vraiment c'est un tres joli stade

il est tant qu'il se finisse car je crois qu'il a pris pas mal de retard
pour le nouveau stade du mans, je sens qu'il ne va pas se faire, on va peut-etre renover bollée
Citation
Futur stade : la Ville en mauvaise posture
Seule la société Vinci est intéressée par la construction du « MMArena ». Elle se montre très gourmande. La facture finale s'annonce plus que salée !
Pas rentable. Pan ! La mauvaise nouvelle a été lâchée hier matin, en plein conseil municipal. En septembre, le maire Jean-Claude Boulard annonçait à Ouest-France qu'il avait « au moins trois candidats sérieux » pour son projet de stade. Et il donnait trois noms : Colony, un fonds de pension américain, et Bouygues et Vinci, deux géants du BTP. Raté : à la mi-octobre, seul Vinci avait formulé une offre. Les autres candidats ont décroché au dernier moment, considérant que l'affaire n'était pas rentable.
Danger. Jacques Jusforgues, adjoint aux finances et grand architecte du montage financier du stade, a beau préciser que « la société Vinci ne savait pas qu'elle était seule candidate au moment où elle a formulé son offre », la municipalité se trouve tout de même en très mauvaise posture. Avec une seule offre, pas moyen de faire jouer la concurrence. La Ville est clairement en position de faiblesse pour négocier. On vous explique.
Qui veut quoi ? La Ville veut réduire la facture pour le contribuable. Le montage financier proposé par Jean-Claude Boulard conduirait Le Mans à débourser 31,6 millions d'euros, soit 45 % « seulement » du prix (sous-estimé) de la construction. Le hic, c'est que Vinci veut gagner des sous dans l'affaire. Un maximum. Vinci voudrait y arriver en récupérant un maximum d'argent du côté des subventions et recettes d'exploitations (lire ci-dessous). Le club, lui, veut rester en Ligue 1. Pour y arriver, il a besoin d'augmenter son budget. Ce qu'il pense pouvoir faire grâce aux recettes qu'il pourrait obtenir en utilisant un stade neuf et plus grand.
Pourquoi ça coince ? Parce que Vinci se montre très gourmand. L'entreprise veut beaucoup plus que ce que prévoit la convention proposée aux candidats à la concession. Plus une partie des recettes commerciales sur lesquelles compte le club pour développer son chiffre d'affaires. « Le cahier des charges initial prévoit le paiement d'un loyer annuel au concessionnaire, rappelle Fabrice Favetto, directeur général du Muc 72. Dans la mesure où nous payerons ce loyer, il est logique que nous disposions du stade comme nous l'entendons les jours de match. C'est là-dessus que nous nous battons en ce moment. »
Vases communiquants. Si la Ville se montre intraitable sur la subvention d'exploitation, Vinci va vouloir obtenir des recettes en allant manger dans l'assiette du club. Qui se dit que si les recettes du nouveau stade vont dans la poche de Vinci, et non dans la sienne, ça ne lui servira pas à grand-chose d'avoir un nouveau stade. Et si Vinci n'obtient pas satisfaction par rapport à sa demande de retour sur investissement, le groupe peut très bien jeter l'éponge. Obligeant la Ville à construire son stade de 25 000 places toute seule, puis son exploitation... Ou à mettre Léon-Bollée aux normes exigées par la Fédération française de football.
Qui payera ? Réponse en janvier. Le maire, qui se dit « optimiste », promet de « boucler les négociations d'ici le 15 janvier ». Son objectif ? « Trouver un équilibre qui satisfasse chacun des trois acteurs en présence ». On lui souhaite bien du courage. Et on attend avec impatience les tableaux comparatifs qui nous démontreront par A plus B que même en lâchant beaucoup plus d'argent que prévu au départ, « ce-sera-toujours-moins-cher-que-de-faire-tout-ça-en-régie-directe-ou-que-de-retapper-le-stade-Bollée ». On y croit, on y croit. Allez, joyeux contribuables, souriez : c'est bientôt Noël !