Sinon des nouvelles de Diakhaté.
Citation
L'ER a écrit :
« Je ne regrette rien »
Alors que l'ASNL caracole en tête de la L1, Pape Diakhaté, récemment opéré d'une fracture du bras, se plaît en Ukraine en attendant de participer à la Ligue des Champions.
NANCY. _ Victime d'une fracture de l'humérus le week-end dernier, Pape Diakhaté n'a pas pu participer au match décisif des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations 2008 entre sa sélection sénégalaise et le Burkina Faso. Mais le défenseur transféré de l'ASNL au Dynamo Kiev à l'intersaison, en l'échange de 4 M?, a tenu à rejoindre Dakar pour encourager ses compatriotes. Juste avant de décoller d'Ukraine vendredi, l'ancien Nancéien a donné de ses nouvelles par téléphone alors qu'il était injoignable depuis un moment.
- Pape comment vous êtes-vous blessé ?
- Sur une action assez anodine. En taclant, mon bras s'est bloqué au sol et un joueur de Kharkov m'a percuté de manière involontaire.
- Certains sites Internet, en France, ont alors parlé d'une fracture de l'épaule et d'une indisponibilité de trois mois...
- C'est n'importe quoi ! Je ne connais pas l'origine de ces bêtises. J'ai bien été touché au bras et je me suis fait opérer mardi par un grand spécialiste venu avec son matériel top niveau grâce à un jet affrété par le président du Dynamo. On m'a posé des broches en plastique. L'intervention s'est très bien passée.
- Quand pourrez-vous rejouer ?
- Je vais rester toute la semaine au Sénégal auprès de mes amis et de ma famille. Dès que je reviendrai à Kiev, je reprendrai le footing. ça sera trop juste pour que je participe au premier match de Ligue des Champions à Rome le 19 septembre. En revanche, je compte être prêt pour la suite de la compétition contre le Sporting Lisbonne puis Manchester United. Je sais que le club va tout faire pour que je retrouve vite ma place.
- Vos débuts sous le maillot du Dynamo ont-ils été réussis ?
- Je le pense. Quand j'ai commencé à jouer, l'équipe était seizième. Aujourd'hui, nous sommes classés troisièmes. Depuis mon retour, on n'a pas perdu une seule fois. Et puis, on a franchi le 3e tour préliminaire de la C1 en éliminant Sarajevo. Les gens sont contents de moi. Je suis devenu un peu le chouchou des supporters. Et le coach m'a nommé vice-capitaine derrière Rebrov.
« Content pour les copains »
- Avez-vous l'impression d'avoir franchi un palier en signant à Kiev ?- Oui. J'ai la chance d'avoir intégré un grand club européen. Les installations sont extraordinaires. Il faut le voir pour le croire. Chaque joueur dispose d'une chambre personnelle au centre d'entraînement. Tout est mis en oeuvre pour qu'on se sente le mieux possible. Personnellement, par exemple, je reçois les chaînes TV sénégalaises
- Quel est le niveau du championnat ukrainien, selon vous ?
- Il y a d'excellents joueurs. Techniquement et tactiquement, ça vaut la L1. Par rapport à la France, disons simplement l'intensité est peut-être un peu moins élevée.
- Sur le plan extra-sportif, l'adaptation s'est-elle effectuée aussi vite ?
- Oui. Avec ma femme et mon fils, nous avons été merveilleusement accueillis. Le plus dur, c'est la barrière de la langue. Le cyrillique n'est pas facile à comprendre par écrit. Oralement, par contre, je commence à me débrouiller. Concernant le climat à Kiev, il faut oublier les clichés qui existent en France. Nous avons eu un bel été, les températures ont même dépassé trente degrés à un moment donné. En Ukraine, je sais que l'hiver est plus dur. Mais à cette période de l'année, le championnat fait relâche. Il y a une trêve de deux mois et demi.
- Depuis votre départ, suivez-vous les performances de Nancy ?
- Bien sûr. J'ai régulièrement au téléphone Michaël Chrétien et Landry N'Guemo. L'équipe réalise un super début de saison.
- Franchement, en voyant l'ASNL leader de L1 aujourd'hui, n'éprouvez-vous pas quelques regrets d'être parti ?
- Pas du tout. Je ne regrette rien. Je suis content pour les copains et pour le public. D'ailleurs, je profite de l'occasion pour saluer tout le monde à Nancy.
Propos recueillis par Romain JACQUOT