L'Équipe
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Marseille peut s'en mordre les doigts. Alors qu'ils avaient tout mis en oeuvre pour décrocher une victoire méritée contre le Paris-SG, les joueurs d'Eric Gerets se sont encore une fois montrés trop fébriles défensivement. Le club de la capitale ne s'est procuré que cinq occasions nettes. Il en a converti quatre. Ça s'appelle le réalisme. Dans les colonnes de L'Equipe, Armand et Landreau avaient souligné l'importance de Guillaume Hoarau au sein de l'effectif parisien. L'ancien Havrais a confirmé tout le bien que ses partenaires pensaient de lui. Il a d'abord mis son équipe sur de bons rails (10e), avant de la mettre à l'abri en fin de rencontre à la surprise générale (82e). Pour la première fois de la saison, Marseille chute en Championnat. Il a surtout manqué une belle occasion d'en prendre les rênes. Les sifflets qui ont accompagné la sortie de Mamadou Niang (81e) montrent également à quel point la crise couve du côté du Vélodrome. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir tout tenté pour l'éviter.
Alors que les Koné et compagnie s'étaient vus reprocher une absence de révolte (0-2) en Ligue des champions, ils ont cette fois affiché un visage radicalement différent. Eric Gerets pourra leur reprocher une certaine naïveté défensive, mais il ne pourra pas les accuser d'avoir baissé les bras. Hormis lors des dix premières minutes, son équipe s'est montré dominatrice de bout en bout. A la réception d'un centre de Kaboré, Mamadou Niang a profité d'une déviation maladroite de Bourillon pour remettre les deux équipes à égalité (21e). L'international sénégalais a ensuite eu l'occasion de faire le break (34e), tout comme Bakari Koné (43e), mais c'est finalement Mathieu Valbuena, juste avant la mi-temps (45e), qui s'est chargé de permettre au Phocéens de rentrer au vestiaire avec un avantage d'un but. C'était le temps où Paris était sur le reculoir. Celui où rien ne semblait pouvoir arriver aux Marseillais, lorsqu'ils semblaient encore engagés sur la voie de la rédemption.
La barre de Cheyrou. Un penalty sur Niang ?
Le début de la seconde période n'a pas confirmé cette impression de montée en puissance de l'équipe phocéenne. Au contraire. Marseille est retombé dans ses travers et Paris en a profité pour s'engouffrer dans les brèches laissées par la défense olympienne. Sept minutes seulement après la pause, Luyindula profitait d'un bon travail de Sessegnon et Pancrate pour tromper Mandanda de près sous le regard rageur d'Eric Gerets (53e). L'entraîneur marseillais n'était pas au bout de ses (mauvaises) surprises. Son équipe est retournée au combat, mais Niang n'a pas obtenu un penalty, qui semblait pourtant s'imposer pour une intervention irrégulière de Camara, tandis que Cheyrou n'a fait que trouver la barre transversale de Landreau sur une superbe reprise de volée à l'entrée de la surface parisienne (70e). L'OM avait laissé passer sa chance. Sur un coup franc de Rothen, Mandanda se laissait surprendre une nouvelle fois (77e), avant d'encaisser un dernier but d'Hoarau (82e). Pour la première fois depuis fin novembre 2003, Paris s'impose au Vélodrome. Il remonte du même coup à la sixième place, à seulement un point de son adversaire du soir.
Je n'en reviens pas, il ne parlent que de la défaite de Marseille, qu'ils ont bien joué et tout ...
PAS UN MOT SUR LE PSG !
anti-parisianisme ?