interview de Domergue, ancien joueur de Caen dans la presse normande
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LIGUE 2. Caen - Montpellier, lundi (20 h 35). Montpellier est en plein doute avant son déplacement à Caen, demain. La formation coachée par Jean-François Domergue n'a pris pour l'instant qu'un point à l'extérieur depuis le début du championnat.
Votre arrivée comme joueur au Stade Malherbe, en 1988, avait fait sensation. Première grande recrue d'une équipe accédant alors à l'Élite. Était-ce aussi pour vous un bon souvenir ?
Cela a été une belle histoire. Mon contrat n'avait pas été renouvelé à Marseille, le projet caennais était intéressant. Cette première année en D1 avait été exceptionnelle, avec un Stade de Venoix comble, une équipe qui pouvait être qualifiée de faible mais qui pratiquait un bon football. On s'était maintenus en battant des grosses équipes sur la fin. Notamment en l'emportant à Bordeaux, un très beau souvenir. Avec Rix, Stein, on avait de l'expérience et des jeunes de talent comme Dumas et Divert.
L'histoire est en ce moment moins belle pour Montpellier...
On est dans une situation délicate, inacceptable par rapport à ce qu'on souhaite et ce dont on est capable. On semblait mieux après une victoire contre Istres, un nul à Dijon et l'élimination de Rennes en Coupe de la Ligue. On a replongé en s'inclinant contre Lorient, à domicile (0-3).
Un traumatisme pour les joueurs ?
On n'avance pas en étant traumatisé. On a eu une longue semaine de travail, après le revers contre Lorient, pour réfléchir à nos lacunes et tenter de rebondir. Ce n'est jamais simple quand on ne gagne pas. Il faut y mettre encore davantage de cohésion, d'implication, de solidarité.
Vous n'avez pris qu'un point à l'extérieur Ça ne s'annonce pas simple à Caen...
On sait qu'ils sont sur une belle série. Caen, c'est avant tout un collectif, une grosse défense et de fortes individualités offensives comme Deroin, Samson ou Compan. C'est aussi un état d'esprit.
L'état d'esprit, est-ce ce qui manque à Montpellier ?
Non, les joueurs sont impliqués, luttent, mais quand le doute s'installe, ce n'est jamais simple. On peut produire du jeu en L2 sans être récompensé. On devra être capable de mettre le bleu de chauffe à Caen en conservant notre plan de jeu.
Quel est l'objectif, aujourd'hui, à Montpellier ?
En ce moment, on ne s'en fixe pas. On prend les matchs un par un.
Vous sentez-vous personnellement en danger ?
Quand l'équipe ne gagne pas, c'est toujours difficile pour l'entraîneur. Mais il y a à Montpellier une cohésion autour de l'équipe et du staff. On travaille avec la volonté commune de s'en sortir.
Recueilli par
David GUÉZENNEC.
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