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Ajaccio, cruel mais logique 24/12/2008 17:39
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Décimé par les blessures depuis le début du Championnat, les Corses sont tombés dans la zone des relégables juste avant la trêve. Rien ne va plus pour José Pasqualetti et ses ouailles. (Photo Presse-Sports)
L'état des lieux
Une interminable chute
Limogé le 28 août dernier, le technicien allemand Gernot Rohr a subi les retombées d'un début de saison jugé « poussif » par le président ajaccien, Alain Orsoni. José Pasqualetti, l'ancien entraîneur sedannais, a donc repris les rênes d'une formation septième du Championnat. A la suite d'une prometteuse victoire face à Clermont (5-1, le 19 septembre), lors de la 7e journée, l'ACA pointait à la quatrième place du classement (quatre victoires, deux nuls et une défaite). Mais avec 9 points engrangés sur les douze derniers matches, les Ajacciens font pire que Nîmes (10), actuel dix-neuvième, et à peine mieux que Reims (8), la lanterne rouge. Les Corses, qui restent sur quatre défaites consécutives en Ligue 2, se trouvent désormais dix-huitièmes et en position de relégable, pour la première fois de la saison, après leur revers concédé face à Montpellier (0-3, 18e journée).
Le flop
La pire défense de L2
Avec 31 buts encaissés depuis le début de saison, Ajaccio possède la pire défense de Ligue 2 après celle de Reims (33 buts). Bien qu'handicapés par les blessures de Thierry Debès, Alain Cantareil, Rémi Cilia, Billy Modeste et Jonathan Pereira à l'arrière-garde, les Corses ont concédé plus du tiers de leurs buts (13) sur les quatre dernières rencontres de Championnat (0-2 à Amiens et face à Boulogne-sur-Mer, 2-6 à Bastia et 0-3 face à Montpellier).
Le joueur
Le géant Diabaté
Actuel meilleur buteur de Ligue 2 avec neuf réalisations, le puissant avant-centre malien Cheik Tidiane Diabaté (1,94m, 84 kg), vingt ans, s'impose comme l'un des grands espoirs de ce début de saison. Prêté par les Girondins de Bordeaux, l'été dernier, l'ancien pensionnaire du Centre Salif Keita (Mali), arrivé en France en 2006, confirme tout son talent chez les pros, après une saison tonitruante en CFA (18 buts en 2007-08).
Et maintenant ?
Rien ne va
Visiblement marqué par cette position de relégable, l'entraîneur ajaccien, José Pasqualetti, n'est à peine resté plus de quinze secondes lors de la conférence de presse d'après-match, à la suite du revers au stade François Coty, face à Montpellier (0-3). Lucide, le technicien corse a tout de même pris le temps d'avouer que « rien ne va en ce moment ». Enlisés dans le bas du classement, les Corses sont désormais condamnés à jouer, la peur au ventre, le reste de la saison. Mais un entraîneur lui-même résigné peut-il toujours insuffler un semblant de « fighting spirit » à une équipe au bord de l'explosion ? La réception d'Auxerre (L1), le 3 janvier, en 32e de finale de la Coupe de France, devrait apporter un premier élément de réponse.
Clément Lacord
France Football.fr