Tout est dis dans cette
interview Apparemment ça marche pas trop. Ont va faire ça a l'ancienne
Julian Palmieri : « Cet écusson, ma fierté » Agréable surprise de la saison, Julian Palmieri a su démontrer cette saison le talent de certains joueurs corses : sa fougue et son engagement ont offert à son talent une exposition intéressante, ainsi que l?appréciation passionnée des supporters. Apparu à 5 reprises en Championnat, quelques manches de Coupe de France, Julian a montré l?attachement qu?il vouait au maillot bleu. À tel point que le club a refusé de lui faire signer un contrat professionnel, point de départ d?une carrière que l?on devine prometteuse et intègre. Retour sur cet état de fait avec le principal intéressé... ForzaBastia : Le public bastiais te connaît peu, parles-nous de ton parcours jusqu?aux conditions de ton arrivée au Sporting.C?est plutôt simple, j?ai joué dans un petit club, Pusignan, dans la campagne lyonnaise pendant 1 an. L?OL m?a contacté , j?avais 6 ans et j?évoluais attaquant. J?y ai passé huit ans et demi jusqu?en 15 ans Nationaux, où ils voulaient me garder sans contrat sous prétexte qu?ils m?avaient formé. Evidemment, j?ai refusé et j?ai cherché à partir ailleurs. Vu qu?après l?OL, mon club de c?ur, c?est le Sporting, par rapport à mes origines, j?ai demandé à Gilbert Ravanello (qui travaillait au SCB) de me mettre en contact avec le club. Je devais les rencontrer en demi-finales du Championnat de France avec l?OL mais nous avons été disqualifiés (NdlR : un de leurs joueurs ayant participé aux derniers tours de la compétition n?avait signé sa licence qu?après le 31 décembre). François Ciccolini m?a alors demandé de faire un essai de 2 jours à Bastia. Je correspondait au style de joueur qu?il recherchait. Alors il m?a fait signer pour 3 ans une convention amateurs, car le quota de stagiaires ne pouvait pas être dépassé, et Lyon réclamait 80 000 euros de frais de formation au Sporting, qui a refusé et a préféré cette solution-là. Mais Cicco était vraiment séduit par mon profil et mon état d?esprit. Puis j?ai prolongé ce contrat d?un an l?année suivante.
En tant que Corse, ton arrivée au centre de formation du Sporting a dû te faire plaisir. C?était énorme, j?étais heureux comme tout. J?ai eu quelques difficultés avec l?absence de la famille, mais j?étais dans le club où mon père et mon grand-père rêvaient que j?aille. Alors forcément...
Que retiens-tu de tes débuts à Bastia ? Ils ont été assez compliqués. J?avais Michou Padovani comme coach et c?était assez difficile pour moi. Je me renfermais de plus en plus en étant loin de chez moi. J?avais 15 ans, j?étais jeune et j?ai eu du mal. Michou m?avait autorisé à rentrer de temps en temps pour retrouver ma famille. Mais chaque année, j?ai été surclassé et je me suis lâché petit à petit.
En tant que Corse, qu'est-ce que cela implique de particulier de jouer ici pour toi ? Au début, c?était une véritable fierté, celle de l?écusson du Sporting. À un tournoi que j?ai joué à Chartes, en 16 ans Nationaux, contre Sochaux, j?ai regardé tout le monde voir porter l?écusson, et vraiment j?étais fier. Après, là où je suis déçu, c?est par rapport à certaines personnes qui souillent cet écusson aujourd?hui.
Comment te sens-tu au sein de l'effectif pro cette année ?J?ai eu plein d?affinités, notamment avec Jean-Louis Leca, mon grand frère : quand je n?allais pas bien, il m?appelait toujours pour m?aider, me soutenir. Comme j?étais ancien lyonnais, Frédéric Née aussi m?aidait, il était vraiment adorable et disponible. Somme toute, je m?entendais bien avec tout le monde. Flo Laville était un ami à mon père, et il me prodiguait déjà des conseils quand j?étais jeune à l?OL. Il m?a appris certaines valeurs comme le respect et le travail dans le football. Sinon, de bons contacts avec David Sauget... Arnaud Maire, le pitre du groupe... Pasquà Camadini, il force le respect, du coup je n?osais pas trop l?aborder. Enfin, Christian Bracconi, que j?aimerais remercier car il m?a toujours soutenu, c?est lui qui m?a surclassé et qui m?a beaucoup aidé à progresser, c?est quelqu?un sur qui je compte énormément. Et enfin, aussi le coach Casoni qui m?a donné ma chance.
Tu as joué une poignée de matches, t?attendais-tu à te voir donner ta chance par Casoni cette saison ?Sans prétention, un petit peu. Parce que par rapport à Michou Padovani, qui me connaissait, je savais qu?à un moment, j?allais pouvoir goûter au niveau au-dessus. Maintenant, faire 5 matches et jouer contre le 1er de la D2, Montpellier et d?autres bons clubs, je m?y attendais pas. C?est pour ça que je tiens encore à remercier Casoni.
Quelles ont été tes émotions lors de tes débuts en Coupe de France, puis en D2, enfin devant ton public ?Ca, ça a été... (ému) Mon premier match à domicile, je peux te dire que quand je suis entré, c?était mon plus beau moment de ma carrière. J?étais fier, je t?explique pas quand je suis entré titulaire, c?est encore autre chose. C?est... énorme. Quand je vois ce maillot, cet écusson... ceux qui ne mouillent pas le maillot, je ne les comprends pas, ceux du genre Chimbonda... Moi, quand je joue 85 minutes, je me mouille 85 minutes, sans compter, sans calculer.
Ton opinion par rapport aux supporters, par rapport à leur soutien et leurs revendications ?Les supporters par rapport à moi, c?est... Ce qu?ils m?ont dit, je voudrais les remercier car ce sont eux qui m?ont aidé, ils ont toujours été là pour moi. Quand ils sont scandé mon nom pour le centenaire, c?était énorme, j?entendais ça, mon père aussi, c?était vraiment... Voilà, je les remercie, je le redis une nouvelle fois. Leurs revendications... Je suis obligé d?être d?accord avec eux aujourd?hui, ce ne sont pas les dirigeants mais plusieurs personnes au club qui posent problème.
Est-ce pour te laisser progresser lentement mais sûrement qu?on ne t?a plus vu sur les feuilles de match de D2 après ta blessure ?Non, je n?ai pas eu d?explication mais j?ai ma petite idée : j?ai été blessé 2 mois (fracture du métatarse avec arrachement osseux et ligaments touchés) et le temps passé, je suis revenu doucement en marche. Mais le problème venait des dirigeants, par rapport à mon contrat, où des personnes ont refusé de me voir passer pro, sans explication alors que d?autres m?ont aidé.
Quel contrat et pour quelle durée avais-tu signé à l?origine ?Une convention amateurs pour 3 ans en 2002-2003.
À la fin de la présente saison, tu seras libre, la direction du Sporting ayant refusé de reconduire ton contrat : connais-tu les raisons d?un tel manque de confiance de la part du club envers toi ?Non. Je vois vraiment pas. Pourtant, ça fait 4 ans que je suis ici, je joue, je fais très attention à mon hygiène : je bois pas, je ne fume pas, je sors rarement... Je vois vraiment pas. Je suis peut-être trop sérieux, ça ne doit pas leur plaire que je sois sans histoires.
As-tu des contacts avec d?autres clubs ? Pour quels types de contrat ?Oui, pour des contrats pros, des clubs à l?étrangers, des clubs de National, dont certains qui montent en D2. J?espère qu?ils continueront à m?approcher.
En fonction de ta future décision, penses-tu un jour revenir au Sporting ?Si les têtes changent, oui.