Gyan: «On ne craint pas l'Angola»Malgré l'effectif diminué par les blessures, Asamoah Gyan, l'attaquant rennais, fait confiance à sa sélection contre l'Angola ce dimanche (17h00) en quart de finale de la Coupe d'Afrique des nations.« Asamoah, comment ça va à quelques heures de ce quart de finale ?Tout va bien au sein du groupe, comme vous le voyez. Aucun problème. On va se qualifier, on ne craint pas l'Angola !
L'avant-match a pourtant été agité, avec notamment une plainte déposée auprès de la CAF...On a appris que notre supporter numéro un avait été chahuté, il y a eu aussi l'agression d'un journaliste ghanéen qui venait nous voir vendredi. C'est comme ça, on fait avec.
L'absence de cadres tels que Appiah, Muntari, Mensah et Essien a obligé le coach à faire appel à de nombreux jeunes...C'est vrai. Mais comme vous l'avez vu, tout le monde peut jouer chez nous. C'est une chance aussi pour eux, une belle opportunité.
Du coup, il n'y a pas de problème de leadership. Par le passé, en 1996 par exemple, on disait qu'Abedi Pelé et Tony Yeboah étaient en conflit...Tout ça, c'était fait pour diviser. Je crois quand même que c'est mieux d'avoir plusieurs leaders dans un groupe, plutôt qu'un, comme nous avec des joueurs du calibre d'Appiah et d'Essien quand ils sont là. »

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Kali: «Je donne tout pour l'Angola»
Sans club depuis son départ d'Arles Avignon en novembre, Carlos Kali, le capitaine des Palancas Negras attend avec impatience d'en découdre avec le Ghana, ce dimanche (17h00), en quart de finale de la Coupe d'Afrique des nations.« Kali, l'Angola s'apprête à défier le Ghana. Dans quel état d'esprit êtes-vous ?Concentré, il faudra l'être plus encore si on doit aller plus loin. Mais aussi tranquille, parce qu'on connaît notre valeur. Tout le monde sait ce qu'il doit faire, chacun connaît ses responsabilités. Ce sera un match difficile, face à un grand pays de football, avec de très bons joueurs. On doit être au top au niveau psychologique et physique. L'important, c'est de l'emporter.
Que pensez-vous de l'équipe du Ghana, qui est diminuée par de nombreuses absences sur blessures ?Ce sont des jeunes joueurs, mais ils ont de l'expérience. Six ou sept sont champions du monde des 20 ans, et jouent dans de grands clubs européens. Comme le Mister
(Manuel José) l'a dit, ce sont des joueurs d'expérience, ils en ont plus que nous. Mais on se battra avec notre force et toute notre volonté, pour décrocher une place en demies. Aujourd'hui, il n'y a pas de petites équipes. Le Ghana est un historique du football mondial, et un grand d'Afrique. Mais en Angola, il y a des joueurs qui veulent aussi arriver en haut. Il faut se battre chaque fois plus pour y arriver.
«Je choisirai mon avenir à la fin de la CAN»
Vous êtes l'un des rares joueurs de la CAN sans club. Comment vivez-vous ce statut ?C'était une option quand j'ai résilié mon contrat
(à Arles-Avignon, NDLR) afin d'être ici auprès de ma sélection. Et j'ai déjà des propositions. Pour l'instant, je suis concentré sur le quart. Quand le tournoi sera terminé, je choisirai mon futur, je verrais ce qui est mieux pour moi et ma famille. À part ça, je me sens bien comme ça.
La sélection, c'était votre priorité, au détriment de votre carrière en club ?Comme toujours, depuis la première fois où j'ai été appelé, je suis fier de mon équipe nationale, je donne tout pour ça. Si je ne peux pas gérer ça avec le club, mon option est toujours mon pays.
«On est là avec notre humilité, notre envie de faire quelque chose»
La sélection est basée dans un musseque (quartier) très populaire...Ici, c'est un grand quartier
(Samba, NDLR). On a régulièrement des gens qui passent nous saluer. C'est vraiment quelque chose d'extraordinaire. On est chez nous. On est loin du centre ville, c'est plus calme. C'est mieux pour la concentration.
Pensiez-vous possible, avant le tournoi, que l'Angola aille très loin dans cette CAN ?Bien sûr. J'étais confiant. J'étais sûr qu'on passerait ce premier tour. On joue chez nous, devant notre peuple. On était presque obligés d'aller au moins en quarts. Maintenant, ce sont des matches où qui perd sort. Mais on est là, toujours avec notre humilité, notre engagement et l'envie de faire quelque chose pour ce pays.
Une statistique dit que depuis 1996 tous les pays organisateurs ont terminé dans le dernier carré. Croyez-vous aux stats ?C'est bon pour nous alors ! On doit gagner le match pour que cette statistique se confirme ! Mais le foot et les stats, ce n'est pas toujours très fiable ! »
