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Après la gueule de bois de cette saison en Ligue 2, le TFC a fait signer un contrat de deux ans à cet entraîneur de 53 ans, au CV plus que respectable. Mission : la remontée immédiate.
L'heureux élu est donc Daniel Sanchez, chargé de remplacer Albert Falette dont l'empreinte sur le club tourangeau a été très forte ces dix dernières saisons. Une page se tourne. Hommes neufs, nouvelles idées, nouveaux discours, nouvelle aventure, mais ambitions identiques.
Quand un nouvel entraîneur ou un nouveau joueur arrivent, impossible de porter un jugement clair et définitif, on n'en est qu'au stade des (bonnes) intentions pour celui qui débarque. Partant du principe que c'est devant le mur qu'on juge le maçon, c'est sur le terrain et après plusieurs mois qu'on pourra mesurer l'impact de Daniel Sanchez sur l'équipe mais aussi sur le club (association et SASP compris).
C'est devant le mur
qu'on juge
le vrai maçon
Car la principale info est que Daniel Sanchez est venu pour reconstruire le TFC, maison à plusieurs étages. « Ce club a un potentiel et c'est ce qui m'a attiré. Un beau défi ».
Dans un premier temps, son travail sera d'agencer l'équipe fanion, bien amochée et devenue exsangue après le coup de torchon en ligue 2. Cela n'effraie pas Daniel Sanchez :
« J'ai un bon réseau. Ma carrière plaide d'ailleurs pour moi. Il va rester peu de joueurs de la saison dernière, ce qui était nécessaire compte tenu de ce qui a été vécu ici. Il faut d'ailleurs vite évacuer le traumatisme de la relégation.
« Compte tenu des importants changements, il faudra donc trouver l'amalgame et l'homogénéité nécessaires pour le national. »
Un niveau national qu'il a pu mesurer en se rendant à Cannes, profitant de sa saison sabbatique en 2006-2007. « J'ai vu aussi une fois Tours la saison dernière, en ligue 2, à la télé contre Metz. D'ailleurs, je ne m'imaginais pas à l'époque revenir en Touraine ».
Le fait d'avoir un ?il neuf et de se forger sa propre opinion lui convient parfaitement, sachant que la pression ne l'effraie pas. « Elle fait partie du job ».
Certains noteront que Daniel Sanchez n'a jamais entraîné de club de national et qu'il pourrait manquer de repères. Argument balayé par son curriculum vitae qui impose le respect. Grosse expérience du football français et étranger. Et une volonté de progresser, comme l'atteste son séjour en Angleterre à Arsenal, chez son ami, Arsène Wenger. On connaît de pires amis?
De toute manière, si le football réclame des idées techniques arrêtées (le nouveau coach penche pour le 4x4x2, il professe un football offensif, mais réaliste), l'important se situe surtout dans l'approche psychologique. La solidarité, la notion de groupe, le respect, la confiance, la rigueur, la décontraction sont essentielles quand on veut être ambitieux et c'est l'entraîneur qui les impulse.
N'oublions pas non plus que Daniel Sanchez sera l'entraîneur général, ce qui nous ramène au propos initial : il sera là également pour remettre d'aplomb une politique de formation bancale.
C'est un immense chantier qui attend donc le nouvel entraîneur tourangeau. Mais notre petit doigt nous dit que cela ne l'angoisse pas et que cela le motive. D'autant que lorsqu'on a vécu une année sabbatique et qu'on a vécu quelques saisons dans l'ombre du poste d'adjoint, on aime retrouve les rayons caressants du soleil. Sans oublier que Daniel Sanchez est resté sur une déception : celle de ne pas pouvoir pas suivre Elie Baup de Saint-Etienne à Toulouse. « Le président toulousain a préféré garder le staff en place, comme il a mis un veto pour la venue de Barthez ».
Daniel Sanchez est donc un gars du bâtiment qui sait combien le football est fluctuant, peut vous amener tout en haut, puis tout en bas. C'est bien. Avoir du recul donne de la sérénité. C'est justement ce que le TFC a besoin dans l'immédiat?
? Dans les coulisses, on parlait de la venue du meneur de jeu gueugnonnais Diego Gomez. Mais sans Tavarès...