Citation
au faite maintenant au Celtic y a des joueurs protestant? et y a des catholiques au Huns?
Moi j'suis contre qu'y aie une haine entre les rangers et le celtic à cause de la religion. par contre pour ce qu'y est d'une "défense" du territoire des irlandais et écossais contre les anglais, et que sa soit chaud pour sa, la oui j'suis pour ! un peu de rivalité très chaud c'est toujours bien
Voici un sujet trouvé sur le net (celticglasgow.fr) qui répond un peu à ta question :
"Le Celtic a toujours eu une équipe mixte et parmi ses joueurs les plus fameux figurent de nombreux protestants : Peacock (un orangiste !), Kenny Dalglish, Ronnie Simpson, Danny McGrain (refusé par les scouts des Rangers à cause de son prénom qui "sonne" trop catholique !), Wallace... En 1965 pourtant, l’arrivée du manager Jock Stein, un protestant, ne s’est pas déroulée en douceur. Le président Bob Kelly doit sortir des trésors d’arguments pour convaincre le board du club, alors à la dérive. Deux ans plus tard, Stein apporte à Parkhead le premier titre de champion d’Europe d’un club britannique, ainsi que les trois coupes de l’époque (League Cup, Scottish Cup et Glasgow Cup) et la deuxième levée de neufs titres consécutifs. Après la fin de son ère victorieuse, Stein ne figurera pourtant pas au sein du board. D’aucuns disent que c’est en raison de sa religion, d’autres de son caractère difficile. La vérité se situe sans doute entre les deux.
Quelques vingt ans plus tard, le problème surgit du coté des Rangers. En janvier 1988, Graeme Souness, manager des Rangers, fait venir à Glasgow l’attaquant Mark Walters. C’est le premier joueur noir de l’histoire du club, ce qui déchaîne la colère des supporteurs, qui brûlent écharpes et tickets d’abonnement à Govan. Souness, qui n’est pas à une gaffe près, mettra de nouveau de l’huile sur le feu quelques mois plus tard, en juin 1989. Après deux années passées en France du coté de Nantes, l’attaquant international Mo Johnston, un Catholique, annonce qu’il revient au Celtic. Les fans s’enthousiasment, car ils se sont identifiés au bad bhoy lors de ses années hautes en couleur sous le maillot des Hoops, s’illustrant notamment en 1985 lors d’un match de championnat épique à Saint-Mirren qui permet au club de ravir miraculeusement un titre promis à Heart of Midlothian. A l’issue de la conférence de presse tenue par Maurice Johnston, Graham Souness se renseigne auprès de l’agent du joueur : le contrat n’est pas encore signé. Souness fait alors de la surenchère et parvient à arracher la signature d’un joueur qui cherche surtout à résoudre ses ennuis avec le fisc britannique. Si Johnston et Souness pensent que ces problèmes de religion ne sont qu’histoire ancienne, les supporters des deux camps vont rapidement leur faire comprendre qu’ils se trompent lourdement. Les fans du Celtic, se sentant trahis de la pire des manières, protestent violemment, tandis que de nouveaux abonnements et écharpes sont sacrifiés à Govan. Et lorsque le premier derby doit se tenir à Celtic Park, tout le monde pense que Souness ne fera pas jouer celui que les Tims ont surnommé Judas. Mais il est finalement aligné sur le terrain et doit subir des huées et insultes comme nul n’a jamais connu à Parkhead.
Depuis lors, l’arrêt Bosman a arrondi les angles. Les clubs écossais engagent des joueurs de tout horizon, parfois n’importe comment, et le "Old Firm" d’aujourd’hui oppose surtout des mercenaires du continent et d’ailleurs. Le programme "Bhoys against bigotry", lancé par le Celtic FC au début des années 1990, et imité par les Rangers dix ans plus tard, démontrent une volonté de part et d’autre d’appaiser les tensions. Les Rangers n’hésitent plus à recruter des joueurs catholiques, même si ceux-ci, à l’image de Basile Boli, Lorenzo Amoruso ou aujourd’hui Jean-Alain Boumsong, avouent se signer dans les vestiaires avant le match pour ne pas susciter les foudres de leurs supporteurs sur le terrain. Tout le contraire d’un Paul Gascoigne, catholique également, qui en trois saisons passées à Glasgow, trouve le temps d’enflammer les vieilles querelles locales. Quelques buts contre le Celtic, quelques cartons rouges aussi, et surtout cette invraisemblable provocation en 1997 où l’inconscient répond aux quolibets des supporteurs du Celtic en mimant un joueur de flûte, symbole des fanfares orangistes [1].
Aujourd’hui, le public du Celtic est aux deux-tiers catholique et celui des Rangers à 95% protestant. Le Celtic a attiré beaucoup de fans de l’autre confession par le succès de la fin des années 1960. Par ailleurs, les mariages mixtes finissent en général par supporter le club où l’un des conjoints a le moins de chance d’avoir des problèmes. Si la différence entre les clubs ne se fait plus sur des bases religieuses, la société écossaise et ses élites n’a malheureusement rien fait pour faciliter l’intégration de la communauté issue de l’immigration. Le système scolaire, par exemple, est séparé (écoles publiques à 99% protestantes d’un côté, écoles privés catholiques de l’autre), ce qui contribue à perpétuer le clivage. Aujourd’hui, si le supporteur moyen tend à devenir un client ordinaire d’un club ordinaire du foot-business, les fans les plus hardcores cherchent à se radicaliser. D’où l’émergence de maillots de l’équipe d’Angleterre à l’Ibrox, chose encore impensable il y a une dizaine d’années."
l'article en intégralité ici :
http://www.celticglasgow.fr/spip.php?article33