koss-69
Aug 8 2007, 17:12
voila j'ai eu l'idée de créer se topic pour afficher ses récits de footballeurs suisses plus ou moins connus. Ces récits sont tirés du magazine "Rotweiss", étant donné qu'il est en suisse allemand j'imagine que personnes ne lis déjà ces histoires. si s'est le cas ou que cela ne vous interesse pas dite le moi et je stopperai aussitôt.

«Je ne regrette rien»
Jonas Elmer n?avait que 17 ans lorsqu?il se retrouvait parachuté au FC Chelsea. Actuellement, le plus jeune sociétaire de la sélection nationale des M21 est revenu en Suisse.
Par Daniel Schaub
Georges Bregy devait trembler jusqu?à la dernière minute. A la 92e minute du match de la dernière journée à Bazenheid, le score était toujours de 1:1 et son équipe avait déjà un pied dans la série inférieure. C?est alors que Remo Roider décochait une volée gagnante pour le 2:1. La victoire assurait le maintien du FC Stäfa en 2e Ligue interrégionale. Le club de la banlieue zurichoise repartira cette saison sous les ordres de son illustre entraîneur Bregy, l?ancien meneur de jeu de l?équipe de Suisse.
Qu?est-ce que Jonas Elmer a à voir dans cette histoire? Il est tout simplement le chroniqueur de la rencontre. Rien de ce qui touche le club de ses débuts ne lui est indifférent. Il avait quitté le FC Stäfa alors qu?il était junior C afin de répondre à une offre des Grasshoppers. Et sa jeune soeur Sina (16 ans) joue en 2e Ligue avec l?équipe féminine du FC Stäfa.
Le départ soudain à Londres. Personne ne connaissait vraiment ce jeune sociétaire des M18 des Grasshoppers, lorsque l?annonce de son départ survint durant l?été 2005. Jonas Elmer était engagé par le FC Chelsea. Seuls quelques techniciens bien informés avaient une idée du potentiel de ce latéral gauche qui avait disputé en Italie le tour final du CE des M17. Mais personne, y compris l?intéressé lui-même, n?aurait imaginé que le club londonien propose un contrat de trois ans. Dès son arrivée à Londres, le jeune Zurichois était pris dans un véritable tourbillon. Il prenait part à l?entraînement de l?équipe première. Pendant deux semaines, il allait côtoyer des stars mondiales, comme Didier Drogba, Claude Makelele, John Terry ou Frank Lampard. «Le saut entre les M18 de GC et cette équipe de cracks fut énorme», se souvient Elmer. Il avait même le privilège d?entrer en cours de jeu lors de deux matches tests. Une fois, il relayait le Hollandais Arjen Robben, à un quart d?heure de la fin, lors d?une rencontre à l?extérieur contre Benfica Lisbonne. «Un moment fort que personne ne peut me prendre!» confie-t-il avec une pointe de fierté. Le but n?était pas pour lui de s?imposer en équipe première. Avec ses 17 ans, il était beaucoup trop jeune. «Pour moi, c?était de bénéficier d?un contexte idéal dans ma progression», confie Elmer. Il était déjà heureux de s?assurer une place de titulaire avec la formation réserve sous la houlette de l?entraîneur Mick McGiven. Tout était bien en place. Le jeune Suisse effectuait des progrès dans tous les domaines au sein d?un groupe riche en talents.
Durant l?été 2006, McGiven cédait son poste à l?entraîneur des juniors, Brandon Rodgers. Celui-ci s?appuyait en priorité sur les éléments dont il avait eu la charge avec les M19. «Je ne figurais pas parmi ses protégés», précise Elmer. Néanmoins, sur un total de 18 matches, il totalisait 12 participations. Il livrait en plus cinq à six parties avec l?équipe des M19.
Le fait que l?Irlandais Brandon Rodgers était bien confirmé dans son rôle de «patron» de la réserve a joué un rôle dans le désir chez Elmer de donner une nouvelle orientation à sa jeune carrière, de s?échapper de sa cage dorée. Il souhaitait s?entraîner régulièrement avec une première équipe pour progresser davantage. «Or Chelsea, c?était quasiment impossible», avoue-t-il. Il a donc saisi l?offre venue du FC Aarau. Il n?estime pas que son retour en Suisse puisse être ressenti comme un échec. Au contraire. «J?ai la possibilité ici de m?affirmer et si je réussis à Aarau, les reproches que l?on aurait pu me faire, seront sans objet.»
Il ne pense pas que l?étape londonienne, dans sa jeune carrière, ait été une erreur. «Je ne regrette rien, cette expérience m?a beaucoup apporté. Certes, différents chemins existent pour atteindre les buts que l?on convoite, et j?avais choisi le mien», dit-il avec la sagesse d?un ancien. A Aarau, il a été très bien accueilli. Il n?a pas vécu «un choc de culture» en passant du centre d?entraînement très sophistiqué du FC Chelsea à celui plus rustique du Brügglifeld. Il se dit parfaitement heureux d?avoir la possibilité d?amasser de nouvelles expériences avec des joueurs routiniers de la Super League. Au sein de la réserve londonienne, il avait pour partenaires des joueurs plus jeunes, mais au niveau technique plus élevé.
Recherche de la stabilité. A Aarau, Elmer croit qu?il peut s?imposer au poste de latéral gauche. Liée avec ses objectifs personnels, la recherche d?une stabilité de l?équipe lui tient à c?ur. Il aimerait que cette saison ne soit pas, comme les précédentes, celle de tous les dangers. Les résultats encourageants enregistrés lors des matches de préparation fortifient sa confiance. «L?amalgame au sein de l?équipe joue et l?harmonie règne dans le staff des entraîneurs», confie-t-il. Aux côtés du chef Ryszard Komornicki, Jeff Saibene, le second, peut lui apporter beaucoup. Le technicien luxembourgeois avait lui aussi à 18 ans tenté sa chance à l?étranger dans un club, le Standard Liège, qui jouissait à l?époque d?une belle cote sur le plan européen. Elmer est aussi heureux de respirer l?air du pays, de se rapprocher des siens. Certes, il ne regrette rien. «Pour un jeune joueur, une offre du FC Chelsea ne se refuse pas.» En débarquant sur les bords de la Tamise, il présentait des références intéressantes pour son âge (champion suisse, vainqueur de la Coupe avec les M16, vainqueur de la Coupe avec les M18 de GC). Mais à son arrivée en Angleterre, il ne pesait que 62kg500.
Huit kilos de gagné. Aujourd?hui, il revient plus musclé, plus costaud avec un poids de forme qui se situe à 70kg. «A mes débuts à Chelsea, dans les duels, je ne faisais pas le poids», se souvient Elmer. Il s?empressa de fréquenter la salle de musculation. Techniquement, il a eu également le sentiment de progresser. «Mes centres sont mieux dosés, mon comportement défensif est plus sûr et tactiquement j?ai beaucoup appris. En fait, je crois être mieux armé pour répondre aux exigences qu?implique le rôle d?arrière offensif.» Ce retour en Suisse présente un autre avantage. Il le rapproche du champ de vision du sélectionneur. Pour l?heure, il n?a pas à se plaindre. Il est tout de même le plus jeune élément de la sélection des M21. A la fin de la saison dernière, Bernard Challandes l?avait retenu à deux reprises.
En Suisse, il a bien l?intention de mener sa carrière de footballeur professionnel, mais il ne néglige rien. Ainsi entend-il exploiter l?acquis linguistique de ses deux années passées outre-Manche. Il passera une maturité anglaise à l?école britannique de Zurich. Mais sa préoccupation majeure reste le FC Aarau. Naturellement, il va se battre de toutes ses forces pour le maintien des Argoviens en Super League tout en espérant que le FC Stäfa de son enfance connaisse lui aussi une saison exempte de mauvaise surprise.
Moskito
Aug 8 2007, 18:04
Perso ça m'intéresse, c'est toujours bien de voir par quoi et quel etat d'esprit passe les jeunes footballeur. T'imagine débarquer à chelsea à 17 ans et t'entrainer et même jouer avec les Drogba Terry etc

c'est un gros truc de malade.
Sinon c'est toi qui traduis l'article? si c'est le cas ça doit te donner pas mal de boulot quand même et vu le nombre de personne qui traine ici

mais si c'est pas contraignant pour toi continu
koss-69
Aug 9 2007, 17:42
ben je fait de mon mieux pour que se coin du forum devienne un temps soit peu interessant pour attirer un peu de monde parce que sinon s'est totalement mort et personne ne post
Moskito
Aug 9 2007, 22:52
Ce qu'il faudrait c'est faire de la propagande en suisse romande
C'est clair que c'est mort par ici... perso à part Xamax je suis même pas tellement le championnat, et encore même xamax j vais au stade pas souvent (pour ainsi dire j'y vais quand on m'offre la place

)
Le football suisse motiv pas des masses en dehors des frontières et la plupart des espagnol, portuguais, italien suivent principalement un club de leur pays d'origine, ce qui fait que pas bcp de soccers s'y connaissent un minimum dans ce championnat, faudrait que Zurick nous fasse un parcourt à la Bâle en LDC pour attirer un peu de monde
koss-69
Aug 16 2007, 13:12
L'équipe nationale suisse peut à nouveau compter sur Blaise N'Kufo. L'attaquant a rencontré Köbi Kuhn à Enschede et il s'est déclaré d'accord de reprendre du service. Mais comment va N'Kufo aujourd'hui?
Au fil de ses voyages afin de rencontrer les internationaux suisses, Köbi Kuhn a appris à connaître bien des destinations. Mais il n'avait jamais été à Enschede, cette ville de 150 000 habitants située à la frontière germano-hollandaise. Pourtant, c'est là que joue l'un des trop rares véritables attaquants qui puissent intéresser le coach national. Depuis quatre ans, il se signale avec une belle régularité par son efficacité. Dans un championnat de valeur supérieure à celui de l'Axpo Super League, il fait valoir ses qualités de buteur.
C'est de Blaise N'Kufo qu'il est question. Depuis l'été 2003, il défend les couleurs du FC Twente Enschede. Après 126 matches en «Eredivisie», il totalisait 66 buts. En Hollande, il est considéré comme l'un des meilleurs spécialistes dans le rôle de réalisateur. Au terme de la saison 2006/07, il terminait au deuxième rang du classement des marqueurs (22 réussites) et il contribuait grandement à la qualification de son club, quatrième, en Coupe de lUEFA.
Logiquement, compte tenu de ses performances personnelles, N'Kufo ne devrait pas comptabiliser seulement sept matches internationaux et un but (1:3 contre le Canada en mai 2002). Mais il y eut cette malheureuse affaire en août 2002: N'Kufo claquait la porte la veille d'un match contre l'Autriche parce qu'il navait pas été retenu dans le onze de base. En tant que joueur de couleur, originaire du Congo, il ne craignait pas de parler de discrimination raciale, pour justifier son attitude. Ce reproche passait mal.
En 2004, une entrevue planifiée avec Kuhn avortait. Le sélectionneur n'acceptait pas que le joueur ait vendu la mèche à la presse. Le coach aurait souhaité plus de discrétion. Du coup, les rapports entre les deux hommes étaient au point mort. Trois ans après, le contact est retrouvé. «Nous avons tout mis sur la table, balayé tous les malentendus. Ce fut un face-à-face très fructueux», affirme N'Kufo. Kuhn profita de l'occasion pour avoir un entretien, à Enschede, avec l'entraîneur Fred Ruttens. Il apprit ainsi pourquoi le joueur suisse était devenu le vice-capitaine du team hollandais et pourquoi aussi il bénéficiait de la sympathie des fans.
Avant de donner suite à l'offre de conciliation du coach, le Vaudois tint un conseil de famille. «La décision ne fut pas facile à prendre», laisse-t-il entendre. Essentiellement pour des raisons linguistiques, N'Kufo et les siens habitent de l'autre côté de la frontière. Sa femme, qui est comme lui d'origine congolaise, poursuit des études en Allemagne. Tous deux ont décidé de faire table rase des récriminations passées. «Le temps est venu de tourner la page, de regarder devant soi», estime N'Kufo. «Avec les années et les expériences que vous réserve la vie, vous apprenez à passer sur certaines choses, sans toutefois les oublier complètement.»
A 32 ans, il est assez lucide pour mesurer le temps perdu à propos de l'équipe nationale. A ses meilleures années d'attaquant, celles que traverse par exemple un Alex Frei (26 ans), il n'a porté que le maillot rouge de Hanovre 96 et celui du FC Twente, mais pas celui de la Suisse. «Parfois les décisions que l'on croit devoir prendre sont dures et il faut en payer le prix», martèle NKufo. «Mais pour votre propre image, il importe aussi qu'à un certain moment votre démarche soit comprise du plan grand nombre.» Il est conscient que sa décision de ne plus jouer pour la Suisse, prise durant l'été 2002, s'était heurtée à beaucoup d'incompréhension dans l'opinion publique. Il parle aujourd'hui de «recul» et du «prix à payer» lorsqu'il revient sur cette affaire.
Auparavant, il avait déjà défrayé la chronique avec son passage du Lausanne-Sports aux Grasshoppers à la fin du siècle dernier. Jamais un transfert à l'intérieur de la Suisse n'avait atteint une somme aussi élevée, soit trois millions de francs. Au Hardturm, Blaise éprouva d'ailleurs beaucoup de mal à justifier pareil montant. Sa force de pénétration, qui avait fait les délices du public de la Pontaise, apparut bien émoussée à ses débuts zurichois. Sa carrière connut alors une forme de stagnation avant qu'il ne retrouve tout son punch en Hollande.
«L'équipe nationale est une formidable vitrine qui a permis à beaucoup de Suisses de trouver un nouveau club», constate-t-il. Mais son premier passage sous le maillot à croix blanche ne répondit pas à son attente. Aujourd'hui, il prend un certain recul: «A 32 ans, les données apparaissent différentes, mais elles restent stimulantes.» Aux Pays-Bas, on parle beaucoup de l'intérêt manifesté par AZ Alkmaar, l'équipe révélation de la saison dernière. «Depuis 2002, alors que je n'avais plus le statut d'international, mon nom avait souvent été évoqué, mais sans que cela débouche sur quelque chose de concret.»
Il y a quatre ans, après une saison malheureuse à Hanovre, il avait été bien heureux de trouver un club à Enschede. Il rebondissait de façon éclatante puisqu'il était désigné, au terme de sa première année, comme «l'attaquant de la saison». Tout naturellement, des avants dotés d'un punch ravageur sont en principe très sollicités. Celui qui réussit dans une équipe de province s'attend logiquement à être courtisé. Or N'Kufo attendit vainement des appels téléphoniques.
En compensation, il trouva au FC Twente avec Ruttens un entraîneur qui lui a permis de donner sa pleine mesure. Toujours surpris par ce qu'il a pu lire le concernant, il rappelle: «Dans ma vie, comme pro, j'ai joué dans dix clubs et nulle part mon intégration ne posa un problème.» Il sait que son retour en équipe nationale ne va pas amener un changement fondamental dans sa carrière. Il évoque en toute sérénité son come-back: «Je me suis fait un nom en Hollande. Jai deux filles et je ne pense pas tous les jours à l'équipe de Suisse. Mais je suis fier de porter le maillot d'un pays où je me sens bien.» Mais par rapport à 2002, sa résolution est plus forte. Après cinq années d'absence, il entend saisir pleinement sa chance sous le maillot à croix blanche. Mieux vaut tard que jamais.
ManUtd4ever
Aug 21 2007, 16:25
Merci Koss
Je suis content pour Elmer j'espere quil ora du temps de jeux
koss-69
Sep 30 2007, 18:56
Le grand défi de Margairaz
présente la Topstory
Xavier Margairaz est l'un des quatre joueurs du FC Zurich à avoir changé de club cet été. Sa valeur est reconnue en équipe nationale, il lui faut maintenant s'imposer à Osasuna Pampelune.
Par Peter. M. Birrer
Après avoir placé le Servettien Javier Esteban au Stade Rennais l'hiver dernier, Walter Fernandez s'est également chargé de trouver une ouverture à l'étranger pour un autre grand talent du football romand, Xavier Margairaz. Au terme d'une saison 2006/07 couronnée par un nouveau titre au FC Zurich, son protégé n'avait effectivement plus rien à prouver en Suisse. Au contraire du Genevois, il quittait le pays fort de solides références. Déjà il comptait dix sélections en équipe nationale à son départ. La première remonte à 2005 et il a participé au tour final de la CM 2006. Son mentor Walter Fernandez a fait trois apparitions sous le maillot à croix blanche en 1995. Formé au Lausanne-Sports, passé par Neuchâtel Xamax, Lugano et Servette, il a su forcer la confiance de beaucoup de talents helvétiques. Dans le cas de Margairaz, il lui a déconseillé de donner suite à des propositions venues d'Angleterre, d'Aston Villa et Everton plus précisément. Il estimait que ce n'était pas vraiment un football pour lui.
Lorsqu'il eut un contact en Espagne avec Osasuna, le club phare de la province de Navarre, il s'exclama: «Oui, c'est exactement ce que nous recherchons.» Fernandez sut convaincre son poulain. «Xavier n'a pas réfléchi dix secondes avant de me dire oui!» confie-t-il. Le championnat suisse n'était pas encore terminé lorsque les derniers détails étaient réglés en coulisse. A 23 ans, alors que son contrat à Zurich arrivait à son terme, le gaucher de Rances disputait son dernier match le 24 mai. Très satisfait d'avoir mené à bien les tractations, Fernandez affirmait haut et fort: «C'est un choix intelligent.» Les dirigeants du club de la ville de Pampelune ont signé un contrat de trois ans à son client. Ils ont pris leurs précautions: au cas où un concurrent veut s'assurer les services de Xavier, une clause libératoire a été fixée à 16 millions de francs.
Entre-temps, Margairaz est arrivé dans cette cité située au pied du versant espagnol des Pyrénées et relativement proche de la côte basque française. Il a passé le premier mois à l'hôtel. Il a pu prendre la mesure du défi qui l'attend en 1re division ibérique. Ce n'est pas que ses nouveaux partenaires l'aient ébloui par leur maîtrise technique, non, c'est le changement de tempo qui l'impressionne. «Le rythme est bien supérieur à celui de la Super League. Il faut s'habituer à cette vitesse d'exécution beaucoup plus élevée», dit-il. «Les séances d'entraînement sont certes plus courtes que chez nous, mais elles sont plus intensives.» Fernandez abonde dans ce sens et ajoute: «En Espagne, la remise en question est quotidienne. Si tu te relâches un jour, un autre est prêt à prendre ta place. Chacun entend saisir sa chance.» Margairaz est conscient du risque qu'il a pris. A une année de l'EURO 2008, il a choisi un club où il peut à tout moment se retrouver sur le banc.
C'est dailleurs ce qui lui est advenu lors de la première journée du championnat, placée trois jours après Suisse - Hollande. A Bilbao, où Osasuna partagea les points (0:0), l'entraîneur José Angel Ziganda, un vrai Navarrais, lui préféra, en ligne médiane, des espoirs formés au club, comme Azpilicueta (18 ans) et Erice (20 ans). L'identité régionale est très forte. Les étrangers n'ont jamais eu la partie facile sous le maillot «rojillo». C'est en ce début de saison qu'il doit démontrer sa force de caractère. «Si javais eu peur de me remettre en question, je serais resté en Suisse, mais je voulais voir quelque chose de nouveau et surtout faire provision d'expérience à l'étranger.» Son intégration se passe bien. Il habite dans un village situé en bordure de la ville de Pampelune, qui compte 200 000 habitants. Il est à dix minutes en voiture du stade Reyno de Navarra. Il confie: «Cest très agréable. Normalement, le temps est un peu comme chez nous.» Mais le jour de cette conversation, il pleuvait en Suisse alors qu'il faisait une chaleur torride (35 degrés) en Espagne.
Margairaz a besoin de quiétude, d'harmonie. L'atmosphère plutôt familiale que l'on ressent à l'intérieur du club de Pampelune est, selon Fernandez, un facteur important pour Margairaz: «Cest seulement dans un contexte harmonieux qu'il donne sa pleine mesure.» Avant d'arrêter sa décision, Fernandez avait recueilli l'avis d'un autre Vaudois, Fabio Celestini, le sociétaire du FC Getafe: «Il m'a dit que c'était le club idéal par ses dimensions pour un garçon tel que Margairaz.» Les premiers contacts avec l'entraîneur Ziganda ont été bons, mais la malchance a voulu que le Suisse se blesse à son arrivée. Il n'a pas pu ainsi se montrer sous son meilleur jour. Il a manqué trois matches d'entraînement. Malgré sa présence sur le terrain au Stade de Genève contre les Néerlandais le mercredi, il n'a pas été titularisé le week-end contre Athletic Bilbao.
Le rôle de réserviste, le Vaudois le connaît fort peu. Ses entraîneurs successifs lui ont toujours manifesté une entière confiance. Au Lausanne-Sports, Radu Nunweiler avait décelé très vite son talent. Il lui ouvrait les portes de la LNA alors qu'il n'avait que 17 ans. A cette époque, l'entraîneur roumain misait également sur le frère aîné de Xavier, Sacha, lequel peine aujourd'hui à confirmer les promesses données à ses débuts à la Pontaise. A 27 ans, ce «battant» bataille en 1re Ligue sous les couleurs du FC Baulmes. La déconfiture financière de Lausanne-Sports précipitait le départ de Xavier pour Neuchâtel Xamax (saison 2003/04). Il s'imposait avec éclat. Pressé de rentrer dans son argent, le président de la SA du club neuchâtelois, le Français Alain Pedretti, le transférait au FC Zurich pour une somme bien inférieure à la valeur réelle de ce joueur pétri de talent.
Margairaz planifie intelligemment sa carrière. Hansruedi Hasler, le directeur technique de l'ASF, le croit capable de faire son trou à l'étranger. «Un international suisse devrait être en mesure de revendiquer une place de titulaire à Osasuna», assure-t-il. «Xavier possède encore une marge de progression. Il doit s'améliorer sur le plan athlétique. Techniquement et tactiquement, il est au top. Maintenant, il a besoin de se forger un mental d'acier.» Il a d'ailleurs ressenti au sein de son nouveau club le besoin de lutter contre le peu de considération que l'on accorde au football suisse. Avant son départ pour Genève, ses coéquipiers se gaussaient de lui, ils lui prédisaient le pire contre les Hollandais. A son retour à Pampelune, le ton avait changé. Margairaz avait l'impression d'avoir remporté sa première victoire en Espagne. Il lui reste maintenant à trouver son meilleur rôle au sein d'une équipe qui excelle dans le jeu de contre-attaque. Il a toutes les aptitudes voulues pour s'imposer comme la rampe de lancement: bonne couverture de balle, passe longue précise et puissance de tir. Son gabarit puissant (1 m 85/80 kg) lui permet de se faire respecter dans les duels. Il est un véritable numéro 10. Il est beaucoup moins à l'aise dans ce rôle de second attaquant qui lui fut confié contre les Pays-Bas à Genève.
ManUtd4ever
Oct 5 2007, 22:22
pour le moment il figure meme pas sur la feuille de match
koss-69
Oct 7 2007, 10:45
vraiment dommage, s0est pas comme ça qu'il va progresser
koss-69
Oct 17 2007, 11:41
«Savoir se surpasser»
Balle aux pieds, il est régulièrement l'un des meilleurs footballeurs suisses. A la ville, il séduit par sa gentillesse et sa vivacité d'esprit. Entretien avec Tranquillo Barnetta sur Tranquillo Barnetta. Interview: Michael Martin, Daniel Schaub
«hop suisse!»: Tranquillo Barnetta, si vous faites le point après le «tournoi des continents» en Autriche, à quel niveau situez-vous la Suisse dans l'optique de l'EURO 2008?
Barnetta: Je continue à dire que nous sommes sur le bon chemin. Mais le couac de la seconde mi-temps contre le Japon nous fait doublement apprécier le temps que nous avons encore à disposition avant l'EURO. Il y a des correctifs à adopter afin que ne se reproduise pas un tel dérapage.
Sans vouloir vous mettre personnellement en cause, le match a complètement basculé en seconde mi-temps, soit au moment de votre entrée en jeu. Que s'est-il passé?
Difficile à dire. Mené à la marque, l'adversaire se devait de réagir. Les Japonais se sont enhardis et nous leur avons laissé la possibilité de prendre la direction des opérations. Nous n'avons pas eu la bonne attitude. Certes, nous avons alors manqué de réussite, comme sur mon coup de tête qui frappe le montant. Et lorsque nous revenons à égalité, nous ne devons pas encore prendre un but dans les arrêts de jeu!
Compte tenu de votre forme actuelle, l'EURO pourrait démarrer aujourd'hui?
Effectivement, je traverse une bonne période sur le plan physique, mais ce constat ne doit pas m'inciter à un optimisme béat. Je suis heureux que nous ayons quelques mois devant nous.
Mais vous ressentez une différence par rapport à l'année dernière?
Oui, à coup sûr. Par rapport à la période qui suivit la CM, je suis beaucoup mieux, plus affûté, plus incisif. Cet été, j'ai bénéficié de quatre semaines de véritables vacances. J'ai pu mener toute ma préparation dans des conditions idéales. J'en récolte les fruits aujourdhui.
Vous êtes à nouveau en pleine possession de vos moyens, mais ne bénéficiez-vous pas aussi de la retouche apportée au système de l'équipe nationale? L'emploi d'un seul attaquant de pointe n'a-t-il pas pour corollaire une participation plus offensive des demis extérieurs?
Oui, c'est aussi un facteur positif. Et pour moi, je bénéficie exactement du même contexte tactique que dans mon club. A Bayer Leverkusen, j'évolue aussi sur le flanc gauche et en équipe nationale, je retrouve les mêmes automatismes.
Votre participation offensive est-elle plus marquante, plus efficace depuis que la solution adoptée en ligne médiane avec deux numéros 6 vous libère de certaines tâches défensives?
Je pense que pour chaque joueur, il y a encore suffisamment de travail à accomplir dans ce secteur. Prenez le match contre la Hollande, notre force fut davoir maîtrisé tous les problèmes sur le plan du replacement. Cette discipline fut à la base de notre victoire. Ainsi, entre moi et Ludovic Magnin, les dédoublements ont parfaitement joué sur le flanc gauche.
Il est quasiment votre mentor en défense?
Si l'on veut. En tout cas, il me dit toujours ce que je dois faire.
Estimez-vous que l'option choisie avec deux demis défensifs et seulement un attaquant soit la plus appropriée compte tenu de l'effectif actuellement à disposition pour l'équipe nationale?
C'est certainement une possibilité intéressante, mais cela ne veut pas dire que nous devons renoncer à jouer avec deux avants de pointe. Si je pense au come-back attendu d'Alex Frei, je suis sûr qu'un retour à la formule de deux attaquants sera esquissé à la faveur dun match amical. A Bayer Leverkusen, nous procédons parfois, en cours de saison, à un changement de système. Cela ne gâte rien si une équipe est capable de maîtriser des schémas tactiques différents.
Votre jeu apparaît plus réfléchi, plus consistant - une question dâge?
Je ne sais pas si c'est une question dâge. J'essaie tout bonnement d'aller au bout de mes possibilités. Par exemple, cela avait parfaitement fonctionné lors des matches de la première phase à la CM - seulement contre l'Ukraine en huitième de finale, nous avions tous les accus à plat. Voilà où le bât blesse.
Concrètement, que doit-il se passer?
Tout d'abord, il est évident qu'en football on ne peut pas se surpasser durant quatre matches d'affilée. C'est très difficile. Alors vous devez trouver un point d'équilibre qui vous permet d'extérioriser vos qualités sans vous mettre dans le rouge, de gagner sans aller au-delà de la limite. C'est ainsi par exemple que nous avions réussi notre coup à Vienne contre le Chili.
Cela veut dire, selon votre définition, que la Suisse s'était hissée au-delà de ses possibilités normales contre les Pays-Bas?
De notre point de vue, le match contre les Hollandais fut une performance de choix. Je dirais même que nous avons joué par moments au-dessus de nos limites. Mais lorsqu'on est ambitieux, cette performance doit servir de référence. Cela ne sera pas simple de rééditer une telle partie, mais nous avons montré ce que nous pouvons faire.
La victoire contre les Néerlandais contribue certainement à donner une meilleure image du football suisse en Allemagne où il a trop longtemps souffert d'un déficit de considération. Je pense que notre valeur est reconnue, même si naturellement nous ne jouissons pas de la même cote que les Brésiliens, bien sûr! Mais en principe, les footballeurs suisses ont bonne réputation en Allemagne. Et je vois en outre qu'aux côtés de quinze Allemands et d'un Hollandais, deux Suisses travaillent en tant qu'entraîneurs en «Bundesliga» (Marcel Koller à Bochum, Lucien Favre à Berlin; réd.), ce n'est pas mal, non?
Dans votre plan de carrière, l'Allemagne est-elle l'objectif que vous recherchiez ou une simple étape?
Pour moi, trois championnats en Europe me font rêver: l'Angleterre, l'Italie et l'Espagne. Mais avant de concrétiser mes rêves, il me faut être patient. Mon contrat à Leverkusen porte jusquen 2010. Et l'EURO vous ouvre au cours de l'été 2008 une formidable ouverture. On ne sait jamais ce qui va se passer.
A propos de l'EURO, ressentez-vous en Suisse ce frémissement, cette attente joyeuse?
Franchement, l'homme de la rue ne paraît pas encore vraiment concerné. Certes, beaucoup se réjouissent de vivre un tel événement. Mais je suis sûr que le tirage au sort des groupes début décembre permettra de franchir un nouveau palier, de prendre encore mieux conscience de l'importance de l'événement.
D'après vos souvenirs, il en allait différemment en Allemagne avant la CM?
Non, certainement pas. La période qui précéda le tournoi mondial avait donné lieu en particulier à des discussions à propos de Klinsmann et de sa gestion de l'équipe d'Allemagne. Ce n'était pas particulièrement drôle. L'enthousiasme ne fut perceptible qu'au début de la compétition et pour ce qui concerne l'Allemagne seulement lors de leur deuxième match de la première phase avec la victoire 1:0 contre la Pologne. Jusqu'à cette date, la presse n'avait pas ménagé le team germanique. Cest pourquoi la victoire helvétique contre la Hollande m'a particulièrement réjoui. La presse a calmé le jeu.
Oui, mais l'action promotionnelle de la presse a des aspects positifs.
Je ne veux pas jouer les pourfendeurs. Finalement, la presse apporte un éclairage précieux à ses lecteurs sur l'événement que nous nous apprêtons à vivre. C'est effectivement la meilleure des promotions pour l'EURO.
A propos de l'EURO et des actions publicitaires quil suscite, l'image de Tranquillo Barnetta est largement mise à contribution.
Oui, j'ai quelques contrats particuliers et j'ai aussi des engagements avec des sponsors de l'équipe nationale. En fait, je n'ai aucun problème avec ce type d'activités. Cest une question d'organisation.
Quelle est votre stratégie de marketing?
A vrai dire, je n'ai pas de stratégie à proprement parler. J'étudie avec mon père les demandes, les sollicitations qui se présentent. J'examine les offres avec lesquelles je peux m'identifier. Mais je ne veux pas accepter n'importe quoi, simplement pour faire de l'argent.
Avez-vous un exemple en tête?
Récemment, une proposition m'est parvenue pour du papier de toilette. J'ai refusé, non pas parce que j'étais contre ce produit, mais parce que je ne voulais pas me positionner dans ce créneau.
Votre père examine avec vous toutes ces questions de marketing. Vous avez une totale confiance dans ce mode de ménagement très famille?
Je suis content que mon père et aussi mon frère m'apportent leur aide dans ce domaine. Il y a aussi des offres d'agences prêtes à gérer mes affaires. Mais c'est dans le domaine sportif en premier lieu que je recherche l'aide de professionnels. Ainsi Wolfgang Vöge et Vinicio Fioranelli sont des agents de joueurs suffisamment expérimentés pour me conseiller, s'il le faut, à propos de ces contrats publicitaires.
Une dernière question: la Suisse joue à nouveau en octobre contre l'Autriche. Avez-vous conservé le maillot doré du dernier match, soit le 1:2 à Innsbruck?
Il est dans mon armoire, plié, repassé, avec ceux que j'ai échangés lors de la CM 2006 et celui de Zidane que j'avais obtenu lors d'un match de qualification de la CM. C'est une petite mais précieuse collection. Mais le maillot du match malheureux au Tyrol est placé tout en bas de la pile.
koss-69
Oct 28 2007, 18:49
«Rent a referee»
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Les arbitres suisses ont professionnalisé leur organisation. Markus Nobs exerce à plein-temps sa fonction de chef de la formation à l'ASF. Urs Meier est son successeur en tant que responsable de l'élite. Interview: Daniel Schaub
«hop suisse!»: Si l'on compare le groupe des arbitres d'élite à une équipe de football, pourrait-on dire que vous êtes le directeur sportif et l'entraîneur?
Urs Meier: Oui, mais la transition n'est pas évidente. Je suis effectivement habilité à traiter les affaires de coaching et d'encadrement. Mais si je réfléchis bien à la question, je pense que nous fonctionnons tous deux comme un entraîneur et son assistant.
Markus Nobs: Peut-être faut-il prendre exemple sur le modèle du management en Angleterre. La stratégie est définie par Urs Meier. J'essaie sur le plan de la formation de polir les handicaps existants.
Si à l'automne 2007, vous deviez faire l'inventaire des ressources de votre team, à quel niveau le situeriez-vous?
Meier: Nous sommes tous deux très ambitieux et nous ne voulons pas nous contenter dune situation qui ne soit pas absolument parfaite. Cela dit, je crois que sur le plan européen et même au niveau mondial, nous sommes bien placés. En Suisse, nous avons qualitativement un très bon cadre, avec un numéro 1 indiscutable, Massimo Busacca que je place dans le Top 10 et même dans le Top 5 des arbitres internationaux. Et dans son sillage, Claudio Circhetta est très proche.
Nobs: Nous voulons absolument que derrière notre «star» Massimo Busacca un deuxième arbitre émerge d'un groupe équilibré. Et avec Circhetta, nous sommes sur le bon chemin.
Meier: Et comme avec les joueurs, nous devons sortir de véritables talents dun réservoir tout de même limité puisqu'il n'y a que 4800 arbitres en Suisse. Il faut repérer très vite ceux qui possèdent une marge de progression. Nous devons faire beaucoup avec peu, parce que la concurrence ne dort pas. Le programme développé avec le groupe des mentors est un bon début, maintenant il faut le compléter avec un coaching plus poussé.
Et qu'en est-il exactement avec ce coaching qui semble très lié à la personnalité d'Urs Meier?
Meier: D'une part, le coaching est l'une des priorités que l'on retrouve dans le cadre de la convention des arbitres de l'UEFA, signée en juin dernier. D'autre part, c'est un excellent moyen pour faciliter la progression des arbitres d'élite qui bénéficient ainsi d'un accompagnement permanent. Il est évident que les indications données par une personne qui a déjà vécu des expériences concrètes au plus haut niveau, porte d'avantage. C'est ainsi que les propos d'un entraîneur fort de 50 matches internationaux sont écoutés avec plus d'attention que ceux d'un Dupont-Dupont qui n'a pas été plus haut que la 2e Ligue!
Nobs: Les différences dans le programme des mentors sont claires. Il y a d'une part l'accompagnement sur une longue durée, disons deux ans, d'arbitres talentueux jusquà la 2e Ligue interrégionale. Le coaching proprement dit concerne les arbitres d'élite et il n'est pas limité dans le temps. Il dépend pour beaucoup des circonstances.
Par exemple dans le cas de Bruno Grossen qui, à Aarau, n'avait pas vu un but parfaitement valable?
Meier: Les biens les plus précieux d'un arbitre sont sa probité et sa crédibilité. Nous savons que nous commettons des erreurs et Bruno Grossen dans ce match s'est rendu coupable d'une bourde de débutant. Mais à la fin, il a pleinement reconnu son erreur avec une franchise qui l'honore. Il s'est excusé. Dans cette affaire, je dois complimenter le FC Zurich pour son comportement très digne. L'arbitre doit savoir que derrière lui, il y a un entourage prêt à l'aider et qui lui fait confiance. Nous avons de façon délibérée renoncé à prendre de sanction. Que fait un entraîneur lorsque son gardien laisse filer un ballon entre ses jambes? C'est seulement s'il le titularise à nouveau qu'il peut lui donner une chance de se réhabiliter.
Nobs: Bruno Grossen a passé deux heures dans mon bureau après cette affaire. Avec mon engagement professionnel à cent pour cent et la disponibilité, certes plus limitée, dUrs Meier, nous parvenons à consacrer le temps voulu pour ce travail de soutien.
Un soutien plus intensif est un point, un développement continu en est un autre. Comment voyez-vous encore une marge d'amélioration?
Meier: Le travail accompli sur le terrain par l'arbitre représente le 40 pour cent de son activité; 30 pour cent se passent avant et 30 pour cent après le match. Il s'agit de l'image qu'il donne par son attitude, de ses connaissances linguistiques, de sa personnalité. A nos yeux, l'important est aussi la cohésion que dégage le trio arbitral.
Il semble que le cadre des arbitres d'élite en Suisse est toujours plus jeune. C'est une orientation voulue de façon délibérée?
Meier: Non. Nous avons été confrontés à deux démissions d'arbitres expérimentés et comme chez nous, il n'y a que treize arbitres au niveau le plus élevé, cela a automatiquement entraîné un rajeunissement. Mais ce n'était pas voulu au départ.
Nobs: Nous n'avons pas comme en Allemagne pour objectif de hisser au sommet un arbitre de 23 ans. Il n'est pas question de brûler les étapes. Et ceux que nous avons nommés pour la Super Ligue sont des personnes expérimentées.
Depuis longtemps, Massimo Busacca souhaite que les arbitres puissent travailler de façon encore plus professionnelle. Les discussions s'éternisent, mais rien de concret ne se dessine.
Meier: Sepp Blatter parle déjà depuis 1978 d'arbitres professionnels et cette discussion, je la connais depuis mes débuts dans l'arbitrage. Quelques pays ont des arbitres professionnels. Le problème est toujours le même et la recherche d'une solution est laissée au bon vouloir des associations nationales. En fait, on devrait procéder à une estimation pour désigner les 30 meilleurs arbitres européens. La FIFA ou l'UEFA prendrait en charge le coût de l'opération. Et à chaque fois qu'ils officieraient dans un championnat national, on paierait une sorte de location. Quasiment un «Rent a referee».
Nobs: Je m'inscris en faux contre l'idée encore trop répandue que nos arbitres font simplement des piges le week-end. Tous les arbitres suisses d'élite ont un emploi du temps qui exclue toute surcharge. C'est à eux d'accommoder leur partage dactivité. Mais nous ne pouvons pas aller plus loin. Compte tenu des données actuelles, nous ne pouvons pas financer un corps d'arbitres professionnels.
Y a-t-il des palliatifs techniques qui à vos yeux peuvent faciliter l'arbitrage?
Meier: C'est déjà un énorme avantage que de passer du mutisme à la communication verbale. Je ne nourris aucune objection à propos de l'introduction de caméras derrière les buts. Cest pas possible que le monde entier voie la balle au fond du filet, mais que ce fait échappe à l'arbitre et à son assistant! Je pense que ce système sera introduit lors de la prochaine CM et peut-être déjà à l'EURO 2008 en Suisse. Mais sur le plan national, je vois un obstacle financier. Je sais qu'en Angleterre, l'installation de caméras derrière les buts coûte pour chaque stade 100 000 francs.
Quelles réflexions vous inspire le «cas Razzetti»? Des décisions d'arbitre peuvent-elles être corrigées a posteriori?
Meier: Ici, ce n'est que mon avis personnel. Autrefois sur le terrain, c'était oui ou non. Maintenant, on introduit une zone grise. Sur le plan moral, une telle démarche se comprend, mais où les images sont-elles déterminantes? Je pense que nous ne devons pas commencer à remettre en cause sur le tapis vert les décisions prises en cours de match. Cela nuit au football.
Nobs: Vouloir déléguer à d'autres instances le bien-fondé des décisions prises par l'arbitre est une tendance discutable. Lorsqu'il est arrivé à son terme réglementaire, un match doit être définitivement terminé.
Quels sont les objectifs que vous poursuivez cette saison ou dans une perspective à plus ou moins long terme?
Nobs: Nos treize arbitres d'élite représentent notre vitrine, notre 1re équipe dirais-je. Il faut une exigence de qualité accrue afin qu'en tout temps, la nomination dun nouvel arbitre ne nuise pas à la qualité de l'ensemble.
Meier: Chaque arbitre d'élite devrait pouvoir dire à la fin de la saison: j'ai accompli un pas en avant. Nos arbitres doivent acquérir une mentalité de leader, éliminer les erreurs un peu stupides. Pour un arbitre, il en va comme pour un gardien: cela ne sert à rien d'être sensationnel pendant 89 minutes et commettre l'irréparable à la 90e minute.
koss-69
Dec 30 2007, 12:38
Deux frères, une histoire
Frank et Rolf Feltscher figurent parmi les plus grands talents des Grasshoppers. Mais leur développement n?a pas été linéaire, bien au contraire ? comme le démontre leur itinéraire qui va de Caracas à Dielsdorf en passant par la Sardaigne et Kloten.
Par Ueli Kägi
Dans les rues de Caracas, deux gamins renvoient inlassablement un ballon contre un mur. Ils ne peuvent pas aller au lit maintenant. Pas avant qu?ils aient maîtrisé le truc qu?ils ont en tête. Parfois, il est passé minuit lorsqu?ils se décident enfin à rejoindre leur logis. C?était en 1997. Dix ans plus tard, Rolf Feltscher confie: «Je n?avais pas un vrai talent de footballeur, j?étais seulement très rapide et j?avais du souffle pour deux.» Avec le ballon, il devait répéter ses gammes encore et encore. «Moi et le mur, des heures entières.»
Aux côtés de Rolf, qui fait plus jeune encore que ses 17 ans avec sa tête bouclée, est assis son frère Frank dans ce restaurant du centre-ville de Zurich. Lui, il a les cheveux coupés à ras et il compte deux ans et demi de plus que son cadet. Lorsqu?il était gosse, sa mère l?avait envoyé pratiquer le kick-boxing afin qu?il libère son agressivité. Frank avait été champion suisse dans la catégorie jusqu?à 135 centimètres. Mais après avoir pris un coup douloureux à la tête, il se détournait rapidement de ce sport de contact. Depuis, il mise sur le football: «Par comparaison avec Rolf, j?avais peut-être un peu plus de talent. J?étais surtout vraiment mordu!» Les deux frères ont vécu leurs premières années dans les environs de Kloten. Leur mère est d?origine vénézuélienne alors que leur père est Suisse. Une enfance qu?ils décrivent heureuse: «Nous avions toujours ce dont nous avions besoin. Toutefois, ce n?était pas simple en raison de la séparation de nos parents, même si après, les relations entre notre mère, notre père et notre beau-père étaient harmonieuses.»
Etrangers dans leur pays
Les parents se séparèrent très tôt. La mère et le beau-père cherchèrent leur bonheur à Caracas. Frank avait alors neuf ans et Rolf sept. Mais dans cette ville tentaculaire avec 4,5 millions d?habitants, les deux gosses n?avaient pas de repères. A l?école allemande, ils n?avaient pas été accueillis chaleureusement. Chaque soir, des coups de feu claquaient dans les rues. La mère avait peur pour ses enfants. Le week-end seulement, lorsqu?ils allaient chez leur grand-mère, dans la campagne environnante, ils pouvaient admirer des panoramas grandioses dans un climat paisible.
Après deux ans, les Feltscher quittaient le Venezuela pour vivre à nouveau à Kloten. Mais les deux apprentis footballeurs n?étaient pas au bout de leurs pérégrinations. Frank: 2001 de Kloten à GC. Après avoir raté ses examens au gymnase et contrevenu à quelques règles de discipline au centre de formation de GC, il se retrouve à Olbia en Sardaigne, chez la mère de son beau-père. A l?automne 2004, il revient en Suisse. Au début 2005, c?est le FC Winterthour. L?été 2005, il est à nouveau à GC parce que le responsable des espoirs Carlos Bernegger a été le rechercher. Et pour Rolf: de Kloten à GC également en 2001. Il suit Frank en Italie durant l?été 2004. Quelques mois plus tard, retour au pays.
Début 2005 à nouveau au GC.
Frank Feltscher, êtes-vous un gars à problème? «Non, je ne le crois pas. Je suis sensible, certes, j?ai besoin d?un environnement chaleureux.» Rolf Feltscher parle de Frank: «Il est très famille, comme moi d?ailleurs. Il peut rester parfaitement tranquille pendant un millier d?heures, puis soudainement, il sort de ses gonds. Oui, parfois, il est un peu fou.» Rolf sourit. Frank parle de Rolf: «Il est plus calme, plus équilibré que moi. Il ne fait jamais de vagues. Heureux caractère, il prend tout de façon positive.» Ami des deux frères, Diego Burger porte un jugement global: «Ce sont des garçons attachants, avec un petit grain de folie. Ils ne se soucient pas de savoir ce que les autres pensent. Ils vont leur chemin.»
Les deux frères au campus de GC
Frank et Rolf Feltscher ont connu des périodes difficiles. Maintenant fort des expériences faites, ils ont trouvé tous deux leur point d?équilibre. Le duo fraternel est plus soudé que jamais. Depuis quelques mois, ils partagent le même logement à Dielsdorf, soit tout près du campus de GC, ce vaste centre d?entraînement, ouvert le 21 juillet 2005 et dont la construction a coûté une vingtaine de millions. «Nous sommes indépendants mais bien organisés. Nous savons remplir nos soins ménagers, nettoyer, cuisiner, laver», confie Frank. Les deux frères, qui ont appris à se débrouiller tôt, parlent allemand, espagnol, italien et à l?école, ils ont acquis des notions de français et d?anglais. Tous deux suivent des cours, dans un institut qui devrait leur permettre d?acquérir un diplôme d?employé de commerce. Frank est un modèle pour Rolf. Le cadet a toujours pensé: ce que Frank réussit, je peux le faire. Frank a été international M18, Rolf l?a été avec les M16. A GC, Frank a passé par les M21 avant que Krassimir Balakov ne lui donne sa chance, il y a une année, en équipe première comme demi extérieur droit (4 apparitions la saison dernière en championnat). Rolf, lui, a brûlé les étapes: il est arrivé dans le team fanion sans avoir passé par la case des M21.
Après quelques entraînements et matches amicaux, Hanspeter Latour le lançait à seize ans en Axpo Super League pour occuper le poste de latéral droit en remplacement de Scott Sutter, blessé. En signant leur premier contrat pro, les deux frères ont reçu en cadeau des Rolex. Frank a hérité de celle de son père alors que Rolf en a obtenu une toute récente.
Cette saison, Rolf Feltscher a, en quelque sorte, dépassé son frère. Il est devenu un titulaire à part entière. Frank ne bénéficie pas de la même confiance auprès de l?entraîneur. Dans l?entrejeu, la tâche est plus complexe. Or l?aîné des Feltscher n?a pas encore assimilé toutes les subtilités de son rôle, aux dires de Latour. Frank doit se montrer plus réactif lorsqu?il n?a pas le ballon, mieux lire le jeu. Mais l?entraîneur demeure confiant: «C?est une question d?expérience.» Il croit beaucoup dans le potentiel des deux frères. «Ce sont deux garçons très éveillés qui possèdent tous les atouts que réclame le football moderne.» Frank est le premier à se réjouir de l?affirmation précoce de son jeune frère. «Quant à moi, je dois maintenant serrer les dents, redoubler d?efforts.» Il veut saisir pleinement chaque possibilité de briller qui lui est offerte. C?est ainsi qu?à la mi-novembre avec l?équipe nationale des M21, il s?est mis en évidence lors de la victoire sur l?Estonie 5:0, marquant même un but.
Bernegger, le découvreur de talents
Les deux frères, comme d?ailleurs d?autres espoirs devenus professionnels aux Grasshoppers, l?affirment haut et fort: «Carlos Bernegger est l?entraîneur qui nous a le plus marqués!» Sur le terrain, Bernegger ne fait aucune concession, mais il n?a rien d?un sergent-major. Il sait être à l?écoute de ses protégés. Derrière le footballeur, il voit l?homme. Ainsi a-t-il parfaitement décelé la personnalité de Frank, qui de prime abord semble un peu trop sûr de lui et quelque peu dédaigneux. «C?est tout le contraire: il est sensible, c?est un garçon attachant.» Bernegger a senti qu?après les mois de galère qu?il a vécus en Italie et à Winterthour, Frank a besoin d?être particulièrement entouré. A l?instar de Latour, il estime que les deux frères, en raison de leurs qualités athlétiques, possèdent «un gros potentiel». Très croyants, les deux frères affichent leur foi. Ils tiennent à mettre en pratique un axiome qui leur tient à c?ur. «Ce que tu donnes, tu le reçois en retour.»
Il-Milanista
Dec 30 2007, 17:53
Je les connaisais pas du tout histoire un peu bizzare avec le Vénézuela mais bon j'esperent les voir au plutot dans l'équipe national
Falò#22
Feb 3 2009, 16:15
Ce topic me fait trop marrer. Il y a personne à part les 2 piliers et en en particulier Helvetia.
Ca reflète bien la Suisse: pas de bruit, ne fait chier personne et personne la fait chier.
helvetia
Feb 3 2009, 17:43
L'enfoiré de Falo qui vient poster dans mon petit chez moi

J'y suis tranquille, je suis l'hôte, parfois j'ai quelques invités mais j'y suis bien.