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Formé en Angleterre en 1988, Ride a souvent été comparé à My Bloody Valentine du fait de leur shoegaze à tendance psychédélique. Ride se disloque en janvier 1996 suite à diverses tensions entre les deux chanteurs et guitaristes Andy Bell et Mark Gardener.

 

Nowhere 1990

Ma plus grande déception musicale sera sans doute d'être passé à coté de ce bijou au moment de sa sortie. En effet je n'ai découvert Nowhere qu'à la sortie de Going Blank Again.

Ce premier album de Ride pose avec brio les bases d'un style original et bien affirmé. En effet, si Ride s'inscrit alors complètement dans le jeune courant shoe-gazing, le groupe se démarque dès le début de ses aînés (My Bloody Valentine notamment) en mêlant et dosant savamment murs de guitares noisy et voix mélodieuses créant des atmosphères harmonieuses et tendues bien particulières. Au final on a un style cohérent mais bien moins monolithique mêlant plus volontiers des éléments pop à ce cocktail sonique. Cette alchimie est à son paroxysme sur le sublime "Seagull" qui est à mon avis le morceau à faire écouter pour faire découvrir la noisy-pop typique de cette période. Cette intensité est sous jacente tout au long de l'album et ne faiblit jamais. Les titres énergiques et aériens ("Seagull", "Kaleidoscope", "Taste") alternent avec des morceaux plus lents ("Dreams Burn Down", "Paralysed") voire même franchement sombre ("Decay").

Nowhere n'est pas seulement l'album ultime du shoe-gazing, c'est aussi un album majeur des 90's. En fait c'est tout simplement un disque indispensable à tout amateur de pop ou de rock indé doué de la faculté d'éprouver des émotions.

 

 

 

Smile 1990

 

Smile est une compilation des deux premiers maxis du groupe sortis sur Creation (Ride EP et Play EP). Une fois n'est pas coutume, ce n'est pas le premier titre qui accroche le plus. Les 4 premiers morceaux vont crescendo et trouvent leur apothéose dans un "Close My Eyes" qu'on ne peut s'empêcher de chantonner et dont on se souvient 15 ans après la première écoute ! Au risque de me répéter, la caractérisque principale de la noisy pop de Ride, c'est sa fraîcheur ("All I Can See") ... Et cette fraîcheur va quelque peu disparaître au profit d'une épaisse couche de brouillard sur la deuxième partie ("Silver" et ses murs de guitares et son tempo plus lourd, "Furthest Sense", chanson joyeuse, entrecoupée de couperets noisy). Play EP préfigure l'excellent Nowhere qui sortira la même année alors que, pour moi, les morceaux du premier EP ("Drive Blind", "All I Can See") annoncent plutôt la pop calme, posée et joyeuse de leur 2ème album Going Blank Again. A écouter et même pour certains chanceux collectionneurs fortunés, à posséder en maxis vinyls ...

 

 

 

 

Going Blank Again 1992 

Ce deuxième album de Ride est aussi le second volet du diptyque shoe-gaze des anglais. Il confirme tout le potentiel que l'on avait perçu sur Nowhere, leur premier album, et affirme un peu plus le style original du groupe en ce début des 90's.

Ride nous envoûte encore ici avec sa noisy pop aussi harmonieuse qu'assourdissante et démarre très fort avec le cultissime "Leave Them All Behind". Même 13 ans après je ne me lasse jamais d'écouter ce morceau. Le reste de l'album, qui paraît un peu plus fade à coté, est peut être un peu plus varié que sur Nowhere et fait sans doute plus de place à une pop plus consensuelle. Ceci n'est pas vraiment gênant car cela ne sacrifie en rien à l'atmosphère générale de disque tout en étant un peu plus accessible. Le seul petit reproche qu'on pourrait faire concerne la relative faiblesse de certains morceaux, ce qui donne un caractère un peu plus inégal à Going Blank Again par rapport à l'impeccable Nowhere. Cela dit il recèle d'autres petites perles comme "Not Fazed" ou "Time Of Her Time" qui en font d'en l'ensemble un album sublime. 

Going Blank Again, malgré sa pochette hideuse compte parmi mes disques préférés et me rappellera toujours que Ride a été le plus grand et le plus original groupe de pop anglaise bien avant vous-savez-qui. Le fait que Ride ait ensuite changé de cap en sacrifiant son originalité et sa fraîcheur est une autre histoire et ne m'enlèvera jamais le plaisir que j'ai à écouter leurs deux premiers albums (surtout les jours où ça ne va pas trop bien).

 

 

 

Carnival Of Light 1994

 

Carnival Of Light est l'album de la transition, celui qui enragea les fans de la première heure et qui enthousiasma les amateurs de rock sixties.
Bref, les tensions au sein du groupe se font ressentir sur le partage des compositions.
En gros, les premiers titres sont principalement écrits par Gardener et, à partir du sixième morceau "Birdman", c'est principalement Bell qui s'occupe de l'album.
Cet opus est un peu coupé en deux, tout n'est pas bon, "Natural Grace" par exemple, peut vraiment décevoir. 
Mais nos deux compères, malins génies de la guitare, signent des bijoux, des joyaux de la pop british indépendante: "From Time To Time", "I Don't Know Where It Comes From", "Birdman", "Magical Spring" ou encore "1000 Miles".

12 ans plus tard, cet album reste et restera un grand album par la qualité musicale du groupe, son ouverture, son éclectisme et sa légèreté inventive.

 

Tarantula1996

e dernier album d'un groupe essentiel de pop-rock. 
Cet album est fondamentalement moins bon que les précédents, Mark Gardener ne compose plus que sur une chanson, mais quelle chanson !! "Deep Inside My Pocket" ; Laurence Colbert sur deux morceaux. Andy Bell s'occupant entièrement des autres morceaux. 
On imagine pourtant l'ambiance qui devait régner entre eux, à l'image du revolver sur la pochette de disque.
Cet album a tout de même le mérite de (re)montrer les hautes qualités de songwriter de Bell, très influencé par Buffalo Springfield, The Byrds, ou les Stones. 
Tarantula est décevant mais pas mauvais, à l'image de "Black Nite Crash" "Dead Man", "Mary Anne". Les morceaux sont tous marqués par l'ingéniosité des guitares de Bell et Gardener mais l'âme de Ride qu'on a adoré sur les deux premiers albums n'y est plus. 
Peut-être l'album de trop pour Ride. En tout cas, on ne leur en veut pas.

 

Weather Diaries 2017

Petit rappel. Ride a splitté peu avant la sortie en 1996 de Tarantula, et depuis... Peu de choses. Jusque... 2014, une tournée nord-américaine/européenne est annoncée pour le printemps suivant ; la reformation est en marche. Les ardents followers auront vite fait de repérer les trois "new songs", extraites de cette tournée, leakés sur Youtube (dont deux figurent sur cet album). Mars 2017. Ride nous communique la prochaine sortie de ce Weather Diaries, avec la collaboration de Erol Alkan producteur DJ londonien (Franz Ferdinand entre autres), ce bon vieux Alan Moulder au mixage (mixeur des 2 premiers albums et producteur de Going Blank Again), et bien sur nos quatre comparses de toujours. Très vite les singles "Charm Assault" et "Home Is A Feeling" sont dévoilés. Ouais, c'est de la bonne. Et pour le reste ?

Qu'on se le dise, on ne tient pas là une resucée du génial Nowhere ni de son successeur. Loin de moi l'envie d'embrayer sur le sempiternel débat du "À quoi bon se reformer si c'est pour nous servir l'équivalent d'un Mc Fish quand les mecs avaient pondu le meilleur Big Tasty qui puisse être ?" hein, pour le coup je laisse sa chance au produit. "Lannoy Point" en ouverture, tout en superposition de nappes électro, nous rappelle vaguement un "Leave Them All Behind", mais la comparaison s'arrête nette une fois le morceau démarré. Avec une production plus sèche et un tempo deux fois plus rapide, on confondrait presque avec un single du Prince Harry. Voix aériennes, arpèges gracieux s'appuyant sur une légère émulsion de feedback, sans oublier une épaisse sauce épique, rien à dire ils savent nous gâter le lobe.
Le second n'est autre que "Charm Assault" et s'enchaine diablement bien. Mais voilà, ce serait trop facile s'ils répétaient la même formule. Des filtres électro, un poil cheesy au premier abord, apparaissent tantôt sur les voix tantôt sur l'instrumentation, comme sur "All I Want", "Weather Diaries" ou encore "Rocket Silver Symphony". On se laisse décontenancer facilement par cette production, fourmillant de ces petits effets post prod.

Et puis, au fil des écoutes, on s'étonne à penser que cette production calque parfaitement ces compositions dans leur époque. "Objection !" scande alors Mark "All I want is to leave this time". Le constat est amer, le sentiment de ne plus avoir rien à prouver, de ne plus ressentir d'extase quelconque... La lassitude pointe le bout du nez "It seems you never know which direction life would go" nous confie-t-il sur "Weather Diaries" avant d'enclencher une tempête sonique digne d'une turbine A380. Si vous doutiez du potentiel bruitiste du combo en 2017, vous voilà rassurés. D'ailleurs impossible de ne pas penser à MBV, et de se demander qui d'Andy Bell ou de Kevin Shields à la plus grosse... Pédale de delay.
Vient alors le tour du trio gagnant de cet album, "Rocket Silver Symphony", "Lateral Alice" et "Cali". Ride sait nous faire passer aisément d'une ambiance à une autre. "Lateral Alice" ravira par son coté pop stoner efficace. "Cali" véritable joyau de folk pop shoegazant, est bien évidemment à écouter en boucle. "White Sands" et son songwriting tout en psychédélisme nous berce pour un atterrissage tout en douceur.
Oui il n'y a pas ou peu de choses à jeter. Ok, il y a l'interlude "Integration Tape" qui n'apporte rien, et "Impermanence" ce morceau qui se cherche tout du long sans jamais vraiment démarrer. 

ENJOY

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Tu t'attendais à quoi ? Il m'avait dit qu'il allait créer un nouveau thread, amigo

Sinon j'ai lu qu'il a collaboré avec Franz Ferdinand...

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