi matin à l'Elysée, Bruno Granja a obtenu le soutien officiel du gouvernement à son projet de reconversion d'une partie de la base de Francazal en plateforme industrielle dédiée à la production audiovisuelle.

Jean-Louis Chauzy qui accompagnait le jeune architecte de Cugnaux, souligne que ce n'est pas un, mais trois engagements forts pris au plus haut niveau de l'Etat en faveur des futurs studios de cinéma. « Ce que nous avons obtenu est sans équivoque : un accord pour délimiter une surface dédiée expressément à une activité culturelle sur la base militaire, un accord pour une procédure simplifiée et accélérée close au début décembre 2012, et enfin, une déclaration de soutien immédiate et explicite de l'Etat au projet », note le président du conseil économique, social et environnemental régional (CESER).

Concrètement, le gouvernement s'est dit prêt à ajuster son calendrier avec celui des studios américains Raleigh, dont la participation active a contribué à la crédibilisation de l'opération. La simplification de la procédure de vente d'une partie du foncier de l'ancienne base militaire adoptée hier à Paris, permet de supprimer le long processus d'appel à candidatures, et donc de gagner un an d'instruction administrative.

Convoqués par Christian Frémont, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, les conseillers des ministères de la Défense, des Transports, de la Culture et des Finances, se sont prononcés après avoir examiné le dossier présenté par Bruno Granja et conclu à sa crédibilité. « Le potentiel du projet en terme d'emplois, de retombées touristiques et de notoriété non seulement pour Midi-Pyrénées mais également pour le pays, la promotion du patrimoine naturel régional et national ou encore l'occasion offerte à la région de diversifier sa mono-industrie aéronautique, ont à l'évidence pesé sur l'avis des conseillers ministériels », constate Bruno Granja. A ces éléments de contexte, le patron de la future société française d'exploitation des studios de cinéma de Francazal a ajouté des informations d'ordre financier qui restent frappées du sceau de la confidentialité. « Raleigh sera naturellement un acteur majeur du projet sur lequel se sont engagés plusieurs investisseurs », indique simplement M. Granja.

L'aménagement du site, une surface de 25 hectares qui fera de cette plateforme dédiée à l'industrie du cinéma l'une des plus vastes d'Europe, est estimé entre 80 et 100 millions d'euros. « Nous ne sollicitons pas un euro d'argent public », a répété hier Bruno Granja. « Toutefois, a-t-il ajouté, il serait normal qu'à un moment ou un autre, les collectivités locales prennent part à ce projet. Les dessertes routières, la formation aux métiers du cinéma, les projets artistiques, culturels et éducatifs qui pourront se greffer aux studios, sont des sujets dont il sera sans doute nécessaire de parler », suggère Bruno Granja.

Philippe Guérin, lui, est déjà prêt. Il fut le premier à y croire.« Ce projet, je le soutiens depuis le début », rappelle le maire de la commune où se situeront les studios, et qui s'apprête à vivre son rêve américain. « Évidemment, Cugnaux ne sera jamais Hollywood. Mais il est clair aussi que dans quelques mois, elle ne sera jamais plus comme avant… ».
On pourrait donner le premier tour de manivelle fin 2013
Fin avril, un arrêté ministériel publié

L'engagement pris ce jeudi matin par le gouvernement en faveur du projet de studios de cinéma à Francazal se traduira, sous quinzaine, par la publication d'un arrêté ministériel. Ce document confirmera les décisions arrêtées à Matignon, s'agissant en particulier de la procédure de mise en vente du foncier de Francazal convoité par Bruno Granja. Le texte officialisera la vocation expressément culturelle d'une zone de 25 hectares située sur l'ancienne base militaire, solution administrative parfaitement légale pour « faire le tri » parmi les candidats potentiels, et donc réserver d'une certaine manière la parcelle à l'acquéreur issu de l'industrie cinématographique.
Mai, juin, Bruno Granja se porte acquéreur

Dans la foulée de la publication de l'arrêté ministériel, la procédure accélérée de vente de ce terrain, propriété de l'État, sera lancée. Hier, Bruno Granja a évidemment confirmé que la société d'exploitation des studios de Francazal dont il est le patron depuis le début de l'année, proposera d'acquérir la parcelle. Elle pourrait être vendue pour environ 1 000 € l'hectare.
Lancement des travaux fin 2012

Sauf incident, les travaux devraient démarrer fin 2012, début 2013. Il s'agirait non seulement de reconvertir les anciens bâtiments domestiques de la base aérienne en locaux professionnels (administrations, production, post-production, etc.), mais également de construire des studios de toutes pièces, sachant que les immenses hangars où étaient stockés les appareils de l'armée de l'air conserveront leur vocation, dans le cadre du second volet de la reconversion de Francazal en plateforme dédiée à l'industrie aéronautique. Les deux filières cohabiteront sur l'immense site de près de 300 hectares. Une zone de tournage en plein air sera également aménagée. A proximité des studios, un espace ouvert au public (bars, hôtels, restaurants, salles de projection…) complétera l'offre commerciale du site.
Fin 2013, le premier tournage ?

Au bout d'un an de travaux, le premier tournage d'un film ou d'une série télévisée pourrait être réalisé dans les studios de Francazal. Sans les citer, Bruno Granja assure avoir été contacté par des productions audiovisuelles et tenir déjà ses premiers clients potentiels.

Ce projet a été examiné par les experts de Film France, structure soutenue par le Centre National du Cinéma, qui réunit le réseau des commissions du film et a pour mission de promouvoir les tournages et la post-production en France. Dans le rapport qu'ils ont remis aux services de l'État, ils évoquent « un projet magistral dans son ergonomie et sa compréhension des besoins des films et téléfilms qui confirme la totale crédibilité de l'opérateur…/…Une infrastructure one stop shop - on fait tout au même endroit - qui n'a jamais existé en France, et dont le caractère innovant est susceptible d'impulser des logiques nouvelles…/…Des capacités de tournage en studios et à ciel ouvert exceptionnelles… ». Autant d'atouts qui, placés sous le prestigieux label Raleigh, semblent d'ores et déjà avoir séduit la profession.
Avril 2011- avril 2012 : le film d'un projet fou

C'est le rêve américain qui s'accomplit aux portes de la Ville rose, une histoire comme on les aime à Hollywood. Bruno Granja, 36 ans, est à l'origine du projet qui va bouleverser l'avenir de la base militaire de Francazal et hisser Toulouse et son agglomération parmi les capitales européennes, et pourquoi pas mondiales, du 7e Art.

Comment ce jeune architecte de Cugnaux est-il parvenu à convaincre les studios Raleigh de s'intéresser à la base aérienne abandonnée par l'armée en mars 2010 ?

« J'ai toujours été surpris par la ressemblance architecturale de Francazal avec les studios Warner Bros à Los Angeles. Lorsque j'ai appris que l'armée quittait les lieux, ça a été un déclic », explique l'architecte passionné de cinéma. Bruno Granja a exploité alors ses modestes entrées dans le milieu cinématographique américain, mais c'est surtout grâce à son culot et sa détermination que les dirigeants de Raleigh ont finalement mordu à l'hameçon. C'était en avril 2011. « Les convaincre n'a pas été très difficile », se souvient celui qui est devenu aujourd'hui le patron de la future société d'exploitation des studios de Francazal. « Un terrain immense où installer des plateaux, des locaux d'hébergement et de restauration, une piste d'atterrissage où peuvent se poser les stars en toute discrétion et décoller des hélicoptères pour des prises de vue aériennes dans les Pyrénées par exemple… Ces atouts, les Américains sont venus les vérifier sur le terrain l'été dernier. Ils sont tombés sous le charme », se souvient Bruno Granja qui depuis un an, consacre l'essentiel de son temps et de son énergie à la réussite de son incroyable projet.
Le chiffre : 5000

emplois >. C'est le potentiel des futurs studios de cinéma de Francazal dans des dizaines de métiers. Sans compter les emplois indirects que pourrait générer la plateforme audiovisuelle dans le domaine du tourisme notamment.

« Nous serons en mesure de répondre à l'ensemble de la demande : production de téléfilms, de productions et coproductions françaises et européennes ».

Michael Moore, président de Raleigh, le 07/01/2012.
Michael Moore : "Mes projets pour Toulouse"

Raleigh studios est le plus grand studio indépendant des Etats-Unis. Il possède plus de 185 000 m2 de plateaux, bureaux et locaux de services. Il est implanté à Hollywood, Manhattan Beach, Playa Vista, Baton Rouge, Atlanta, Detroit et plus récemment à Budapest. En partenariat avec Raleigh film, Hollywood location, Olessen Eclairage et EES, ils se combinent pour former Raleigh entertainment.

L'ouverture des studios à Budapest a eu lieu le 1er avril 2010. Des sociétés de production appartenant à Clint Eastwood et Angelina Jolie se sont associées à l'opération. Les studios, deux fois plus petits que le site de Francazal, ont coûté 50 millions d'euros. Depuis leur ouverture, ceux-ci ont généré 200 000 nuits d'hôtels supplémentaires sur la région de Budapest, la création de plus d'une centaine d'emplois directs liés à l'administration du studio et plusieurs milliers liés aux tournages.

La major héberge les productions Disney (Pirates des Caraïbes, Tron), les productions Marvel (Spiderman, Thor, Hulk, Iron Man,..), mais aussi des productions indépendantes. Actuellement elle accueille les tournages de films comme «Avatar II» et «Le Magicien d'Oz» (Disney), ou de séries comme «Les Experts».

Dans un entretien exclusif accordé à « La Dépêche du Midi » le 7 janvier 2012, Michael Moore, président de Raleigh, a tenu à préciser les intentions de sa multinationale. « Le premier bénéficiaire de ce projet sera le 7e Art français. Les studios de Francazal sont davantage conçus pour soutenir votre cinéma - sans doute l'un des meilleurs au monde - que le développement économique et industriel de Raleigh.

A propos du choix de Raleigh de s'implanter aux portes de Toulouse, il expliquait : « Il y a d'abord l'opportunité offerte par le départ de l'armée de la base de Francazal à Cugnaux. Le foncier, la surface et les infrastructures libérés sont intéressants. Il y a ensuite la situation géographique de Toulouse, une porte ouverte sur l'Europe du Sud. Et puis, en dehors de toute logique stratégique, il y a simplement une question de feeling. Lorsque je suis venu visiter Toulouse en septembre dernier, je suis tombé amoureux de cette ville. C'est vraiment magnifique. Les gens sont charmants, la région est superbe.

Sur son projet industriel enfin, Michael Moore déclarait : « Notre but est de créer ici les meilleures installations professionnelles pour permettre aux réalisateurs français et européens de travailler dans d'excellentes conditions. Nous possédons un incontestable savoir-faire que nous souhaitons mettre au service de votre cinéma. Nous serons en mesure de répondre à l'ensemble de la demande : production de téléfilms, de productions et coproductions françaises et européennes ».


"Cinéma à Francazal : Raleigh reste déterminé"
L'Etat vient de lancer officiellement la procédure de vente accélérée des terrains militaires de Francazal, créant les conditions pour l'implantation possible d'un géant américain de l'industrie du cinéma, avec des milliers d'emplois à la clé.

Les 25 hectares de l'ancienne base aérienne de Francazal sur lesquels lorgne l'Américain Raleigh pour installer un complexe de studios sans équivalent en Europe figurent désormais sur le site de France Domaine, représentant de l'Etat-propriétaire, au chapitre des biens que l'État en quête d'argent frais a décidé de vendre.

Avec un arrêté publié vendredi par le ministère du Budget (dont relève France Domaine), « la désaffectation militaire est officiellement proclamée et la procédure de cession est lancée », explique Françoise Souliman, secrétaire générale de la préfecture de la Haute-Garonne.

L'appel d'offres devrait, quant à lui, être lancé mi-juin, et l'acquéreur pourrait être désigné mi-novembre. Il est explicitement prévu que les terrains cédés soient destinés à « un emploi à caractère économique et culturel ».
Procédure accélérée

Si ce calendrier est respecté, la procédure aura gagné des mois par rapport à une autre moins exceptionnelle. C'est que la consigne a été donnée au sommet de l'État de presser le mouvement pour permettre la concrétisation éventuelle du projet Raleigh. Selon ses promoteurs, l'implantation des studios Raleigh créerait plusieurs milliers d'emplois directs et indirects.

Les studios Raleigh, qui revendiquent le rang de premier exploitant de studios de cinéma indépendants aux États-Unis, ont causé la sensation en 2011 quand ils se sont laissés convaincre par l'entreprenant architecte local, Bruno Granja, de devenir son partenaire.

Dans la vision de M. Granja, Raleigh, qui possède déjà des plateaux de tournage à Hollywood, Atlanta, Detroit ou Budapest, trouverait en Midi-Pyrénées, avec la proximité de la Méditerranée, de l'Atlantique et des Pyrénées, et à Francazal, avec ses terrains, ses hangars, sa piste, des conditions optimales pour ouvrir un huitième site de production.
Quatre fois plus grand que la Cité du Cinéma de Besson

Les promoteurs du projet ont surmonté une incrédulité et une circonspection initiales largement répandues. Ils se sont assuré la reconnaissance de leur crédibilité au sommet de l'État, lors d'une réunion à l'Élysée le 12 avril. Inquiets que des Américains pressés ne se laissent décourager par les lenteurs bureaucratiques françaises, ils ont obtenu que leur affaire soit diligentée.

Bruno Granja estime que si les formalités sont réglées cette année, les travaux pourraient débuter en 2013 et qu'on pourrait commencer à tourner en 2014.

Sur 25 hectares, l'emprise des futurs studios serait quatre fois supérieure à la Cité du cinéma du Français Luc Besson en Seine-Saint-Denis. La perplexité originelle devant cet Hollywood-sur-Garonne trouve aujourd'hui son prolongement dans le scepticisme de l'industrie française du cinéma quant à la faisabilité et à la pertinence du projet Raleigh.
Publié le 04/05/2012


Bon voila j'ai fait ce topic pour tenir au courant des avancées de ce projet qui serait très très bon pour la France. En espérant que l'Etat ne gâche pas tout! Bon ça fait un peu de lecture tout ça mais j'ai essayé de regrouper quelques articles issus de la dépêche depuis la début du projet il y a moins d'un an et les derniers articles d'il y a quelques jours.

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ouais vive le pavé :lol:

Ca serait un énorme coup de pouce pour la ville (Toulouse , Portet et Gugnaux )

Comme il est dit , ca amènerait des emplois et encore plus d'activité ... :bien:

Ca deviendra peut etre une référence dans le cinéma ....

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Petit à petit ça avance.

Studios de cinéma de Francazal : le jour J

Bruno Granja, le porteur du projet de studios de cinéma sur la base de Francazal, dépose son dossier aujourd'hui à la préfecture. Mark Rosenthal, le président de Raleigh, est venu le soutenir à Toulouse.

L'homme d'affaires américain est à la tête d'un empire qui brasse des millions de dollars et emploie des dizaines de milliers de salariés sur tous les continents, ou presque, dans les secteurs du cinéma bien sûr, mais également de l'immobilier ou encore de la viticulture. Un «big boss» qui court après le temps aux commandes de son outil de travail, un TBM 700 fabriqué par la Socata, et qui vient de passer deux jours entiers à Toulouse pour soutenir le projet de développement auquel il est associé en France.

Hier et mercredi, Mark Rosenthal, président de Raleigh Enterprises, et Britt Penrod, vice-président de Raleigh Studios, sont venus confirmer officiellement l'intérêt du géant américain pour l'opération de reconversion d'une partie de l'ancienne base de Francazal en studios de cinéma. Ils ont enchaîné les rencontres avec Martin Malvy, président du conseil régional, Pierre Cohen, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, Philippe Guérin, maire de Cugnaux, découvert quelques-uns des grands sites naturels et architecturaux de Midi-Pyrénées, et souhaité «good luck» à Bruno Granja, le porteur du projet, qui a remis son dossier de candidature ce vendredi matin à la préfecture.

«L'avenir de Studios Toulouse Francazal (STF) est désormais entre les mains de l'État», déclare presqu'avec soulagement Bruno Granja, au bout de deux ans de travail. L'essentiel reste encore à venir, mais le jeune architecte toulousain a déjà accompli son rêve : la base militaire abandonnée par l'armée est prête à être transformée en cité géante de l'audiovisuel. Les plans sont achevés, les actionnaires recrutés, les partenariats signés. Ne manque que le feu vert des ministères concernés qui seront appelés à désigner prochainement le projet qui s'épanouira sur la parcelle de 25 ha de Francazal mise en vente par l'Etat.

Bruno Granja et Mark Rosenthal (lire ci-dessous) croient en leur chances. «STF, c'est de la réindustrialisation et de la diversification, de la production artistique et culturelle Made-in-France, de l'emploi - 5 000 dans tous les secteurs - mais aussi de la formation», souligne le porteur du projet. Un remake du scénario imaginé par le gouvernement pour redresser l'économie française. Et ce n'est pas de la fiction…

Mark Rosenthal, président de Raleigh Entreprises

«Il y a ici un formidable potentiel»

De son grand-père et de son père qui ont accompli leur rêve américain et bâti l'empire Raleigh dont il poursuit le développement, Mark Rosenthal a hérité de la culture et du goût pour l'aventure entrepreunariale. En exclusivité pour «La Dépêche du Midi», il expose sa vision du projet dont ses studios sont partenaires à Francazal.

Quel est le sens de votre déplacement à Toulouse ?

Bruno Granja est en discussion avec nos studios depuis plusieurs mois. Cet été, Michael Moore qui était notre président avant son départ chez Universal a fait le déplacement à Toulouse. Il en est revenu enchanté et j'avais hâte de venir découvrir à mon tour votre ville, votre région et surtout le site sur lequel Bruno a conçu son projet. Ce que j'ai vu confirme l'opinion que je m'étais faite à l'examen du dossier : je suis absolument convaincu du potentiel de cette opération.

Quels sont ses atouts ?

Il y a d'abord le contexte général. Dans l'industrie du cinéma et de l'audiovisuel, la France est un marché qui compte. Aux États-Unis, nous reconnaissons d'ailleurs votre pays comme un acteur majeur de ce que l'on appelle chez nous l'entertainment. Nous constatons en revanche que du point de vue technique et industriel, il existe ici des besoins qui ne sont pas satisfaits. Je pense en particulier à la production destinée à la télévision dans laquelle nous avons développé un véritable savoir-faire dans nos studios de Vancouver. C'est notamment sur ce créneau que nous nous positionnons pour développer l'activité de Francazal. Bien entendu, nous serons également en mesure d'accueillir des productions de cinéma. Dans sa conception d'offre globale de tous les services auxquels fait appel cette industrie, ce site est unique en France. Mais je veux également insister sur l'importance de l'environnement économique qui doit se développer autour des studios. Partout où nous sommes implantés dans le monde, nous accompagnons nos projets industriels d'un volet touristique. L'hôtellerie, la restauration, l'événementiel sont des compléments fondamentaux. Bruno Granja a intégré cette donnée, à laquelle il veut ajouter une dimension d'enseignement et de formation en partenariat avec l'université locale qui répondra aux besoins professionnels des studios de Francazal. Cet aspect est très intéressant.

Vous êtes donc convaincu de la viabilité à long terme de ces studios ?

Je constate d'abord que faute d'offre compétitive aux plans financier et technique, une part non-négligeable de la production TV et cinéma française échappe au marché national. Cette part-là, nous la convoitons. Je parie ensuite que grâce aux solutions industrielles et techniques que nous serons en mesure de proposer, nous contribuerons au développement de la production de séries pour la télévision qui pourront ensuite trouver des débouchés à l'international. Le français est une langue répandue sur la planète. Enfin, je ne crois pas forcément que la Chine, où nous venons également de nous implanter près de Shanghai, devienne, comme elle l'annonce, le premier opérateur mondial dans le secteur du cinéma à l'horizon 2020. La proximité culturelle est un élément fondamental lorsqu'on touche à une matière comme le cinéma. Alors oui, je suis absolument convaincu du potentiel à long terme des studios de Francazal.

Propos recueillis par L. L.

le calendrier

On pourrait tourner en 2016

Bruno Granja qui a remis ce matin son dossier de candidature ne peut plus agir sur le calendrier. «Dans l'hypothèse la moins favorable pour nous, compte tenu du protocole administratif, nous devrions commencer à tourner début 2016», déclare le patron de STF, la société d'exploitation des studios de Francazal. «Sauf si, après lecture de notre proposition, l'État qui connaît l'impatience de nos partenaires américains nous propose une solution foncière plus souple et surtout plus rapide. Ces solutions existent et profitent à d'autres opérations économiques», souligne Bruno Granja en rappelant ce qu'il répète depuis le départ : «Nous ne demandons pas un euro d'argent public, mais simplement que l'État et les pouvoirs locaux facilitent l'initiative entrepreunariale. L'enjeu, c'est 5 000 emplois et un investissement d'environ 100 millions d'euros, hors équipements touristiques, directement profitables à l'économie locale. Depuis Airbus, la région toulousaine n'a plus connu pareille opportunité industrielle», note M. Granja. Un dossier dont il a financé le développement sur ses fonds propres, jusqu'à la signature d'une convention de partenariat avec Icade Promotion au mois de juin dernier. «On peut considérer que c'est normal, qu'en ma qualité de porteur du projet, la prise de risque m'incombe. Ce qui l'est moins, c'est l'hostilité de Thierry de Segonzac, président de la Ficam, fédération des industries techniques nationales, mais aussi patron de TSF, opérateur technique de cinéma. Le projet de Francazal qu'il devrait soutenir dans l'intérêt collectif, il le combat à titre personnel car il le considère comme un futur concurrent de sa propre entreprise. Cette confusion des genres est regrettable pour les professionnels qu'il représente mais avec lesquels, le moment venu, nous aurons plaisir à travailler», a conclu Bruno Granja.

la dépêche

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Projet non retenu pour cause de non garanties financières :(

Dommage cela aurait pu être une belle opportunité pour la région...

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