La Côte Ivoire et les Etats-Unis versions sélections nationales olympiques de football se sont neutralisés (0-0) au terme du premier match de la première journée du tournoi pré-olympique dénommé "ING CUP" qui a débuté ce mercredi 30 juillet au "stade de Hong-Kong". ...

Tournoi pré-olympique « ING CUP » à Hong-Kong
Ivoiriens et Américains se neutralisent La Côte Ivoire et les Etats-Unis versions sélections nationales olympiques de football se sont neutralisés (0-0) au terme du premier match de la première journée du tournoi pré-olympique dénommé "ING CUP" qui a débuté ce mercredi 30 juillet au "stade de Hong-Kong". Les Eléphants olympiques ont livré un match propre face à des Américains qui l'ont échappé bel.
La deuxième sortie des Eléphants olympiques en match de préparation des Jeux Olympiques 2008 s'est soldée par un score vierge face à leurs adversaires venus des Etats-Unis d'Amérique. A l'occasion de la première journée du tournoi pré-olympique "ING CUP" organisé par la Fédération hong-kongaise de Football, Ivoiriens et Américains n'ont pas pu réussir à inscrire le moindre but sur le tableau très lumineux du gigantesque stade de Hong-Kong, ce mercredi soir (le match a eu lieu à 18h30 à Hong-Kong). Un score vierge qui aura souri aux Américains qui peuvent remercier leur dernier rempart, Guzan Brad, dont la baraka aura fait obstacle au succès des Ivoiriens.
Dans cette rencontre, les poulains du coach français Gérard Gili ont nettement progressé sur le plan du jeu, comparativement à leur première sortie ratée face aux Sud-Coréens, le dimanche dernier à Séoul.
Gili a lancé dans le bain une équipe remaniée, à deux joueurs près. Il a recomposé la ligne défensive suite au forfait de dernière minute de Bamba Souleman qui a été contraint au repos à cause d'une douleur aux adducteurs. Pour palier à son absence, il a titularisé le milieu défensif Angouan Brou Benjamin au poste de libéro. Ce dernier a composé le duo axial avec Diarrassouba Ousmane Viéra. Une paire centrale qui a maitrisé avec sans froid les attaquants américains. Sur les côtés, Bagayoko Mamadou (à droite) et Wawa Serge (à gauche) ont été utiles offensivement. Le milieu de terrain a retrouvé avec beaucoup de plaisir l'un des métronomes Coulibaly Kafoumba. Par ses appels de balle incessants et surtout ses passes lumineuses, "Kafou" a souvent mis sur orbite les attaquants. Sa forme éblouissante a facilité la tâche à son complice Koné Kouamatien qui a lui aussi repris les choses en mains. Quant à Dja Djédjé Franck, sa prestation a été mi-figue, mi-raisin. Un peu tendre, il a été moins brillant sur le côté droit. En attaque, Gili a jeté dans le bain les trois mousquetaires que sont Cissé Sekou, Yao Kouassi Gervais dit Gervinho et Kalou Salomon dit Kalunho. A dire vrai, Kalunho a brouillé la carte de ce trio de choc. Sa tendance à trop porter le ballon a quelque peu freiné l'élan offensif des autres. Quant à Cissé et Gervinho, on peut leur reprocher d’avoir été inefficaces devant les buts.
En première période, les Eléphants olympiques ont raté une seule occasion de but à la 14ème mn. Après un slalom, Gervihno met sur orbite Dja Djédjé qui tire au-dessus des buts de Guzan. A la reprise, Gili sort Dja Djédjé pour Ngossan Antoine. 52ème mn, Gervinho ne peut ouvrir le score sur un coup-franc de Kalunho, mal renvoyé par la défense adverse. Deux minutes plus tard, c'est au tour de Cissé Sekou de vendanger une action en or. Maîtres du jeu, les Ivoiriens étouffent leurs adversaires qui plient mais ne rompent pas. Dans la lancée, Gili jette dans le bain Kambou Hervé à la place de l'excellent Kafou qui aura tout donné. A la 71ème mn, Cissé Sekou manque l'immanquable. Il bute sur le gardien adverse, alors qu’il avait la possibilité de le lober. Finalement, Gili le remplace par Guié Guié Abraham qui, lui aussi, d'une frappe en pivot ne peut prendre à défaut le gardien américain (90ème mn).
C'est finalement sur un ce score nul que l'arbitre hong-kongais, Wong Chi Tang Charlton met fin à cette rencontre qui aura fait plaisir au maigre public du stade de Hong-Kong.
En deuxième rencontre, la Hollande a dominé (2-0) le Cameroun.
Les résultats de la 1ère journée
Cote d'Ivoire / USA : 0-0
Cameroun/Hollande : 0-2
Le véloce et teigneux défenseur central (Libéro) de la sélection nationale olympique de Côte d'Ivoire, Bamba Souleman, rêve de réaliser un grand coup avec ses coéquipiers aux JO 2008. ...
Interview – Bamba Souleman (libéro des Eléphants olympiques) "Je veux remporter des lauriers avec mon pays" 
Le véloce et teigneux défenseur central (Libéro) de la sélection nationale olympique de Côte d'Ivoire, Bamba Souleman, rêve de réaliser un grand coup avec ses coéquipiers aux JO 2008. Considéré désormais comme l'un des doyens de cette formation, "Bambino" a une grande envie d'honorer le drapeau de son pays partout où il se produira. Entretien avec ce solide garçon qui a été découvert par feu Mama Ouattara au centre de formation de Paris Saint-Germain.
Alors, comment te sens-tu après ce repos forcé de mercredi dernier face aux Américains, à cause d'un mal aux adducteurs? Il y a eu plus de peur que de mal. Je me sens mieux. On vient de faire une échographie (ndrl : elle eu lieu ce jeudi à 15h locale soit 7h Gmt). Rien de grave. De toutes les façons, j'avais manifesté l'envie de jouer contre les Etats-Unis, le mercredi dernier. Mais, le coach Gili a opté pour la prudence. Il n'a pas voulu que je prenne le risque en mettant mon avenir immédiat et celui de l'équipe en danger.
Comment as-tu contracté ce mal qui a un peu surpris certains membres de la délégation ivoirienne à Hong-Kong?
J'ai ressenti le mal après le match amical contre la Corée du Sud, le dimanche dernier à Séoul. Je crois que cela a été provoqué par la fatigue du voyage de Paris à Séoul.
C'est dire que les Coréens ont mis la barre trop haut? C'est trop dire d'affirmer que les Coréens ont mis la barre trop haut. Je reconnais que la sélection coréenne est coriace. Mais, comme vous l'avez vu, après nous avoir dominé en première mi-temps, nous avons pris les choses en mains en deuxième période. Nous avons retrouvé notre jeu vers la fin du match. C'est cette progression qui a continué face aux Américains, le mercredi dernier ici à Hong-Kong. Même si nous n'avons pas marqué, mes coéquipiers ont livré un bon match.
Tu fais désormais partie des "Doyens" de cette sélection olympique ivoirienne. Comment te sens-tu dans ce groupe? Je suis très heureux de faire partie de ce groupe où règne une ambiance formidable. L'esprit de fraternité est le maître-mot. Nous nous parlons en toute franchise. Le problème des uns est celui des autres. Pas d'hypocrisie. Je crois que c'est cette force-là qui a fait que nous nous sommes qualifiés pour les JO sans un véritable problème.
A y voir de près, c'est une belle progression que tu as eue depuis ta découverte par Feu Mama Ouattara au Paris Saint-Germain en 2003.... Effectivement, Feu Mama (paix à son âme) a été celui-là même qui m'a permis de porter le maillot de mon pays. C'est en 2003 qu'il m'a déniché au PSG, alors que j'évoluais en équipe réserve. Il m'a surclassé pour jouer en sélection nationale junior. C’est avec lui que nous avons joué le Mondial 2003 à Dubaï, aux Emirats Arabes Unis. J'étais avec les Koné Arouna, Gosso Gosso et autres. Je suis resté dans cette sélection junior qui a joué la CAN 2005 au Bénin, avec comme sélectionneur Koné Tiégbè. Depuis lors, je n'ai plus quitté la sélection nationale. Je connais donc parfaitement le groupe actuel. Je remercie Dieu de m'avoir permis de gravir des échelons.
Sans oublier que tu t'es déjà intégré dans la grande ambiance de la sélection nationale senior... Je me sens d'ailleurs flatté par cette sélection au moment où j’étais à Toulon avec mes coéquipiers de la sélection olympique. Nous étions quatre à avoir rejoint l'équipe senior à Abidjan. C'est un moment inoubliable pour moi. Même si je n'ai pas joué les quatre premiers matches des éliminatoires combinées CAN/ Mondial 2010, j'ai appris beaucoup auprès des grands frères. En gros, je constate qu'il y a eu des progrès à mon niveau. Et j'en suis heureux et fier. Il me revient de maintenir le cap.
Justement, depuis le PSG jusqu'à la sélection nationale olympique, comment juges-tu ton parcours sur le plan du jeu? Il y a eu des hauts et des bas. Mais je retiens tout simplement que mon jeu a pris du volume. De toutes les façons, je laisse les observateurs me juger. Je sais que j'ai encore du temps pour progresser. Je n'ai encore rien remporté dans ma carrière. J'ai envie de remporter des lauriers. Avec l'équipe nationale de mon pays surtout.
Finalement, le fait d'avoir refusé la nationalité française comme proposée en son temps par la Fédération Française de Football, a été une bonne option pour toi?
Je suis vraiment content d'avoir opté pour les couleurs de mon pays lorsque la Fédération Française de Football m'a sollicité après le Mondial des juniors à Dubaï en 2003. C'est un choix du cœur. Je l'ai fait après des discussions avec ma famille. Ce qui m'a décidé, c'est d'avoir entendu que la Fédération Ivoirienne de Football du Président Jacques Anouma avait de grandes ambitions de construire un football professionnel basé sur un avenir durable. Je crois que je n'ai pas eu tord de m'associer à ce projet qui s'est réalisé en grande partie. Je voudrais saisir cette occasion pour dire un grand merci au Président Jacques Anouma. Vivement que Dieu le garde encore pour la construction de notre football. C'est nous les jeunes qui devront l'encourager à investir davantage. Nous devons lui prouver que ses efforts ne seront pas vains.
La phase finale des JO 2008 est une aubaine à saisir pour l'encourager. N'est-ce pas? Si nous jouons avec l’esprit de gagneur, nous aurons de fortes chances pour aller loin dans ces JO. Nous n'avons pas le statut de favori. Mais, nous ferons tout, avec l'aide de Dieu, pour aller jusqu'au bout. Nous sommes une bande de copains qui veut marquer le monde du football mondial à ces JO. Que toute la Côte d'Ivoire prie pour nous.
La paire Bamba-Viera dans l'axe central de cette sélection nationale, elle te sied? J'ai fait tous les matches des éliminatoires de ces JO avec Viera (ndrl : le stoppeur Diarrassouba Ousmane Viera). On a perdu un seul match en Zambie. Nous nous entendons très bien. Je suis à l'aise avec lui. Avec lui, les automatismes sont déjà là. Par ailleurs, il faut que je souligne que j'ai aussi joué avec Wawa Serge à Toulon lors du tournoi des Espoirs en mai dernier. Et tout s'est bien passé. Pour le reste, tout dépend du coach. C’est lui qui a le dernier mot. Quel que soit celui avec qui il me mettra, je mouillerai le maillot pour mon pays.
Connais-tu le jeu de l’Argentine, de la Serbie et de l'Austarlie, les trois adversaires du groupe A de la Côte d'Ivoire aux JO? Je sais que l'Argentine est considérée comme une grosse pointure. Les Argentins ont un jeu vif. Les observateurs les placent donc comme les supers favoris du groupe A. La Serbie peut créer la surprise. L'Australie a le jeu des Anglais. Nous allons attaquer ces adversaires sans complexe. Nous n'avons pas le choix.
Comment juges-tu la méthode Gili?
C'est un technicien très attentif. Il discute beaucoup avec ses joueurs. Il écoute et se fait écouter au moment où il le faut. Il a donc la confiance du groupe. Nous avons envie de gagner avec lui pour récompenser ses efforts et ceux de nos dirigeants.
Il semble que tu es en passe de quitter ton club écossais de Dunfermline qui vient de descendre en deuxième division... (Rire) Effectivement, j'ai fait deux ans dans ce club, de 2006 à 2008. Malheureusement, nous sommes descendus en D2. En ce qui me concerne, je suis en discussion avec des clubs anglais. Mais pour l'heure, rien n'est encore décidé. Je me concentre d'abord sur les JO qui sont ma grande priorité de l'heure.
Interview réalisée par
Jean-Claude Djakus