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Fernando Torres, la nouvelle tour de Liverpool
Arrivé cet été de son Espagne natale, Fernando Torres est finalement devenu l’arme offensive que le club de Liverpool attendait.
Après des débuts timides, voir difficiles, Fernando Torres semble désormais parfaitement intégré dans le jeu de Liverpool, avec qui il marque but sur but pour le plus grand bonheur des fans du club. « El Nino » est en train de justifier qu’il valait bien les trente-huit millions d’euros investis par le club anglais cet été afin de le tirer des bras de son club de toujours, l’Atletico Madrid, dont il était un véritable symbole. Cependant, son manque de réalisme lui était reproché, surtout pour un avant-centre. Avec déjà vingt-sept buts inscrits toutes compétitions confondus, il a franchi un cap. C’est bien simple, pour la légende vivante de Liverpool, Ian Rush, il est tout simplement le meilleur attaquant passé par le club depuis son départ. Un beau compliment lorsqu’on pense que des joueurs comme Michaël Owen ou Robbie Fowler ont fait vibrer les travées d’Anfield.
« Torres a quelque chose qui le met vraiment à part. Quand on est rapide et qu’on peut marquer des deux pieds, comme lui, on pose toujours des problèmes à l’adversaire. Les défenseurs ne savent jamais de quel pied il va tirer. C’est ça qui le met à part. » affirme Ian Rush. Sa réussite il la doit à des qualités faites pour le football anglais, à savoir, la vitesse de course, la puissance, la technique, le jeu de tête et la frappe de balle, autant de qualités qui avaient permis à Thierry Henry de devenir un Dieu à Arsenal et dans la pays tout entier. Il ne fait aucun doute que le même destin attend l’enfant de Madrid. Ce n’est pas pour rien qu’à l’époque où il évoluait encore en Espagne, la presse ibérique avait dit de lui : « Ce qu’il y a de fantastique avec Fernando, c’est que vous ne le verrez jamais inscrire deux fois le même but. »
Etre efficace devant le but, il sait le faire cette année, tant et si bien que son club n’est plus le même lorsqu’il ne joue pas. Depuis le début de mois de mars, il s’est offert deux triplés contre Middlesbrough et West Ham, portant son total à vingt et une unités en Premier League. Il devient ainsi le premier joueur à franchir la barre des vingt buts pour le club depuis un certain Robbie Fowler, lors de la saison 1995/1996. A vingt-quatre ans et après une période nécessaire d’adaptation, il donne entière satisfaction aux fans des vices-champions d’Europe.
Sa grande réussite est de savoir cohabiter avec la star du club, Steven Gerrard. « Grâce à Fernando, Steven a maintenant la même liberté qu’il avait quand il évoluait ailier droit à ses débuts. Il aime cela et il sait qu’il peut monter sans problème. Leur entente est très bonne, ils se comprennent instinctivement sur le terrain. Quelque part, j’ai l’impression que chacun permet à l’autre de donner le meilleur de lui-même. » reconnaît Rafael Benitez. Une opinion que partage Torres : « Quand vous évoluez aux côtés d’un joueur comme Stevie, c’est facile de marquer. On s’entend très bien, chacun connaît les courses de l’autre, sait d’instinct où se trouve l’autre. »
Avec son nouvel avant-centre, surnommé « The Kid », Liverpool se reprend à rêver d’un titre en fin de saison. Pour cela, il faudra franchir l’obstacle Arsenal en quarts de finales de la Ligue des Champions. Et les fans pourront alors chanter en cœur leur nouvel air à la mode : « Fer-nan-do Torres, Liverpool’s number nine ! ».