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Voilà le soulagement ! le 17/06/2009
Huit jours après être passés une première fois à la DNCG, les dirigeants bisontins ont trouvé, avec la ville de Besançon, les solutions financières pour se présenter sereins, début juillet, en appel. Le dénouement de cette première étape était extrêmement attendu. Place au sportif désormais.
Les fidèles supporters du BRC et autres amoureux du club ne pouvaient imaginer, au fond d’eux, une issue catastrophique. Qui aurait réfuté les indéniables arguments sportifs mis sur la table depuis plus de trois saisons. Acquise sur le terrain, la montée en National, un temps remise en cause par des finances en délicatesse, va désormais se justifier sur tous les fronts.
Depuis plusieurs jours en effet, Vincent Diaz et son équipe ont multiplié les tours de table. Le président bisontin attendait aussi et surtout des nouvelles de la municipalité. Nouvelles qui sont officiellement venues ce mardi, par l’intermédiaire de Patrick Bontemps, adjoint aux sports. « On a ce projet commun avec le club de remonter en National et même plus. Je regrette évidemment la situation financière de cette saison qui peut s’expliquer par des raisons sur lesquelles je ne reviendrai pas, mais on tenait à ce que le projet du club reste d’actualité ». L’avenir sportif de ce club phare de la ville ne pouvait, dans le fond, s’obscurcir d’un coup d’un seul. Rassuré, le président bisontin ne cachait toutefois pas sa satisfaction : « je remercie évidemment la ville, qui est et reste un partenaire du club depuis toujours. La ville de Besançon a toujours aidé le BRC et vient à nouveau de le faire. Mes pensées vont donc au Maire Jean-Louis Fousseret et à son adjoint aux sports Patrick Bontemps ».
« Le nécessaire est fait »
Une équipe municipale qui viendra donc aider le BRC à hauteur de 240 000€ alors que, de son côté, le club est parvenu à regrouper 120 000€ dans le secteur privé. « Ça y est, le nécessaire est fait. La DNCG nous avait demandé des comptes à l’équilibre au 30 juin et ce sera donc le cas. On savait que c’était la première étape, qu’elle était capitale, c’est donc une satisfaction » poursuit Vincent Diaz. Ce dernier qui retournera donc, début juillet à Paris, avec un dossier solide et bouclé à présenter devant l’organe de gestion.
Avant de connaître la date exacte de ce nouveau passage, le président doubiste affirme que toutes les garanties seront présentées. « On travaille en ce sens avec la mairie pour présenter les attestations qu’il faut. Sur ce point, il n’y a pas de problème pour moi ». Preuve de sa bonne volonté, l’équipe municipale va s’empresser de faire voter au prochain Conseil municipal cette subvention : « les dirigeants du BRC n’auront même pas besoin de nous à la DNCG. Le club est sauvé pour moi » nous confie Patrick Bontemps, avant d’ajouter : « la ville a toujours été derrière le club, ce qui ne veut pas dire qu’elle a fait, qu’elle peut faire et qu’elle fera n’importe quoi, mais il ne fallait pas douter de son soutien ».
Garder les joueurs
Maintenant que les comptes ont fait l’objet d’un vital assainissement, les différentes attentions vont se tourner vers l’aspect sportif. Si le staff bisontin a évidemment avancé de son côté, les différents aboutissements sont attendus. Aboutissements qui pourraient, on peut l’imaginer en tout cas, se retrouver facilités par l’éclaircissement de la situation financière. « Je le redis, la priorité est de garder nos joueurs. Bien sûr, on ne peut pas lutter contre ceux qui partent en Ligue 2, ce n’est matériellement pas possible, mais on espère garder une grosse majorité de l’équipe » appuie Vincent Diaz.
On se rassurera en se disant qu’en dehors de quelques exceptions, le marché demeure jusqu’ici excessivement calme et qu’il n’est pas impossible de penser que la majorité des clubs dessineront seulement leurs contours dans les futures semaines. Une manière, comme une autre, pour renifler les bons coups. Lucide sur l’importance à donner quant à la stabilité sportive du club, le boss du BRC lâche : « ça va aller assez vite maintenant ». Après tout, l’attente avant de retrouver le National a duré plus de quatre ans. Cela vaut sans doute la peine de patienter quelques jours de plus. Pour vérifier que tout vient à point à qui sait attendre.
Maxime Chevrier
Site officiel.