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Alors qu’il n’a toujours pas disputé le moindre match officiel en 2010, Nenad Kovacevic semble encore proche du forfait pour la réception de Montpellier ce mercredi soir. Le milieu de terrain souffre toujours de son mollet. Et alors que ses partenaires se sont entraînés sur la plaine du Maracana, l’international serbe est une nouvelle fois resté aux soins.
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Déçu du match nul de sa formation face au RC Lens, Frédéric Antonetti a félicité les attaquants lensois pour leur travail de sape pendant quatre-vingt-dix minutes. Le technicien breton estime qu’il s’agit là de la clé du match !
« A Lens, les meilleurs défenseurs ont été les trois attaquants. Ils étaient sur tous les premiers ballons. Nous, ça, on ne l'a pas. Il va falloir leur inculquer cela. Car, par exemple, sur le but lensois, il est anormal que Demont se retrouve seul pour centrer. »
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Des jeunes appelés par Jean-Guy Wallemme c'est le seul que nous ne vous avions pas encore présenté. C'est désormais chose faite en précisant que comme Franck Queudrue, il a été formé à Moissy-Cramayel.
Bilal Hamdi, vous êtes champion de France des moins de dix-huit ans avec Lens et Jean-Guy Wallemme vous a récemment appelé dans son groupe mais on ne vous connaît pas ou peu. Pouvez-vous vous présenter ?
J’ai dix-huit ans et je défends les couleurs du Racing depuis l’âge de treize ans. Je viens de région parisienne et plus précisément de Dammarie-Les-Lys. J’ai été repéré par Pierre Foissac lors d’un tournoi à Chantilly alors que j’évoluais sous le maillot de Moissy-Cramayel. J’ai alors été invité à passer des essais et mes prestations ont plu à Didier Dubois et Vincent Lannoy. Dès lors, j’ai intégré le centre de formation en passant par le CRAF de Liévin sous la direction de Joachim Marx avant de jouer en moins de seize ans et moins de dix-huit avec Eric Assadourian comme coach. Cette saison, je suis apparu à quelques reprises en CFA.
Sur le plan footballistique, comment vous définiriez-vous ?
Je suis avant tout un joueur à vocation offensive. J’ai encore beaucoup de travail à fournir mais mes forces résident dans la percussion et la vitesse d’exécution. Mes points faibles restent le jeu de tête et mon repli défensif. S’il y a un joueur auquel j’aimerais ressembler, c’est Marc Overmars. Il fait partie de la vielle école mais j’apprécie beaucoup ses qualités. Dans le registre où j’évolue, c’est un modèle pour ses centres et ses débordements. Et puis, comme moi, il n’est pas très grand.
Pourquoi avoir choisi le RC Lens ?
J’ai tout de suite accroché car j’ai été séduit par le centre de formation. D’autres clubs me désiraient comme Nantes, Rennes, Strasbourg, Paris… Mais la Gaillette a fait la différence. Non seulement, j’ai été impressionné mais en plus, ce n’est pas trop loin de chez. Pour mes parents, il y avait donc un côté rassurant. Grâce à cette proximité, au début, ils venaient d’ailleurs me voir tous les quinze jours.
"Il y a encore un sacré bout de chemin à effectuer"
Jean-Guy Wallemme a récemment fait appel à vous dans son groupe. Comment avez-vous vécu cela ?
Cela fait plaisir et je le prends comme une récompense du travail fourni depuis cinq ans. Mais cela ne représente pas une fin. D’ailleurs dès que l’on s’entraîne avec les pros, on comprend qu’il y a encore un sacré bout de chemin à effectuer ! On a mis un pied dans le football de haut niveau mais on n’y est pas encore arrivé. Pourquoi ? Parce que l’on y demande une efficacité bien plus aboutie. Et puis à ce niveau, les joueurs comprennent vite, se montrent très intelligents dans le jeu et le ballon circule plus rapidement. Je ne vais pas dire que j’ai été surpris mais il faut essayer de ne pas être perdu. Il faut observer, s’adapter et comprendre comment cela se passe. Avant toute chose, il faut bien analyser !
Quel souvenir vous reste-t-il de votre première apparition avec les pros au début de l’automne dernier ?
C’est lors d’un match amical à Roulers. J’étais entré en fin de partie et cela s’était bien passé. A l’époque, j’ai rapidement compris que le haut niveau requiert beaucoup d’exigence et que la moindre erreur se payait cash.
Comment le groupe vous a-t-il accueilli ?
De ce côté, je pense que tous les jeunes apprécient la manière dont ils sont reçus. L’équipe de Jean-Guy Wallemme se comporte très bien avec nous. Personne n’est laissé de côté et tous nous mettent à l’aise et nous encouragent. Après, c’est aussi à chacun de ne pas se montrer trop timide pour ne pas se faire marcher sur les pieds non plus.
"J’ai encore un an et demi de contrat à Lens"
U19, CFA, pros. Quel bilan tirez-vous de votre première moitié de saison ?
Je dois dire que j’ai eu des hauts et des bas. Après un début de saison manqué en CFA, je suis redescendu en U19. J’ai acquis du temps de jeu, je me suis accroché et suis revenu en CFA en confiance. J’ai alors su m’imposer mais j’ai été touché par la grippe A et s’en est alors suivi une baisse de régime. Désormais, j’attends de cette seconde partie de saison de définitivement m’installer en réserve. Ensuite, pourquoi pas réaliser quelques bancs en Ligue 1 voir quelques apparitions. Mais pour tout cela, j’ai encore le temps. Je souhaite avant tout avancer et progresser. Je sais que j’ai encore un an et demi de contrat à Lens pour y parvenir.
Vous êtes stagiaire-pro. N’aimeriez-vous pas signer un contrat professionnel ?
Cela fait forcément envie mais je ne me focalise pas sur ce sujet. C’est ma philosophie. Dans un premier temps, je suis content de vivre au contact du groupe professionnel et j’espère y rester le plus longtemps possible. Si je suis bon, le contrat pro viendra tout seul. A ce jour, je n’y prête pas attention.
Récemment, vous avez également été appelé en équipe d’Algérie des moins de vingt-ans. Pourquoi ce choix ?
Il est vrai que dans les catégories inférieures, j’ai toujours porté le maillot de l’équipe de France. A ce titre, j’appréhendais un peu ce changement. Mais si je l’ai fait, c’est parce que je suis né en Algérie et qu’une grande partie de ma famille y réside encore. Je souhaitais leur faire plaisir à tous. Et puis mon pays, c’est ma fierté. Ceci dit, je ne participe pas à tous les rassemblements. D’emblée, j’ai prévenu le sélectionneur que je ne pourrais pas jouer sur tous les tableaux en club et en sélection. Il a compris et m’a donc signalé qu’il ne ferai appel à moi que pour les matches importants comme les éliminatoires à la CAN Junior 2011. Pour le moment, cette équipe est encore en construction.
"J'ai envie d'aider le RC Lens"
Suivez-vous les prestations de l’Algérie en Angola ?
Bien entendu. J’attends avec impatience le match décisif de ce lundi soir pour savoir si l’équipe va se qualifier pour les quarts de finale de l’épreuve. Mais avec cette sélection, c’est tout ou rien. Elle est capable du meilleur comme du pire. En attendant, la voir jouer me donne envie de porter ce maillot. Jouer une Coupe du Monde sous la tunique algérienne représente un rêve. Pour moi, ce serait un truc de fou ! Mais avant cela, je sais que ça passe par un bon travail au RC Lens. D’ailleurs, je n’oublie pas que ma priorité c’est Lens. Je sais ce que je dois à ce club. C’est lui qui me paie, qui m’a accordé sa confiance et qui m’a donné ma chance.
Vous attendez donc vos débuts en match officiel avec les pros…
Bien sûr. J’ai envie d’aider ce club. Regardez ce stade Bollaërt. C’est un endroit extraordinaire avec un public qui pousse toujours et qui joue à plein pot son rôle de douzième homme. Le voir chanter, c’est fabuleux. Il n’y a pas d’autres mots. Vraiment, c’est le meilleur public de France. Contre Lorient, ma première apparition dans le groupe, vous pouvez donc imaginer que ce fut particulier pour moi de fouler cette pelouse de Bollaërt. Avant de pénétrer sur l’aire de jeu, je me suis dit que je devais être prêt car c’était le jour J et que je devais répondre présent si le coach faisait appel à moi. Franchement, dans ce type de situation, tu es obligé d’avoir la pression car tu retrouves face à la réalité et personnellement, je n’ai pas envie de décevoir.