Interview Joueur Coach Amérique Du Sud

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Amr10
** INTERVIEW **


Sur ce topic sera poster exclusivement des Interview de joueur, inteview de coach ou d'ancienne gloire du football Sud-Américain, ou d'Amérique Central.

RAPPEL :

Les Commentaires se font uniquement dans le Bar des Latinos !!!

http://www.soccers.fr/index.php?showtopic=...iew=getlastpost


Page 1 -
--> Abel Balbo
--> D'Alessandro
--> Jorge Valdano
--> Dario Silva
--> Batigol
Colfutbol
Voilà, désolé pour la qualité ninja.gif :




Suite bas de page :

Colonne 1 : C'était des machines vraiment dangereuses, ces trucs-là allaient à plus de 100km/h, et ce...

Colonne 2 : même envoyé un journaliste pour faire un reportage et reconstituer l'histoire de Bati...


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SonnyGol
Et celle postée par Amr ou du moins des extraits :

Citation (Amr10 @ Apr 20 2007, 00:43)
Je vient de tomber sur une traduction d'une interview de Olé de d'Alessandro.

Morceaux choisie par moi :

-->Quand tu dit que ton reve c'etait d'évoluer en Espagne, ça veut dire que tu regrette d'etre passé en Allemagne et en Angletterre ? :

  "Je vais etre franc, si je suis allé a Wolfburg, c'est que pour le fric. je voulait me faire un paquet de fric.

-->En Argentine tout le monde pensait que tu était finie ? :

  "cest a cause du football allemand, je ne compte pas le nombre de coup que je me prennais en l'entrainement, et le nbre de fois ou je m suis battue avec mes coéquipier. Quand tu garde le ballon plus de 3 sec. tout le monde te siffle"

--> Tu a gagné les JO, et la Copa America, pourtant se qu'il reste de toi c'est que tu fesait la gueule ? :

  "C'est vrai, faut que j'arrete de peter les plombs. C'est ce que j'envie au brésilien. Quand je joue contre Ronaldo ou Ronaldinho, je me demandais pourquoi il riaient autant. Ces mecs passent leur temps a montrer leur dent. C'est la difference entre argentin et brésilien, le talent est le meme, mais eux ils montrent leur dent.

--> En espagne ça se passe comment avec les supporters ? :

  "On ma sifflé quelque fois. J'ai meme entendue qu'on me reproché d'etre un ancien joueur de River. ça mes arrivé d'etre traiter de fils de puta de Gallina. Il y a deux conclusions a en tirer : C'est que les mecs et un argentins imbécile et qu'il est donc supporter de Boca "
La dernière phrase ma fait délirer, il doit avoir un sixième sens  biggrin.gif
*


Boca_Massilia
Citation
C'est vrai, faut que j'arrete de peter les plombs. C'est ce que j'envie au brésilien. Quand je joue contre Ronaldo ou Ronaldinho, je me demandais pourquoi il riaient autant. Ces mecs passent leur temps a montrer leur dent. C'est la difference entre argentin et brésilien, le talent est le meme, mais eux ils montrent leur dent.


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Les brésiliens passent leur temps à montrer leurs dents... laughing1.gif ooo.gif
Amr10
En faite pour plus de lisibilité se serait pas mieux de faire les commentaires dans le Bar et laissé juste les ITW ici g.gif
SonnyGol
Sûrement, indique-le dans la première message thumbsup.gif
Amr10
Jorge Valdano
Aucune équipe ne perd parcequ'elle joue bien




Existe t'il une définition du beau jeu selon vous ?
->C'est quasi impossible. L'equipe qui joue bien est celle qui manipule correctemennt le ballon, mais qu'est ce que ça veut dire ? Peut etre faut-il commencer par poser un principe de base : le collectif doit exalter les qualités de chaque individue. Il faut etre capable de s'adapter aux déplacement et a la vitesse de chaque joueur de son équipe pour jouer dans le bon tempo. Voila la clé du beau jeu : le bon tempo.
Après les difficulté viennent selon les posts, le defenseur doit sécuriser, le milieu apporté de l'élasticité, les attaquant doivent faire preuvent de précision et de puissance.
Quand tout ça est respecter, on peut juste commencer a essayer de parler de beau jeu.

Est ce que cela a évoluer avec le temps ?
--> Pas seulement avec le temps, mais aussi géographiquement. Dans les années soixante, deux équipes ont marqués les esprits. Estudiante la Plata entrainée par Carlos Bilardo en Am Sud, et l'Inter Milan en Europe. Avec deux style bien diffèrent, les argentins un jeu très offensif, et les milanais en cherchant a tout prix les résultat et cela meme a la limite des règles.

Oui, mais le catenaccio reposait sur des bases très defensif, faut toujours associé beau jeu et jeu offensif ? :
--> Le football est stimulant seulement quand les équipes s'aventure dans le camp adverse, Le mythe romantique du beau jeu est un ideal platonique. Le brésil de 1970 et celui de 1982 en sont les meilleurs exemples. Ces deux équipes ne cherchaient pas le résultat a tout prix... Un adversaire défensif, c'est comme faire l'amour a un arbre !

Vous citiez le Brésil de 1982 comme exemple pourtant cette équipe n'a rien gagné au niveau internationale ?
--> Le titre ne lui est pas revenue, mais cette équipe reste la dernière grande sélection brésilienne en coupe du monde. Elle pratiquait le meilleur jeu. On trouve d'ailleur plusieur exemple comme ça, comme déja le brésil en 1950, la Hongrie en 1954, les Pays Bas de 1974. Pour gagner il est capital de bien joué, mais ce n'est pas toujours suffisant. La victoire n'est pas une conséquence direct du beau jeu. Mais il ne faut pas détourner le propos , aucune équipe ne perd parcequ'elle joue bien.

En 1986, vous remportez la coupe du monde, qu'elle etait les ingrédient de se succès ? :
--> Chaque équipe a son équilibre propre. Mais nous en plus on bénéficiait de la présence de Maradona. Dans l'histoire aucun joueur n'aura eu une tel influence sur son équipe pendant une coupe du monde. Nous etait très experimentée, et l'équipe a subie une transformation miraculeuse du debut a la fin de la compétition.
Chaque match nous transcandé un peu plus.

Maradona, Diego, Ronaldinho.. un seul génie fait-il toute une équipe ?
--> Inversons la question, peut-on gerer plus d'un ngénie dans une équipe ?
la question des egos est capital, comme au Real Madrid ou cette situaion a surrement provoqué des tension dans les vestiaires. De toute façon tout les Galactique ne mérite pas se terme de génie. Le génie ressort d'un terme collectif. Toute les équipe ayant marqué les esprits suivé une ligne directrice dictée par l'entraineur.

Mais les entraineurs qui ose prendre des risques semble de moins en moins nombreux ?
--> Plus personne ne rend hommage a un entraineur qui perd mais qui a prit des risques. Pour moi faire le spectacle et perdre et aussi digne que de gagner. Donc fustiger les entraineur comme ça c'est trop facile. Dans une entreprise un employé menacé de licenciement en parmanence finie par avoir peur. Et la peur nous rend conservateur. Cette peur est en train de tuer le beau jeu.

Y atil un schema tactique plus favorable que les autres ?
--> A quoi bon parler de chiffre, 4-4-2, 4-3-3, 3-4-3 ... ça n'evoque rien. On analyse une equipe et son jeu par rapport a son mouvement, les déplacement des joueurs, la capacité a combler les espaces en situation defensive et a en crée en attaque.

Qu'elle individualité porte l'étandard du beau jeu ?
--> Autrefois c'etait le numéro 10. Aujourd'hui beaucoup, d'entraineur son embarasser par se présence dans l'équipe. Il le déplace sur les cotés, Il y a un vrai paradoxe, quand un entraineur a un 10 dans son équipe il le laisse sur le banc, mais quand il y en a un dans l'équipe adverse il lui colle 3 joueurs au marquage.
Mais il y effectivement toujours un point commun avec les équipe qui joue bien, un joueur axial derrière les attaquant, comme Diego, Scholes, Deco, c'est indispensable dans une équipe.

La plupart des joueurs que vous évoqués évolue en position reculé, comme Redondo a l'époque au Real, pourquoi ?
--> En Argentine, le numéro 5 est celui qui propose des solutions a ses partenaires. C'est une tradition en Am Sud assez ancienne, puisque dans les années 50 Obdulio Varela et Didi jouait dans cette position axial reculée avec l'Uruguay et le Brésil.

Qu'elle technicien on influencé votre carrière ?
--> César Luis Menotti en Argentine et Leo Beenhakker en espagne. Ils avaient 2 principes qui dictent aujourd'hui ma vision du football Ils considéraient que le ballon était le centre meme du jeu et que le beau jeu etait celui qui respectait le spectateur. Si on dit ça, on a tout dit.



Quelque Citation et hommage :

"Une équipe qui traite bien le ballon traite bien le spectateur."

"Le beau Jeu Argentins dérive du Tango, tout en grace technique, ajoute y un peu de ruse, et vous avez la quintessence."

"Le football c'est Zidane, le football européen a toujours etait pressé, la seule montre qui donnée l'heure c'était Zidane, le disque dur qu'il a dans la tete semble relié le football européen et le football sud-américain. "

"Il ne faut pas oublier que le premier a avoir mis depuis longtemps une notion artistique dans l'épouvantable football anglais était un certain Eric Cantona"

"Tout le monde veut gagner, mais les médiocre sont ceux qui réfutent la beauté du jeu. C'est comme devoir choisir entre un imbécile gentil ou un intelligent méchant"

"Le football argentins est aussi difficile a définir que le péronisme"

"Le football créatif est de gauche tandis que le football de force, de tricheur, brutal est de droite"
Shakhtar_fans
interview "el taxi" Dario Silva



Six mois ont passé depuis votre accident à Montevideo. Comment vous sentez-vous ?
Franchement, je me sens très bien, très serein. Cela peut paraître bizarre, mais ma vie n'a pas beaucoup changé depuis cet accident car j'ai toujours les mêmes choses en tête. Je perçois certaines choses différemment, mais je crois que je suis mieux qu'avant : je pratique d'autres activités et j'ai changé beaucoup de choses dans ma vie, ce qui aurait été impossible sans cet accident.

Par exemple ?
J'ai des tas de choses à faire. Avant, j'avais la possibilité d'entreprendre des projets, mais comme je n'en avais pas besoin, je laissais passer les occasions. Maintenant, je me lève beaucoup plus tôt qu'avant ! Quand tu quittes le football dans des circonstances normales, ça n'arrive pas (rires).

Parlons de vos activités. Quelles sont les nouveautés dans votre vie ?
Il y en a beaucoup. Je veux me consacrer à l'aviron, même si je dois attendre quelques jours pour recevoir la prothèse et commencer à m'entraîner dans l'eau. En attendant, je m'entraîne au gymnase avec la conviction que je vais participer aux Jeux Olympiques. Parallèlement, je continue à faire des choses liées au football, dans les domaines de la formation et de la représentation de joueurs uruguayens. Et puis il y a ce projet d'émission de télé à vocation caritative. Vous voyez, je suis très pris !

Maintenant que vous ne pouvez plus pratiquer le football de façon professionnelle, quelles sont les choses que vous appréciez le plus dans votre nouvelle vie ?
Mes enfants ! J'en profite beaucoup, tout comme je profite beaucoup des week-ends. Quand j'ai eu cet accident, je me suis senti très mal car Diego, le plus petit, avait toujours voulu me voir jouer dans le "grand stade", comme il dit. Ça ne pourra pas se faire ; j'aurai toujours du mal à digérer ça. Mais il grandira et il comprendra pourquoi cela n'a pas pu se faire. Il aura le temps de tirer ses propres conclusions.

Mais il doit être fier de voir le courage de son père face à cette situation?Ça, on me l'a souvent dit, que ce soit les journalistes ou mes proches. Les gens de mon entourage savent que j'ai toujours été comme ça. Je ne recule pas devant la difficulté : je suis heureux et je travaille beaucoup. C'est sûr qu'il n'y avait pas d'alternatives, mais je sens que je fais des choses importantes.

Quelle analyse faites-vous de votre carrière de joueur ?
Je n'ai pas à me plaindre. J'ai évolué dans les championnats les plus importants du monde et j'ai toujours marqué des buts. J'ai aussi participé à la Coupe du Monde, ce qui était mon plus grand rêve. Peut-être que j'aurais aimé aller un peu plus loin, mais les choses se sont passées comme ça ; il est trop tard pour se plaindre.

D'autres regrets ?
Même si je n'ai jamais évolué dans des clubs qui jouaient le titre, je suis très satisfait de ma carrière. Peut-être que j'aurais aimé passer par l'Atlético de Madrid, qui possède des supporters uniques en Europe : ils chantent pendant tout le match, comme en Argentine ou en Uruguay. J'ai eu l'occasion d'y aller, mais à l'époque, j'ai préféré rester à Malaga, un club que j'aimais beaucoup.

Considérez-vous que c'est le meilleur club où vous ayez joué ?
Ça ne fait aucun doute. Nous étions une petite équipe, mais très unie. Par le biais de l'Intertoto, nous sommes arrivés jusqu'en quarts de finale de la Coupe de l'UEFA. C'était en grande partie grâce à l'entraîneur. C'était un grand bonhomme : si un jour, je ne me sentais pas d'aller à l'entraînement, il me laissait rester à la maison. Tant qu'on répondait présent les jours de match, on faisait ce qu'on voulait. Je me souviens qu'on improvisait les combinaisons sur les coups de pied arrêtés. Quand ça marchait, la presse parlait du travail effectué pendant la semaine ! (rires) Moi, je serais un entraîneur de ce genre, à condition d'avoir les joueurs pour procéder de la sorte.

Beaucoup de Français se rappellent de vous depuis le nul 0:0 à Corée/Japon 2002. Ils n'en gardent pas forcément un bon souvenir?
Ça, ç'a été un match rude ! (rires) La France avait des joueurs très puissants, comme (Patrick) Vieira et (Marcel) Desailly. Les duels contre eux, c'était quelque chose. Tout au long de ma carrière, j'ai fonctionné de la même façon, sans avoir peur des défenseurs. Quand ils y allaient fort, je répondais sur l'action suivante. Et parfois, il fallait mettre des coups avant d'en prendre?

Cela a-t-il été un match spécial pour l'Uruguay ?
Les trois matches de cette Coupe du Monde ont été très importants. Mais le fait de jouer contre les champions du monde avec toutes ces stars nous a donné une motivation supplémentaire. Malheureusement, nous ne sommes pas allés très loin et les deux équipes ont été éliminées, tout comme des gros comme l'Argentine.

En revenant sur votre carrière, on a la sensation que vous avez toujours dû faire le sale boulot en attaque. On vous voyait souvent parler avec vos adversaires?
Toujours ! C'était ma façon à moi de me motiver. Je parlais et je faisais monter la pression avant et pendant les matches, surtout quand j'étais en Espagne. J'arrivais à déconcentrer mes adversaires, je les rendais fous. Les journalistes écrivaient beaucoup là-dessus, les adversaires m'envoyaient des messages, ils disaient qu'ils m'attendaient sur le terrain. La plupart du temps, je m'en sortais bien ou je marquais des buts.

On peut savoir ce que vous leur disiez sur le terrain ?
Je les chambrais, je leur disais que j'étais énorme, qu'ils n'allaient pas pouvoir m'arrêter. Certains se marraient, d'autres le prenaient mal, mais en tout cas, ils finissaient tous par se déconcentrer. Et là, je sortais du bois pour en profiter ; j'étais déjà passé à autre chose.

Vous souvenez-vous d'un duel en particulier ?
Un duel avec Fernando Hierro lors d'un Malaga - Real Madrid. Comme il était passé par ce club, je lui ai dit qu'il n'avait pas fait autant que moi pour ce maillot, que les plus belles choses, il les avait faites pour le Real et pas pour Malaga. Je lui ai dit que je l'attendrais sur le terrain et que j'allais le faire tourner en bourrique car il était très lent. Au bout d'un quart d'heure, je l'ai effacé et il s'est blessé sur cette action où j'ai tiré au ras du poteau. Il a dû demander le changement ! Quand il a quitté le terrain, je lui ai dit : "T'as vu comment tu finis ?". On a gagné 2:1, mais je n'ai rien dit de plus à ce sujet. Je le respectais beaucoup, c'était un grand joueur et un excellent professionnel.

Puisque nous parlons de l'Espagne, parlons du FC Séville. Que vous inspirent les prestations actuelles de ce club que vous aimez tant ?
Ça se voyait qu'il allait bien tourner. Quand j'ai signé mon contrat à Séville, j'ai dit que j'arrivais dans le meilleur club d'Andalousie. Le club est en train de me donner raison : il a gagné la Coupe de l'UEFA, il lutte pour le titre et pour une place européenne. J'aurais aimé rester dans ce club pour plusieurs raisons, parmi lesquelles José María Del Nido. En plus d'être le président, c'était un ami. D'ailleurs, j'ai décidé d'aller en Espagne pour assister aux deux derniers matches de Liga.

Quid de l'Uruguay ? Comment jugez-vous sa situation ?
Il y a besoin de changement. A mon avis, les présidents de clubs devraient disposer de 500 000 dollars par an pour investir. Mais ce n'est pas le cas : les clubs n'ont pas d'argent et ils dépendent de la télévision. Certains joueurs doivent même avoir un boulot à côté du football. Les gens voudraient qu'ils marchent aussi bien que les pros, mais que voulez-vous qu'ils fassent ?

Vous voyez-vous en tant que dirigeant ?
Non, non. J'ai une offre pour travailler en tant que manager dans une équipe de deuxième division qui veut remonter. Ce genre de poste me plairait bien.

Et vous voyez-vous entraîneur ?
Non, ça non. Cela reviendrait à retrouver le rythme d'avant, à partir en stage? Bon après, si on me laissait rentrer chez moi pour dormir, pourquoi pas? (rires) Mais ça ne serait pas très professionnel.

Imaginons que nous refaisions cette interview dans 5 ou 10 ans. Quel genre de Darío Silva aimeriez-vous être ?
Le même qu'avant, même si je gagnais 15 médailles d'or aux Jeux Olympiques. Je serais toujours aussi souriant, sympathique et chambreur. J'ai été comme ça toute ma vie, rien ne me changera.
Shakhtar_fans
Interview de Batigol



Cela fait maintenant deux mois que vous avez pris votre retraite. Comment vous sentez-vous ?
Gabriel Oumar Batistuta: Tout va pour le mieux. Ça faisait un moment que je m'étais préparé à arrêter le football et, franchement, ça se passe sans problème. Je profite de choses pour lesquelles je n'avais pas le temps avant. Je n'ai pas pris cette décision sur un coup de tête. Ça faisait un moment qu'elle mûrissait.

On a dit beaucoup de choses à ce sujet. Quelle est la raison exacte de votre arrêt ?
Je souffrais de problèmes physiques, particulièrement au niveau des chevilles. A un moment donné, tout cela est devenu un trop gros sacrifice. Ça commençait à me fatiguer, alors j'ai décidé de mettre un point final.

Estimez-vous judicieux d'avoir joué vos dernières saisons au Qatar ?
Moi et ma famille sommes très contents de cette expérience. Je n'avais jamais été dans ce pays, sauf une fois, pour m'assurer qu'il y avait de bonnes écoles pour mes enfants. Quand j'ai pu me rendre compte que l'éducation était de grande qualité, alors je n'ai plus douté. Je me suis retrouvé au sein d'une culture très différente de celle que j'avais connue auparavant. Mais je suis comme ça : ça me passionne de connaître toujours de nouvelles choses.

Peut-on dire que vous en aviez assez d'être surexposé ?
C'est vrai que j'étais un peu fatigué du professionnalisme extrême. Il y a des gens qui aiment être tout le temps sous le feu des projecteurs, mais ce n'est pas mon cas. J'ai toujours joué au foot pour le simple fait de jouer et pour gagner ma vie, pour me surpasser de jour en jour. Je n'ai pas fait ça pour être célèbre, ça c'est sûr.

Quels sont vos projets pour l'avenir ?
Je suis en train de suivre les formations d'entraîneur prodiguées par la fédération argentine, j'étudie beaucoup. Ce qui m'intéresse surtout, c'est de savoir ce que l'on enseigne aux entraîneurs, pas forcément pour l'appliquer. Ou au moins pas pour le moment, dans un avenir immédiat. Pour l'heure, j'aimerais entrer dans les sphères dirigeantes d'un club ou d'une société.

Faut-il en déduire qu'une fois votre diplôme en poche, vous aimeriez diriger la sélection argentine ?
Ecoutez: si demain on m'appelait pour prendre les rênes de la sélection sur le champ, eh bien je le ferais. Seulement parce qu'il s'agirait d'une occasion comme on n'en a qu'une dans la vie. De toute façon, je ne vois pas comment ça pourrait arriver (rires). Non sérieusement, pourquoi pas ? Mais vous pouvez être sûr d'une chose : s'ils m'appellent, ils vont me faire douter.

Vous avez dit un jour que vous n'étiez pas un passionné de football. Cela peut sembler un peu paradoxal, non ?
C'est comme ça, je n'ai pas besoin de ça pour vivre. J'aime beaucoup étudier et lire. Tenez par exemple : je pilote des avions, mais je ne vais pas mourir si je ne peux pas voler pendant quelques temps. Et c'est la même chose avec les autres activités. Je suis un plongeur presque professionnel? Moi, je prends plaisir à intégrer de nouvelles connaissances. Je n'aime pas discuter de football car je considère qu'il n'existe pas de vérité absolue. Ce n'est ni tout blanc, ni tout noir : il y a aussi plusieurs nuances de gris.

Vous avez quitté l'Argentine en 1992. Le pays vous manque ?

Toujours ! Là-bas, j'ai mes parents, mes amis, mes proches. Mais heureusement, je me suis toujours adapté aux endroits où j'ai dû vivre. Je n'ai pas eu de mal à me faire des amis, même si, je le répète, mon pays me manque.

Il y a peu, vous avez déclaré que votre carrière était une victoire personnelle contre ceux qui n'avaient pas cru en vous? Pouvez-vous développer ?
Le fait est que je n'ai jamais joué pour les autres. Partout où je suis allé, j'ai donné mon maximum pour le supporter qui se voyait à travers moi, celui qui était au stade. J'ai toujours joué par les gens, que ce soit à la Roma, à la Fiorentina ou en sélection. C'était ma raison d'être, mon objectif. J'ai toujours travaillé pour me dépasser, pour me prouver que je pouvais faire partie des meilleurs le plus longtemps possible. Ce que pensaient les autres, ce n'est pas que je m'en fichais un peu? je m'en fichais complètement !

Vous avez marqué des buts en tous genres. Quel est celui dont vous vous souvenez le mieux ?
Question difficile. Il y en a beaucoup, je ne pourrais pas en citer un en particulier. Derrière chaque but, il y a quelque chose que les gens ignorent. Certains buts n'ont peut-être pas été très esthétiques, mais ils sont peut-être arrivés après une blessure ou quelque chose de particulier. J'en garderai plusieurs, surtout ceux marqués en sélection, que je considère comme les plus beaux.

Avec quel coéquipier vous êtes-vous le mieux entendu sur le terrain ?
Ouf ! J'ai eu la chance de jouer avec de très grands joueurs : Rui Costa, Francesco Totti et bien d'autres encore ! Mais il y en un avec qui il s'est passé quelque chose de particulier, même si on n'a pas souvent joué ensemble, c'est bien Abel Balbo. On se trouvait les yeux fermés. Et il y en a d'autres, comme par exemple Claudio Caniggia ou Diego Maradona.

Avez-vous souffert de ne pas avoir pu faire vos adieux à la sélection au Tournoi Olympique d'Athènes 2004 ?
Ça fait partie du passé maintenant, je ne suis pas du genre à regarder le passé. Mais oui, je ne peux pas nier que j'aurais bien aimé participer à l'un de ces tournois. J'ai toujours admiré les sportifs qui, dans des pays comme le nôtre, ne bénéficient pas d'un grand soutien et qui doivent faire beaucoup de sacrifices pour pouvoir voyager. Il ne faut pas oublier que la plupart d'entre eux tombent pratiquement dans l'oubli pendant quatre ans, qu'ils voyagent pour l'amour du sport. C'est sûr que j'aurais bien aimé partager cette expérience avec eux.

Que vont entendre vos enfants quand on leur parlera de leur père dans quelques années ?
Je ne sais pas ! (rires) Pourvu qu'on dise que j'ai été un type bien et un grand professionnel, que j'ai tout donné partout où je suis passé. Les records passent au second plan par rapport à ça. Après tout, ils sont la conséquence de ma soif de m'améliorer. Le plus important à la fin de sa carrière, c'est de réaliser qu'on peut regarder les autres dans les yeux. C'est mon cas, c'est sûr.

Aujourd'hui, vous vous consacrez au golf. J'imagine que si vous faites 10 % de ce que vous avez fait en foot, vous serez content...
Je joue pas mal oui, mais pas autant que je le voudrais. Le football, c'est fini pour moi, mais le golf, je pourrai y jouer et me faire plaisir jusqu'à 70 ans. C'est ça la grande différence : quand j'étais footballeur, je n'ai jamais pu m'amuser complètement. Je n'étais jamais content? Si je mettais deux buts, je voulais en mettre trois. J'en voulais toujours davantage. Maintenant que j'ai pris ma retraite, j'analyse ma carrière et je suis satisfait. Mais je n'ai pas pu le faire pendant.
Matt78400
Pas mal ce topic, j'espere qu'on verra des ITW souvent wink.gif
el pulpo
Valdano toujours autant de classe. Ce mec avec Francescoli doivent être les mecs les plus intelligents et cultivés du foot sudaméricain.

d'ailleurs j'ai un livre argentin qui contient des interviews de Basile, Gallego, Passarella, Pellegrini, Valdano, je vous mettrait des extraits si ya moyen.
Koek



Comment te sens-tu, René?
Ici à Medellin, je me sens toujours bien, surtout physiquement. Je me suis toujours plu dans le monde du sport! De plus, ma famille me donne beaucoup de motivation, c'est le principal.

Combien de temps as-tu été écarté des terrains?
Pendant sept mois, presque huit.

Comment as-tu pu t'occuper?
J'ai passé mon temps à me reposer!

Pourquoi?
Nous sommes des produits commerciaux, nous ne choississons pas si nous jouons ou pas, l'envie ne suffit pas. J'attendais une autorisation de jouer à VeraCruz mais ils ont trop tardé à faire mon contrat. Eux, ils peuvent me contacter mais moi je n'ai jamais réussi à parler à l'un des dirigeant de ce club! J'ai donc accepté de jouer à l'Independiente de Medellin en prêt et, une fois que je m'y sentais assez bien, le club mexicain a repris contact avec moi! Et pour finir, rien ne s'est fait car VeraCruz m'avait refourguer à Morelia!

Etais-tu au courant que tu allais jouer pour Morelia?
Non!

Qu'as-tu fais pour te sortir de ce problème?
J'ai gardé l'argent qu'il m'avaient proposé pour aller jouer chez eux! Sinon, j'écrivais une lettre à la fédération sud-américaine pour leur expliquer que, à cause d'eux, j'étais au chômage depuis huit mois, sans avoir rien touché et qu'ils voulaient m'envoyer dans un club contre ma volonté. De plus, je n'ai rien touché non plus en arrivant à l'Independiente...

As-tu parler avec les dirigeants du club de Morelia?
Oui mais cela m'a servi à rien du tout! Ils m'avaient dit que VeraCruz me vendraient à l'Independiente mais, quand je me suis renseigné auprès de ces derniers, ils m'ont affirmé que c'était Morelia qui m'avaient vendu! Heureusement, tout s'est arrangé maintenant.

Sportivement parlant, comment te sens-tu?
J'ai toujours été en forme, même à 32 ans. Si nous regardons en arrière, les problèmes que j'ai rencontrés durant ma carrière étaient plus d'ordre disciplinaires que sportifs!

Comme lors de ton fameux coup du scorpion à Wembley?
Moi, je ne me suis jamais senti "indiscipliné", c'est les autres qui le disent! Quand je n'avais pas envie d'aller à l'entraînement, je n'y allais pas. Ceci n'est pas un manque de discipline car, à mon sens, les entraînements sont facultatifs!

Est-ce seulement à cause de cet entraînement manqué qu'on pense ça de toi?
Oh, il y en a eu beaucoup d'entraînements ratés!!! Disons que j'ai pris pour habitude de me reposer chaque lendemain de match et que si tu as 2 matchs par semaine, ça ne laisse plus beaucoup de place aux entraînements! Dans mon contrat, il était écrit 2 entraînements par semaine. Je suivais ces 2 exercices et, si on me demandait de venir un autre jour, je ne me pointais même pas! Tout le monde m'appelait "le fou", il fallait bien que je fasse honneur à ce titre, surtout que je n'aimais pas ce nom! De toute façon, les dirigeants de tous les clubs où j'ai joué ne m'aimaient pas car je leur faisais bien comprendre que si on me forcait à faire quelque chose, je le faisais très mal...

C'était comme ça à l'Atletico Nacional?
J'y ai joué pendant 14 ans, j'y ai passé toute ma vie. Pour résumé, les meilleures choses de ma vie m'y sont arrivées, mais les pires aussi, pourtant je me souviens que des bons souvenirs.

Si tu devais remercier la vie, pourquoi le ferais-tu?
Car elle m'a toujours donné une très bonne santé. Aussi pour avoir laissé l'aube se lever chaque matin pour que le soir, le soleil puisse se coucher afin que tout le monde se repose tranquillement.

Comment vois-tu le futur de tes enfants?
Comme chaque père, j'imagine le meilleur pour eux et qu'ils prendront exemple sur moi: ne pas se laisser faire!

Avec ta retraite, connais-tu des problèmes financiers?
Tout le monde en a, malheureusement, mais à différentes échelles. Sincérement, je n'ai jamais eu besoin de beaucoup d'argent pour vivre et m'amuser. Etant gamin, ma mère n'avait même pas les moyens de m'habiller. Aujourd'hui, je remercie Dieu de m'avoir fait ainsi: un pantalon troué, un t-shirt et une paire de sandales, je n'ai pas besoin de plus pour vivre, j'ai pris l'habitude de la pauvreté, elle fait partie de moi. Ah, j'oubliais: soudainement je suis devenu passioné par les couvre-chefs, j'en porte très souvent. Je suis né sans maison, sans voiture et maintenant j'ai ces deux biens, que demander de plus? Qui vit calmement, vit bien! En Colombie, certains disent que je suis extrêmement riche, d'autres disent que je suis pauvre mais en vérité je vous le dit: je suis riche, très riche, car je peux me vanter d'avoir 2 mains, 2 pieds et de croire en Dieu.

C'est vrai, tu veux être un exemple pour tes enfants?
Tout à fait, c'est mon plus grand souhait. J'ai envie qu'ils deviennent forts en caractère, comme ça ils ne se laisseront pas faire! Espérons quand même que la vie leur épargne ce qu'elle ne m'a pas épargné à moi...

Quel est le souvenir le plus fort de ton enfance difficile?
Ma mère, et elle sera toujours là avec moi. Il ne se passe jamais une seconde sans que je pense à elle. Au milieu de la pauvreté dans laquelle j'ai grandi, elle a toujours été là pour s'occuper de moi, pour m'élever pendant que les autres enfants volaient. Elle m'a appris à être quelqu'un d'utile et à ne pas forcément faire comme les autres. Elle m'a aussi appris à réparer les habits cassés plutôt que d'en acheter d'autres. Elle m'a enseigné comment bien se comporter à la fois avec les pauvres et les riches, les noirs et les blancs. Grâce à elle, je suis capable de remonter toutes les difficultés que la vie m'envoie.

De qui d'autre te rappelles-tu?
Felipe Perez, mon co-équipier de la sélection de la province d'Antioquia qui est maintenant en prison, et de toutes ces personnes justement ou injustement mises en prison, à tous ceux qui croient en la paix pour notre pays. J'ai l'habitude de me rendre dans les prisons pour voir si les gens y sont bien traités, pour discuter avec eux. Tu sais, parmi eux beaucoup ne m'aiment pas et me critiquent mais ça ne fait rien, je vais quand même les voir. C'est peut-être ça d'être fou!

Penses-tu avoir été privilégié pendant ta carrière?
Oui, et pas seulement pendant ma carrière mais dans ma vie de tous les jours. Dieu m'a donné beaucoup de privilèges, autant dans le domaine du sport qu'en dehors, comme le bohneur d'avoir des enfants.

Quel est ton but maintenant?
Il est grand: j'aimerais bien rejoindre les champions de Medellin, à savoir le Nacional, en tant qu'entraîneur ou préparateur, quelque chose comme ça.

(source: LoPaisa.com, en 1998)
(Après cela, René a encore trouvé la force de jouer 2 ans au Junior et 1 au à Pereira. Il allait faire partie du staff de la sélection colombienne comme entraîneur de gardiens mais un test positif à la cocaïne l'écarta. Il atterissa chez les Aucas, en Equateur, en temps qu'entraîneur de gardiens. Aujourd'hui, il a participé à diverses émissions de télé-réalité et s'est fait opérer du visage. Il reste une immense légende à Medellin.)

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Colfutbol
Une petite interview de Carlos "el Pibe" Valderrama accordée à FIFA.com thumbsup.gif :

Carlos Valderrama, comment expliquer que plus personne ne vous appelle par votre prénom en Colombie ?
Mon surnom me vient de Rubén Deibe, l'entraîneur argentin de mon père à l'Unión Magdalena. Papa m'emmenait souvent à l'entraînement et quand il ne le faisait pas, Deibe lui demandait : "Comment va el pibe ?". C'est comme ça que j'ai perdu mon prénom (il rigole de bon c?ur).


Quelle influence a eu votre père dans le choix de votre carrière de footballeur ?
Eh bien? Il ne m'a jamais poussé quand j'ai décidé de devenir footballeur. Il m'a seulement encouragé, comme ma mère. Il faut dire que pour moi, ç'a été naturel et tout s'est fait pas à pas. J'ai commencé à jouer dans l'équipe de ma rue, avec les enfants puis avec les jeunes? On disputait des tournois entre quartiers. Ensuite, à l'école, c'était entre les différents collèges? J'ai toujours joué et je joue encore. Le samedi et le dimanche, je participe à un championnat U-50. Et croyez-moi, la magie opère toujours.

A quoi ressemble votre vie aujourd'hui ?
L'école de foot que j'ai ouverte à Barranquilla occupe une bonne partie de mon temps. Mon contrat de trois ans avec la MLS, pour laquelle je visitais des cliniques de football et assistais à des stages d'entraînement dans tous les Etats-Unis, vient d'arriver à terme. Peut-être vais-je continuer, je n'ai pas encore décidé?

Vous avez donc assisté au développement des Etats-Unis, aujourd'hui protagonistes du football international?Tout à fait. Ils travaillent avec beaucoup de sérieux et de méthode et disposent des budgets nécessaires? Ils ont aussi adapté les procédures de sélection des joueurs et leur championnat est en pleine expansion. Ça ne m'étonne pas du tout qu'ils se soient qualifiés pour la Coupe du Monde devant le Mexique, une autre grande nation footballistique. Maintenant, il faut voir comment ils se débrouilleront en Allemagne.

Vos réponses prouvent que vous portez sur le football un regard d'entraîneur. Cela fait-il partie de vos projets ?
Bien sûr ! C'est même plus qu'un projet puisque j'étais en contact avec le Real Cartagena il n'y a pas très longtemps, mais je n'ai pas pu rencontrer ses dirigeants au bon moment. Je rêve aussi de prendre un jour les rênes de l'équipe de ma région, l'Unión Magdalena. Tout vient à point à qui sait attendre. Un jour, j'aurai ma chance.

Il n'est donc pas insensé d'en déduire que vous aimeriez un jour diriger la sélection?
Evidemment ! Comment un entraîneur qui veut accomplir de grandes choses dans sa carrière peut-il ne pas espérer être un jour à la tête de la sélection nationale ? Le cas ne s'est pas encore présenté mais, sans vouloir offenser qui que ce soit, je ne refuserai pas une telle offre. D'autant que le moment est idéal. On vient d'être éliminés et on dispose d'une nouvelle génération de joueurs très prometteuse : celle qui a participé au Championnat du Monde Juniors aux Pays-Bas. Beaucoup de ces jeunes évoluent à l'extérieur et acquièrent l'expérience nécessaire pour les prochaines éliminatoires. Le sélectionneur actuel ou celui qui lui succédera aura donc un grand avantage par rapport à ses prédécesseurs.


Quelle vedette vous éblouit le plus à votre poste ?
Ronaldinho est épatant, Zidane se défend toujours bien et Riquelme a fini par réussir en Europe? Messi, je ne sais pas trop à quel poste il joue, mais quel talent ! Riquelme est peut-être celui qui me ressemble le plus, dans sa manière de se déplacer. C'est un grand passeur? Je pense que les trois premiers ont prouvé qu'ils sortaient du lot.

Pour conclure, que manque-t-il à votre carrière ?
Voyons? C'est vrai que j'aurais aimé être champion du monde mais je ne regrette pas non plus de ne pas l'avoir été? En fait, il y a quelques jours, lorsque le trophée de la Coupe du Monde est passé à Bogota, je l'ai vu de près. C'était une émotion très forte et je n'ai pas pu la brandir parce que je n'ai pas été sacré champion ! On a des raisons de se plaindre lorsqu'on n'a pas eu l'occasion d'atteindre ses objectifs. Il faut être honnête, mes coéquipiers et moi avons eu cette occasion, et même trois fois. Mais une Coupe du Monde, ce n'est pas facile. D'après moi, c'est à Etats-Unis 1994 que la Colombie aurait dû aller le plus loin, et on n'a même pas passé la phase de groupes. On n'a tout simplement pas été à la hauteur. Mais j'aime le football. Comme je l'ai dit, je joue encore? Et chaque fois que je foule la pelouse, je me dis que si c'était à refaire, je serais à nouveau footballeur !
Shakhtar_fans


ITW de Bruce Harper euhhh Diego Simeone laugh.gif

Diego, comment vous sentez-vous dans votre rôle d'entraîneur ?

Ça me plaît beaucoup, car c'est un rêve devenu réalité. J'ai toujours su qu'un jour ou l'autre, je deviendrais entraîneur. Aujourd'hui, je suis "dans le grand bain", et j'y prends de plus en plus de plaisir.

N'avez-vous pas parfois envie de rechausser les crampons ?

Non. Quand j'ai signé pour jouer au Racing, je n'imaginais pas me retrouver aussi vite dans le rôle d'entraîneur. Mais depuis que c'est arrivé, je n'ai plus jamais joué au ballon. Pas une seule fois. Même l'envie de penser comme un joueur a complètement disparu. Je me sens très bien dans mes nouvelles fonctions.

Et pendant la Coupe du Monde en Allemagne, c'était la même chose ?

(Il réfléchit et esquisse un grand sourire) Là, c'était différent. Oui, j'ai ressenti un peu de nostalgie. Car même si j'ai complètement tourné la page, c'était quand même la première Coupe du Monde à laquelle je ne participais pas depuis Etats-Unis 1994. Je n'ai pas pu m'empêcher de repenser aux moments importants que j'ai connus sous ce maillot. Mais je crois que j'ai vécu ça plus comme supporter que comme ex-joueur entraîneur.

La pression est-elle la même pour un entraîneur que pour un footballeur ?

Non. Celle qui pèse sur les épaules du technicien est bien plus grande. Le joueur s'entraîne, rentre chez lui, et c'est fini. L'entraîneur, lui, n'a aucun répit. Il doit faire attention à chaque détail et on attend de lui qu'il donne des instructions. Il faut toujours savoir se positionner par rapport au groupe. Parler d'égal à égal avec l'un de vos coéquipiers et s'adresser à toute une équipe sont deux choses très différentes. Devant l'équipe, la responsabilité est beaucoup plus grande.

On peut imaginer que dans le vestiaire, vous vous appuyez sur votre vécu en tant que joueur?

C'est sûr. J'essaie de me souvenir de ce que j'aimais et de ce qui me plaisait moins. Mais le plus important est de ne pas se tromper, au risque de créer des mécontentements. C'est à ce moment-là que mon expérience de joueur est utile.

Les dimanches, vous souffrez plus sur le terrain ou en dehors ?

En dehors, parce que sur le bord du terrain, l'entraîneur a une influence minime. Pendant le match, le pouvoir de décision réel appartient aux joueurs. Si tu n'as pas bien travaillé pendant la semaine, tu peux toujours crier depuis le banc de touche le dimanche, ça ne servira pas à grand-chose.

A quoi ressemble une équipe qui a le "style Simeone" ?

J'aime que mon équipe soit agressive, qu'elle presse, et je veux que les supporters puissent s'identifier à son style. Ils doivent sentir que les joueurs font l'effort. Les gens pardonneront toujours à un joueur d'avoir un jour "sans". Ce qu'ils ne tolèrent pas, c'est qu'un joueur perde le ballon et ne fasse rien pour le récupérer.

Vous aimeriez entraîner en Europe ?

Oui, mais cela ne doit se faire progressivement. Aujourd'hui, je me sens bien à l'Estudiantes. Je suis reconnaissant à ce club de m'avoir fait confiance alors que ma seule expérience était un court passage au Racing. Il est important d'avoir une base solide avant de traverser l'Atlantique.

Y a-t-il des différences entre le métier d'entraîneur en Europe et en Argentine ?

Les rythmes sont différents. En Espagne, par exemple, le jeu est très rapide, alors qu'en Argentine, ce sont les courses qui sont très rapides. Ce sont deux choses très différentes. Là-bas, on fait courir le ballon, tandis qu'ici, on court avec le ballon. C'est pourquoi le jeu paraît plus rapide en Argentine même si en réalité, on joue moins et on court plus. Cela resserre les espaces, ce qui fait que même les choses les plus simples sont difficiles à réaliser. Par conséquent, l'entraîneur doit s'adapter.

Vous étiez l'un des joueurs emblématiques lors du premier passage d'Alfio Basile à la tête de la sélection argentine. Que vous inspire son retour au poste d'entraîneur national ?
C'est un homme très charismatique, avec des idées très claires quant à la manière dont son équipe doit jouer. Par ailleurs, il a connu pas mal de succès en tant que sélectionneur, puisqu'il a remporté deux Copas América, la Coupe Artemio Francchi et la Coupe du Roi Fahd. Ensuite, il y a eu la désillusion de la Coupe du Monde 1994. Si on a choisi de lui demander de revenir, c'est qu'on a besoin de quelqu'un de son niveau au poste de sélectionneur. Il mérite un respect absolu.

Vous aimeriez diriger la sélection argentine ?

Euh? (Il sourit d'un air entendu) L'équipe nationale est ce qu'il y a de plus beau. Je pourrais répondre en disant simplement que j'y ai joué de 1987 à 2004. C'est là que j'ai connu les meilleurs moments. Je crois pouvoir dire que j'ai toujours tout donné en sélection. Avant d'obtenir ma première cape, je me disais toujours que la seule manière d'arriver en équipe d'Argentine, c'était de bien jouer. Aujourd'hui, c'est pareil. Je me dis que si je m'applique en tant qu'entraîneur, j'ai des chances d'atteindre de belles choses.

A votre avis, pourquoi l'Argentine n'a-t-elle plus atteint les demi-finales de la Coupe du Monde de la FIFA depuis 1990 ?
L'après-Diego Maradona a été compliqué? J'aimerais bien me tromper, mais je pense qu'il sera difficile d'avoir un autre Maradona, un joueur aussi perturbant pour l'équipe adverse. C'est d'ailleurs pourquoi il est plus nécessaire que jamais d'insister sur le collectif. L'Argentine possède de grandes individualités, mais peu de joueurs exceptionnels. Lorsque nous arriverons à bien jouer collectivement, nous pourrons aller loin. En France et en Allemagne, nous étions sur la bonne voie? Je crois qu'il y a une évolution, mais je le répète : nous devons accepter le fait qu'il n'y aura pas d'autre Maradona pour faire la différence tout seul.

Auriez-vous aimé entraîner le Maradona de la belle époque ?
(Il éclate de rire) Diego n'a jamais été "entraînable" ! Que lui aurais-je dit ? Lui, il faut le laisser jouer, un point c'est tout !
laugh.gif laugh.gif

Pour finir, qu'auriez-vous donné pour être champion du monde avec l'Argentine ?

J'aurais échangé mes 106 sélections contre les sept qui sont nécessaires pour atteindre une finale de Coupe du Monde. Mais qui sait ? Peut-être vais-je gagner comme entraîneur ce que je n'ai jamais remporté en tant que joueur !
SonnyGol
Posté dans le topic des girondins biggrin.gif



Citation (maverick84 @ Nov 24 2007, 13:38)
qui a lu l ITW de cavenaghi dans l equipe d aujourdui

il dit qu il en a marre et ne comprend pas pk il ne joue pas plus, se demandant meme meme ce qu il est venu faire ici

voila l ITW

« Je ne suis pas en vacances »
Fernando Cavenaghi, l?ancien buteur de River Plate, s?agace de son rôle de figurant aux Girondins .
Fernando Cavenaghi (24ans) était l?idole de River Plate ( 55buts en 88 matches de championnat) quand il est parti « se perdre » au Sparta Moscou, en 2004 (12buts en 55 matches) . Depuis sa signature à Bordeaux, pour quatre ans et demi, le 20 janvier dernier, l?Argentin peine à retrouver du temps de jeu cette saison : 7 matches, 89 minutes en L1, 5 titularisations et 3 buts ( en Coupe de l?UEFA) .

Avez-vous perdu un an à Bordeaux ?
- Non, les six premiers mois. Je suis arrivé gros, hors de forme, après deux mois de vacances . J?ai effectué deux mois de préparation . J?ai plus travaillé que tout le groupe réuni . Puis j?ai été titulaire contre Nancy . J?ai marqué (3-0, en avril ) et je n?ai plus débuté en L1. Je n?ai jamais compris .
- Je suis allé demander plusieurs fois au président et à Michel Pavon( le directeur sportif) pourquoi il m?avait payé si cher . Neuf millions d?euro pour jouer dix minutes, cela fait beaucoup non ? S?ils m?ont acheté pour être joker, il se sont trompés . Mais je me suis dit : « ok, c?est l?adaptation » !

Le remplacement de Ricardo par Blanc e-t-il changé la donne ?
- Oui, une nouvelle saison a débuté . Mais je mes suis fait opéré d?une pubalgie ( le 3 juillet) . Après deux mois d?indisponibilité, Blanc m?a dit que je devais revenir petit à petit et q?après on verrait . Aujourd?hui ça va bien . Cen n?est pas moi qui le dis, ce sont les statistiques : j?ai débuté cinq fois cette année , et j?ai marqué cinq buts . Que dois-je faire de plus pour être titulaire ? Débuter un seul match de ligue1 et disputer la coupe de l?UEFA n?est pas mon objectif . Si on se fait sortir de cette coupe, je fais quoi après ? Je prend un parasol et je vais à Arcachon ? laugh.gif 

Vous demandez-vous ce que vous êtes venu faire en Gironde ?
- ( il réfléchit) . Oui. A mon arrivée, le président m?a souhaité la bienvenue en me disant que je jouerais beaucoup parce que le club possédait peu d?attaquants comme moi . Il m?a d?ailleurs donné le numéro 9 . Et je ne joue pas beaucoup. Parfois je comprend, parfois non . Je joue, je marque, je rejoue, je re-marque et ???je ne joue plus !

Êtes-vous résigné ?
- Non, la vie est superbe ici . Nous sommes très heureux avec ma femme . Mon père, mes grands parents et mon frère nous ont rejoints . Comme nous sommes en Europe pour dix ans, on en profite .
- Dès qu?on peut, on part en balade avec Alonso ? dont la femme réussit la meilleure pizza de Bordeaux . On est déjà allés en voiture à Venise,Paris,Bruges,Barcelone,Madrid, Saint-Sébastien ?Ma vie est parfaite, mais je ne suis pas en vacances . Je ne crée pas de problèmes mais je ne suis pas content . Le foot, c?est ma vie . J?ai commencé à y jouer à trois ans . J?intériorise ma colère ; Je ne suis pas là pour l?argent- j?en gagnais plus à Moscou ? mais pour jouer, marquer, gagner des titres et retrouver ma sélection . A part Crespo, il n?existe plus guère de numéro 9 de surface en Argentine . thumbsup.gif  thumbsup.gif 

A l?image de Trezeguet avec les bleus, votre style vous pénalise-t-il ?
- C?est vrai qu?on joue moins librement chez vous, où on marque au maximum deux buts par match . River Plate évoluait en 3-4-1-2 . En France c?est avec cinq milieux défensifs . ( ninja.gif ) C?est donc plus dur de marquer . Mais Bordeaux aligne deux attaquants . Ca peut m?aider à marquer ?.si je joue !

Si ce n?est toujours pas le cas à la trêve, demanderez-vous à être prêté ?
- Non, sauf si l?entraîneur me dit que je ne jouerai pas . C?est dans ce club magnifique que je veux réussir .

Journal l?Equipe propos recueillis par Bernard Lions( avec L.L.) ?
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El Xeneize
c est clair que entre Bordeaux et Moscou y a pas photo happy.gif
ninja.gif
Boca_Massilia
Posté dans le topic OM :

Citation (Jordanpsg @ Jan 4 2008, 10:32)

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hi.gif
_SirO_
Pauvre Krupo... il veux s'acheter les supporteurs avec ses declarations tongue.gif
Boca_Massilia
Laisse lui au moins sa chance Siro... hehe.gif Moi en tout cas, j'y crois, me déçois pas Krupo... wub.gif
_SirO_
Mais bien sur... je rigolais, il peux reussir a l'om. J'espere en tout cas, moi je l'aime bien Krupo smile.gif
JMAulas
Moi ça dépend de la première jambe qu'il va arracher ninja.gif
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