Oui c'est bien, d'ailleurs c'est la première fois qu'elles atteignent ce tour

Aujourd'hui (jeudi) à 19h00 France - Pays Bas (je vais essayer de le regarder).
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«Juste un gros moment d'émotion»
Pour la première fois de son histoire, l'équipe de France féminine jouera un quart de finale d'un Championnat d'Europe. Les Bleues seront opposées ce jeudi aux Pays-Bas (19h00) pour une place dans le dernier carré.
«Parler d'exploit, de moment historique, c'est beaucoup trop important pour nous. C'est juste un gros moment d'émotion.» Bruno Bini, le sélectionneur de l'équipe de France féminine, la joue modeste. Pourtant, pour la première fois dans l'Histoire, les Bleues vont disputer un quart de finale dans un tournoi international. Ce sera jeudi (19h00) contre les Pays-Bas, à Tampere, pour l'Euro 2009.
«La seule différence, c'est la réussite»
Pour arriver là, les Françaises ont battu l'Islande (3-1), se sont pris une dérouillée contre l'Allemagne (1-5), et ont fait match nul contre la Norvège (1-1) en phase de poule. Qu'est ce qui a changé avec les compétitions précédentes ? Pour Bini, la réponse est simple : «La seule différence, c'est la réussite. On l'a bien vu contre la Norvège. En fin de match, elles placent une frappe qui passe à quelques centimètres de notre but. Si on le prend, on fait nos valises et on rentre à la maison...» Sonia Bompastor, arrière gauche de l'équipe de France, qui joue aux Washington Freedom, a une autre explication : «En fait, comme la plupart des filles qui composent l'équipe ont été formées ensemble à Clairefontaine, on a déjà un vécu en commun. On se connaît très bien et on sait comment jouent les autres. De plus, le groupe arrive à maturité. C'est un mélange de fougue et d'expérience. Un bon cocktail qui s'exprime bien sur le terrain.»
Les quarts, Bini connaît
Bini, lui, les quarts il connaît. Quand il était sélectionneur des moins de 19 ans, jusqu'en 2004, le sélectionneur a déjà vécu trois finales de championnat d'Europe. Une gagnée, deux perdues. Pour lui, la France est «légèrement en dessous des grandes nations, comme l'Allemagne ou la Suède, mais pas loin. Bon, il faut reconnaître qu'elles ont un truc que l'on n'a pas encore : la culture de la gagne. Mais ça viendra, j'en suis persuadé.» L'adoption du statut professionnel depuis le 1er juillet devrait aider à résorber cet écart. Sonia Bompastor: «Avant, les filles étaient amateurs et travaillaient la journée avant d'aller s'entraîner le soir, à partir de 19h00. Et ça jouait forcément sur les performances. Ca fait partie des explications concernant l'écart qu'il y a entre la France et les grandes nations... Maintenant, même les filles qui jouent en France sont professionnelles ou semi professionnelles [elles s'entraînent l'après-midi et travaillent le matin, ndrl]. On est sur la bonne voie.» Une voie à confirmer contre les Pays-Bas.