Zeynep Sever : "Volkan était prêt à jouer en Belgique pour moi"(10/10/2009)
© Reporters
BERCHEM - STE-AGATHE En Turquie, Zeynep Sever n'avait pas attendu son titre de Miss Belgique pour devenir une star. En effet, la Molenbeekoise entretient, depuis 2007, une relation avec Volkan Demirel. Numéro un incontesté à Fenerbahçe et en équipe nationale turque, le robuste Stambouliote vient plus souvent en Belgique qu'on ne le croit...
Sa chère et tendre, elle-même Belgo-Turque, a accepté pour la DH de se confier avant le match de ce soir. Miss Belgique raconte
à quel point la folie du football turc a parfois tendance à la dépasser... En Turquie, le football déchaîne les passions... Quel est votre regard de femme sur cet engouement ? "Selon moi, c'est de l'exagération. Il n'y a pas si longtemps, des incidents entre supporters ont causé des morts. C'est allé beaucoup trop loin."
Vous allez tout de même voir des matches de Volkan en Turquie ? "Oui. Je le fais pour Volkan. Mais je n'aime pas aller à ce genre de match, à cause de l'ambiance générale qui y règne. Les joueurs sont souvent hués ou, pire, insultés. Surtout par les supporters de leurs propres équipes ! Cela peut arriver de connaître un mauvais jour, non ? Dans toutes les professions, les gens commettent des erreurs. Pourquoi les footballeurs y échapperaient ? Ce n'est pas une raison pour se montrer méchant et leur manquer de respect."
Volkan a-t-il déjà connu une mésaventure du genre ? "Oui, il y a trois ou quatre ans. Cela l'a marqué... Il était passé à côté de son match et les gens l'avaient traité de tous les noms. À sa décharge, ses défenseurs étaient eux aussi à côté de leurs pompes... Mais le public de Fenerbahçe avait décidé de le prendre en grippe. Résultat : il n'a pas pu rentrer chez lui ce soir-là. Il a dû passer la nuit au club !"
Là-bas, cela doit être difficile pour vous deux de vous promener en rue... "C'est presque impossible. Je n'aime pas ça. Ce qui me gêne, c'est que les gens abordent Volkan comme s'ils le connaissaient vraiment, sous prétexte qu'il joue au foot. Ils le tutoient et lui posent plein de questions sur le match de la veille. Les Turcs sont comme ça : ils sont très fanatiques. Surtout quand il s'agit de football ! Mais bon, cela fait maintenant près de deux ans que je suis avec Volkan et je commence à m'habituer à tout ça. C'est aussi grâce à lui : il adopte la bonne attitude. Il est disponible pour ses fans, mais il arrive aussi que, si nous nous promenons tous les deux, il refuse de poser pour une photo avec des supporters. Il leur dit simplement : "Vous ne voyez pas que je suis avec ma compagne, là ?" Pour lui, son énorme célébrité n'est pas toujours une chose facile à vivre."
D'un autre côté, il ne peut pas se plaindre : il doit avoir un salaire à la hauteur de sa réputation... "C'est vrai que les footballeurs sont très bien payés. Peut-être un peu trop. Mais la plupart des gens n'imaginent pas tous les sacrifices qu'un joueur doit faire pour réussir, ainsi que les contraintes quotidiennes auxquelles il faut faire face. Un exemple : Volkan ne peut pas quitter le pays sans l'autorisation du club. Avant chaque match, il est enfermé pendant un ou plusieurs jours à l'hôtel, avec l'interdiction de voir sa famille. En équipe nationale, cela peut même durer plusieurs semaines."
La presse turque joue-t-elle un rôle dans le fanatisme ambiant autour du football ? "Certainement. Les médias turcs sont un peu fous, voire bizarres... Un jour, au début de ma relation avec Volkan, des gens nous avaient filmés pendant que nous étions au restaurant. Le lendemain, nous avons fait la Une de plusieurs journaux, avec des titres du genre : Nous les avons attrapés. C'est n'importe quoi ! Je me sentais presque coupable, j'avais l'impression d'avoir fait quelque chose de mal... Et ce n'était évidemment pas le cas. J'étais profondément choquée. Aujourd'hui encore, les journalistes ne cessent d'écrire des bêtises au sujet de notre couple. Un jour, ils prétendent qu'on va se marier dans deux mois, le lendemain ils affirment qu'on a rompu... On essaie donc de garder nos distances par rapport à tout ça, même si ce n'est pas toujours facile. Voilà pourquoi nous avons toujours refusé de faire des photos ensemble."
Une Miss avec un footballeur : cela ne fait pas un peu cliché ? "Pas à mes yeux. On m'avait dit qu'il était footballeur quand je l'ai rencontré mais ce n'était pour moi ni un atout ni une tare... En tant que Miss, je suis bien placée pour savoir que les gens se font très vite une fausse image de vous. J'ai appris à ne pas y prêter attention."
On dit aussi que les footballeurs sont machos et coureurs de jupons... "C'est peut-être vrai pour certains mais pas pour Volkan ! Il n'est pas comme les autres footballeurs et les autres hommes. Je n'avais jamais rencontré quelqu'un comme lui..."
Avez-vous régulièrement l'occasion de vous retrouver rien qu'à deux ? "Non. Dès qu'il a un ou deux jours de congé, il vient me voir ici. Même si les gens me reconnaissent, on a le sentiment d'être très tranquilles quand nous sommes en Belgique ! J'essaie aussi de lui rendre visite de temps en temps. Mais depuis que je suis Miss, les choses sont devenues encore plus compliquées... Cela dit, notre couple n'a jamais été mis en danger par cette relation à longue distance. Et puis, cette année de folie arrive bientôt à son terme. Et ce sera en partie un soulagement pour moi de retrouver une vie normale."
Avez-vous envisagé des solutions pour vous voir plus souvent ? "Nous en avons souvent discuté. Volkan était même prêt à venir jouer dans un club belge pour être plus près de moi. Mais je sais que le niveau du championnat ici est bien inférieur à celui de la compétition turque. Je ne voulais pas que Volkan fasse un pas en arrière professionnellement. Je refuse qu'il se sente mal tous les jours au moment d'aller travailler."
Quels sont vos projets pour les mois à venir ? "L'an prochain, j'aimerais poursuivre mes études, mais du côté de l'Angleterre, à Londres. Volkan vient de prolonger son contrat pour quatre ans à Fenerbahçe mais il n'est pas contre l'idée de venir jouer en Angleterre, pour que nous vivions ensemble. La Premier League serait une belle progression pour lui. Mais il ne veut pas partir à tout prix. Nous verrons bien ce que l'avenir nous réserve; mais après mes études, je le suivrai là où il ira... J'ai l'avantage de pouvoir exercer mon métier de mannequin dans n'importe quel pays. Si je deviens présentatrice télé, mes possibilités seraient davantage limitées. Et je ne sais pas encore si je veux continuer à exister sur la scène médiatique. Volkan compte plus pour moi que la célébrité."
© La Dernière Heure 2009
Elle a joué en D2 à Fenerbahçe !Zeynep Sever est elle-même une sportive. "J'ai joué cinq ans au volley-ball en Turquie" , raconte-t-elle. "C'était dans le même club que Volkan, à Fenerbahçe. J'ai atteint la D2 nationale, ce n'était pas trop mal ! À mon arrivée en Belgique, j'ai encore joué un an ou deux puis j'ai arrêté. Le volley était un vrai hobby mais, à aucun moment, je n'ai voulu en faire mon métier : j'étais douée, mais je n'ai jamais non plus été la meilleure dans mon équipe. Aujourd'hui, j'ai un agenda très chargé et cela me manque de ne plus pratiquer un sport. Je fais juste un peu de fitness dès que j'ai un peu le temps..."