Lille en quête d'histoire Le Losc peut écrire une page de son histoire en se qualifiant pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Pour ce faire, les Dogues doivent impérativement s'imposer face à Anderlecht, mardi soir au stade Bollaert, tout en espérant que le Milan AC ne cèdera pas contre l'AEK Athènes. Constant aux avant-postes en Ligue 1, les hommes de Claude Puel tenteront de franchir un nouvelle étape sur la scène européenne. Chahutés au match aller en Belgique (1-1), les Nordistes jurent qu'ils ne se feront pas surprendre deux fois de suite.
Nicolas Plestan a affiché une certaine confiance en conférence de presse. "Si on passe en huitièmes de finale, ce serait extraordinaire. Mais on ne se met pas de pression avec ça." A l'image de son entraîneur, Nicolas Plestan semblait plutôt serein lors de la conférence de presse d'avant-match, dans l'antre du stade Bollaert, terre d'accueil provisoire des Nordistes. Désireux de continuer à grandir, le Losc n'a pourtant guère le choix que de s'imposer face à Anderlecht, afin de poursuivre son aventure européenne. Car à l'issue de cette cinquième journée, il ne lui restera plus qu'un rendez-vous à honorer dans ce groupe E, à San Siro face au Milan AC...
"On peut faire tout ou partie du chemin dès demain. Mais s'il faut aller chercher quelque chose à Milan, on le fera", concède néanmoins un Claude Puel qui, au fond de lui, imagine mal son équipe trébucher contre les Belges. Car si le souvenir de match aller reste présent dans l'esprit des Dogues, l'équipe lilloise a retrouvé tout son allant depuis ce premier rendez-vous de la saison. "On avait été surpris par leur engagement physique, mais il y a eu quelques matches depuis et on est mieux armé", prévient d'ailleurs Nicolas Plestan.
Répondre au défi physiqueRépondre au défi physique imposé par Anderlecht sera le premier critère à respecter si les Lillois veulent exister. Ensuite, il s'agira de profiter d'une confiance au beau fixe pour étouffer l'équipe adverse et se mettre à l'abri le plus rapidement possible. "Avec l'expérience engrangée, on aborde ce match avec plus de tranquillité", explique Nicolas Plestan. L'expérience acquise depuis la saison dernière permettra aux joueurs de sans doute mieux appréhender ce rendez-vous qui, bien qu'ils s'en défendent, se disputera tout de même avec une certaine pression.
Au-delà de l'aspect historique d'une éventuelle qualification, c'est la progression du club qui serait stoppée en cas de nouvel échec. Après être passé tout proche des huitièmes de finale la saison dernière, il s'agira cette fois de valider pour de bon ce billet. Avec une longueur d'avance sur l'AEK Athènes, et trois sur Anderlecht, les Dogues ont d'ailleurs toutes les clés en main pour y parvenir. Malgré la défaite concédée en Grèce, ils possèdent en effet un avantage important au point-average particulier avec l'AEK (3-1, 1-1).
Toutefois, le plus simple serait tout de même de gagner, passer à huit points et regarder du côté de l'autre rencontre de ce groupe E en espérant que le Milan AC, complètement hors sujet en Serie A, aura recouvré ses esprits en Ligue des Champions sur la pelouse du stade Olympique d'Athènes.
Sans Cabaye ni TavlaridisSi le jeu des devinettes concernant l'équipe de départ alignée par Claude Puel va bon train dans les travées de Bollaert, il existe tout de même quelques certitudes. En effet, en l'absence de Tavlaridis, expulsé en Grèce et suspendu pour cette rencontre, Nicolas Plestan sera associé à Rafael Schmitz en défense centrale. De même Yoahn Cabaye manquera lui aussi à l'appel. Une absence qui aura son importance dans l'entrejeu lillois.
"Sur ses dernières apparitions, Yohan a pris une importance dans notre système. Il est précieux au milieu et sur les coups de pied arrêtés, il peut rendre des services", reconnaît Claude Puel. Mathieu Bodmer et Jean II Makoun sont donc attendus dans un secteur clé du système. Par ailleurs, Robail partira favori pour un poste à gauche tandis qu'en attaque, Oedemwingie, ménagé à Sochaux, pourrait retrouver son poste à la pointe de l'attaque. Avec pour ambition de renouer avec une réussite qui le fuit depuis trop longtemps...
Par MICHAEL BALCAEN
De Sports.fr, à Lens