Pas la peine de poster alors...
Un vrai duel d'attaqueVéritable sensation de cet Euro, la sélection néerlandaise de Marco van Basten part logiquement avec une longueur d'avance sur la Russie de Guus Hiddink, le «faiseur de miracles». Un quart qui s'annonce toutefois passionnant entre deux équipes portées sur l'offensive.«Défendre n'est plus l'unique clé du succès. Jusqu'ici, les équipes qui attaquent ont plutôt bien réussi dans le tournoi. C'est encourageant». Guus Hiddink a raison. Après un Euro 2004 où les défenses ont fini par prendre le pas sur les attaques, l'édition 2008 a quelque peu changé de trajectoire. Les Pays-Bas et la Russie, qui se disputent ce soir une place en demi-finale, en sont les meilleurs exemples. Avec neuf buts inscrits en trois matches, dont sept aux deux finalistes de la Coupe du monde 2006, les Oranje ont fait de leur puissance offensive leur principal cheval de bataille. Il faut dire aussi qu'ils ont toutes les armes pour. Marco van Basten va même devoir faire face à un véritable casse-tête pour bâtir son onze de départ ce soir, au point qu'il sera très certainement obligé de faire reculer Rafael van der Vaart à un poste de milieu récupérateur pour faire place au trio Kuyt-Sneijder-Robben en soutien de van Nistelrooy. Van persie ou encore Huntelaar, auteur de 33 buts en 34 matches de championnat avec l'Ajax, devront eux se contenter d'une place sur le banc. Un vrai problème de riche.
La Russie, de son côté, n'a pas encore le poids offensif de son prestigieux adversaire. Elle n'a pas non plus son vécu. Les treize joueurs utilisés mercredi ne comptaient que 24 sélections en moyenne, quand l'équipe-type des Pays-Bas en présente 46. Après la déculottée subie en entrée contre l'Espagne (1-4), Guus Hiddink, le sélectionneur... néerlandais de la sélection, resté trois ans à la tête des Oranje (entre 1995 et 98), a su rectifier le tir pour donner plus de poids à son attaque. Le retour d'Andrei Arshavin et la montée en puissance de Roman Pavlyuchenko l'ont d'ailleurs bien aidé. Résultat : deux victoires contre la Grèce (1-0) et la Suède (2-0), et une qualification pour les quarts inédite depuis l'éclatement de l'URSS. Celui qui est surnommé «le faiseur de miracles» pour les exploits qu'il a réalisés à la tête des sélections sud-coréenne, australienne, ou... néerlandaise (demi-finaliste de la Coupe du monde 1998) est aujourd'hui un héros à Moscou. Mais il ne s'en satisfait pas.
«On va rencontrer un géant»Même s'il sait qu'il n'a pas toutes les cartes en mains pour battre sa patrie de naissance, il ne s'avoue pas vaincu d'avance. «On va rencontrer un géant, a-t-il lâché en conférence de presse. Techniquement, tactiquement ou physiquement, la sélection néerlandaise est l'une des meilleures du monde. Tout le monde est satisfait en Russie d'en être là, mais nous devons essayer d'aller plus loin». Tout juste peut-il regretter la différence de récupération entre les deux équipes. Déjà qualifiés après le deuxième match, la plupart des titulaires néerlandais ont pu être épargnés du troisième et ont bénéficié d'une bonne semaine pour préparer ce quart de finale. Lui a dû réunir toutes ses forces vives pour venir à bout de la Suède, mercredi. «Cela n'est pas sans importance, a ajouté le technicien. On a peur. C'est pourquoi il faudra attaquer. Car défendre, c'est le meilleur moyen de se faire encore plus peur. Il faut s'attendre à un grand match». Ça promet. - Bruno RODRIGUES, à Bâle.
Les équipes probables :PAYS-BAS : Van der Sar (cap.) - Boulahrouz (ou Heitinga), Ooijer, Mathijsen, Van Bronckhorst - De Jong, Van der Vaart - Kuyt, Sneijder, Robben - Van Nistelrooy
RUSSIE : Akinfeev - Anyukov, Ignashevich, Kolodin, Zhirkov - Semak (cap.) - Zyryanov, Semshov, Arshavin, Bilyaletdinov - Pavlyuchenko
http://www.lequipe.fr/Football/20080621_01...ttaque_Dev.html