Je remets le post que j'ai mis en Ligue des Champions. Bien que je parle de mon point de vue sur ce groupe F de la C1 et évidemment ma déception de ne par voir...l'Olympiakos en 1/8. Evidemment je parle également beaucoup de Dortmund, dont je suis fan*, mais mon but premier était dans ce post de rendre hommage à cette équipe grecque dont beaucoup voyait largement inférieure aux trois autres et qui au final m'a impressionné et plu au point d'être attristé par son élimination...bien que j'ai envie de dire "courage amis de l'Olympiakos, votre parcours européen n'est pas terminé

"
*vous fiez pas au profil/avatar/signature, c'est un paris perdu lol
Citation (Kramer @ Dec 15 2011, 18:38)

Avec le recule, j'aimerais féliciter les Grecs pour leurs prestations en C1 et leur souhaite un bon parcours en C3 car l'aventure européenne n'est pas terminée. La seule chose que je déplore ce sont les réactions de certains médias grecs qui se sont emballés et ont mélangé le marasme politico-économique au football.
J'étais l'un des seuls à avoir miser sur l'Olympiakos et franchement, j'aurais aimé que Dortmund tienne sa victoire sur Marseille ou ne serait-ce que le nul pour que le club de Pirée passe en 1/8. Non pas par francophobie pour d'autres raisons que je développerai plus tard. Je ne vais pas refaire l'histoire des matchs mais que ça soit face à Arsenal et particulier face à l'OM, le supporter adverse honnête dira "que Dortmund a été très mal payé sur ces doubles affrontements au vu de leurs envies sur les terrains, de leurs nombreuses occasions obtenues, des nombreuses blessures ayant bousculé leur organisation et bien sûr le jeu proposé". Certes, le facteur chance, les blessures ou peut-être même les décisions arbitrales admettons font partie du jeu, je ne reviens pas là-dessus.
Mais sur le fond, de toutes les équipes que le BVB a affronté en C1 seul l'Olympiakos a su déjoué le style de Dortmund et ça j'aimerais le souligner ! C'est la seule équipe qui n'a pas été bousculée par la vivacité du jeu borussen ni gênée par le pressing allemand. Que ca soit à l'aller comme au retour.
Alors bien sûr, on pourra toujours pleurer et on peut toujours être frustré de cette défaite face à l'OM (où l'on frappe les montants à plusieurs reprises et possédions jusqu'à 65% le ballon mais prenons 3 buts sur les 4 seules occasions marseillaise), probablement un tournant dans cette campagne. Pareil face à Arsenal où nous manquions de justesse dans le dernier geste (si Zidan gagnait son duel à la 90e...). Mais la défaite en Grèce ? Honnêtement, même en crise, Dortmund a su appliquer son football contre ses adversaires et faire au moins jeu égal...sauf contre les Grecs. Si à l'extérieur la victoire des hommes de Valverde était logique tant ils ont pris en main cette partie, au retour, Dortmund remporte les trois points in extremis sur un "exploit" de Großkreutz sans avoir brillé et ayant peu inquiété Megyeri (gardien).
En revanche, je rassure les supporters de l'Olympiakos, il n'y a pas eu arrangement entre Dortmund et Marseille pour le dernier match. Au contraire, Großkreutz avait (bêtement) ouvert les hostilités en annonçant un possible 4 ou 5-0. Et le match était bien parti pour puisque même sans plusieurs cadres (Subotic, Schmelzer, Bender) le BVB ouvre la marque à la 23e (Blaszczkowski) puis 8 minutes plus tard obtient un pénalty transformé par Hummels (2-0, 33e). Mais ce pénalty est lourd de conséquence puisque c'est sur la perte de Sebastian Kehl (coup au visage) que le pénalty fût obtenu. Avec Bender, il formait l'axe de récupération de l'équipe, un équilibre à peine retrouvé depuis le départ de Sahin. Seul le jeune Leitner, blessé lui aussi, avait su montré quelques signes intéressant pour dépanner à ce poste.
C'est donc pendant une heure qu'à la récupération évolua le vétéran da Silva (réserviste et ayant peu de temps de jeu) au côté de Gündogan, recruté comme le "nouveau Sahin" mais complètement dépassé par la pression et assoiffé de se mettre en évidence...au risque de mettre l'équipe en danger. Pour moi, il y a deux tournants du match: 1) la perte de Kehl qui a gravement fragilisé l'équipe à la fois physiquement car c'est un travailleur et mentalement (perte d'un joueur sur blessure, qui plus est un leader). 2) le but de l'inévitable Rémy. Ce joueur je le hais autan que je l'admire de part sa capacité à se démarquer, s'imposer dans le seul duel décisif (la seule possibilité de la mi-temps) et son réalisme, il met ce ballon au fond.
A la mi-temps, comme l'a dit monsieur Didier Roustan pour prendre une référence française "au même pris, ça aurait pu être facilement 3-0 mais non c'est 2-1". Et pour moi c'est la le déclencheur: Dortmund a tout donné, poussé par ses fans et réalisé une superbe mi-temps. J'invite encore à relire le film du match de lequipe.fr qui tremblait pour un Marseille inexistant ou encore de revoir le match. Mais au final, ce n'est que 2-1 avec une équipe qui rentre au vestiaire avec un but encaissé à la...45e+4. Et au retour des vestiaires, c'est le petit stratège, le seul joueur par qui on ose croire aux miracles, Mario Götze, qui sort sur blessure : personnellement je n'y crois plus et j'espère juste garder la victoire pour l'honneur. La suite ? Dortmund a réessayé de pousser pour accroître le score. Seulement, devant, Lewandowski-Barrios ça ne marche pas. Le Paraguayen n'est pas en confiance et en manque de rythme (place de titulaire perdu) et revient de blessure, derrière, à la récupération Gündogan-daSilva, c'est physiquement léger, sans automatisme, et avec peu de minutes dans les jambes. Plus les minutes passent et plus les Borussen sentent que c'est terminé et lâche la pression par fatigue (ayant beaucoup donné) et lassitude: 75e minutes et toujours pas de buts malgré des possibilités plus nombreuses (Gündogan, Barrios, Lewandowksi). A la 85e, Ayew devance aisément Santana (défenseur remplacant de Subotic, blessé) et remet les équipes à zéro. Dortmund est complètement KO. Un nouveau but encaissé était presque à la limite comme anecdotique tant les joueurs étaient sonnés et abattu par ce but qui réduisait à néant de longues minutes d'acharnement et de minuties pour rien. Le but de Valbuena, un bijoux, un peu chanceux non pas comme le dit Roustan pcq il y a eu un "faux rebond" qui complique la trajectoire du ballon mais bien par la léthargie des joueurs allemands qui ne sont plus que physiquement sur le terrain. Le pressing sur Valbuena est léger. Les Schwarz-Gelben n'ont plus jouer à partir de la 86e, au grand damne des Grecs.
Il y a eu une altercation concernant une déclaration d'un camarade mal interprétée. Jamais Dortmund ne s'était incliné à domicile face à un club français. Et il est triste que ce soit cet OM là, qui n'a montré finalement que peu de chose hormis qu'il possédait un gardien de très grande classe et un duo d'attaquant à se rappeler Roy Makaay-Diego Tristan...
L'OM sort deuxième, tant mieux pour eux, mais face aux ogres qui les attendent je donne peu cher de leur peau. Car si on regarde leur parcours c'est double défaite face à un Arsenal en construction, une défaite logique contre un meilleur Olympiakos, une victoire en Grèce contre une équipe d'Olympiakos qui n'avait pas encore débuté sa saison, et une double victoire contre un Dortmund tantôt surrégime de maladresse (poteaux, défenseur faisant des assists aux attaquants adverses) et plus tard avec de nombreux blessés. Ce que je veux dire par là, ce n'est pas qu'un FC Vaduz va en 1/8 de C1 aux détriments de meilleurs écuries. Pour le foot français, c'est bien ce qu'à réaliser l'OM mais en terme d'évolution durant sa campagne européenne c'est nada. Aucune évolution, aucun déclic du début à la fin et ça c'est inquiétant pour la suite.
Autan on peu dire "l'Olympiakos était pas encore entré dans sa saison", "Arsenal a eu du mal à se reconstruire avec le départ des cadres", mais au final ces deux équipes ont trouvé leur rythme de croisière. Pas l'OM. Dortmund avait un style qui a été flamboyant contre Arsenal et OM mais pas assez payant mais ça c'est de la finition, il y a une base et une philosophie, une ligne de conduite qui permet au club de ne pas couler en Bundesliga (2e) contrairement à d'autres clubs qui s'écrouleraient partout. Donc je suis inquiète pour l'OM et déçu pour les Grecs qui ont été, je ne vais pas dire "dénigrer" ça serait méchant. Mais puisque venant d'un championnat moins glorieux aurait du jouer un rôle de faire valoir selon certain et au final, pour moi ont été l'équipe la plus impressionnante du groupe sur les terrains (en C1 uniquement). De même Arsenal est pour moi l'équipe qui s'est le plus amélioré durant son parcours (le dernier match, c'était une équipe B voir C) car lorsqu'on voit leur premier match où ils auraient pu (du ?) repartir du Wesfalenstadion avec aucun point et leur match retour et leur match retour ou les deux victoires contre Marseille, c'était déjà autre chose.