Citation
Jean, pourquoi ce choix de Bordeaux, après trois années passées sans entraîner ?
C'est d'abord le choix du coeur. Depuis trois ans, j'ai refusé beaucoup de clubs français, de clubs étrangers et des sélections. Quand Jean-Louis (Triaud) m'a appelé, j'étais au Mali pour de l'humanitaire, je pense que mon nom est sorti dans la presse avant même qu'il me téléphone. Je suis rentré vite en France et ça s'est fait très vite. La discussion et la présentation du club m'intéressaient et au niveau contractuel, il a fallu deux ou trois minutes pour être d'accord. J'avais une vraie volonté de venir sur Bordeaux et d'y passer deux belles saisons. Si ça n'avait pas été Bordeaux, je ne serais pas revenu en France.
Vous revenez à Bordeaux comme entraîneur après y avoir été un joueur reconnu, quel sentiment cela vous inspire-t-il ?
C'est un moment spécial, je pense avoir été au départ de l'aventure des Girondins, quand j'étais joueur, les vestiaires étaient dans la cave, ça a bien changé. C'est une manière de rendre au club ce qu'il m'a donné. Si je peux aider les Girondins dans cette période peu évidente...
Avez-vous eu des exigences avant de vous engager ?
Aucune. On va s'adapter aux conditions, on fera le maximum avec le potentiel que l'on a, on essaiera d'être intelligent et l'on s'appuiera sur les jeunes. Le challenge n'est pas évident à relever, il n'y a pas de Coupes d'Europe à jouer, il va falloir réduire la voilure et s'appuyer sur les jeunes. Je n'ai eu aucune exigence, on ne m'a rien imposé, je ne suis pas le genre de personne à qui l'on impose des choses.
Quels objectifs vous êtes-vous fixés ?
L'objectif est de se qualifier pour la Ligue des champions.
"Je ne suis pas un magicien"
Quel regard portez-vous sur la dernière saison des Girondins ?
Je n'étais pas à l'intérieur du groupe, mais cela a dû être assez pénible. Laissez-moi le temps de connaître les joueurs et leurs états psychologiques. Ce groupe a connu le très haut niveau depuis trois saisons, mon rôle sera de les sécuriser et de leur faire retrouver la confiance. Pour le moment, je regarde les DVD de tous les matches de la saison dernière.
Depuis trois ans, vous aviez pris du recul...
(Il coupe). J'en ai besoin. J'ai beaucoup d'admiration pour des gens comme Arsène Wenger ou Alex Ferguson, mais moi, j'ai besoin d'avoir des coupures pour me régénérer.
Comment définiriez-vous votre style de jeu ?
Plutôt un jeu tourné vers l'offensif. Et d'ailleurs, ce groupe a été efficace avec ce style de jeu. On peut évoluer sans renier sa philosophie de jeu, j'ai toujours gagné en jouant comme ça, mais je ne suis pas un magicien. Le plus important pour un entraîneur est de savoir tirer 100% de son effectif, on fera avec les forces en présence. Je vais sûrement travailler de façon différente de ce qui a été fait précédemment.
Ferez-vous tout pour retenir les cadres ?
C'est toujours difficile de retenir des joueurs qui ont une clause dans leur contrat. S'ils arrivent avec le montant de la clause et le désir de partir, on ne peut pas les garder.
Est-ce que vous allez demander à Diarra et Gourcuff de régler leur situation rapidement ?
Laissez-moi le temps de les appeler. Ils ont une Coupe du Monde à jouer, après, aucun entraîneur n'est heureux de voir partir ses meilleurs éléments.
On vous a souvent décrit comme un entraîneur exigeant...
(Sourire). J'ai changé, j'ai des cheveux blancs (rires). La discipline, c'est les horaires et le respect de la collectivité... Il y aura certainement quelques mises au vert, mais pas beaucoup.
"Je n'ai pas de complexe à avoir"
Vous succédez à Laurent Blanc, qu'est-ce que cela vous inspire ?
On succède toujours à quelqu'un, à Monaco, j'ai succédé à Arsène Wenger... Ça n'enlève rien au travail réalisé par Laurent Blanc et Jean-Louis Gasset, qui est un ami, mais je n'ai pas de complexe à avoir. Partout où je suis passé, j'ai gagné, pas la Coupe du monde, à cause des Allemands (rires), mais j'ai toujours gagné là où je suis passé.
Qu'est-ce que vous allez faire dans les prochains jours ?
Je vais d'abord travailler avec le staff. Ensuite je pars voir les installations d'Anglet, où est prévu le stage de préparation, et je vais découvrir les joueurs et travailler avec la cellule de recrutement... Je demanderai une rallonge à M6 (rires).
Avez-vous fixé une date limite pour avoir votre groupe ?
Je vais partir en stage avec le maximum de joueurs, après ce stage, je commencerai à sélectionner. Les quatre qui auront joué la Coupe du monde auront plus de temps de repos, je sais ce que c'est de disputer un Mondial...
C'est d'abord le choix du coeur. Depuis trois ans, j'ai refusé beaucoup de clubs français, de clubs étrangers et des sélections. Quand Jean-Louis (Triaud) m'a appelé, j'étais au Mali pour de l'humanitaire, je pense que mon nom est sorti dans la presse avant même qu'il me téléphone. Je suis rentré vite en France et ça s'est fait très vite. La discussion et la présentation du club m'intéressaient et au niveau contractuel, il a fallu deux ou trois minutes pour être d'accord. J'avais une vraie volonté de venir sur Bordeaux et d'y passer deux belles saisons. Si ça n'avait pas été Bordeaux, je ne serais pas revenu en France.
Vous revenez à Bordeaux comme entraîneur après y avoir été un joueur reconnu, quel sentiment cela vous inspire-t-il ?
C'est un moment spécial, je pense avoir été au départ de l'aventure des Girondins, quand j'étais joueur, les vestiaires étaient dans la cave, ça a bien changé. C'est une manière de rendre au club ce qu'il m'a donné. Si je peux aider les Girondins dans cette période peu évidente...
Avez-vous eu des exigences avant de vous engager ?
Aucune. On va s'adapter aux conditions, on fera le maximum avec le potentiel que l'on a, on essaiera d'être intelligent et l'on s'appuiera sur les jeunes. Le challenge n'est pas évident à relever, il n'y a pas de Coupes d'Europe à jouer, il va falloir réduire la voilure et s'appuyer sur les jeunes. Je n'ai eu aucune exigence, on ne m'a rien imposé, je ne suis pas le genre de personne à qui l'on impose des choses.
Quels objectifs vous êtes-vous fixés ?
L'objectif est de se qualifier pour la Ligue des champions.
"Je ne suis pas un magicien"
Quel regard portez-vous sur la dernière saison des Girondins ?
Je n'étais pas à l'intérieur du groupe, mais cela a dû être assez pénible. Laissez-moi le temps de connaître les joueurs et leurs états psychologiques. Ce groupe a connu le très haut niveau depuis trois saisons, mon rôle sera de les sécuriser et de leur faire retrouver la confiance. Pour le moment, je regarde les DVD de tous les matches de la saison dernière.
Depuis trois ans, vous aviez pris du recul...
(Il coupe). J'en ai besoin. J'ai beaucoup d'admiration pour des gens comme Arsène Wenger ou Alex Ferguson, mais moi, j'ai besoin d'avoir des coupures pour me régénérer.
Comment définiriez-vous votre style de jeu ?
Plutôt un jeu tourné vers l'offensif. Et d'ailleurs, ce groupe a été efficace avec ce style de jeu. On peut évoluer sans renier sa philosophie de jeu, j'ai toujours gagné en jouant comme ça, mais je ne suis pas un magicien. Le plus important pour un entraîneur est de savoir tirer 100% de son effectif, on fera avec les forces en présence. Je vais sûrement travailler de façon différente de ce qui a été fait précédemment.
Ferez-vous tout pour retenir les cadres ?
C'est toujours difficile de retenir des joueurs qui ont une clause dans leur contrat. S'ils arrivent avec le montant de la clause et le désir de partir, on ne peut pas les garder.
Est-ce que vous allez demander à Diarra et Gourcuff de régler leur situation rapidement ?
Laissez-moi le temps de les appeler. Ils ont une Coupe du Monde à jouer, après, aucun entraîneur n'est heureux de voir partir ses meilleurs éléments.
On vous a souvent décrit comme un entraîneur exigeant...
(Sourire). J'ai changé, j'ai des cheveux blancs (rires). La discipline, c'est les horaires et le respect de la collectivité... Il y aura certainement quelques mises au vert, mais pas beaucoup.
"Je n'ai pas de complexe à avoir"
Vous succédez à Laurent Blanc, qu'est-ce que cela vous inspire ?
On succède toujours à quelqu'un, à Monaco, j'ai succédé à Arsène Wenger... Ça n'enlève rien au travail réalisé par Laurent Blanc et Jean-Louis Gasset, qui est un ami, mais je n'ai pas de complexe à avoir. Partout où je suis passé, j'ai gagné, pas la Coupe du monde, à cause des Allemands (rires), mais j'ai toujours gagné là où je suis passé.
Qu'est-ce que vous allez faire dans les prochains jours ?
Je vais d'abord travailler avec le staff. Ensuite je pars voir les installations d'Anglet, où est prévu le stage de préparation, et je vais découvrir les joueurs et travailler avec la cellule de recrutement... Je demanderai une rallonge à M6 (rires).
Avez-vous fixé une date limite pour avoir votre groupe ?
Je vais partir en stage avec le maximum de joueurs, après ce stage, je commencerai à sélectionner. Les quatre qui auront joué la Coupe du monde auront plus de temps de repos, je sais ce que c'est de disputer un Mondial...
