Fallou titulaire...

Le Répu, avec pas mal d'articles dedans !
A noter un supplément à l'intérieur, donc si certains veulent la version papier, aller au point vente le plus proche de chez vous

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Yvon Pouliquen : « Je serai plus exigeant »
Yvon Pouliquen dément avoir été un entraîneur contrarié, à la reprise : « Je veux des joueurs qui ne se satisfont pas de ce qu’ils ont.» Photo Pascal BROCARD
Toujours entraîneur d’une équipe toujours en Ligue 2, Yvon Pouliquen ne parle toujours pas de montée. Mais il explique ici pourquoi, revenant au passage sur les raisons de l’échec du printemps dernier, et sur ses motivations. Rare et instructif à la fois…
• Samedi, Boulogne-sur-Mer effectuera ses débuts en Ligue 1. Que vous direz-vous, à ce moment-là ?
« Rien ! Cette place-là, elle aurait dû être pour nous, seulement nous n’avons pas su faire ce qu’il fallait. Le temps n’est plus à se lamenter, mais à tirer les enseignements de ce qui s’est passé. »
• Il y a un an, vous vous fixiez le premier quart du classement comme objectif, et Metz a terminé à la cinquième place. Ne préférez-vous pas évoquer directement le podium, cette fois ?
« Non. Je dis : cherchons à réussir le meilleur championnat possible, en corrigeant ce qui n’a pas fonctionné l’an passé. »
• L’effectif, dans sa dimension, correspond-il mieux à vos aspirations ?
« Oui, nous l’avons réduit en quantité, ce qui n’était pas le plus facile. Mais nous en avons aussi réduit la qualité, ce qui est plus gênant. Il me manque encore trois joueurs pour atteindre le nombre de dix-huit titulaires potentiels, capables de jouer à tout moment en Ligue 2, auxquels s’ajoutent quelques jeunes qui chercheront à se révéler. »
• A quels postes se situent vos besoins ?
« A gauche, où il nous faut un défenseur et un joueur offensif. Et au milieu, où j’aimerais trouver un grand gabarit évoluant dans un registre différent de Cardy et Rocchi. Et si l’un de ces trois-là peut aussi être un habile tireur de coups francs, ce sera un plus indéniable ! »
• Pour l’instant, vous optez donc pour la thèse de l’affaiblissement de votre effectif ?
« Ce groupe reste compétitif, mais avec des réserves sur la durée : avec sept matches en août, j’ai des craintes pour la préservation de certains organismes. En revanche, par rapport à la saison dernière, il existe une homogénéité nouvelle au niveau de l’état d’esprit, avec vingt-quatre joueurs pareillement concernés, qui partagent la même envie et tirent tous dans le même sens. J’avais des doutes là-dessus il y a un an, ils se sont vérifiés ; cette fois, j’en ai beaucoup moins. »
• La saison dernière, le style de jeu de votre équipe n’était pas clairement identifiable. Est-ce l’une des raisons de votre échec ?
« Je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous. Je dirais plutôt que nous avons rencontré toutes les peines du monde à trouver la solution contre les équipes de la deuxième partie de classement. C’est d’ailleurs révélateur d’un état d’esprit qui n’était pas toujours adapté aux exigences de la Ligue 2. Ne pas manifester la même motivation contre Clermont et contre Strasbourg, c’est une grave erreur : en Ligue 2, le mental et l’engagement physique sont prépondérants avant de pouvoir faire valoir ses arguments techniques. »
• Vos patrons, et le public, réclament une équipe plus offensive, et plus performante à Saint-Symphorien. Partagez-vous les mêmes préoccupations ?
« Bien sûr que j’abonde dans ce sens ! Mais, encore une fois, pour être plus performants, notamment à domicile et face aux équipes regroupées dans leur camp, il va aussi nous falloir quelques aménagements au niveau des hommes, sous peine de rencontrer les mêmes difficultés. Farina a débloqué quelques situations, et nous avons aussi perdu Barbosa, notre meilleur passeur. »
• Étiez-vous un entraîneur contrarié, à la reprise ?
« Non. Fermement, non ! »
• C’est l’impression que vous donniez…
« C’était une fausse impression. »
• Êtes-vous un entraîneur revanchard, soucieux de montrer qu’il est en effet capable de faire remonter le FC Metz en Ligue 1 ?
« L’échec me servira. J’ai gagné des trophées, j’en gagnerai d’autres, mais l’on apprend parfois beaucoup dans la défaite… »
• Qu’avez-vous appris, la saison dernière ?
« Que ma proximité avec les joueurs a pu constituer une faiblesse dont certains ont tiré profit. Vouloir concerner un maximum de monde a pu nuire à l’efficacité du groupe. Je resterai proche, car c’est ma façon de faire, mais je serai plus dur, plus exigeant. Je veux des joueurs qui ne se satisfont pas de ce qu’ils ont. Ils sont peut-être dans un bon club de Ligue 2. Mais moi, je veux entraîner Metz en Ligue 1 et j’attends d’eux qu’ils adhèrent au même projet. »
Sylvain VILLAUME.Citation
Omotoyossi débutera à Dieppe
Razak Omotoyossi Photo AFP
Son arrivée a, un temps, été annoncée pour hier. Mais avec Razak Omotoyossi, le FC Metz a appris la patience : l’attaquant recruté dès le début du mois de juin n’était pas présent, hier matin, du côté de Saint-Symphorien, où les Messins préparaient leur entrée en matière en championnat, prévue demain à Vannes. Le volet administratif réglé, son engagement confirmé après avoir été un temps remis en cause, Omotoyossi a effectué un aller-retour au Bénin, afin d’obtenir son visa long séjour. Quand s’entraînera-t-il avec ses nouveaux partenaires ? Aujourd’hui peut-être, comme le dit la chanson… Mais plus sûrement à partir de samedi, une fois Vannes - Metz passé.
S’il est présent samedi matin, l’attaquant béninois pourra participer à la présentation de l’équipe messine aux abonnés, organisée à Saint-Symphorien. Mais il pourrait très vite repartir : Omotoyossi fait en effet partie de la sélection du Bénin retenue pour un match amical contre le Gabon, le mardi 11 août, à Dieppe. Reste à savoir s’il sera raisonnable pour lui d’être aligné avec les Ecureuils, en Normandie, alors qu’il n’a plus joué depuis plusieurs semaines. A noter la convocation d’un autre joueur de Ligue 2 : le milieu de terrain de Guingamp Mouritala Ogunbiyi. Omotoyossi pourra toujours se renseigner sur ce championnat qu’il ne semblait plus très pressé de découvrir, avant que le feuilleton de son arrivée à Metz se termine la semaine dernière. Se termine, en principe…
• Lire, dans ce journal, encarté, notre supplément spécial de 4 pages consacré au FC Metz et à la Ligue 2.Citation
Les recrues
Razak Omotoyossi
Premier joueur recruté, dernier joueur arrivé, Razak Omotoyossi a alimenté l’actualité messine pendant de longues semaines, de l’annonce de sa venue début juin à son premier entraînement, le 31 juillet. L’imbroglio enfin terminé, l’attaquant béninois d’origine nigériane va pouvoir exprimer son talent, réputé conséquent comme en témoigne un titre de meilleur buteur du championnat de Suède, en 2008.
Stéphane Borbiconi
Retour aux sources pour Stéphane Borbiconi, après trois saisons d’exil dans le club turc de Manisaspor. Pilier du FC Metz sous Jean Fernandez, il revient pour consolider à la fois la défense et l’identité messines. Un challenge au risque assumé par ce jeune trentenaire originaire du Pays-Haut, joueur solide et buteur à l’occasion, sur coups de pieds arrêtés, très apprécié du public lorrain.
Mario Mutsch
A bientôt vingt-cinq ans, Mario Mutsch débarque à Metz en provenance du FC Aarau, en Suisse, où ce Luxembourgeois d’origine belge a véritablement débuté dans le métier, en juillet 2007. Joueur tonique, dur au mal,, et polyvalent, il est, capable d’’évoluer sur les deux côtés de la défense ou en milieu de terrain. Mutsch exerçait encore la profession de mécanicien, en 2005.
Jérémy Pied
Originaire de Grenoble, Jérémy Pied ouvre une parenthèse messine au milieu de sa formation lyonnaise : à vingt ans, il considère son prêt d’une saison à Metz comme l’occasion de lancer sa carrière professionnelle. Cet ailier droit de gabarit modeste (1,74 m pour 72 kg) n’en est pas moins doté d’une pointe de vitesse remarquable. A découvrir.
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Là-haut
Au printemps 2009, joueurs et entraîneur messins ont transformé leurs suiveurs en archéologues : quarante-deux ans, au rythme du jeu, s’apparentent au moins à une ère géologique entière à l’échelle de l’histoire de la planète. Donc, les archives sont aussi formelles que jaunies, le FC Metz n’avait plus passé deux saisons de suite hors l’élite du football français depuis 1967 : en ce temps-là, Carlo Molinari débutait dans la carrière de président, la fiche de paie d’un joueur de la trempe de Marcel Husson s’élevait à 826 francs et 74 centimes, primes comprises, et nul projet ne prévoyait d’adosser un complexe hôtelier à une tribune de Saint-Symphorien.
Aujourd’hui, le redoublant messin entre à l’école de la deuxième chance. Voilà au moins l’avantage qui s’offre aux responsables d’un fiasco dont nous mesurerons toute l’étendue vendredi dans le cadre champêtre du stade de la Rabine, à Vannes : ils peuvent eux-mêmes rattraper l’accroc, à défaut de pouvoir l’effacer. Le même entraîneur avec les mêmes joueurs, moins quelques-uns, s’attaquent une deuxième fois de suite au défi de la montée en Ligue 1, subitement perdu d’avril à mai, alors que le bonheur semblait à portée de main. Reste à vérifier que le sentiment de revanche l’emportera sur le fardeau de l’humiliation et de l’ineptie.
Peu de nouvelles têtes, donc, sur la photo de classe. Quelques élèves sont partis, mais tous n’étaient pas des cancres. Au rayon des nouveautés, on relève le retour de Stéphane Borbiconi, symbole d’une certaine idée du maillot grenat et des belles années Fernandez, du nom du dernier entraîneur à avoir maintenu Metz au sommet, et deux fois de suite s’il vous plaît, après l’y avoir ramené. L’arrivée de Razak Omotoyossi, un buteur qu’il reste à intégrer et à découvrir, plus celle de quelques aspirants, comme Mario Mutsch et Jérémy Pied, complètent le tableau : a priori, l’été n’a pas affaibli le candidat messin au podium.
Dans sa première tentative, l’an dernier, Yvon Pouliquen a notamment échoué en ne parvenant jamais à doter d’une identité de jeu lisible une équipe trop changeante, dans l’humeur comme dans sa composition. Cette saison, promis, Metz attaquera, Metz séduira, Metz osera et, pourquoi pas, Metz se rendra sympathique. Mais c’est en ne jouant pas, ou si peu, qu’il était remonté, la dernière fois : le plus dur, avec la Ligue 2, est de savoir comment en sortir. Et même si l’objectif assigné parle de trois ans, revenir là-haut et maintenant reste le dessein animé d’un club en reconstruction.
Car pendant les travaux de terrain, autour le chantier continue. Successeur de Carlo Molinari, le président Bernard Serin porte le projet de transformation du stade, qui doit accompagner la rénovation de l’entreprise FC Metz. Au passage, la capitale de région vient d’effectuer un retour tout à fait remarquable, en attendant d’être tout à fait remarqué, dans le dossier de candidature de la France à l’organisation de l’Euro 2016. S’engage ici un stimulant duel avec le voisin nancéien. Bon, d’accord, on a les derbys que l’on peut !
Sylvain VILLAUME.Citation
Efficacité mode d’emploi
Metz, en mai dernier, a terminé la saison avec la meilleure défense de Ligue 2. Facile, par conséquent, de comprendre pourquoi il ne figurait pourtant pas aux trois premières places, au classement général. Pour retrouver une efficacité offensive digne d’un prétendant à la montée, Yvon Pouliquen devrait s’appuyer sur deux systèmes distincts : 4-4-2 à domicile, 4-2-3-1 à l’extérieur. Comme le montre l’infographie ci-dessus, tous les postes ne sont pas doublés, et une parade devra par exemple être trouvée vendredi pour palier l’absence de Romain Rocchi dans l’axe. Tout le côté gauche semble également nécessiter du renfort…
D’une organisation à l’autre, la clé de voûte devrait s’appeler Pascal Johansen. « Il a suivi toute la préparation, et c’est une différence fondamentale avec l’an dernier », affirme Yvon Pouliquen. Pour le reste, Metz devra apprendre à contourner les blocs adverses, sur lesquels il a souvent buté l’an dernier, et « devenir efficace sur coups de pied arrêtés », insiste l’entraîneur.
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FC Metz express
Tableau de bord. Hier : une séance d’entraînement, le matin, avec les joueurs susceptibles d’être du déplacement à Vannes. Aujourd’hui : entraînement à 17 h (terrain du bord de l’autoroute).
D’un match à l’autre. Dernier match joué : Metz - Bastia (1 err tour de la Coupe de la Ligue) samedi 1er août : 1-0. Prochain match : Vannes - Metz (1 re journée de Ligue 2) vendredi 7 août (20 h). A suivre : Metz - Istres (2 e journée) vendredi 14 août (20 h 30).
A l’infirmerie. Seul Cheikh Gueye, qui se remet d’une blessure au genou, n’est pas opérationnel.
Suspendu. Romain Rocchi purgera une peine automatique d’un match ferme vendredi, après son exclusion contre Bastia pour deux avertissements.
L’info. Alors qu’un départ d’Oumar Sissoko reste possible, Metz essaie actuellement Mamadou Bah, gardien numéro deux en sélection du Sénégal.
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Rafraîchissant
Un nouveau Boulogne est-il à attendre ? Une surprise de l’ampleur de celle réalisée par le club nordiste, qui a accompagné Lens et Montpellier dans l’ascenseur, est-elle possible ? « Il y a des chances, comme chaque année ou presque, estime Yvon Pouliquen. C’est d’ailleurs plutôt rafraîchissant, car il s’agit en général de clubs qui ont vécu des choses difficiles, et qui ont rebondi grâce à un état d’esprit irréprochable. C’est un exemple à suivre… » Par définition, le nouveau Boulogne n’est pas connu. Mais, joueur, Yvon Pouliquen veut bien se risquer à un pronostic : « J e vois bien une équipe comme Sedan se mêler à la lutte, elle me paraît équilibrée. Brest, Guingamp peuvent aussi être dans le coup. Mais les grosses écuries figureront toutes dans le peloton de tête, j’en suis sûr. »
Muller et lui
Alors qu’il entame sa quatrième saison au poste de directeur sportif du FC Metz, jamais encore Joël Muller n’avait pris une part aussi importante et aussi visible dans la constitution de l’effectif. Comment Yvon Pouliquen vit-il sa collaboration avec l’un de ses prédécesseurs sur le banc messin ? « Très bien, assure-t-il. Joël ne fait pas mon boulot, et ce n’est pas mon boulot de recruter. En plus, nous sommes généralement sur la même longueur d’onde sur les postes à pourvoir, les profils recherchés. C’est vrai avec Joël, ça l’est aussi avec les autres recruteurs, Didier Philippe et Philippe Gaillot. D’ailleurs, aucun joueur n’est arrivé contre ma volonté. »
Les mouvements
Départs
Agouazi (Boulogne-sur-Mer, L1) ; Bong (Valenciennes, L1), Chrysostome (Denizlispor, Tur), Rippert (Kavala, Grè), Luis Delgado (Guingamp, L2), Barbosa et Farina (Croix-de-Savoie, Nat), Leoni (Cannes, Nat), Babacar Gueye (Aix-la-Chapelle, All), Siebert (Arka Gdynia, Pol, prêt), Ou (Seongman Ilwa, CdS), Anastassowa (Dudelange, Lux), Strasser (Fola Esch-sur-Alzette, Lux), Vailati (Sion, Sui, retour de prêt), Chapuis, Jestrovic, Schmisser (sans club).
Arrivées
Borbiconi (Manisaspor, Tur), Mutsch (Aarau, Sui), Omotoyossi (libre), Pied (Lyon, prêt).