Citation (ced.asnl @ Feb 6 2012, 18:50)

Ils font la culbute, ils l'ont payé 1
Sinon
Bayal Sall en salle d’attente
Après une CAN 2012 vécue sur le banc de touche, Mustapha Bayal Sall découvre l’ASNL. L’international sénégalais a entamé une préparation physique individualisée pour être opérationnel le plus vite possible.
Mustapha Bayal Sall a joué deux matches de préparation avec le Sénégal avant la Coupe d’Afrique mais il est en manque de temps de jeu évident après six mois vierges en L1 avec Saint-Etienne.
Nancy. Des 30 degrés de la Guinée Équatoriale lors de la CAN aux -10 degrés de la Forêt de Haye… Le choc thermique a été gigantesque pour Mustapha Bayal Sall jeudi dernier quand il a participé à son premier entraînement avec l’ASNL tout juste rentré de la Coupe d’Afrique. Pourtant, l’international sénégalais jure que ça ne le perturbe pas trop : « Le froid, je connais quand même puisque j’ai passé presque six ans à Saint-Etienne où il y a aussi de gros hivers ».
Prêté par les Verts à Nancy début janvier, Bayal Sall a rejoint sa sélection juste après la signature de son contrat. L’immense défenseur central ou milieu défensif (1m91, 96 kg) avait alors des rêves plein la tête pour cette CAN 2012, il se voyait aller au bout avec son équipe du Sénégal favorite de la compétition et retrouver du temps de jeu au plus haut niveau après une première partie de saison vierge à Saint-Etienne. Où il avait été placé dans un « loft » avec notamment l’attaquant Boubacar Sanogo et le défenseur Sylvain Monsoreau qui, lui, a préféré snober l’ASNL à l’entame du Mercato. Mais finalement, durant cette Coupe d’Afrique, rien ne s’est passé comme Mustapha Bayal Sall l’avait espéré. À la surprise générale, le Sénégal a perdu ses trois matches de poule et lui n’a pas joué une seule minute, même lors du troisième et dernier match sans enjeu normalement réservé aux ‘’coiffeurs’’. « J’ai fait savoir que je n’avais pas vraiment envie de disputer ce dernier match contre la Libye. J’ai vécu cette CAN sur le banc, je repars très déçu. J’ai du mal à comprendre comment l’équipe a pu en arriver là après de très bons résultats dans les éliminatoires. Les supporters sont en colère et c’est normal ». Sur fond de crise politique à Dakar, en pleine campagne présidentielle…
Mais Bayal Sall semble loin de tout ça aujourd’hui. Sa préoccupation première est de vite retrouver la grande forme. « Physiquement, ça va, j’ai joué à chaque fois une mi-temps lors des deux matches de préparation du Sénégal avant la CAN, face au Kenya puis face au Soudan. Mais j’ai encore besoin de travailler pour être à 100 % ».
Jean Fernandez croit beaucoup en lui
L’international sénégalais s’est mis au boulot avec un max de motivation, séduit par ce qu’il a observé samedi à Picot contre Rennes (0-0) : » Je ne suis pas surpris. J’avais vu des matches de Nancy à la télé avant de venir, même pendant la CAN avec Pape Diakhaté. Je sais qu’il y a un groupe de qualité ici et qu’il y a un bon entraîneur pour nous faire progresser ».
En outre, Jean Fernandez a l’avantage de bien connaître Bayal Sall : « C’est quelqu’un que je suis depuis pas mal de temps. Je me souviens de lui quand il jouait encore au Sénégal, à Gorée. J’avais alors sympathisé avec le président du club qui est devenu patron de la fédération sénégalaise. Bayal est un très, très bon joueur avec beaucoup de puissance, de la présence dans le domaine aérien et une excellente technique. Je n’ai pas compris comment il a pu se retrouver dans cette situation à Saint-Etienne. C’est pourquoi on a saisi l’opportunité de le faire venir. Quand il aura retrouvé son meilleur niveau physique,
je pense qu’il pourra nous amener autant de bonnes choses que Sébastien Puygrenier et Yohan Mollo ».
Puisque Bayal Sall n’est que prêté jusqu’à la fin de la saison, le temps est compté avec lui. Mais le coach de l’ASNL l’a pris pour le court et le moyen terme. «
Comme avec Seb et Yohan, l’idée est de pouvoir le garder la saison prochaine si c’est possible ».
Sauf urgence dans l’effectif, Jean Fernandez n’a pas l’intention de l’utiliser avant qu’il ne soit revenu en pleine possession de ses moyens : « Lorsque j’étais à Metz et que j’avais pris Mamadou Niang à Troyes, on lui avait laissé un mois pour bien se préparer. Et dès qu’il était entré dans l’équipe, il avait beaucoup apporté. Être un petit peu patient parfois, ça vaut le coup ».
Il y a de quoi avoir confiance en Jean Fernandez, dénicheur de talent hors-pair. Les deux premières recrues du Mercato hivernal, Puygrenier et Mollo, ont déjà élevé le niveau de l’ASNL. À Mustapha Bayal Sall de bientôt les imiter.
Ca promet !!!