Ouais mais non, pas touche.
Foot - L2 - Nantes
Le club répond à Hadzibegic
Vendredi soir, après la défaite de son équipe à Nantes (1-3), Faruk Hadzibegic, l'entraîneur de Bastia, avait violemment critiqué les méthodes des dirigeants canaris, qui ont démis Jean-Marc Furlan de ses fonctions deux mois et demi seulement après son arrivée. «Je fais appel à toutes les forces lucides du football pour arrêter le massacre, avait-il lâché. C'est une honte pour le foot, une injustice humaine. À cause de quelques malades, on va gâcher le foot !»
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Le club nantais n'a pas tardé à réagir, répondant dans un communiqué au technicien bastiais, dimanche. «Trois agents différents, mais aussi M. Hadzibegic lui-même, nous ont appelés pour proposer ses services afin de remplacer Furlan. Ça ne le gênait donc pas de travailler avec des malades. A se demander qui est le plus malade !» Le FCN tiendra ce lundi matin une conférence de presse pour présenter officiellement le successeur de Jean-Marc Furlan, Baptiste Gentili. Dans une ambiance toujours aussi électrique.
Baptiste Gentili, ex-adjoint de Der Zakarian, arrive aujourd'hui sur fond de litige opposant Furlan au FC Nantes. Drôle d'ambiance...
Hier après-midi, avant son arrivée dans la cité des ducs, Baptiste Gentili (52 ans), avec son accent chantant, se voulait calme et serein. « Je m'exprimerai demain (aujourd'hui). Je reste fidèle à ma mentalité. Je respecte les gens. C'est la moindre des choses. »
Toujours est-il que, dès 10 h 30, les questions risquent de fuser dans la salle de presse de la Jonelière. Et pas toujours de manière conventionnelle serait-on tenté d'ajouter. Car, tout le monde, ou presque, attend des réponses claires sur ce retour inattendu au sein de la Maison jaune, dix-huit mois seulement après l'avoir quittée (26 août 2008) en tant qu'adjoint de Michel Der Zakarian (limogé sans ménagement). Lequel, soit dit en passant, a « bondi » dans le Puy-de-Dôme lorsqu'il a appris la nomination de son ex-bras droit au FC Nantes...
Si le Corse, titulaire du DEPF, n'arrive donc pas en terrain inconnu, il en est de même concernant une grosse douzaine de joueurs (Heurtebis, Pierre, Moullec, El Mourabet, Lusinga, Vainqueur, Shereni, Coureur, Dossevi, Djordjevic, Bekamenga, sans oublier le duo Mareval-De Freitas qu'il a déjà coaché), rescapés de l'époque et désormais entre les mains du natif d'Ajaccio.« Le revoir un an et demi après, ça fait bizarre, concède l'un d'eux. Si c'est l'homme de la situation ? Je ne sais pas. Moi, ce que je vois, c'est qu'il est resté en contact avec le président (Kita). C'est ça qui me fait peur. »
De toute évidence, les joueurs, perdus dans le « cirque » actuel, se posent de nombreuses questions. « Il faut être « à la rue » pour accepter de revenir en ce moment au club, souligne un autre Canari. De ce côté-là, je ne lui fais pas spécialement confiance. J'attends de voir comment il va se comporter. Va-t-il être décisionnaire ? » Bref, vous l'aurez compris, la défiance envers l'ancien milieu de terrain de l'ACA, Nice, Cannes, Mulhouse et du Gazélec d'Ajaccio est de mise. C'est sûr, on a connu des arrivées plus enjouées... Seul Thomas Dossevi esquisse un sourire. « Responsable, il était plutôt conciliant, se rappelle le Togolais. Je souhaite le même temps de jeu qu'à l'époque, histoire de retrouver le chemin des filets. »
Pendant ce temps-là, Jean-Marc Furlan, lui, guettera ce matin sa boîte aux lettres du côté de Procé. Et si son facteur ne lui remet pas le recommandé attendu, contenant sa lettre de licenciement, le successeur de Rohr a prévu de se pointer cet après-midi... à la Jonelière ! « Deux coaches en même temps pour l'entraînement, ça va être exceptionnel ! » balance, avec ironie, ce joueur.
Quelle tristesse !
Jean-Yves Queignec
Presse-Océan