Après la
leçon de courrage du BVB ce weekend, Michael Zorc exige une fin de saison "explosive", ne serait-ce que pour les supporters pour sortir de cette honteuse 13ème place.
De nombreux joueurs dont l'avenir est très incertains pourraient quitter le club : Wörns (35 ans, fin de contrat), Kovac (34 ans/ 1 an de contrat), Federico (27 ans/ 2 ans), Amedick (25 ans/ 1 an), Brzenska (24 ans/ 3 ans), Buckley (30 ans/ 1 an), Valdez (24 ans/ 2 ans), Kruska (20 ans/ 1 an) sans compter Degen certains de partir. Une lourd changement possible en perspective au niveau de l'effectif?!
Stefan Reuter a effectivement rencontré Christian Wörns. Mais le capitaine du BVB désire se concentrer sur ses 5 derniers matchs avec Dortmund. Son avenir, il y pensera à la fin de la saison.
Degen ferait partie des plans de Rafael Benitez pour la saison prochaine. Degen irait à Liverpool? Ca serait surprenant.
Concernant Marko Basa, il parle de son départ:
Citation ("Fifa.com")
"Je vais partir, c'est sûr", assène-t-il d'emblée, lui dont la timidité en dehors du terrain contraste avec son assurance sur la pelouse, lui qui se cache depuis trois ans derrière un français prétendument hésitant pour éviter poliment les questions.
"J'ai donné beaucoup au club, qui me l'a d'ailleurs bien rendu", poursuit l'ancien stoppeur de l'OFK Belgrade, dont le transfert dans la Sarthe avait été réalisé en moins d'une journée, sans que Daniel Jeandupeux, le recruteur en chef du MUC, sûr de son coup, ne prenne ni la peine de se déplacer ni de l'observer sur cassette.
"Ici, j'ai progressé physiquement et tactiquement, mais ma carrière ne durera pas dix ans, semble s'excuser Basa. Le club et moi n'avons pas les mêmes objectifs. J'espère que le MUC deviendra un jour un grand club, mais ce sera sans moi: c'est le bon moment pour partir."
En trois ans, Basa a fait les beaux jours de la défense mancelle, faisant autant apprécier son jeu de tête que sa vision du jeu ou un placement rarement pris en défaut.
Malgré un début de saison hésitant en raison de petites blessures aux ischio-jambiers puis à la cheville gauche, Basa finit sur les chapeaux de roue devant des recruteurs qui viennent jusque de Russie pour le voir.
"Trait d'union"
Titulaire, avec Pelé, d'un bon de sortie estimé à huit millions d'euros, le défenseur sait que son bilan aurait pu être bien meilleur.
"On est 6e, j'ai marqué six buts, dont quatre en L1, c'est bien, mais ce n'est pas parfait, reconnaît-il. Je ne suis pas déçu, mais ça n'a pas été une saison facile", souffle-t-il en se demandant s'il n'était pas "mentalement ailleurs" en août, après avoir obtenu une prolongation jusqu'en 2010 et l'assurance de partir l'été suivant.
Marseille et Paris avaient bien tenté de le recruter l'an passé, mais Dortmund (1re div. allemande) et un intéressant contrat de quatre ans tiennent actuellement la corde.
"Le Borussia, c'est un grand club dans un grand championnat, qui joue dans un stade de 80.000 places toujours plein", souligne-t-il, alors que ses mimiques gestuelles trahissent ses appréhensions. "Mais le président Legarda demande beaucoup d'argent et au 17 mai je voudrais savoir où je jouerai pour partir en vacances tranquille", finit-il par concéder.
"Même en serbe, je ne parle pas beaucoup", se défend celui que l'attaquant Tulio De Melo a surnommé "l'autiste", alors que le souvenir de son pays natal parvient à peine à éclairer ses yeux d'un bleu aussi clair que celui de la mer Adriatique.
Car l'histoire de son pays semble avoir déchiré Basa, né yougoslave puis sélectionné par la Serbie-et-Monténégro avant de décliner toute cape après la partition des deux pays.
"Mon père est monténégrin et ma mère est serbe. Pour l'instant, je refuse la sélection car je ne veux pas de problème là-bas. Même dans ma tête, ce n'est pas clair. Pour moi, c'est la Serbie et le Monténégro ensemble", clame Basa, qui passe le plus clair de son temps avec ses compatriotes basketteurs du MSB et fait office de "trait d'union" entre Bogdanovic le Serbe et Bogavac le Monténégrin.