I.CAMARA :« J'AI PAS MAL DE CONTACTS »
Ibrahima Camara, vous venez de revenir de sélectionguinéenne. Comment vous sentez-vous à l'idée de retrouver la lutte pourle maintien avec Le Mans ?Moi, je pense qu'on va s'en
sortir. Avec la trêve, beaucoup de joueurs étaient partis en sélection.
Maintenant que tout le monde est rentré, on va oublier nos problèmes en
équipes nationales. On va se remettre au boulot tout de suite pour
préparer le match de samedi contre Lyon. On veut rester en Ligue 1
l'année prochaine.
Jouer Lyon après la trêve, est-ce un avantage ou un inconvénient ?Ce
n'est pas un avantage. Lyon fait la course pour le titre et Marseille
n'est pas loin. Ils voudront rester en haut du classement et garder la
première place. Ce sera un match difficile, pourquoi se mentir. On ne
pourra pas faire les mêmes erreurs que contre Auxerre. On va bien
préparer nos armes pour la guerre et quand les 90 minutes seront
écoulées, on pourra parler.
Vous allez jouer deux matchs de suite à domicile (Lyon puis Sochaux), avez-vous un objectif chiffré pour ces deux rencontres ?On
sait que contre Lyon, ce ne sera pas facile. On essaiera avant tout de
gagner mais si on ne marque pas, on cherchera à garder le match nul. On
ne veut pas penser à Sochaux tout de suite, on joue d'abord Lyon.
Sochaux, ce sera bien différent.
En sélection guinéenne, vous avez été battu par le BurkinaFaso (4-2), il sera sûrement très difficile de se qualifier pour laCoupe du monde ?On le sait, le football africain, ce n'est
pas facile. On retrouve beaucoup de joueurs de Ligue 2 et de Ligue 1.
La qualification sera difficile, on n'est loin d'être favoris avec la
Côte d'Ivoire dans notre groupe. Maintenant, les qualifications ne
viennent que de commencer, il reste encore beaucoup de matchs. Le 6
juin, on rencontrera la Côte d'Ivoire et ça, c'est important pour nous
car on pourra se replacer au classement.
Vous étiez en contacts avancés avec Nancy l'an passé. Regrettez-vous de ne pas avoir pu rejoindre ce club ?J'avais
des contacts avec Nancy l'année dernière. Je regrette un peu oui car
j'avais de bons rapports avec le coach Pablo Correa avec qui nous
avions bien parlé mon agent et moi. Mais moi, je suis un mec de parole.
J'avais donné ma parole au président du Mans. Par respect et parce que
je n'ai jamais eu de problèmes avec lui, j'ai décidé de rester.
Cela veut-il dire que vous aurez un bon de sortie en fin de saison ?Cela
peut arriver. Mais pour l'instant, je pense juste à donner un coup de
main au Mans pour rester en Ligue 1. Il reste encore neuf matchs de
championnat, ce n'est pas fini. Du coup, ce n'est pas le moment de
parler de bon de sortie.
« Après la Guinée, l'Italie, c'est mon deuxième pays » Des clubs s'intéressent-ils encore à vous ?J'ai
pas mal de contacts via mon agent. Que ce soit en France, en Espagne,
en Angleterre. Comme mon agent est bon, il fait bien son travail. Mais
j'ai 24 ans et ma carrière est encore longue. Je suis bien au Mans et
mon seul objectif est que Le Mans reste en Ligue 1. A la fin de saison,
on pourra parler de ça.
Lorsque vous étiez à Parme, vous aviez disputé unedemi-finale de Coupe de l'UEFA. Cela donne forcément envie de regoûteraux joutes européennes …Avec Parme, on n'avait pas réussi
à battre Moscou pour aller en finale. Mais ce fût une bonne expérience
quand même. Quand tu commences jeune dans des matchs européens comme
celui-là, c'est une bonne chose. Maintenant, j'aimerais pouvoir passer
à un niveau plus haut que celui de la Coupe de l'UEFA, c'est mon
objectif.
Conservez-vous une attirance particulière pour l'Italie ?J'ai
grandi là-bas, je connais la culture italienne. Après la Guinée,
l'Italie, c'est mon deuxième pays. Je connais bien le football là-bas
et c'est bien d'en sortir un peu pour voir autre chose. J'ai bien
adopté le championnat français et peut-être qu'un jour, ce sera le
championnat allemand ou anglais. Maintenant, on regardera selon le
club...
voilà un joueur qui nous prend vraiment pour de la merde! à la différence de Pelé par exemple...