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Le FC Nantes de Kita élit Baup
Nantes tient son entraîneur. Sans surprise, Waldemar Kita a opté pour Elie Baup,
valeur sûre de la Ligue 1 qui attendait une opportunité.
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C'était pour ainsi dire du sur-mesure. En dressant le profil de l'homme idoine pour succéder à Michel Der Zakarian, limogé le 25 août, Waldemar Kita avait esquissé au fusain le portrait d'Elie Baup. L'omniprésident nantais voulait un homme d'expérience, rompu aux arcanes de la Ligue 1, précédé d'un palmarès et, de surcroît, libre.
À 55 piges, l'homme à la casquette incarne ce 4 en 1. Saint-Etienne (1994 à 1996 puis 2004 à 2006), Bordeaux (1997 à 2003) et Toulouse (2006 à 2008), jalonnent son CV. Ce grand ami de Fabien Barthez peut se piquer d'un titre de champion de France (1999) et d'une Coupe de la Ligue (2002) avec les Girondins. Il souligne lui-même qu'il a « qualifié huit fois pour une Coupe européenne les équipes dont j'avais la charge ces dix dernières saisons ». Depuis cet été, il patientait tranquillement en qualité de consultant Canal +, après une séparation tumultueuse (une spécialité) avec le boss toulousain, Olivier Sadran. « J'ai eu des contacts avec les Blackburn Rovers avec lesquels j'aurais aimé que cela se fasse. Puis avec la Real Sociedad », nous confiait-il, lundi, au téléphone, après avoir affirmé d'une voix claire, n'avoir eu « aucun contact avec Nantes ».
Bidon, évidemment. Car s'il n'a fait connaissance avec Waldemar Kita qu'hier dans les bureaux parisiens du FC Nantes à Paris, Baup s'entretenait avec Christian Larièpe depuis plusieurs jours. Cette vieille connaissance stéphanoise explique d'ailleurs que « Baup et Perrin étaient nos deux pistes, sans qu'il y en ait de n° 1 ou de n° 2. On a écouté les deux projets ». Ce n'est donc pas Perrin qui aurait refusé Nantes, mais Nantes qui lui aurait préféré Baup.
Quoi qu'il en soit, Elie Baup, qui « connaît bien la situation et l'effectif nantais », dixit Pascal Praud, et auquel « Waldemar Kita accordera une entière liberté, car on repart de zéro », a signé un contrat de deux saisons. L'avenir de Nantes, dernier de Ligue 1 après quatre journées, est donc désormais placé dans les mains d'un entraîneur à la réputation controversée, mais aux résultats indéniables. Son fidèle vidéoman Jean-Charles Ménard, pourrait le rejoindre. « J'annoncerai jeudi la nouvelle composition de la cellule technique, coupe le directeur technique nantais. Et nous verrons dans les jours qui viennent s'il y a une retouche à apporter à notre groupe. »
Officiellement, l'ère Baup, deuxième entraîneur « non Nantais » de l'histoire du club après Blazevic, commencera jeudi après-midi, sur les terrains d'entraînement de la Jonelière, dans la foulée d'une conférence presse. Et, pour de vrai, le 14 septembre à Paris.
Pierre-Yves ANSQUER.
Ouest-France
Au moins, il a tout...Esperons que Waldy va respecter sa "promesse"