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Paolo Di Canio, né le 9 Juillet 1968 à Rome.


Parcours sportif :
LAZIO (1985 - 1986)
1985-1986 Serie B, 0 matchs
TERNANA (1986 - 1987 en prêt)
1986-1987 Serie C2, 27 matchs, 2 buts
LAZIO (1987 - 1990)
1987-1988 Serie B, 0 matchs
1988-1989 Serie A, 30 matchs, 1 but ( debut en Serie A le 9 octobre 1988)
1989-1990 Serie A, 24 matchs, 3 buts
JUVENTUS (1990 - 1993)
1990-1991 Serie A, 23 matchs, 3 buts
1991-1992 Serie A, 24 Matchs
1992-1993 Serie A, 31 Matchs, 3 buts
-Coupe UEFA, 9 matchs
-Vainqueur de la coupe UEFA 1993
NAPOLI (1993 - 1994)
1993-1994 Serie A, 26 matchs, 5 buts
-Nominé en équipe type de Série A de l'année
JUVENTUS (1994)
1994-1995 Serie A, 0 Matchs
AC MILAN (1994 - 1996)
1994-1995 Serie A, 15 matchs, 1 but
1995-1996 Serie A, 22 matchs, 5 buts
-Vainqueur de la Super Coupe d'Europe 1994-1995
-Champion d'Italie 1995-1996
CELTIC (1996 - 1997)
Premier League Ecossaise, 26 matchs, 12 buts
-Coupe de la Ligue Ecossaise, 2 matchs, 0 but
-Coupe d'Ecosse, 6 matchs, 3 buts
-Elu meilleur joueur de l'année
SHEFFIELD WEDNESDAY (1997 - 1998)
1997-1998 FA Premiership, 35 matchs, 12 buts
-Coca Cola Cup, 2 matchs, 2 buts
-FA Cup, 3 matchs, 0 but
1998-1999 FA Premiership, 6 matchs, 3 buts
-Worthington Cup, 2 matchs, 0 but
-Joueur de l'année 1997-1998
WEST HAM UNITED (1999- 2003)
1998-99 FA Premiership, 13 matchs, 4 buts
1999-00 FA Premiership, 30 matchs, 16 buts
-FA Cup, 1 match, 0 but
-Worthington Cup, 3 matchs, 0 but
-Coupe Intertoto, 6 matchs, 0 but
-Coupe Uefa, 4 matchs, 1 but
-Vainqueur du "But de l'année 1999-2000"
-Meilleur buteur de l'année 1999-2000
2000-2001 FA Premiership, 31 matchs, 9 buts
-FA Cup, 3 matchs, 1 but
-Worthington Cup, 3 matchs, 1 but
CHARLTON( 2003 - 2004)
FA Premiership, 31 matchs, 4 buts
SS LAZIO (2004 - 2005)
2004 - 2005 Serie A, 23 matchs, 6 buts
-Coupe UEFA, 5 matchs, 1 but
2005 - 2006 Serie A, 27 matchs, 5 buts
Biographie :
Paolo Di Canio, né de père Ignazio et de mère Pierina est le dernier né d'une famille de quatre fils, Antonio, Giuliano et Dino sont ses frères
Il vécu une enfance heureuse, choyé comme le petit dernier et ayant pour idole son propre frère ainé, Antonio, traitant les deux autres comme ses égales. Il reconnait avoir été un peu "la petite peste" de la famille lorsqu'il était jeune et dit toutefois que le football représentait déjà tout pour lui!
"Paoletto", natif de Rome était un grand fan de la Lazio dès son jeune âge, il fut formé au club, allant voir les matchs de l'équipe première parmis les Ultras en Curva Nord bien que cela était interdit par les dirigeants à chaques jeunes en formation au sein du club.
Il débuta sa carrière à l'âge de dix-sept ans en 1985 mais il ne fit aucune apparition en Série B avec l'équipe première cette même année, il fut donc prêté à la Ternana pour faire ses premières gammes en Série C2, disputant 27 matchs et inscrivant 2 buts, avant de revenir à la Lazio la saison suivante où il ne joua pas non plus avec l'équipe première qui ramena la Lazio en Série A cette même année, les saisons suivantes furent plus convaincantes pour lui, acquérant une place de titulaire dans l'équipe de son coeur.

Il se lia d'ailleurs d'amitié avec le tout nouveau groupe d'Ultra laziali de la Nord créé en 1987, les IRRIDUCIBILI, avec lesquels il ne cessa jamais d'entrenir de bons rapports...

...Hélas, son fort tempérament créa un conflit avec sa direction et le jeune prometteur fut vendu à la Juventus, à l'affut de jeunes talents malgré le souhait manifesté de Paoletto de rester à la Lazio, celui-ci garda une réelle amertume envers la direction de l'époque allant jusqu'à dire certaines répliques célèbres contre le club de son coeur tel que "je préfère être un pin's à la Juve qu'une icone à la Lazio"... Il joua trois saisons brillantes à la Juve au contact des Baggio, Ravanelli et autres Vialli, remportant un succès en coupe UEFA mais son temps de jeu fut réduit à cause d'une violente altercation qui l'opposa à son entraineur, Giovanni Trapattoni.

Paolo fut donc prêté à la hate à Naples à cause de son conflit avec l'entraineur.
Une saison au Napoli suffit à Di Canio pour faire une nouvelle saison brillante, finissant en équipe type de l'année de Série A avant de retourner à la Juve qui le venda dans la foulée au Milan AC qu'il aida à concquérir le scudetto en 1996 au contact de Fabio Capello, hors une nouvelle brouille avec ce dernier le forca à chercher fortune hors de l'Italie.
Le Celtic fut sa destination, il y trouva un publique chaleureux qui sut l'accueillir et lui faire aimer ce club, il décrocha d'ailleurs le titre de meilleur joueur de l'année! L'année suivante, Ron Atkinson, coach de Sheffield Wednesday fut frappé par ce qu'il vit de Di Canio et le fit venir au club, Atkinson qui parlait à l'époque de Paoletto comme "un fou total" alors qu'Harry Redknap le définissait comme "un joueur exceptionnellement pourvu de classe mais ayant souffert de dépressions" avant l'épisode du geste désastreux envers l'arbitre Paul Alcock qu'il bouscula violemment suite à son expulsion jugée sévèrre face à Arsenal en 1998. Di Canio fut suspendu de terrain pendant onze matchs fermes.


Son retour à la compétition se fit sous les couleurs de West Ham où il trouva, à l'image du Celtic, les Hammers, publique fidèle ayant fait de lui "l'un d'eux".
Il remporta le trophée de "plus beau but de l'année", de "meilleur buteur de l'année" et le "prix du fair-play" en 2000 pour avoir arrêté le ballon, alors qu'il avait la possibilité de transformer une occasion de but, en raison de la blessure du gardien d'Everton.


Durant sa période en Angleterre, Paolo avait exprimé le souhait de revenir à la Lazio étant donné que la direction avait changé et que Sergio Cragnotti était devenu président mais celui-ci n'avait pas pour projet de ramener Di Canio "à la maison", les millions du nouveau présidents furent utilisés pour construire la "dream team" des années 1998-2000 que l'on connait tous.
Paolo passa sa dernière saison outre-manche sous le maillot de Charlton.

Il concerva néanmoins, depuis tous ce temps, des liens très forts avec les IRRIDUCIBILI laziali devenus entre temps le principal groupe de supporters laziali.
Son retour ne fut que retardé et, après un nouveau changement de président en 2004, il fit son come-back sous les couleurs biancoceleste où il fut accueillit en héros!
Voici la vidéo de son accueil à Formello, le centre d'entrainement de l Lazio :
http://d.turboupload.com/d/677764/SS_Lazio...Canio.mpeg.html
http://d.turboupload.com/d/677764/SS_Lazio...Canio.mpeg.html
Ses deux années passées à la Lazio le confirmèrent dans son rôle de meneur aussi bien sur que hors du terrain, sa présence sur le terrain à, à de nombreuses fois, transcendé l'équipe qui était en difficulté! Sa présence sur le banc était toute aussi importante que celle de l'entraineur, encourageant constament debout ses coéquipiers lorsque ceux-ci étaient dans une mauvaise passe.




Hors du terrain, il continuait à soutenir les jeunes, prenant sous son aile certain d'entre eux comme Gaby Mudingayi qu'il influenca lui même de venir à la Lazio en 2005 alors que ce dernier, d'origine congolaise, était quelque peu effrayé par la réputation de l'équipe, Di Canio sut heureusement rassurer le joueur sur la vraie mentalité de l'équipe et le joueur est désormais parfaitement intégré.



hélas, le président en poste, Claudio Lotito, contesté par tous le publique laziale ainsi que les joueurs, n'a toujours pas émis le souhait de prolonger le contrat de Di Canio pour une saison... Cette saison pourrait avoir été la dernière de Paoletto à la Lazio...


A jamais fidèle à son équipe, celle-ci ne lui a jamais rendu son attachement comme il se doit, Paoletto paye ainsi son fort caractère, mais son fort caractère à fait de lui et à jamais, une icône à la Lazio!




Le salut "romain":
Lors d'un derby face à l'AS Roma gagné par la Lazio 3-1, Paolo Di Canio, qui n'avait plus vu de derby depuis 1990 laissa éclaté sa joie en allant saluer son publique d'un salut "romain". Il réitéra ce geste lors du match face à Livorno, club traditionellement communiste, en signe de provocation envers ceux-ci.
Ce salut se veut être un salut romain envers le peuple laziale (romain donc) mais a une conotation politique certaine. Paolo, fort de son caractère bien trempé, demeure aussi fier de se convictions politiques et n'a pas hésité à les partagers avec "son" peuple, qui est aussi, proche de ses idées.
Ce bras tendu n'a aucune conotation nazi, le bras tendu est originellement le salut des légions romaines envers l'empreur puis a été repris par Mussolini comme salut fasciste avant d'être repris par Hitler comme salut nazi hors, ici le nazisme n'a totalement aucun rapport avec les idées de Paoletto.
Il a dit lors d'une interview : "Je suis fasciste, mais pas raciste. Je fais le salut romain pour saluer mes camarades et ceux qui partagent mes idées. Ce bras tendu n'est pas une incitation à la violence ou à la haine raciale".
Ce bras tendu représente donc un salut fasciste mais sa notion de "fascisme" n'est pas celle que tout le monde a à l'esprit, Di Canio à d'ailleurs, un tatouage marqué "DVX" signifiant Duce en Latin en référence à Mussolini, mais pourquoi ces références fascisti??? :
Le fascisme fut fondé par Benito Mussolini après la première guerre mondiale, il est connu pour sa colaboration avec l'Allemagne nazi durant la seconde guerre mondiale mais est toutefois très éloigné de celle-ci et n'était pas raciste, Mussolini détestait d'ailleurs Hitler! La législation anti-juive n'est apparue qu'en 1938 lorsque Mussolini est tombé sous l'emprise d'Hitler. Ces lois d'exclusion étaient d'ailleurs moins dures, et comportaient beaucoup plus de dérogations que les lois antisémites d'Hitler et de Pétain! En aucun cas le fascisme italien n'a pratiqué les massacres de masse de type hitlérien.
Le modèle social du fascisme est davantage centré sur la nation que sur les individus qui la composent. Il cherche à créer un groupe uni et solidaire, qui ait une identité forte, proche de son histoire et de sa culture... Cette idéologie ainsi que son leader ont permis à l'Italie d'après guerre en quette d'identité de retrouver un peu de fierté et de se relever de cette guerre. Un mouvement nationaliste qui devint un exemple dans l'Europe des années 30...
...La dictature est arrivée plus tard...
Paolo Di Canio admire avant tout les valeurs originelles du fascisme, celles qui favorisent l'esprit de groupe à l'individu, cette solidarité qui peut intervenir également dans le sport. Il adhère également au mouvement nationaliste, très proche des valeurs de l'Italie et de sa culture.
Il admire également Mussolini pour ses mêmes convictions nationalistes et pour son devoir de faire retrouver à l'Italie d'après-guerre son honneur et sa puissance.
Il est bien sûr inconsevable que Paolo soutienne Mussolini pour ses actes dictatoriales et tout ce que ça engendré...
Le fascisme est interprété de différente manière mais là, il s'agit surtout d'un mouvement nationaliste attaché à ses racines, rien de plus!
Jamais Paolo Di Canio n'a fait preuve d'un quelconque racisme ou d'une discrimination envers un joueur d'une autre ethnie ou d'une autre équipe... Jamais!
Il s'agit surtout d'un joueur aux grandes valeurs humaines et fier de ses racines doté d'une très forte personnalité qu'il affirme dans et hors du terrain, cette personnalité est très appréciée des supporters laziali qui, eux aussi, en ont assez des faux-fidèles et des langues de putes du monde du football moderne.
De tels joueurs se font rares désormais sur les terrains, parmis ses célèbre citation il y a : "J'ai vu beaucoup de grands champions, mais rarement des vrais Hommes...", ce qui résume assez bien l'attachement qu'il accorde aux valeurs humaines!
Avec l'éventualité qu'il ne resigne pas à la Lazio cette année, nous perdrons un grand joueur mais surtout un grand Homme!




EDIT le 16/07/2006 : Suite au conflict opposant Di Canio au futur ex-président de la Lazio, Claudio Lotito, ce dernier a décidé de ne pas le faire resigner une année de plus au club de peur que son influence contre lui s'abatte sur les autres joueurs de l'équipe qui, eux aussi, commencent à avoir un regard contestataire envers Lotito...
Tous les supporteurs laziali ainsi que Di Canio lui même sont indignés par ce manque de respect envers un joueur qui a tout sacrifié pour revenir au club!
Paolo Di Canio, souhaitant plus que tout rester dans sa ville natale, a décidé de signer dans un club de Série C2, le deuxième club de Rome, troisième hiérarchiquement, anciennement nomé "Lodigiani" : La CiscoCalcio Roma. Pour un salaire de seulement 1500? nets par mois...

"Sono stati i due anni più belli della mia vita se sono tornato alla Lazio lo devo alla gente e alla curva. Nulla cancellera le emozioni che ho vissuto indossando anche un calzino che sapeva di lazialità...". Paolo Di Canio
Ciao Paolo...
Moi et mes camarade "Paologol" et "Decius Metellus" sommes ouverts à toutes questions n'ayant pas trouvé réponse dans ces lignes.
Interview récente d'un magazine footbalistique français "So Foot" très interessante pour connaitre un peu mieux le joueur :
Citation
Sorte de Cantona italien -la casserolle fasciste en plus- Paolo Di Canio aura mis à profit ses vingt ans de carrière pour se fritter avec l'ensemble du football mondial : entraineurs, présidents, presse, coéquipiers. Viré de sa Lazio Roma cet été, il a depuis installé son QG au Cisco Roma, un obscur club de Serie C. En attendant sa revanche.
Paolo Di Canio fait le footing en tête, demande la balle avec insistance, avoine ses coéquipiers et rentre au vestiaire en courant. Pour en sortir le dernier. Ce n'est pas parce qu'on joue en quatrième division au Cisco Roma et qu'on s'échauffe sur une pauvre pelouse de la banlieue romaine qu'il faut mollir. De fait, Di Canio est chaud comme au premier jour. A peine douché, le voilà qu'il vous entraine sous la tribune du stade du centre sportif Francesca Gianni et qui commence bille en tête. Tatouages apparents, polo Ralph Lauren et verbe haut. "Je suis très en colère contre Lotito, le président de la Lazio. Il m'a fait revenir l'an dernier d'Angleterre pour presque rien afin de calmer les tifosi, dont je suis l'idole. Et cet été, il découvre qu'il n'a plus besoin de moi, alors il me vire. Ce type est dangeureux pour le club. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles j'ai choisi de rester à Rome: s'il arrive un mauvais coup à la Lazio, je ne suis pas loin, je peux intervenir"
La Lazio Roma, ses sinistres tifosi et la baston: voilà Paolo Di Canio tel qu'on l'imagine, grande gueule officielle et machine à scandalle du football italien. Qui, à 38 ans, pourrait donc rajouter une énième casserolle à son palmarès: son ancien club (ou Lotito plutot) songe ces temps-ci à le poursuivre en justice pour diffamation répétée. Lui s'en fout, bien sûr. "S'ils avaient dû m'attaquer, celà fait longtemps que ce serait fait. Mais ils savent que j'ai raison, c'est tout."
Serait-il condamné qu'il n'y accorderait de toute façon sans doute pas plus d'importance que ça. Après tout, Paolo Di Canio est l'homme des suspensions en forme feux d'artifice. Là où un Gary Lineker fait son miel de ne jamais avoir pris un carton jaune de sa vie, Di Canio pousse les arbitres à terre, salue ses supporters à la mode mussolinienne, et à chaque fois paye d'amendes et de plusieurs interdictions de matchs ses forfaits.
Dans sa vie, Di Canio aura dit merde à Fabio Capello, Giovanni Trapattoni, Luciano Moggi, plus une floppée de présidents de clubs, tels ceux du Cetic, de Sheffield et, donc, de la Lazio. Un pédigrée tout à fait acceptable. On peut, comme son ancien entraineur de Sheffield Wednesday, Ron Atkinson, prendre ce type pour un "fou complet". Le clouer au pilori, comme la presse internationale, qui l'abhorre, aime le faire. Mais on peut aussi le considérer comme un match winner et un footballeur à l'ancienne, vestige d'une époque disparue. Une sorte de curiosité.
"L'explication de mon comportement est tout simple: je viens de la rue, du quartier de Quarticciolo, qui est un peu l'équivalent romain de vos banlieues -pauvreté, banditisme et immigration-. Et à l'inverse de beaucoup de footballeurs qui baissent la tête dès qu'ils entrent dans ce business, je suis resté ce type de la rue", offre l'interessé en guise d'explication.
Dans les années 70, chez les Di Canio, papa galère dans le bâtiment, passant d'un chantier à un autre, tandis que Mamma Roma élève les quatre garçons comme elle le peut. Crédit illimité chez l'épicier du coin, petite délinquance, cours séchés comme on respire, les enfants Di Canio sont de véritables ragazzi pasoliniens. Le quartier est romanista jusqu'au bout des ongles. Esprit de contradiction oblige, Di Canio opte à l'inverse pour la Lazio dès qu'il est en âge de choisir. "J'adorais l'idée de me retrouver en minorité. 90% des gens du Quarticciolo -ainsi que mes propres frères- étaient pour la Roma, mais les 10% restants avaient l'attitude et un air de défi qui me plaisait. Moi je suis avec les apaches. Sans compter les couleurs ciel et blanc, et l'Aigle impérial sur l'écusson. Je trouvais que ca avait de la gueule." Va donc pour la Lazio, mais tant quà opter pour les bad boys du coin, autant y aller à fond.
Paolo Di Canio se trouve donc tout naturellement parmi les fondateurs des Irriducibili, le kop ultra le plus haït de la Terre. A la base, l'objectif est de remettre un peu de vie dans la tribune laziale, dominée par les Eagles, un groupe des supporters dont les leaders pépères tirent vers la quarantaine.
Pour y parvenir, les moyens sont hélas classiques, défonce et violence. Dans son autobiographie, Di Canio raconte l'une de s'est virées collectives à Padoue. Vol de banderolle, rixe, l'éxpedition est tristement commune. A un moment, Di Canio frappe un type, "Je ne suis pas spécialement fier de cet épisode, mais je ne regrette pas ce que j'ai pu faire. Oui, j'ai tappé un homme, et j'ai continué à lui donné des coups alors qu'il était à terre. Mais ce jour là, je me suis senti faire partie intégrante d'un groupe." L'autre fait d'arme du kop Irriducibili, c'est bien sûr son penchant pour les blagues antisémites et son goût affirmé pour tout ce qui sent le fascisme. Di Canio, qui fera scandale des années plus tard en saluant la fameuse tribune d'un salut fasciste lors d'un derby romain (et récidivera contre Livourne), n'esquive pas. De la part d'un type qui déclare posséder douze biographies de Mussolini à la maison et qui s'est fait tatouer DUX (Duce, en Latin) sur l'avant bras, ce serait étonnant.
"Oui, je suis à droite. Précisemment, je suis fasciné par Mussolini, comme d'autres peuvent être fascinés par Napoléon ou n'importe quel autre personnage historique. Je ne suis pas d'accord avec tout ce que Mussolini a fait, mais je me reconnais totalement dans ce qu'il représente, la droite sociale. Je suis persuadé qu'il faut aider les pauvres, donner plus de droits et de moyens aux immigrés plutôt que de les parquer dans des ghettos comme on le fait actuellement. Pas étonnant qu'ils deviennent dealers et que les italiens prennent peur. En revanche, je suis pour l'ordre et la morale: Il faut faire respecter la loi avec force. Tout celà ne fait pas de moi un nazi ni un raciste. Demandez à tous les joueurs noirs avec qui j'ai joué." Embarrasé par le scandale médiathique généré par l'affaire des saluts fascistes, la commission de discipline de la fédération italienne a fini l'an dernier par infliger au joueur une amende ridicule de dix-mille euros et un match de suspension. Colère. "C'est scandaleux de faire ces amalgames. Les hommes politiques italiens peuvent aller voir Fidel Castro et ses milliers de victimes et revenir les mains dans les poches, mais même an l'an 2000, c'est interdit de dire qu'il y a du bon dans le fascisme, ça non, on ne peut pas. C'est le comble de l'hypocrisie. Moi je n'ai aucun problème avec l'idée de débat: tu es de gauche, je discute avec toi. Eh bien, je veux qu'on fasse pareil que moi."
Voilà finalement le gros problème de Di Canio: avoir refusé toute sa carrière de se comporter en simple footballeur. A 10 ans, il avait du mal à accepter qu'un match vaille la peine d'arreter de boire deux litres de Coca par jour. A 15 ans, il fêtait la victoire de l'Italie au mondial espagnol en faisant le tour de Rome sur le toit d'une Cinquecento, avant de se faire chopper par son entraineur. A 20, il s'entrainait en semaine avec les équipes de jeunes de la Lazio et passait ses dimanches dans le kop. A 25 berges, considéré comme un espoir du football italien, il traitait le puissant Luciano Moggi de con en lui disant de le placer sur la liste des transferts de la Juventus, et plus vite que ça. "Les autres joueurs c'est: 'On a gagné' ou 'On a perdu'. Pour le reste, demandez à l'entraineur. Alors quand j'arrive devant le micro et commence à causer politique, bien sûr, ça dérange, le milieu du foot me dégoute. Tout est fait pour que chacun, dirigeant, joueur ou journaliste, reste bien à sa place et fasse tourner le cirque." Comme d'autres avant et après lui, Paolo Di Canio a donc décidé assez tôt d'aller vivre sa différence en Angleterre, le pays où la singularité est vendue comme un droit. "En Angleterre, qui est un pays moche quand on vient d'Italie, j'ai aimé le fighting spirit et l'attitude des gens: on peut se massacrer sur le terrain pendant quatre-vinght-dix minutes, se traiter de tous les noms, après le match, on va tous boire une bière ensemble, et on parle d'autre chose. Le foot est oublié, on n'a pas besoin de causer tactique pendant des heures. Et puis, tant que tu respectes les règles, on te fout la paix." Au Celtic, à Sheffield, à West Ham puis à Charlton, Paolo Di Canio, le fantasista a, huit années durant, marqué des buts jamais vu chez les insulaires, tenté des gestes un peu fou, et plu au publique, si conscient de se trouver un petit latin à applaudir/insulter parmi les géants du foot local. Avant, hélas, de revenir sur terre. Le 26 septembre 1998, Sheffield reçoit Arsenal à Hillsborough. Suite à une échauffourée et une altercation entre Jonck et Vieira, Di Canio écope d'un rouge qu'il juge injustifié, et pousse l'arbitre Paul Alcock, qui... tombe à la renverse sur le gazon. Crazy Paolo prendra onze matchs de suspension pour ce geste. Suffisemment pour qu'on pense à un autre joueur tricard chez lui et roi punkoïde au Royaume-Uni, Eric Cantona. Mais chut. "Cantona? J'ai toujours trouvé ce type surévalué. Bon, il a fait quelques beaux matchs à Manchester, mais c'est tout. C'est la publicité qui l'a fait. Et puis il a pris moins de matchs de suspension que moi pour son karate-kick sur un fan de Crystal Palace alors que le geste est plus dangeureux."
Aujourd'hui, du haut de sa colline romaine, Paolo Di Canio n'attend plus grand chose du monde du football. Il n'a même pas vibré plus que ça cet été, pour la victoire italienne en coupe du monde, malgré son affection pour Marcelo Lippi, qui l'entraina à Naples et voulu l'emmener avec lui à la Juventus à la place de Del Piero. "Le 9 juillet dernier, j'ai mangé une pizza, bu une bière et c'est tout. Ca n'a pas été une grande fête pour moi, même si je reconnais qu'ils ont gagné en mettant leurs couilles sur la table. Voir dans cette équipe plusieurs joueurs impliqués jusqu'au cou dans le Moggiopoli m'a donné la nausée plus qu'autres chose." Surtout que le pauvre Paolo, malgré son indéniable talent, a finalement payé très cher le fait d'ouvrir sa grande gueule à tous les micros du pays: zéro séléction pour un joueur pareil, c'est un ratio sévère.
Pourtant, tout celà ne l'empèche pas, à bientot 40 ans, de continuer à y croire. On le pense en préretraite au Cisco Roma? Le soir de la première défaite de sa nouvelle équipe, il fait un esclandre, et s'énerve très fort contre les "coéquipiers qui croient que tout va leur venir tout cuit". Surtout, Paolo a un plan: après cette saison ou la suivante, son contrat prévoit qu'il prenne en charge les jeunes joueurs du quartier défavorisé de San Basillo, à deux kilomètres de son lieu de naissance. Avant d'embrasser ensuite une véritable carrière d'entraineur. Et pourquoi pas, de porter un jour le costume de Mister de la Lazio. "Ce serait mon rêve". avoue-t-il. En attendant de marcher sur Rome.
Paolo Di Canio fait le footing en tête, demande la balle avec insistance, avoine ses coéquipiers et rentre au vestiaire en courant. Pour en sortir le dernier. Ce n'est pas parce qu'on joue en quatrième division au Cisco Roma et qu'on s'échauffe sur une pauvre pelouse de la banlieue romaine qu'il faut mollir. De fait, Di Canio est chaud comme au premier jour. A peine douché, le voilà qu'il vous entraine sous la tribune du stade du centre sportif Francesca Gianni et qui commence bille en tête. Tatouages apparents, polo Ralph Lauren et verbe haut. "Je suis très en colère contre Lotito, le président de la Lazio. Il m'a fait revenir l'an dernier d'Angleterre pour presque rien afin de calmer les tifosi, dont je suis l'idole. Et cet été, il découvre qu'il n'a plus besoin de moi, alors il me vire. Ce type est dangeureux pour le club. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles j'ai choisi de rester à Rome: s'il arrive un mauvais coup à la Lazio, je ne suis pas loin, je peux intervenir"
La Lazio Roma, ses sinistres tifosi et la baston: voilà Paolo Di Canio tel qu'on l'imagine, grande gueule officielle et machine à scandalle du football italien. Qui, à 38 ans, pourrait donc rajouter une énième casserolle à son palmarès: son ancien club (ou Lotito plutot) songe ces temps-ci à le poursuivre en justice pour diffamation répétée. Lui s'en fout, bien sûr. "S'ils avaient dû m'attaquer, celà fait longtemps que ce serait fait. Mais ils savent que j'ai raison, c'est tout."
Serait-il condamné qu'il n'y accorderait de toute façon sans doute pas plus d'importance que ça. Après tout, Paolo Di Canio est l'homme des suspensions en forme feux d'artifice. Là où un Gary Lineker fait son miel de ne jamais avoir pris un carton jaune de sa vie, Di Canio pousse les arbitres à terre, salue ses supporters à la mode mussolinienne, et à chaque fois paye d'amendes et de plusieurs interdictions de matchs ses forfaits.
Dans sa vie, Di Canio aura dit merde à Fabio Capello, Giovanni Trapattoni, Luciano Moggi, plus une floppée de présidents de clubs, tels ceux du Cetic, de Sheffield et, donc, de la Lazio. Un pédigrée tout à fait acceptable. On peut, comme son ancien entraineur de Sheffield Wednesday, Ron Atkinson, prendre ce type pour un "fou complet". Le clouer au pilori, comme la presse internationale, qui l'abhorre, aime le faire. Mais on peut aussi le considérer comme un match winner et un footballeur à l'ancienne, vestige d'une époque disparue. Une sorte de curiosité.
"L'explication de mon comportement est tout simple: je viens de la rue, du quartier de Quarticciolo, qui est un peu l'équivalent romain de vos banlieues -pauvreté, banditisme et immigration-. Et à l'inverse de beaucoup de footballeurs qui baissent la tête dès qu'ils entrent dans ce business, je suis resté ce type de la rue", offre l'interessé en guise d'explication.
Dans les années 70, chez les Di Canio, papa galère dans le bâtiment, passant d'un chantier à un autre, tandis que Mamma Roma élève les quatre garçons comme elle le peut. Crédit illimité chez l'épicier du coin, petite délinquance, cours séchés comme on respire, les enfants Di Canio sont de véritables ragazzi pasoliniens. Le quartier est romanista jusqu'au bout des ongles. Esprit de contradiction oblige, Di Canio opte à l'inverse pour la Lazio dès qu'il est en âge de choisir. "J'adorais l'idée de me retrouver en minorité. 90% des gens du Quarticciolo -ainsi que mes propres frères- étaient pour la Roma, mais les 10% restants avaient l'attitude et un air de défi qui me plaisait. Moi je suis avec les apaches. Sans compter les couleurs ciel et blanc, et l'Aigle impérial sur l'écusson. Je trouvais que ca avait de la gueule." Va donc pour la Lazio, mais tant quà opter pour les bad boys du coin, autant y aller à fond.
Paolo Di Canio se trouve donc tout naturellement parmi les fondateurs des Irriducibili, le kop ultra le plus haït de la Terre. A la base, l'objectif est de remettre un peu de vie dans la tribune laziale, dominée par les Eagles, un groupe des supporters dont les leaders pépères tirent vers la quarantaine.
Pour y parvenir, les moyens sont hélas classiques, défonce et violence. Dans son autobiographie, Di Canio raconte l'une de s'est virées collectives à Padoue. Vol de banderolle, rixe, l'éxpedition est tristement commune. A un moment, Di Canio frappe un type, "Je ne suis pas spécialement fier de cet épisode, mais je ne regrette pas ce que j'ai pu faire. Oui, j'ai tappé un homme, et j'ai continué à lui donné des coups alors qu'il était à terre. Mais ce jour là, je me suis senti faire partie intégrante d'un groupe." L'autre fait d'arme du kop Irriducibili, c'est bien sûr son penchant pour les blagues antisémites et son goût affirmé pour tout ce qui sent le fascisme. Di Canio, qui fera scandale des années plus tard en saluant la fameuse tribune d'un salut fasciste lors d'un derby romain (et récidivera contre Livourne), n'esquive pas. De la part d'un type qui déclare posséder douze biographies de Mussolini à la maison et qui s'est fait tatouer DUX (Duce, en Latin) sur l'avant bras, ce serait étonnant.
"Oui, je suis à droite. Précisemment, je suis fasciné par Mussolini, comme d'autres peuvent être fascinés par Napoléon ou n'importe quel autre personnage historique. Je ne suis pas d'accord avec tout ce que Mussolini a fait, mais je me reconnais totalement dans ce qu'il représente, la droite sociale. Je suis persuadé qu'il faut aider les pauvres, donner plus de droits et de moyens aux immigrés plutôt que de les parquer dans des ghettos comme on le fait actuellement. Pas étonnant qu'ils deviennent dealers et que les italiens prennent peur. En revanche, je suis pour l'ordre et la morale: Il faut faire respecter la loi avec force. Tout celà ne fait pas de moi un nazi ni un raciste. Demandez à tous les joueurs noirs avec qui j'ai joué." Embarrasé par le scandale médiathique généré par l'affaire des saluts fascistes, la commission de discipline de la fédération italienne a fini l'an dernier par infliger au joueur une amende ridicule de dix-mille euros et un match de suspension. Colère. "C'est scandaleux de faire ces amalgames. Les hommes politiques italiens peuvent aller voir Fidel Castro et ses milliers de victimes et revenir les mains dans les poches, mais même an l'an 2000, c'est interdit de dire qu'il y a du bon dans le fascisme, ça non, on ne peut pas. C'est le comble de l'hypocrisie. Moi je n'ai aucun problème avec l'idée de débat: tu es de gauche, je discute avec toi. Eh bien, je veux qu'on fasse pareil que moi."
Voilà finalement le gros problème de Di Canio: avoir refusé toute sa carrière de se comporter en simple footballeur. A 10 ans, il avait du mal à accepter qu'un match vaille la peine d'arreter de boire deux litres de Coca par jour. A 15 ans, il fêtait la victoire de l'Italie au mondial espagnol en faisant le tour de Rome sur le toit d'une Cinquecento, avant de se faire chopper par son entraineur. A 20, il s'entrainait en semaine avec les équipes de jeunes de la Lazio et passait ses dimanches dans le kop. A 25 berges, considéré comme un espoir du football italien, il traitait le puissant Luciano Moggi de con en lui disant de le placer sur la liste des transferts de la Juventus, et plus vite que ça. "Les autres joueurs c'est: 'On a gagné' ou 'On a perdu'. Pour le reste, demandez à l'entraineur. Alors quand j'arrive devant le micro et commence à causer politique, bien sûr, ça dérange, le milieu du foot me dégoute. Tout est fait pour que chacun, dirigeant, joueur ou journaliste, reste bien à sa place et fasse tourner le cirque." Comme d'autres avant et après lui, Paolo Di Canio a donc décidé assez tôt d'aller vivre sa différence en Angleterre, le pays où la singularité est vendue comme un droit. "En Angleterre, qui est un pays moche quand on vient d'Italie, j'ai aimé le fighting spirit et l'attitude des gens: on peut se massacrer sur le terrain pendant quatre-vinght-dix minutes, se traiter de tous les noms, après le match, on va tous boire une bière ensemble, et on parle d'autre chose. Le foot est oublié, on n'a pas besoin de causer tactique pendant des heures. Et puis, tant que tu respectes les règles, on te fout la paix." Au Celtic, à Sheffield, à West Ham puis à Charlton, Paolo Di Canio, le fantasista a, huit années durant, marqué des buts jamais vu chez les insulaires, tenté des gestes un peu fou, et plu au publique, si conscient de se trouver un petit latin à applaudir/insulter parmi les géants du foot local. Avant, hélas, de revenir sur terre. Le 26 septembre 1998, Sheffield reçoit Arsenal à Hillsborough. Suite à une échauffourée et une altercation entre Jonck et Vieira, Di Canio écope d'un rouge qu'il juge injustifié, et pousse l'arbitre Paul Alcock, qui... tombe à la renverse sur le gazon. Crazy Paolo prendra onze matchs de suspension pour ce geste. Suffisemment pour qu'on pense à un autre joueur tricard chez lui et roi punkoïde au Royaume-Uni, Eric Cantona. Mais chut. "Cantona? J'ai toujours trouvé ce type surévalué. Bon, il a fait quelques beaux matchs à Manchester, mais c'est tout. C'est la publicité qui l'a fait. Et puis il a pris moins de matchs de suspension que moi pour son karate-kick sur un fan de Crystal Palace alors que le geste est plus dangeureux."
Aujourd'hui, du haut de sa colline romaine, Paolo Di Canio n'attend plus grand chose du monde du football. Il n'a même pas vibré plus que ça cet été, pour la victoire italienne en coupe du monde, malgré son affection pour Marcelo Lippi, qui l'entraina à Naples et voulu l'emmener avec lui à la Juventus à la place de Del Piero. "Le 9 juillet dernier, j'ai mangé une pizza, bu une bière et c'est tout. Ca n'a pas été une grande fête pour moi, même si je reconnais qu'ils ont gagné en mettant leurs couilles sur la table. Voir dans cette équipe plusieurs joueurs impliqués jusqu'au cou dans le Moggiopoli m'a donné la nausée plus qu'autres chose." Surtout que le pauvre Paolo, malgré son indéniable talent, a finalement payé très cher le fait d'ouvrir sa grande gueule à tous les micros du pays: zéro séléction pour un joueur pareil, c'est un ratio sévère.
Pourtant, tout celà ne l'empèche pas, à bientot 40 ans, de continuer à y croire. On le pense en préretraite au Cisco Roma? Le soir de la première défaite de sa nouvelle équipe, il fait un esclandre, et s'énerve très fort contre les "coéquipiers qui croient que tout va leur venir tout cuit". Surtout, Paolo a un plan: après cette saison ou la suivante, son contrat prévoit qu'il prenne en charge les jeunes joueurs du quartier défavorisé de San Basillo, à deux kilomètres de son lieu de naissance. Avant d'embrasser ensuite une véritable carrière d'entraineur. Et pourquoi pas, de porter un jour le costume de Mister de la Lazio. "Ce serait mon rêve". avoue-t-il. En attendant de marcher sur Rome.







