Bordeaux - Gouffran : «Pas de sentiment»
A l'occasion de la venue du Stade Malherbe de Caen, samedi, à Chaban-Delmas (21h00), pour la première journée de championnat, Yoan Gouffran, encore pensionnaire du club normand il y a peu, entend mettre l'affectif de côté. «C'est un match assez spécial pour moi, car je vais retrouver mes anciens partenaires, souligne la recrue bordelaise. Mais maintenant, je joue à Bordeaux, et je vais tout mettre en oeuvre pour gagner cette rencontre, ce qui signifie qu'il ne faudra pas faire de sentiment avec eux.»
La donne est claire, pour un joueur arrivé en Gironde avec l'intention de franchir un palier, et réellement désireux de laisser l'émotion aux vestiaire. «J'ai eu certains contacts dans la semaine, mais nous n'avons pas parlé du match et ne nous sommes pas chambrés, souligne-t-il, un rien amusé. Je ne retiens que des bons souvenirs à Caen, où j'ai passé sept ans, effectué ma formation, puis débuté assez tôt en professionnels, avant de vivre une montée en Ligue 1. Je n'y ai pratiquement que des amis, mais cela reste de la compétition, et il faudra faire avec.»
«Électron libre»
Commençant à trouver ses marques au sein de l'effectif marine et blanc, celui qui est considéré comme un «électron libre» de l'entrejeu par Laurent Blanc, monte en puissance et savoure pleinement le rôle qui lui est réservé dans sa nouvelle équipe. Une fonction qu'il connaît déjà bien. «J'avais beaucoup de liberté en fin de saison à Caen et, ici, le coach m'en laisse également énormément, indique-t-il. Je peux donc me retrouver milieu droit ou gauche, voire en soutien de l'attaquant. C'est à moi de sentir les coups. Mais je n'aime pas rester cantonné sur le côté droit, et avoir un style toujours stéréotypé. J'aime bouger, et c'est ce qui, je pense, me convient le mieux.»
Ainsi, celui qui a inscrit 10 buts et délivré 7 passes décisives la saison passée, et qui estime ne pas être encore à 100 % de ses possibilités, prévient vouloir s'inscrire dans la philosophie de «beau jeu» prônée par Laurent Blanc, et réaliser les choses «proprement», à Bordeaux. Un sacré challenge à relever, pour un joueur ayant été l'un des principaux artisans de la débâcle bordelaise l'an dernier, en championnat, au Stade Michel d'Ornano (5-0, 15e journée).