Finale aller :L'image :
Alejandro Gomez, héros d'el viaducto, en une de OléDans le mythique stade Aztec de Mexico (Stade du Mondial 1986) plein à craquer se jouait la finale aller de la Copa Nissan SudAmericana entre l'America (MEX) et l'Arsenal de Sarandi. Les eagles de Daniel Brailovsky sont largement favoris. El arse n'a jamais atteint pareil niveau de toute son histoire.
Les compositions d'équipe :
La partie démarre mal pour l'équipe de Gustavo Alfaro puisque, sur leur première incursion, les Eagles ouvrent la marque. Cabañas est à la réception d'un centre de Federico Insua, international argentin évoluant dans le championnat du Mexique (1-0, 5ème).
El viaducto parvient à se créer une première occasion par San Martin mais Ochoa est présent et claque au dessus (8ème). Cette banderille est la seule d'el arse qui se contente de subir la furia mexicaine pendant toute la première demi-heure. L'America joue bien, occupe toute la largeur du terrain. Régalant son public avec un jeu direct où Insua, à la baguette, est tout simplement dantesque. Cuenca doit s'employer sur une frappe de Villa (11ème). Super Mario est suppléé par son poteau, quand ce diable d'Insua, bien lancé d'une talonnade showboatable de Rodrigo Lopez, le crochette (17ème). Au plus fort de la domination mexicaine, Cabañas centre pour Lopez dont la tête est captée par le gardien de Sarandi au prix d'une envolée photographiquement sublime (sans doute pas bien utile).
Complètement contre le cours du jeu, l'Arsenal parvient à revenir au score. El arse obtient un coup-franc anodin à 35 mètres, le long de la ligne de touche. Calderon le frappe long au second poteau empêchant ainsi la sortie de Guillermo Ochoa, impressionnant dans le jeu aérien. Anibal Matellan monte très haut et croise sa reprise de la tête. Ochoa sur sa ligne ne peut rien (1-1, 30ème).
Le but argentin a pour effet de briser l'élan mexicain. Le jeu se rééquilibre et les joueurs de Sarandi reprennent du terrain. La ligne de récupération remonte à un niveau moins critique pour les supporters albicelestes. Peu avantagés par l'arbitrage, les eagles s'énervent. Villa tacle par derrière Gomez et prend un jaune (42ème), le deuxième pour les Mexicains après celui de Castro (33ème).

En deuxième période, Arsenal durcit le jeu, sentant les joueurs de Brailovsky s'énerver. L'America (MEX), techniquement très supérieur, reprend son assaut en règle. Mosquera prend un jaune pour avoir temporisé sur un CF, l'Arsenal ne semble plus en mesure d'attaquer et tente par tous les moyens de tenir le match nul (53ème). Les eagles reprennent l'avantage dans la foulée. Servi par Rodrigo Lopez, Cabañas temporise dans la surface, protège son ballon et sert en retrait Alejandro Arguello. Aux vingt mètres, le milieu de l'America (MEX) ne se pose pas de questions et frappe en première intention. Le ballon va se loger dans la lucarne de Cuenca (2-1, 54ème).
On se dit que les Argentins ne seront pas en mesure de revenir mais c'est sans compter sur la mansuétude de l'arbitre et la fébrilité de la défense des "ponchos et sombreros" (pas d'Abardonado pourtant). Deux minutes après avoir pris l'avantage, l'America se fait rejoindre. Profitant d'un double raté de dégagement et d'un contre "de la main" favorable Calderon glisse à Gomez. La frappe rasante de l'attaquant d'el arse termine à ras du poteau de Guillermo Ochoa... du bon côté pour les albicelestes, du mauvais pour les chicanos (2-2, 56ème).
Pour raviver le sentiment d'injustice des mexicains, l'arbitre en rajoute une couche en sifflant un coup-franc bien placé à l'encontre des hommes de Brailovsky. Alors qu'il avait laissé joué pendant une dizaine de seconde, l'arbitre, influencé par les complaintes des joueurs argentins revient à la faute. Heureusement pour l'éthique, ce coup-franc ne donnera rien.

A la surprise générale, el viaducto prend l'avantage. Ochoa, l'excellent portier de l'America, ne communique pas avec son latéral droit Castro. Celui-ci n'entend pas Alejandro Gomez dans son dos et couvre mal la sortie de son gardien qui, du coup, hésite à avancer. Le buteur d'el arse profite de l'aubaine pour placer une tête lobée et tromper la vigilance des deux Mexicains (2-3, 65me).
Le jeu se hachant, le temps passant, les eagles perdent complètement les pédales à l'image d'Insua, en perpétuelle discussion avec l'arbitre. El viaducto serre les rangs, joue en bloc et grappille un maximum de temps. Brailovsky lance Mosqueda en lieu et place de Silva, transparent (70ème).
Instant qui va faire plaisir à notre ami Gwendoule : l'arbitre, complètement à la ramasse et qui a quelques soucis avec les règles du Board, siffle un hors-jeu sur une touche (73ème). Insua, à bout de nerfs et résigné, lâche l'affaire. Mosquera après avoir mangé du Palermo en semaine, s'attaque à Rodrigo Lopez qui ne parvient pas à faire la différence. Alfaro casse encore plus le jeu en sortant Calderon pour faire rentrer Biagini. Castiglione est exclu, laissant Arsenal a dix pendant plus de dix minutes (79ème). El arse s'applique à conserver le ballon dans le camp de l'America, attendant bien tranquillement au poteau de corner histoire de grappiller quelques précieuses secondes.
Sur un centre de Mosqueda (l'entrant de l'America - à ne pas confondre avec Mosquera, pilier de défense de l'Arsenal), Rodrigo Lopez, pour une fois oublié, ne parvient pas à rabattre le ballon dans les bois. Cuenca récolte un carton jaune pour avoir mis du temps (beaucoup de temps en fait) à dégager.
Au bout du temps additionnel, l'America a une dernière chance d'égaliser. Rodrigo Lopez place sa tête, Cuenca est battu, le commentateur crie au but... mais le buteur uruguayen la met juste à côté dans les mains de l'un des techniciens chargé de monter le couloir de protection (le gars est limite adossé au poteau, on croit rêver).
Les Mexicains étaient plus forts que leurs homologues mais Gustavo Alfaro a tactiquement dominé les débats construisant une équipe de destruction massive du jeu adverse à l'image de la Grèce d'Otto Rehhagel. Les eagles se seront montré trop friables défensivement face à un Alejandro Gomez homme du match et super réaliste devant les buts. Il reste cependant un bon espoir d'inverser la tendance à Sarandi au match retour, les hommes de Brailovsky ayant montré de très belles dispositions dans le jeu.
La fiche du match :
Le résumé :Highlights + Interview (6:49)Pour les passionnés, un supplément stream "fait maison" est disponible sur footware.