Vous avez bien gagné chez vous 2-0 vous connaissez les fiailles

Oumar Sissoko : «A moi d'être à la hauteur» Oumar Sissoko, promu numéro un fin octobre, découvrira bientôt le jeu de la concurrence. Pour le gardien messin et son équipe, qui reste sur un échec en Coupe de France, Nîmes s'annonce comme un combat d'importance.
Oumar Sissoko, Ligue 2, cinquième acte. Après Brest, Vannes, Clermont et Strasbourg, l'international malien sera à nouveau titularisé dans les buts messins, aujourd'hui, à Nîmes. Sur la pelouse de la lanterne rouge, le FC Metz aura entre autres ambitions d'effacer les traces de sa peu glorieuse élimination en Coupe de France, il y a tout juste une semaine, à Créteil. L'attention se portera donc sur la capacité de réaction de l'équipe d'Yvon Pouliquen, mais aussi sur le comportement de son gardien. A vingt et un ans, celui que la blessure de Christophe Marichez a propulsé sur le devant de la scène fin octobre sait, en effet, que ce rendez-vous, et les deux autres annoncés d'ici à la trêve, pourraient déterminer une bonne partie de sa deuxième partie du championnat. Par la suite, Sissoko se retrouvera, en effet, face à une nouvelle concurrence nommée Germano Vailati. Le gardien suisse est arrivé lundi à Saint-Symphorien et s'est engagé hier jusqu'à la fin de saison.
Un nouveau gardien a fait son apparition dans le groupe et si tout se passe comme les dirigeants messins le souhaitent, il sera qualifié début janvier. Comment prenez-vous les choses ? «C'est une source de motivation. Il faut que je le vois comme ça. Il va falloir que je sois plus performant. C'est à moi de gagner ma place par le travail et le sérieux.»
Cette évolution ne change-t-il pas votre façon d'appréhender les trois derniers rendez-vous de l'année ? «Non. De toute façon, jusqu'ici, je me suis toujours préparé en me disant que chaque match pouvait être le dernier. C'est à moi d'être à la hauteur, tout simplement. Et jusqu'ici, dans l'ensemble, je pense que ça a été.»
Contre Strasbourg, vous aviez semblé fébrile, sinon nerveux. Il y a notamment eu ce fameux tacle en dehors de la surface de réparation, l'avertissement dans la foulée.«Je sais, c'était peut-être une erreur, mais voilà, sur le moment, je me suis dit qu'il fallait sortir.»
«Une erreur de parcours»
Lorsque Christophe Marichez, ancien numéro un, a pris la décision de se faire opérer de l'épaule, vous souvenez-vous de votre réaction ?«J'ai d'abord ressenti un peu de déception pour Christophe, et puis après, je me suis dit que c'était une porte qui s'ouvrait et que c'était à moi de saisir cette opportunité. C'est arrivé du jour au lendemain, j'ai dû rapidement m'adapter à la situation.»
Aujourd'hui, à l'heure de votre cinquième titularisation, quel est votre ressenti ?«Je ne suis pas encore à 100 %, mais je sais que le temps de jeu m'aidera dans ce sens. Il faut que je retrouve toute ma confiance. Et cela passe par la compétition.»
Une chose dont vous avez manqué la saison passée. «Oui, j'ai joué les six premiers mois avec l'équipe réserve, après je suis parti à la CAN et j'ai intégré le groupe à mon retour. Et je n'ai pas beaucoup joué. C'est vrai, je le ressens parfois aujourd'hui, notamment dans les repères. Entre les entraînements et les matches, la dimension n'est pas la même.»
Un nouveau test se présente avec ce déplacement à Nîmes. Après la sortie ratée de Créteil, Metz doit se racheter. «Oui. Nous devons prouver que cette défaite en Coupe était un accident, une erreur de parcours. A nous d'entrer sur le terrain avec la même concentration qu'à Lyon ou que face à Strasbourg.»
Cédric BROUT.