Le VOC au Stade de France !Ca plane pour Vannes. Après avoir tour à tour terrassé Dijon, Amiens, Valenciennes, Auxerre puis Metz, les vannetais sont venus à bout de Nice en fin d'après midi au Stade du Ray en passant encore une fois par la case "tirs au but". Une séance de tirs au buts qui aura d'ailleurs une fois de plus été marquée par un arrêt de Christophe Revel, décidément très à l'aise dans cet exercice.Mais avant d'en arriver à la loterie des tirs au but, il faut rappeller que les blancs et noirs ont failli gagner leur ticket pour le Stade de France dans le temps règlementaire avec l'ouverture du score à l'heure de jeu de Khiter, recrue hivernale (1-0, 60'). Par la suite appliqués et sereins, les bretons sont en effet parvenus à monopoliser le ballon et à contrecarrer les plans niçois mais c'était sans compter sur la détermination des joueurs de Frédéric Antonetti qui parvenaient à prendre l'arrière-garde vannetaise en défaut à quelques minutes du terme : Hellebuyck mystifiait deux vannetais avant de servir Ben Saada dans la surface qui égalisait d'une frappe croisée (1-1, 88').
Rageant pour les hommes de Stéphane Le Mignan à qui il ne restait plus beaucoup de temps à tenir pour se qualifier. Mais la partie n'était pas finie puisque les 22 acteurs allaient disputer les prolongations, et même si Remy trouvait le poteau du but de Revel dans un angle fermé au cours de la première mi-temps, le VOC faisait front et emmenait les aiglons aux tirs au but. Revel annonçait alors la couleur en captant la première tentative niçoise, celle de Loïc Remy. Le VOC conservait alors son avantage jusqu'à ce que Quintin voie son tir repoussé par Letizi. Rool s'avançait alors pour le 5e et dernier pénalty de la série mais envoyait le ballon sur la barre. Une aubaine pour Bourhani qui réussissait lui sa tentative et envoyait son équipe et son club au Stade de France.
Nicolas Savinaud : «C'est surréaliste ! Qui avait misé une pièce sur Vannes ? Personne ! J'avais envie d'intégrer un groupe solide et solidaire, capable de folies. Ce sont quelques unes des raisons de ma venue à Vannes au début de saison, je ne suis pas déçu ! Au plan personnel, j'ai remporté deux Coupes de France et perdu une Coupe de la Ligue aux tirs au but (avec Nantes, ndlr). Celle du 25 avril sera sans doute ma dernière. J'aimerais bien y retrouver le PSG. Cette finale sera du bonus. Mais un match est fait pour être gagné. Si l'on y met encore notre coeur et toute notre envie, pourquoi pas ? »
Stéphane Le Mignan : «Je n'ai jamais vécu un truc pareil. Je ne réalise pas encore. Pour notre toute première année dans le professionnalisme, notre toute première participation à la Coupe de la Ligue, nous avons gagné un billet pour le Stade de France ! C'est énorme. Ce stade, c'est celui où on allait pour voir jouer les autres ou l'équipe de France. Le 25 avril, nous y serons ! Evidemment Vannes-PSG ou Vannes-Bordeaux, voilà une affiche singulière pour le foot pro, mais c'est aussi le charme de notre sport. On a éliminé trois équipes de L1, ce n'est donc pas le fruit du hasard. Nice était pourtant un sacré casse-croûte. Je pense que nous avons fait un bon match au plan tactique même si Nice a eu quelques situations en prolongation. Au courage, nous sommes toujours là. »