C'est sur. Tu as déjà vu une victoire faire du mal à une équipe
Farina : «Je suis très patient» A vingt-deux ans, Nicolas Farina vient d'inscrire son premier but en Ligue 2. Arrêt sur image avec l'attaquant de poche du FC Metz
Nicolas Farina ? Une occasion, un but, et une entrée en jeu tonique, vendredi soir, contre Vannes. A vingt-deux ans, le petit attaquant messin (1,66 m) a employé sa deuxième apparition de la saison en Ligue 2 pour ouvrir son compteur et débloquer celui de son équipe. Une-deux avec un jeune homme heureux.Comment dort un attaquant qui vient de marquer un but ? «Pas beaucoup ! J'ai eu du mal à trouver le sommeil...»
Avez-vous revu votre but ? «Oui, vendredi soir, après le match, mon frère revoyait les images, je les ai regardées.»
Et ? «Je pars à droite, puis je repique à l'intérieur, alors que je croyais juste avoir repiqué à l'intérieur. Comme quoi...»
C'est un beau but ? «Un but est un but, que ce soit une frappe de trente mètres ou dans la surface de réparation. La joie est la même. Celui-là, il rentre peut-être parce qu'un défenseur dévie le ballon. Sinon, je crois que le gardien est dessus.»
Avez-vous conscience d'avoir inscrit un but particulièrement important ? «Oui, l'équipe avait besoin des trois points.»
Important pour vous... «Pour moi ? Ça me fait du bien. Un joueur offensif cherche toujours la passe décisive ou le but.»
Vous dites «joueur offensif». Vous ne vous considérez pas comme un attaquant ? «A la base, je suis un attaquant axial mais, vu mon gabarit, je suis plutôt devenu un joueur latéral. A Metz, quand on fait appelle à moi, c'est côté droit. Avant Yvon Pouliquen, Jean Fernandez déjà me positionnait à cette place. C'est lui qui a fait appel à moi la première fois pour rejoindre le groupe pro.»
Mais quelle est votre préférence à vous ? «Ça dépend des matches ! Ce qui me plaît, sur le côté, c'est qu'on est plus vite face au jeu ou à un contre un. C'est donc ce que je préfère quand j'entre en cours de match.»
«Je suis assez fragile»
Même si vous n'étiez pas dans le groupe, vous n'aviez pas peur d'avoir été atteint par la crise de confiance traversée par les attaquants ? «Non, pas du tout. Ma situation était celle d'un joueur qui cherche à revenir dans le groupe. Je ne baissais pas les bras. Et je me mettais à la place de ceux qui jouaient : je me disais que moi aussi je raterais peut-être les mêmes occasions. Car ils se créent des occasions, on ne peut pas leur enlever ça. Après, il arrive à tout le monde de rater, même à Ronaldo, je l'ai dit à Victor Mendy à la mi-temps parce qu'il s'en voulait d'avoir perdu son face-à-face avec le gardien. Et il a marqué, en deuxième mi-temps...»
Vous deviez vous attendre à réapparaître dans le groupe ? «Forcément, une équipe qui tourne moins bien implique des changements. Mais je n'étais pas là, chez moi, à espérer que ça tourne mal.»
Vous avez souvent été blessé, par le passé. Etes-vous un joueur fragile ?«Posez la question à n'importe qui, au FC Metz, on vous répondra que je suis un joueur fragile. Oui, je suis assez fragile. Mais l'an dernier à Cannes et cette saison à Metz, j'ai été plutôt épargné. J'ai raté deux matches à cause de petits pépins mais sinon, je dois mon faible temps de jeu à des choix.»
Etes-vous patient ? «Je suis un joueur très patient ! Mon objectif est de faire le plus d'apparitions possibles, même de cinq minutes, parce que même sur cinq minutes il faut tout donner. Je ne me plains pas de mon sort.»
Sylvain VILLAUME.