voila un article qui ma fait plaisir
Notre consultant Angel Marcos s'est régalé devant AS Roma - Real Madrid (2-1) et distribue des bons points aux deux équipes en attendant le match retour. Au Real pour son approche tactique particulièrement intelligente. A l'AS Roma pour son caractère et l'efficacité de Francesco Totti.
« AS Roma - Real Madrid a été un très bon match, on a vu des choses extraordinaires, même si on a d'abord regardé une Roma qui a eu beaucoup de difficultés à jouer son jeu habituel, fait de passes courtes vers Totti, l'homme qui déclenche les attaques finales. Le Real l'en a tout simplement empêché en plaçant Gago devant la ligne de quatre défenseurs. Il a fait un écran qui a non seulement empêché la Roma de toucher Totti, mais a aussi permis à Diarra de monter d'un cran et de déclencher un pressing très haut. La Roma a été obligée de jouer long mais a été imprécise pendant vingt minutes, encaissant un but.
Elle est ensuite montée de quinze mètres et a égalisé un peu contre le cours du jeu. S'en est suivi un va-et-vient d'attaques placées avec une qualité de jeu rare, des séquences de dix à quinze passes jusqu'au but, surtout côté Real. Ce 1-1 était flatteur pour la Roma à la pause. C'est reparti un peu de la même façon en deuxième période, c'est-à-dire avec un bon Real, des passes redoublées, une préparation collective mais aussi une efficacité en berne, pour différentes raisons.
La Roma s'en est sortie en se reposant sur son joueur-clef, Totti. Elle l'a touché trois fois. A chaque fois, il y eu une énorme occasion, et finalement but sur la dernière. Totti, sur l'action, réalise un contrôle orienté exceptionnel, passe à Mancini pile au moment où celui-ci n'est pas hors-jeu. C'est une nouvelle preuve que les grands joueurs n'ont pas besoin de 150 occasions pour créer. Le nul aurait été juste pour tout le monde. Il promet un match retour exceptionnel.
L'AS Roma est vraiment la même équipe que la saison dernière. Elle est moins maître de son jeu car on commence désormais à la connaître. Les entraîneurs ont compris qu'il était surtout important de l'empêcher d'initier ses actions. C'est ce que le Real a fait. Mexès, Panucci et les autres ont dû se résoudre à des passes de quarante mètres. Mais les rares fois où la Roma s'est mise dans le sens du jeu, cela est devenu extrêmement dangereux. Elle a frôlé le 2-0 contre elle. Mais si elle passe, elle sera encore redoutable. »