Cherche entraîneur désespérément...Durant toute la 27e Coupe d'Afrique des nations, Francefootball.fr revient quotidiennement sur un événement ou autre fait marquant de la compétition. Aujourd'hui, gros plan sur la frénésie des tractations dans le « marché des entraîneurs », qui s'affole à quelques heures de la fin de la CAN.À quelques heures d'offrir à l'Afrique un dénouement inattendu avec cette drôle de finale entre le juvénile Ghana et la vieille Egypte, la Coupe d'Afrique des nations
« Angola 2010 » vit aussi des moments intenses dans la coulisse. Comme toujours, a-t-on envie dire, les derniers jours du tournoi permettant souvent une frénésie de tractations. Ainsi, depuis quelques jours, les fédérations africaines se renseignent sur l'oiseau rare, cet homme providentiel qui saurait guider ou relancer leur sélection nationale. Vendredi encore, au centre des Congrès (CCTA) de Talatona, dans la périphérie de Luanda, on a assisté à un ballet ayant des airs de
« déjà vu ». On a aperçu un dirigeant de fédération ouest-africaine, l'une des seize qualifiées pour ce tournoi dont on taira le nom, converser à mots couverts avec un journaliste asiatique, lequel lui
« présentait » discrètement, CV à l'appui, la candidature d'un possible coach.
« J'ai besoin d'un nouvel entraîneur, on ne garde pas celui-là », lui chuchotait-il à l'oreille... Le candidat en question est un Macédonien inconnu, qui rebondit de club en club, du genre aventurier. Alléchant...
Les manœuvres angolaises auprès d'Hervé RenardDans un tout ordre d'idées, l'Angola a déjà commencé l'après Manuel José. Alors que le Portugais était rentré chez lui pour les funérailles de son père, la fédération angolaise a entamé de sérieuses manœuvres d'approche auprès d'Hervé Renard. Désormais libéré de ses obligations contractuelles avec la Zambie, le Français fait l'objet de toutes les attentions ici en Angola. Resté sur place pour travailler comme consultant auprès de la chaîne qui retransmet la CAN en France, l'ancien adjoint de Claude Le Roy est assuré de retrouver un emploi avant le printemps. Sera-ce en Afrique ou ailleurs ? Pendant ce temps-là, son mentor (Le Roy) mais aussi d'autres anciens sélectionneurs (Bernard Lama) sont en Angola, au titre de consultants. Mais sait-on jamais...
Frédéric Hantz était présent en début de tournoi, Bora Milutinovic est lui aussi de tous les rendez-vous avec les dirigeants. Bref, les coulisses du tournoi sont aussi prétexte à un improbable
« marché des entraîneurs ». Aux yeux des dirigeants, ces candidats ont souvent l'attrait de la nouveauté. Pourtant, ils devraient méditer la leçon de grands pays comme l'Algérie, l'Egypte, le Nigeria qui ont fait confiance à un national, se sont qualifiées pour la Coupe du monde et termineront dans le dernier carré de ce tournoi. Hélas, la chasse au «
sorcier blanc » semble encore avoir de belles heures devant elle.