''Mes buts ? Un petit miracle"(27/09/2007)

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Serhat Akin a sauvé la peau de Vercauteren : "Je suis surtout heureux d'être à nouveau joueur pro" ANDERLECHT Anderlecht en crise ? Oui. Mais on n'ose pas s'imaginer quelle ampleur aurait eu la crise s'il n'y avait pas eu Serhat Akin, le buteur face à Vienne (1-1) et Genk (1-1). Est-ce que Vercauteren aurait sauvé sa peau avec un 0-1 et un 1-0 ? On n'en est pas certain. Pour éviter tout malentendu, cette interview a eu lieu avant le boycott de la presse.
Serhat, vous êtes un cadeau du ciel.
"C'est surtout formidable que je suis à nouveau joueur de football. En fait, en Allemagne, je n'ai pas joué pendant six mois. Le plus cruel de tout était que je ne pouvais pas toucher un ballon. Après tous mes pépins physiques, il me faut deux fois plus de temps pour revenir."
On ne dirait pas, avec deux buts en 180 minutes.
"Je le sais. J'étais deux fois à la bonne place au bon moment. Ma blessure aux adducteurs est totalement résorbée mais j'avais peur de blesser d'autres muscles, qui ne sont plus habitués à faire de tels efforts. Des vitamines, des massages et des entraînements physiques plus légers sont le remède. Je serai présent contre Charleroi et au Rapid."
N'est-ce pas un miracle de vous revoir jouer au plus haut niveau ?
"Un petit miracle, en effet. Les médecins avaient déjà opéré des joueurs blessés comme moi mais ils n'avaient jamais découvert de tels dégâts à l'intérieur d'un corps. Qu'est- ce que j'ai pu avoir mal."
Et dire qu'Anderlecht vous avait abandonné.
"S'ils ne m'avaient vraiment pas voulu, je ne serais quand même pas ici ? Ils m'auraient dit : "Tiens, ton contrat et adieu". Au lieu de cela, Herman Van Holsbeeck m'a dit que je recevrais une chance honnête."
Mais il y a un peu moins d'un an, Anderlecht en avait marre de vous.
"Le temps panse les plaies. Et je ne vis pas avec le passé."
Vous avez reçu des félicitations de vos éternels amis, Kompany et Wilhelmsson ?
"Cela fait quelques semaines que je n'ai plus entendu Vincent. Chippen, par contre, m'a appelé lundi pour me féliciter. Il savait que j'avais marqué."
Propos recueillis par Yves Taildeman
© La Dernière Heure 2007