Vinicius signe !
Le club a décidé de levé l'option d'achat, 50% du montant vient d'être payé, le reste en juin.
Voila donc Vini qui était preter est officielement Angevin.
Citation
Au mois de mai prochain, le président Willy Bernard n'aura pas à se gratter la tête, comme les saisons précédentes, avant de passer devant la DNCG. Car, financièrement, le Sco va nettement mieux. : Philippe Renault
Ligue 2. Le président du club angevin jette un oeil sur le début de saison tout en se projetant, avec une certaine sérénité sur 2009.
On suppose que le président que vous êtes est pleinement satisfait du parcours réalisé avant la trêve?
Oui, vraiment. Par rapport à notre classement. Par rapport aussi au nombre de points après avoir eu une mauvaise glissade au mois de septembre. Mais nous n'avons pas explosé. Nous avons ensuite redressé la barre, en protégeant le groupe car il est jeune. L'entraîneur a su garder ses convictions. Cette année, je crois que nous avons un banc plus fourni, un onze de départ très homogène. Nous ne nous mettons pas non plus une trop grosse pression.
Vous confirmez également qu'il n'y aura pas de départ ni d'arrivée au Mercato?
Absolument. Paul Alo'o Efoulou reste. Les recrues au Mercato seront nos joueurs blessés. L'effectif est étoffé, je crois, et nous n'avons pas vraiment de secteur faible.
Vous venez également de concrétiser la venue définitive de Vinicius. C'est le premier transfert payant du Sco sous votre présidence, non ?
Effectivement oui. Nous avons lever l'option que nous avions sur le joueur brésilien qui nous appartient à 50 %. Nous lèverons l'autre en juin. Nous avons aussi lancé les bases d'une collaboration avec une grosse société brésilienne de communication qui a également un partenariat avec Manchester United. Au Brésil, contrairement à la France, ce genre de société peut avoir des joueurs sous contrat. C'était le cas avec Vinicius. Nous allons donc renouveler ce genre d'opération. Tout le monde y trouve son compte. Nous aurons donc d'autres Brésiliens en prêts. Cela permet de les jauger sans engager trop de frais. Et si cela fonctionne, ensuite on lève donc les options d'achat.
L'été dernier, en vendant Ben Khalfallah, Moussi et Alo'o Efoulou vous avez réalisé un bénéfice de 4,5 millions d'euros...
(Il coupe). Non. Nous en sommes à 3,8 millions d'euros nets. Car le transfert de Moussi à Nottingham a été crédité sur l'exercice de la saison passée. Cela nous a bien servi, d'ailleurs, avant d'aller devant la DNCG (Ndlr: direction nationale de contrôle et de gestion).
D'accord. Dans ces cas de figure y a-t-il des échéanciers et sur quelles lignes budgétaires allez-vous investir cet argent ?
Oui, il y a des échéanciers. D'autant plus pour Paul Alo'o Efoulou qui nous a été prêté ensuite. Je l'ai déjà dit, nous aurons 3 millions d'euros de résultat net à la fin de l'exercice. Et bien ensuite, il faut optimiser notre argent. Il va servir notamment aux améliorations de la boutique du club, de la billetterie en ligne, à la création prochaine d'un Sco café, mais aussi en transferts comme celui de Vinicius. Nous avons aussi augmenté la masse salariale.
Qu'en est-il aussi du projet d'un nouveau centre d'entraînement?
Pour l'instant, il n'y a rien de nouveau. Car il est lié à la décision prise pour le stade. Nous avons cette idée-là en tête. Car la Baumette, par exemple, est inadéquate, sur le plan du cahier des charges, pour un centre de formation. Or, sans la formation, un club comme le Sco ne peut pas s'en tirer...
C'est loin d'être encore une réalité, mais l'idée fait son chemin et vous devez y penser aussi. Si le Sco montait en Ligue 1 en mai, ne serait-ce pas un peu prématuré, vu l'environnement du club?
J'ai coutume de dire que tout est plus facile avec 17 millions d'euros de droit TV qu'avec 4. Cela dit, si le cas arrive, nous serions le plus petit budget. Mais il n'y a pas que cela qui compte. Je crois aussi beaucoup en la qualité humaine. Alors je serai confiant. Nous aurions cependant quelques soucis. Et notamment le stade. Il faut prendre conscience qu'un stade est un lieu social et peut servir de rayonnement pour une agglomération. Ce que Le Mans, une ville comme la nôtre fait, Angers peut le faire. L'opportunité de développer autour une zone dynamique apporterait, au-delà du Sco, à l'image de la ville.