La première pierre du stade a été symboliquement déposée.
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Le Grand Stade avance vite
S'il a débuté depuis de longs mois, le chantier du Grand Stade de Villeneuve-d'Ascq a été officiellement lancé lundi après-midi avec la pose symbolique de la première pierre par Martine Aubry, la maire de Lille.
Martine Aubry, la maire de Lille et présidente de LMCU, la communauté urbaine de Lille, Fernand Duchaussoy, le président par intérim de la FFF, Frédéric Thiriez, celui de la LFP, ou encore Daniel Percheron, président du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais : il y avait du beau monde, lundi après-midi, à Villeneuve-d'Ascq, pour procéder à la pose symbolique de la première pierre du futur Grand Stade multifonctionnel (50 000 places, toit rétractable) qui abritera à partir de la saison 2012-2013 les matches du LOSC.
Symbolique, car le chantier a déjà avancé de façon significative et impressionne par sa dimension. Pour rappel, LMCU, la communauté urbaine de Lille, avait préféré Eiffage à Vinci et Bouygues pour procéder à la construction du futur antre des Dogues. «Ce stade sera unique et plus unique que les autres stades seront uniques car il sera très beau», a même avancé Martine Aubry. «Nous pensons que ce sera le plus beau stade d'Europe. Il va être magnifique et novateur.» Aubry souhaite que le Grand Stade abrite sept rencontres de l'Euro 2016, dont une demi-finale.
Une satisfaction partagée par Michel Seydoux, le président lillois, en dépit des années d'attente et d'incertitudes, de l'échec du projet Grimonprez-Jooris II et un «exil» de longue durée dans un Stadium Nord froid, humide et venteux qui aurait pu être évité. «J'y ai toujours cru ! Là, on sait qu'on n'aura pas d'ennuis pour poser la deuxième pierre ! Quand on prend des rendez-vous dans la vie, il faut être galant, à l'heure. Ce stade est une évidence pour beaucoup de rendez-vous, pour une métropole et une France qui veulent rayonner dans le football et se faire connaître.»
Le grand Stade en travaux
Reste que, dans deux ans, Lille ne pourra se permettre de prendre possession de son nouveau terrain de jeu sans avoir acquis une dimension sportive supérieure avec une présence presque systématique en Ligue des Champions. «On aura le droit de démarrer doucement, en diesel, mais on discutera de ça en temps voulu», élude Seydoux. «Ce qui compte, c'est que ce stade se construise sans aucun délai.»
Et de terminer, sur l'avancement considérable d'un projet par rapport à ceux des autres villes françaises qui abriteront des rencontres de l'Euro 2016 : «Je ne suis pas chanceux. On a commencé peut-être plus tôt qu'eux et l'Euro n'a pas été le moment "déclencheur" de ce stade même si c'est un formidable atout complémentaire. Tout le monde sait que construire un stade en France est très compliqué, avec une réglementation tatillonne. Il faut passer par là.» - Olivier MAILLARD, à Villeneuve d'Ascq
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