GERETS : JE N'AI PAS RECONNU MA DEFENSE :
SOURCE : EUROSPORT.FR
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11/08/2008 - 14:31
Gerets : "Je n'ai pas reconnu ma défense"
Football - Ligue 1
Eric Gerets ne décolère après son "secteur défensif". Le technicien belge n'a pas apprécié la fin de partie de son équipe à Rennes (4-4). "Il y a des choses que l'on ne doit pas faire", explique le coach marseillais qui promet des changements en défense centrale.
ERIC GERETS, samedi soir vous étiez sous le choc de l'égalisation rennaise dans les dernières secondes de la rencontre. Avez-vous digéré cette fin de rencontre difficile ?
E.G. : Lorsque l'on regarde le déroulement de ce match, je ne peux pas me satisfaire du nul. Même si prendre un point chez une équipe qui a fini sixième l'an passé, ce n'est pas mal. Mais la fin de la rencontre a été catastrophique. Et certains faits de jeu m'ont surpris. Je ne veux pas trop aller dans les détails, mais quand il reste une minute à jouer, on ne doit pas faire certaines choses.
Vous visez Modeste M'Bami, coupable d'avoir perdu le ballon en tentant une "roulette" alors qu'il restait une poignée de secondes à jouer ?
E.G. : Je ne lui ai rien dit après la rencontre. Évoquer cela juste après le match aurait été une erreur. C'est la pire des choses à faire car tout le monde est très nerveux dans le vestiaire. Ça ne sert à rien. Il faut faire l'analyse à froid. C'est pour cela que nous avons visionné les images du match tous ensemble. Nous avons constaté les erreurs des uns et des autres. Les joueurs concernés ont pu se rendre compte objectivement des fautes qu'ils ont commises.
M'Bami n'est pas le seul à être fautif puisque la défense a été très perméable, encaissant quatre buts.
E.G. : C'est tout le bloc défensif qui n'a pas été à la hauteur. Ça va même au-delà car pratiquement tous les joueurs sont concernés lorsque l'on encaisse un but. Car l'action part souvent de la moitié de terrain adverse. Il y a eu des fautes. Elles n'ont pas été commises par maladresse, mais parce que nous avons trop joué avec le coeur et pas assez avec la tête. Je n'ai pas reconnu ma défense. Hilton a, par exemple, manqué un grand nombres de passes. C'est surprenant. Malgré son expérience, il a commis des erreurs. Ce n'est pas un manque de talent, mais plutôt le fait qu'il était nerveux. C'est un garçon sur qui je compte, un tout bon défenseur. Mais il doit s'habituer à Marseille et à tout ce qui se passe autour du club.
Heureusement, Steve Mandanda a été excellent dans les buts...
E.G. : Steve, c'est un bijou. Il nous a sauvés plusieurs fois. Car si les Rennais ont marqué quatre fois, ils ont eu de nombreuses autres occasions franches. D'ailleurs, dans les deux équipes, les attaquants ont été beaucoup plus forts que les défenseurs. Ça n'arrive pas souvent en football. Le président de la Ligue nationale doit être plus que content de voir des matches comme ça, lui qui a demandé plus de football offensif. Mais je ne peux pas rester les bras croisés. Nous devons changer quelque chose dans notre secteur défensif. C'est une évidence. Vous savez, je n'ai pas souvent encaissé quatre buts en tant qu'entraîneur. Et même lorsque j'étais joueur.
Aviez-vous décelé ces problèmes défensifs lors des matches de préparation ?
E.G. : Non, pas du tout. Lors des premiers matches, nous avions concédé plusieurs buts. Ensuite, pendant trois ou quatre rencontres, nous n'avons plus encaissé de buts. Nos adversaires étaient pourtant de bon niveau. Je suis donc extrêmement surpris de ce qui s'est passé samedi soir.
Au-delà de la faillite défensive de l'équipe, l'OM a également beaucoup peiné en seconde période. Pourquoi ?
E.G. : C'est ce qui me tracasse le plus : ne pas voir su garder le score. Nous avons perdu la maîtrise du jeu. J'ai essayé de reprendre le contrôle du milieu de terrain avec l'entrée en jeu de Benoît Cheyrou. Mais il n'est pas encore à son niveau de la fin de saison dernière. Il avait été fantastique. Il ne perdait aucun ballon et jouait très juste. Ses passes arrivaient toujours dans les pieds d'un partenaire. Samedi, Cheyrou nous a apporté plus d'impact physique mais nous avons encore pris deux buts, dont le quatrième qui est vraiment une catastrophe.
Si la défense a pris l'eau, l'attaque a été très prolifique.
E.G. : Mais on a acheté des attaquants pour ça (rires). A part le troisième but -qui est un peu chanceux-, les autres goals étaient assez beaux à voir. Je crois que si on ne commet plus les erreurs de samedi, on peut faire un bon championnat.
Ben Arfa a été étincelant pour ses débuts avec l'OM. Que pensez-vous de sa performance ?
E.G. : C'est tout simplement son meilleur match avec Marseille. Il a montré qu'il avait retrouvé de la fraîcheur par rapport à ses dernières prestations. Il a donc bien digéré les entraînements de début de saison même s'il a eu quelques crampes en fin de match. Sa prestation a été de très haut niveau.
Jouer rapidement après ce match nul à Rennes peut-il vous permettre de tourner la page ?
E.G. : C'est bien de pouvoir disputer tout de suite une rencontre importante. On n'a pas toute une semaine pour penser à ce match de Rennes. On va vite passer à autre chose.