Néant.
« Je suis impressionné »

Nasser Ouadah n'est pas insensible à l'intérêt manifesté par son club formateur. Louanges à l'appui.
- Nasser Ouadah, on annonce votre retour à l'ASNL. Confirmez-vous ?
- Oui, il y a un intérêt de Nancy. Pour l'instant, rien de plus. Je n'ai pas de nouvelle de Metz depuis une dizaine de jours. Il me reste deux ans de contrat. Je ne sais pas s'il compte sur moi la saison prochaine en CFA ou en L2. Il y a eu une réunion avec les joueurs qui formeront l'ossature de la future équipe et je n'étais pas invité...
- Cela fait un moment que l'ASNL vous piste. Il y avait déjà eu une touche au mercato...
- C'est vrai. Monsieur Rousselot avait appelé monsieur Molinari. J'étais très intéressé. En revanche, je tiens à dire que Nancy ne m'avait pas contacté l'an dernier. J'ai entendu dire que j'avais refusé l'ASNL parce que c'était le petit club et choisi Metz parce que c'était le club huppé. C'est faux. Il ne faut pas que les gens se méprennent. Si Nancy s'était intéressé à moi l'an passé, j'aurais réfléchi à deux fois et l'équation aurait été complètement différente.
- Revenir à l'ASNL constituerait un retour aux sources...
- C'est le club où j'ai grandi. Le club qui m'a permis de devenir ce que je suis. J'ai connu de grands formateurs comme Alain Perrin ou Patrick Gabriel. Je n'oublie pas que monsieur Rousselot m'avait proposé deux années supplémentaires alors que je ne jouais pas avec Laszlo (Boloni). Monsieur Parentin m'a fait signer mon premier contrat. J'ai joué avec Pablo (Correa) et Paul (Fischer). Nancy a une place spéciale. J'ai toujours suivi les résultats de l'équipe. Et j'espère que la prochaine saison sera encore meilleure. Avec ou sans Ouadah.
« Je ne viendrais pas en Zorro »
- Justement, avez-vous été surpris par le parcours de l'ASNL ?
- Quand je vois l'amalgame que Pablo a réussi à créer, quand je vois le travail effectué par Paul et les capacités physiques des joueurs qui courent comme des lapins fin avril en finale de la coupe de la Ligue, je suis impressionné. On sent dans ce groupe une fraîcheur, une envie de travailler et une envie d'être ensemble. Pablo a fait un gros travail tactique. Je m'en suis aperçu au match retour. On aurait pu jouer trois jours sans pouvoir marquer un but. Par rapport à tout cela, cela me fait super plaisir que Nancy s'intéresse à moi. Si je revenais, ce ne serait pas en pépère. J'aurai envie de montrer ce que j'aurais pu apporter si Laszlo m'avait fait confiance. Je ferais tout pour gagner ma place et m'intégrer. Je ne viendrais pas en Zorro.
- C'est à dire...
- J'essayerais d'être un bon maillon de la chaîne. Je quitterais un club qui est descendu en Ligue 2 pour rejoindre un autre club qui a gagné la coupe de la Ligue. Je serais respectueux. J'arriverais sur la pointe des pieds. Mon ambition serait de retrouver toutes mes capacités physiques, ce qui n'a pas toujours été le cas cette saison. Avec Paulo (Paul Fischer), je sais qu'il n'y aurait pas de souci.
- Lors des derniers matches à Metz, des supporters vous ont pris en grippe. Que s'est-il passé ?
- Je n'ai pas très bien compris. Quand je croisais les gens dans la rue, tout se passait très bien. On me félicitait. On m'a même offert des cadeaux. Malgré la saison difficile de Metz, je pense avoir fait une deuxième partie saison plutôt bonne. Ces insultes et ces critiques sont surtout le fait d'une minorité qui n'est pas très fute-fute et qui s'est trouvé un bouc émissaire.
- L'ASNL tient la corde ?
- J'ai d'autres contacts avec des clubs de Ligue 1 mais qui ne jouent pas la coupe d'Europe. J'ai aussi des touches à l'étranger. Mais Nancy a beaucoup d'atouts. Par rapport à des destinations exotiques où je pourrais gagner beaucoup d'argent, je privilégierais l'ASNL.
- Nous pourrions avoir besoin de vous contacter dans les semaines à venir. Serez-vous joignable ?
- Peut-être même dans les jours à venir... (rires). Je pars en Corse jeudi. Aucun problème, je suis joignable.