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Cette édition 2010 marque le premier Ballon d’Or affilié à la FIFA. L’association de Sepp Blatter a fait un pas de plus dans sa volonté d’augmenter encore un peu plus son pouvoir, mais a aussi et surtout décrédibilisé ce prestigieux trophée. Explications.
La Fédération Internationale de Football Association, plus connue sous l’abréviation FIFA, est une organisation puissante et influente. En termes de chiffres, cela se traduit par un nombre de pays membres supérieur à celui de l’ONU, soit 208 contre 192… Le but de Sepp Blatter est de renforcer le monopole et le pouvoir de son organisation. Et pour cela, le président pense à tout.
Au niveau financier, il va jusqu’à instaurer un naming de son classement des nations, désormais labellisé Coca-Cola. Pour moi, cela rend l’appellation ridicule, mais pour la FIFA, cela représente une manne financière bienvenue. Concernant le Ballon d’Or créé par le journal France Football, le Suisse a toujours déploré que cette distinction soit nettement plus importante aux yeux des acteurs du football que son « FIFA World Player ». Il a donc payé pour s’accaparer le précieux trophée, devenu le FIFA Ballon d’Or cette année. En termes d’image, il a acheté la légitimité du trophée qui récompense le meilleur joueur du monde. Rien que ça.
Je vais vous confier quelque chose : je n’ai rien contre la FIFA et sa situation de monopole. Néanmoins, je regrette que leur domination se fasse à l’encontre de l’esprit du jeu. Pour le cas de ce Ballon d’Or, la FIFA a profité de sa Coupe du Monde chérie pour occulter les championnats organisés par les ligues professionnels et les fédérations nationales, et surtout la Ligue des Champions de sa rivale, l’UEFA. Conséquence : des joueurs brillants toute la saison ont été « oubliés », pour la simple et mauvaise raison qu’ils n’ont pas été des acteurs importants de la grande messe mondiale… dont la durée n’excède pas un mois.
Je parle notamment de deux invités de marque absents de la liste des 23 nominés : Wayne Rooney et Diego Milito. L’Anglais, auteur de 26 réalisations en Premier League, avait été élu meilleur joueur de Premier League, considéré par beaucoup comme le championnat de référence en Europe. L’Argentin avait inscrit 22 buts en Série A, dont beaucoup avait été décisifs au moment du sprint final. En outre, le buteur avait inscrit un doublé splendide en finale de Ligue des Champions, remportée 2-0 par l’Inter Milan, et véritable apogée d’un triplé dont il fut un des grands artisans…
Certes, je n’aurais pas voté pour eux si on me l’avait demandé. Mais ils méritaient amplement de faire parti de cette liste des 23, bien plus que Miroslav Klose ou Asamoah Gyan. Leur absence prouve le manque de pertinence et de légitimité du Ballon d’Or depuis que la FIFA en a pris le contrôle. Le lauréat aura le malheur d’être le premier Ballon d’Or estampillé FIFA, organisation corrompue et avide de pouvoir…
P.S : le slogan de la FIFA est le suivant : « For the Game. For the World ». Inutile de vous dire ce que j’en pense…
Qu'ils aillent bien se faire enculer
AMEN
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