Fort d'une petite centaine de matches en L1 et d'une soixantaine de plus en L2, Karl Tourenne, 34 ans le 10 juin prochain, a décidé de rejoindre Reims pour deux ans. Il s'en explique dans le quotidien aubois L'Est Eclair.Vous voilà donc futur rémois... Oui c'est une décision que j'ai prise la semaine dernière. J'ai encore mûrement réfléchi ce week-end. Puis je l'ai officialisée mardi en l'annonçant d'abord au président et au coach. Je signerai mon contrat mardi prochain.
Malgré la proposition de l'Estac ? L'Estac m'avait proposé un an supplémentaire, avec l'idée d'intégrer le club dans l'avenir. Sur le fond, j'ai même senti qu'ils étaient prêts à m'offrir une deuxième année de contrat. Ils voulaient vraiment me conserver.
Qu'est-ce qui a motivé votre décision de partir ? Même si j'ai joué beaucoup de matchs cette saison, que j'ai été titulaire, j'ai eu quelques périodes difficiles en janvier, où le coach m'a laissé sur le banc. Je suis également beaucoup sorti en cours de jeu. C'est des moments que j'ai du mal à vivre. J'ai envie de m'exprimer pleinement et par rapport à mon âge, je sens bien qu'en restant à Troyes, mon temps de jeu dans les 2 prochaines saisons va être encore moindre. Si j'étais reparti pour jouer 20 ou 25 matchs, même en L1, je sais que j'aurais eu beaucoup de mal à le digérer. J'ai envie de profiter pleinement sur le terrain de mes dernières saisons.
C'est donc uniquement un choix sportif ? Bien sur. Ceux qui me connaissent le savent. J'aurais pu rester ici et prendre l'argent mais je ne fonctionne pas comme ça. J'ai galéré à mes débuts et maintenant je n'ai plus de souci. Ce n'est pas l'argent qui me fait avancer. Je ne voulais pas me sentir bridé sportivement. C'est un choix.
Les dirigeants du club sont très déçus... J'ai vu qu'ils voulaient vraiment me conserver. Ils pensaient sans doute que j'allais poursuivre. Pour moi, c'est une décision difficile à prendre, bien sûr. On pèse le pour et le contre. Ici, on m'avait d'une certaine manière confié les clés du groupe et ça me plaisait bien. D'autres joueurs vont devoir prendre le relais et s'investir d'avantage. Moi, je me suis toujours impliqué dans les projets, que ce soit à Valenciennes, Lille ou Troyes. Je mettrai autant de coeur à l'ouvrage pour porter le projet du Stade de Reims.
Quels sont les ambitions du club rémois ? Il y a un beau projet sur 2-3 ans pour faire remonter le club dans l'élite. Il va y avoir un nouveau stade bientôt, ce club a une grande histoire et l'attente autour est très importante. Je connais le coach Thierry Froger. J'apprécie l'homme et son mode de fonctionnement dans le travail. J'ai rencontré le président qui m'a semblé très sincère. C'est un nouveau challenge intéressant.
Vous aviez d'autres pistes ? Oui. Il y avait Brest, Niort... J'en avais encore d'autres qui tombent en ce moment. En fin de contrat, on a toujours un peu peur mais finalement, j'ai eu pas mal de propositions. Je pense que dans le milieu maintenant, on connait mon état d'esprit.
Samedi contre Nice, ce sera donc votre dernier match sous le maillot Troyen, probablement chargé d'émotion... Collectivement, on a tous envie de terminer la saison par une victoire. Pour moi ça aura une saveur particulière. Les adieux sont toujours des moments un peu spéciaux. Ca va être assez fort. J'ai vécu 6 années palpitantes et enrichissantes ici. J'ai vu le stade de l'Aube se transformer, je ne pensais pas non plus vivre une aventure européenne en venant.
C'est toujours difficile de quitter un groupe, le coach, le président, d'autant qu'on s'est connu dans la difficulté. Le club était au plus mal et on a vécu de super moments avec la remontée. Le coach m'a apporté une ouverture d'esprit nouvelle sur mon métier et je l'en remercie. Mais je reste aux portes de Troyes. On va se revoir.
Sur les tablettes du Stade, hormis Johan Liebus, le très convoité gardien de Gueugnon, Basile Yéhoumé, le jeune latéral droit de Oissel (CFA2), testé l'hiver dernier.
Sur le départ, entre autres, Bonnal, Bah, Giraudon, Jeannel... Liste à laquelle il convient d'ajouter les plus classiques Comminges, Balijon, Delmotte, Ongoly, Weber, Boulanger (etc.) et évidemment Feret, que le club affirme vouloir conserver, mais qui est très sollicité par des clubs tels que Lens et Saint-Etienne, par exemple.
Le Stade prépare déjà la prochaine saison. Début juillet, son premier match de préparation devrait avoir lieu au Luxembourg , où il rencontrera la meilleure formation du Grand Duché, Dudelange, l'équipe coachée par Michel Le Flochmoan qui disputera le tour préliminaire de la Champion's League.
Diané vaut maintenant 3 M?
Le Stade percevra des royalties en cas de transfert
Karl Tourenne :


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Vendredi 12 mai
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