Citation (Boca_Massilia @ Dec 8 2008, 22:41)

l'article est pas de lui, ça sent le fifa.com. De plus notre ami ne parle pas français
mais je comprends
Fifa.com:
orsque l'arbitre a sifflé la fin du match entre São Paulo et Goiás (1:0), ce n'est pas seulement l'une des éditions les plus disputées de l'histoire du Brasileirão qui s'est achevée. Le titre conquis par le Tricolor Paulista dimanche dernier a ouvert une nouvelle page dans le livre d'or du football brésilien : São Paulo a empoché son sixième titre, un record, et est devenu le premier club à être sacré champion trois années de suite.
Mais, une fois n'est pas coutume, le grand artisan de ce triplé n'est ni le buteur, ni le capitaine, mais l'entraîneur. Aujourd'hui, peut-être davantage encore que le gardien Rogério Ceni, celui qui déclenche l'hystérie du stade Morumbi est l'homme qui donne ses instructions depuis le banc de touche : Muricy Ramalho.
Depuis la première édition du Brasileirão, en 1971, le seul technicien à avoir réalisé la passe de trois était Rubens Minelli, aux commandes de l'Internacional de Porto Alegre (1975/76) puis de São Paulo pour le premier sacre du club en 1977, avec un certain Muricy Ramalho sur la liste des blessés. En donnant à son club un triplé (2006-08), Ramalho est entré définitivement au panthéon du football auriverde. "Soyons honnêtes : il sera extrêmement difficile pour un autre entraîneur de remporter trois titres de rang avec le même club. Ce n'est absolument pas une question de compétence, mais c'est la culture du football au Brésil qui veut ça. Les gens n'ont pas idée de ce que nous avons traversé cette saison. La pression est énorme", nous explique-t-il un brin soulagé après un tel accomplissement.
Soyons honnêtes : il sera extrêmement difficile pour un autre entraîneur de remporter trois titres de rang avec le même clubMuricy Ramalho, à propos de sa performance sur le banc de touche de Sao Paulo
Dans les pas de TelêAvec son caractère pas toujours facile mais désarmant de sincérité, Muricy Ramalho a gagné le cœur des exigeants torcedores de São Paulo. "Lorsque nous avons été éliminés en quarts de finale de la Copa Libertadores par Fluminense, en mai, j'étais sur le point de jeter l'éponge. Il y avait beaucoup de pression, mais ce sont les fans, encore davantage que le président Juvenal Juvêncio, qui m'ont incité à rester. Ils ne m'ont jamais laissé tomber et cela n'a pas de prix," confie-t-il.
Un tel soutien du public pour un entraîneur est un phénomène assez rare pour être souligné, mais on peut retrouver des antécédents au sein même du São Paulo FC. Les fans entretenaient exactement le même type de relation avec Telê Santana, le technicien en place pendant l'âge d'or du club, ponctué par la conquête des deux premières Copas Libertadores du Tricolor Paulista et deux Coupes intercontinentales (1992/93). Hasard ou pas, le premier poste de Muricy Ramalho au Brésil, après son passage sur le banc de Puebla de México en 1993, fut justement celui d'assistant technique de Telê. Il finit par succéder à son mentor, en trop mauvaise santé pour continuer à exercer ses fonctions.
Aujourd'hui, Ramalho reflète jour après jour tout ce qu'il a appris aux côtés de Telê : perfectionnisme, discipline et un tempérament grincheux totalement assumé, avec pour résultat le soutien inconditionnel des fans. Tout de suite après la victoire face à Goiás, alors qu'il n'avait pas encore quitté la pelouse, il s'est fendu d'une réponse révélatrice de son respect envers son prédécesseur : "Telê Santana est notre maître à tous. C'était lui le plus grand. Je fais mon petit bout de chemin, mais je ne boxe pas dans la même catégorie". Voici sa première déclaration en tant que triple champion du Brésil...
Telê Santana est notre maître à tous. C'était lui le plus grand. Je fais mon petit bout de chemin, mais je ne boxe pas dans la même catégorieMuricy Ramalho, à propos de son modèle
Peu de temps après avoir reçu son quatrième trophée consécutif de meilleur entraîneur du Brasileirão, Ramalho avait déjà la tête ailleurs. En ligne de mire, la saison 2009, et plus précisément la Copa Libertadores, qui représente une véritable obsession pour São Paulo. "Tout le monde sait que ce titre est le principal objectif du club ; je le désire encore plus à titre personnel. Nous l'avons frôlé à deux reprises et nous ne laisserons pas passer une autre opportunité. Nous allons travailler très dur pour y arriver, lâche le technicien. C'est pour cela qu'il faut toujours progresser. On ne peut pas gagner un titre et se laisser aller".
Il est comme ça, Muricy Ramalho : le lendemain de son triomphe historique et la veille de son départ mérité en vacances, il ne pense qu'à progresser. Il n'y peut rien, c'est plus fort que lui. Comme lui a enseigné un certain Telê Santana.