Ils sont favoris du tournoi aussi de toute façon, ça va être dur de voir leur vrai niveau avant l'Espagne par contre.
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Les USA peuvent-ils se refaire ?
Depuis 2000, c'est toujours la même chose : les États-Unis peuvent bien rater la médaille d'or à la fin, ils sont toujours l'équipe à battre au début. La présence de douze stars de la NBA dans leurs rangs suffit à cela. Et pourtant, ils ne sont pas champions du monde. Il s'agit de l'Espagne, qui avait battu en finale en 2006 la Grèce, tombeuse des Américains en demi-finales à l'issue d'un des plus beaux matches de l'histoire (101-95). Ils ne sont sont pas non plus les tenants du titre olympiques. C'est l'Argentine, qui avait sorti les Américains en demi-finales (89-81).
Ces quatre nations sont de nouveau prévisibles dans le dernier carré à Pékin, deux ans après avoir écrasé le Mondial 2006 (21 points d'écart en moyenne en quarts de finale). Et pourtant... Les JO sont traditionnellement friands de surprises. La France, comme l'Italie, médaillées d'argent en 2000 et 2004, sont les mieux placées pour en parler. Cette année, la Lituanie a un profil d'outsider parfait, d'autant qu'elle a évité le terrible groupe B (Espagne, États-Unis, Grèce) au premier tour. Sa médaille de bronze à l'Euro 2007 ne reflète qu'imparfaitement son immense potentiel car elle avait cédé de manière innattendue en demi-finales face à la Russie. Privés de leur Scottie Pippen, Victor Khryapa, blessé, les champions d'Europe russes auront du mal à réussir un nouvel exploit. Mieux vaut tourner les yeux pour cela vers l'Australie, la Croatie ou l'Allemagne du duo Kaman-Nowitzki.
Les Américains remontés, les Espagnols bonifiés
Cependant, pour que les petits puissent se glisser dans les intervalles, il faut que les gros laissent de l'espace. Et les États-Unis ne sont pas décidés à en donner, surtout en défense, où ils sont en mission pour récupérer leur premier titre depuis 2000. Le maître à jouer Jason Kidd - le seul présent à Sydney il y a huit ans - a été rappelé pour dompter les chevaux de feu Bryant (leader vocal, auto-rebaptisé "le Doberman"...), James, Wade, Anthony, etc. Reste que l'équipe, aussi motivée soit elle, est déséquilibrée avec un seul pivot, Dwight Howard, deux ailiers forts et neuf extérieurs. Dans un jeu FIBA qui ne pardonne aucune naïveté dans la raquette, cela ne manque pas d'inquiéter.
D'ailleurs, le favori de l'épreuve se nomme plutôt l'Espagne. Ces deux dernières années, les ibères n'ont perdu que deux matches. A chaque fois d'un point. Leur leader, Pau Gasol, a même lancé un défi à Bryant, son équipier aux Los Angeles Lakers, pour le retrouver en finale. Et luxe suprême, ils se présentent avec un effectif préservé et même amélioré, notamment avec l'arrivée du meneur prodige Ricky Rubio (17 ans) et avec un nouvel entraîneur, Aïto, figure historique du Barça. L'Argentine et la Grèce ne peuvent en dire autant, elles qui ont perdu cet été plusieurs pièces, pas les plus brillantes, mais essentielles. Le meneur Pepe Sanchez côté argentin, le pivot Lazaros Papadopoulos côté grec. Néanmoins, ils gardent Manu Ginobili et Theodoros Papaloukas comme leader respectif.